Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 8 septembre 2011

STAKE LAND

STAKE LAND


Réalisateur : Jim Mickle
Année : 2010
Scénariste : Jim Mickle, Nick Damici
Pays : Etats-Unis
Interdiction : -12 ans
Genre : Horreur
Avec : Nick Damici, Connor Paolo, Danielle Harris, Kelly McGillis, Bonnie Dennison, Michael Cerveris


L'HISTOIREUne terrible épidémie frappe l’Amérique, transformant les morts en vampires assoiffés de sang. Les villes sont désertées ou ressemblent à des cimetières. Les survivants tentent de s’organiser et de résister à l’assaut des créatures lorsque la nuit tombe. C’est dans ce monde plongé dans l’apocalypse qu’évolue le jeune Martin, dont la famille vient d’être assassinée. Accompagné par Mister, un baroudeur qui n’a peur de rien, il tente de rejoindre la Canada, surnommé le « Nouvel Eden ». En route, les deux amis croiseront le chemin d’une religieuse, d’une jeune fille enceinte et d’un ex-soldat. Le petit groupe va devoir combattre pour leur survie. Mais les vampires ne sont pas la seule menace qui pèse sur eux. Un groupe de fanatique adorateur des créatures suceuses de sang vont aussi leur causer bien des soucis et ralentir leur quête du paradis terrestre…

MON AVISPas évident de faire dans l’originalité sur le thème du film de vampires. Les suceurs de sang ont maintes fois été les stars de l’écran depuis le Nosferatu de Murnau en 1922 et plusieurs centaines de films sur ce sujet lui ont succédé par la suite, reprenant bien souvent la même trame. Parfois, les réalisateurs tentent d’innover et place les créatures de la nuit dans des lieux insolites ou des époques différentes. Parmi les meilleurs exemples, on citera le Aux frontières de l’Aube de Kathryn Bigelow, qui proposait une variation westernienne plus qu’intéressante et innovante. Avec Stake Land, le réalisateur Jim Mickle tente également de s’éloigner de l’imagerie classique du vampire en plaçant ses monstres dans un univers qui tient à la fois du western et du film post-apocalyptique, deux genres qu’il affectionne particulièrement. Si on voulait résumer Stake Land en une phrase, on pourrait dire que c’est La Route avec des vampires. Le film ressemble en effet pas mal au long-métrage de John Hillcoat, réalisé en 2009. Paysages désertiques, ambiance de fin du Monde, recherche d’un « nouvel Eden », personnage adulte accompagné par un adolescent, violence, danger palpable à chaque instant, dont la pire des menaces n’est pas les vampires mais les hommes eux-mêmes, et principalement une secte de fanatique qui n’hésitent pas envoyer des créatures vampires dans les bastions de survivants. Le côté très sombre et totalement nihiliste est également très fort dans les deux films. Stake Land n’est en effet pas une comédie. C’est un drame humain avant tout, une lutte pour la survie dans un Monde dégénéré qui ne laisse aucune chance aux faibles de survivre. Un road movie tragique, triste, émouvant, et qui réserve de nombreuses séquences fortes en émotions. Les personnages sont vraiment attachants et on prend plaisir à les suivre dans leurs périples, obligés de venir à bout de différents vampires, êtres particulièrement monstrueux et répugnants ici. Le réalisateur ne lésine pas sur la violence graphique, n’hésitant pas à faire massacrer un bébé par l’une de ses créatures immondes par exemple. Les maquillages et les effets-spéciaux sont réussis et satisferont les amateurs du genre. Si le film n’évite pas toujours certains clichés,  si les personnages font parfois de drôle de choix (comme laisser la belle Danielle Harris seule alors qu’il y a un vampire dans les parages) ou si certaines situations se répètent un peu (le groupe progresse, trouve un abri et se fait attaquer…), l’ensemble du long-métrage de Jim Mickle tient néanmoins la route et se révèle plutôt efficace, très bien réalisé et possède un solide casting, Nick Damici et Connor Paolo en tête, qui fini par rendre Stake Land très attachant. Il y a quelques petites longueur parfois, quelques petites baisse de régime mais rien de vraiment méchant et c’est sur une vrai bonne impression qu’on termine le film, dont la conclusion très symbolique donne tout son sens au « Nouvel Eden » tant recherché. Pour un film indépendant, c’est une  réussite.

NOTE : 4/6



vendredi 2 septembre 2011

ZOMBIE DIARIES 2 - WORLD OF THE DEAD

ZOMBIE DIARIES 2 - WORLD OF THE DEAD
(World of the Dead : The Zombie Diaries)


Réalisateur : Michael Bartlett, Kevin Gates
Année : 2011
Scénariste : Kevin Gates
Pays : Angleterre
Interdiction : -12 ans
Genre : Horreur
Avec : Philip Brodie, Alix Wilton Regan, Rob Oldfield, Vicky Araico, Toby Bowman...

L'HISTOIRE : Trois mois se sont écoulés depuis l'éruption virale qui a anéanti 99,9% de la population mondiale, transformant ses victimes en zombies mangeurs de chair fraîche. Au Royaume-Uni, un groupe de survivants composé de soldats et de civils a trouvé refuge dans une base militaire en rase campagne. La vie dans ce nouveau monde est rude et brutale, mais l'espoir renaît lorsque le groupe arrive à intercepter un message reçu depuis une base militaire sur la côte selon lequel un havre de paix existerait quelque part en Europe.... Leur voyage s’avère périlleux à travers des paysages ravagés par la mort, où les morts-vivants sont en nombre et imposent leur propre sens de l'ordre. Ce qui suit est un voyage dans l'enfer et une bataille désespérée pour la survie même de la race humaine...

MON AVIS : Après l'énorme succès mondial de The Zombie Diaries, réalisé en 2006 avec un budget dérisoire, les deux réalisateurs Michael Bartlett et Kevin Gates avaient évidemment l'idée de lui ajouter une suite. Ils laisseront néanmoins cinq ans avant de livrer cette séquelle, dont ils ont écrit chacun un scénario mais seul celui de Kevin Gates a été retenu. Si le premier film nous faisait suivre trois histoires, le second chapitre préfère se concentrer sur une seule intrigue, c'est à dire le périple vécu par les militaires afin de rester en vie et de rejoindre des bateaux qui les emmèneront loin des horreurs provoquées par les morts-vivants, tout en conservant ce qui a fait le succès de son prédécesseur, à savoir l'utilisation d'une caméra DV pour filmer les évènements proposés aux spectateurs, à la façon du Projet Blair Witch. Les réfractaires à ce style de film (Rec, CloverfieldDiary of the Dead et j'en passe...) auront donc la nausée avec Zombie Diaries 2, qui nous est conté entièrement à travers l'oeil de la caméra d'un reporter qui a rejoint le groupe de militaire. Les autres suivront sans déplaisir mais sans grand intérêt non plus les mésaventures de notre petit groupe, qui, devant quitter leur base suite à l'invasion de cette dernière par des horde de zombies, va devoir survivre dans la forêt, résister à la neige et au froid et surtout, faire face au plus dangereux des prédateurs : l'Homme ! Car oui, la plus féroce des menaces n'est pas les corps revenus à la vie mais bel et bien les humains, et plus particulièrement un groupe de bandits mené par Goke, qu'on a déjà vu dans le premier film, tout comme Leena, jolie blondinette s'étant allié avec les militaires. Si la séquence de l'invasion de la base militaire s'avère assez réussie, le manque de budget se fait quand même ressentir à l'écran et malgré une progression dans la mise en scène de la part des deux réalisateurs, à laquelle s'ajoute des acteurs qui s'en sortent plutôt pas mal, Zombie Diaries 2 ne parvient guère à convaincre totalement. Le film se laisse suivre sans trop de difficulté, il y a quelques maquillages gores réussis mais dans l'ensemble, on ne ressent pas grand chose face aux images qui défilent devant l'écran et le générique de fin nous laisse sur une impression plus que mitigée. Oui, c'est un film indépendant à faible budget et c'est bien que Michael Bartlett et Kevin Gates aient mené leur projet jusqu'au bout. Mais bon, les films en DV, moi j'aime pas trop et puis on a quand même largement vu mieux en matière de films de zombies. Bref, vite vu, vite oublié.

NOTE : 2/6



samedi 20 août 2011

I WANT TO DIE

I WANT TO DIE
(The Unforgiving)

Réalisateur : Alastair Orr
Année : 2010
Scénariste : Alastair Orr
Pays : Afrique du Sud
Genre : Horreur, Torture Porn
Interdiction : -16 ans
Avec : Ryan Macquet, Craig Hawks, Claire Opperman, Michael Thompson


L'HISTOIRE : Le détective James Hirsch interroge Rex Dobson et Alice Edmonds, deux personnes qui ne se connaissent pas et qui ont réussi à échapper à un dangereux tueur en série qui porte un masque à gaz, qui kidnappe ses victimes et les emmène dans un vieux bâtiment désaffecté pour les torturer à mort. Les interrogatoires se poursuivent et le détective semble trouver les déclarations rapportées pleine d’incohérence. Y'aurait-il quelqu'un qui ne dit pas la vérité...?

MON AVIS : L’Afrique du Sud à l’honneur avec ce premier film d’Alastair Orr qui tente de jouer dans la cour des torture porn façon "Saw" et "Hostel" avec un budget estimé à 5000 $ ! Alors évidemment, on a déjà vu tout ça de nombreuses fois auparavant, et notamment dans les deux films précités qui ont lancé ce genre tant décrié qui consiste à mettre des personnages dans un lieu malsain et à leur faire subir diverses tortures peu enviables. Mais pour l’Afrique du Sud, c’est peut-être totalement nouveau, ne connaissant pas la production cinématographique de ce pays, hormis bien sur l’excellent "District 9". En tout cas, on saluera l’effort du réalisateur qui a bien digéré ses références et livre un film à la violence graphique non suggérée. Avec ses faibles moyens, Alastair Orr est parvenu à créer des maquillages et des effets spéciaux assez sympas et surtout très sanglants puisque 20 litres de sang ont été utilisé durant le tournage, le film recevant une interdiction aux moins de 16 ans en Afrique du Sud. Nez cassé, tournevis enfoncé dans le ventre, perceuse qui fore un genou, coups de poings violement assénés vous attendent durant 1h15 environ. Les acteurs s’en sortent assez bien, notamment Ryan Macquet qui a pris 25 kg pour le rôle. Le déroulement du film s’avère assez complexe puisqu’il n’est pas linéaire. On passe sans cesse du bureau du détective à la visualisation en images des faits racontés par les deux survivants et ça se corse vers la fin puisque, comme dans "Saw", Alastair Orr nous a concocté un twist avec des retours en arrière nous menant de surprises en surprises. Rien de transcendant ou de foncièrement original mais c’est habilement pensé et ça ne se perd pas en chemin. Il est donc fort dommageable que toutes ces bonnes intentions et cette énergie collective pour mener à bien ce projet de film d’horreur africain se voit mise au pilori par la réalisation. Mais pourquoi, pourquoi avoir succombé à la mode de "la caméra parkinsonienne" puissance mille ?? Si vous êtes allergique à ce style de mise en scène, avec des cuts incessants et une caméra qui bouge et qui bouge à vous donner la nausée, passez votre chemin. Personnellement, ça ne m’a jamais dérangé dans la saga saw. Mais là, c’est juste pas possible. L’action en devient même illisible tellement ça bouge dans tous les sens. Alastair Orr pensait peut-être que ça donnerait du rythme à ses images mais trop, c’est trop. Le fait que le scénario soit grandement inspiré d’autres films, le faible budget, certains dialogues qui font dans le cliché absolu ou le côté un peu amateur de certains acteurs, tout ça, on l’aurait pardonné aisément à ce film pour ne retenir que l’effort louable qui a été fait, les scènes gores réalisées avec les moyens du bord et le twist bien amené. Et vlan, Parkinson a tout foutu en l’air. Tout comme cette accumulation de fondu au noir entre chaque scène, qui dure parfois trois/quatre secondes sans qu’on sache vraiment pourquoi. Dommage. A ne pas voir si vous avez déjà un léger mal de tête…

NOTE : 2/6



lundi 1 août 2011

BEAST OF BLOOD

BEAST OF BLOOD


Réalisateur : Eddie Romero
Année : 1971
Scénariste : Eddie Romero
Pays : Philippines, Etats-Unis
Genre : Horreur, Aventure
Interdiction : /
Avec : John Ashley, Celeste Yarnall, Eddie Garcia, Liza Belmonte, Alfonso Carvajal


L'HISTOIRE : Bill Foster réussi à s’enfuir de l’île sur laquelle le diabolique docteur Lorca se livrait à des expériences interdites, transformant la population indigène en monstre horrible après leur avoir injecté un sérum à base de chlorophylle dans les veines. Un de ces monstres a d’ailleurs pu monter dans l’une des chaloupes du bateau et se met à massacrer les membres d’équipage. Le combat se termine par l’explosion de l’embarcation. Seul Bill Foster en réchappe, ainsi que le monstre qui parvient à atteindre son ancienne île. Quelques mois plus tard, Bill Foster décide de retourner sur l’île maudite pour voir si la population est encore menacé, ce qui ne devrait pas être le cas, Lorca ayant succombé dans une explosion. Du moins, c’est ce que tout le monde croit…

MON AVIS« Beast of Blood » est le troisième volet de la saga de « l’île de sang », venant après Brides of Blood et Mad Doctor on Blood Island, tous deux réalisés en 1968 par Eddie Romero, qui signe également en 1971 le film dont nous allons parler ici. Si le premier titre peut être visionné seul, il en va autrement pour le second et Beast of Blood, qui forment un vrai diptyque, ce dernier démarrant en effet quelques heures après la fin de Mad Doctor on Blood Island. Avec un scénario qui sent bon le cinéma d’exploitation comme on l’aime, flirtant avec le mythe du Docteur Moreau, Eddie Romero livre avant toute chose un bon film d’aventure exotique plus qu’un film d’horreur. Beast of Blood est nettement moins mauvais que ce qu’on veut nous faire croire habituellement, et les amateurs de films de jungle, avec déplacement en milieu hostile, recherche de passage secret dans des bâtisses abandonnées, trappe qui s’ouvre sous les pieds de la belle héroïne qui tombe nez à nez devant un cobra, docteur fou, sables mouvants et autres distractions, en auront pour leur argent. Le casting est de plus d’un niveau correct pour ce type de film fauché, et même si parfois quelques longueurs viennent assoupir le spectateur, l’ensemble reste de bonne facture et constitue un agréable divertissement. Niveau maquillage, notre monstre est plutôt réussi, et fait un superbe « Craignos Monster ». La tête isolée parvient même à contrôler à distance son corps décapité et il n’hésitera pas à s’attaquer au bon docteur Lorca qui ne s’attendait pas à une telle rébellion ! Stuart Gordon a t’il vu le film d’Eddie Romero pour son Ré-Animator ? Possible. Ajoutez à tous ces ingrédients quelques visions furtives de poitrines dénudées, un peu de sang, quelques combats au couteau ou à l’arme à feu, une scène d’amour fort soft, remuez le tout et vous obtiendrez une oeuvre certes très mineure du cinéma d’horreur, mais une oeuvre plaisante et distrayante tout de même, un produit « made in Philippines » nourrit au cinéma Bis (voir Z) qui ne mérite pas les graves accusations de nanar sidéral qu’on lui attribue…

NOTE : 3/6



samedi 30 juillet 2011

LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES

LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES
(Please don't eat my Mother)


Réalisateur : Carl Monson
Année : 1973
Scénariste : Eric Norden
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Erotique, Fantastique
Interdiction : -16 ans
Avec : Buck Kartalian, Lynn Lundgren, Art Hedberg, Alice Friedland, Adam Blair


L'HISTOIRE : Henry Fudd a 43 ans. C'est un vieux garçon qui vit toujours chez sa mère, une vieille mégère qui passe son temps à le surveiller et ne lui laisse pas la moindre intimité. Un jour, Henry croit entendre une petite plante carnivore lui parler dans la boutique d'un fleuriste. Intrigué, il achète la plante, qui s'avère effectivement doté de la parole. Henry ne tarde pas à tomber amoureux de sa plante, étant la seule "femme" qui se montre amicale avec lui. Mais cette dernière développe un curieux appétit. Après avoir mangé quelques mouches puis des grenouilles, elle grossit de manière significative et commence à réclamer de la nourriture plus conséquente. Chats, chiens, Henry fait tout pour sa plante qui atteint maintenant une taille impressionnante, jusqu'à ce qu'elle lui fasse comprendre que les animaux ne lui suffisent plus...

MON AVIS : Amateurs de Zéderies en folie, venez découvrir La Plante qui aimait les Femmes, qui n'est au final qu'une version sexploitation du classique de Roger Corman, La Petite Boutique des Horreurs. Décors ultra-minimalistes (la chambre d'Henry, un jardin en extérieur où il s'en passe des belles...), personnages ringards au sourire niais, plante carnivore en carton pâte que même un enfant il ferait quasiment mieux, effets spéciaux inexistants et humour de bas étage. Les séquences avec la plante qui parle et qui enquille chats et chiens avant de passer aux humains sont à se dévisser la tête tellement le résultat est ringard. Ringard mais tellement surréaliste qu'on y trouve du plaisir. Un plaisir coupable c'est sur, tant le métrage nage en plein amateurisme totalement décomplexé et se pare d'une ambiance kitschissime assez avancée. Ajoutons à ce délire assumé des séquences érotiques qui ne sont là que pour chauffer le spectateurs puisque hormis le dernier couple qui sera bouffer par la plante, les autres ne servent pratiquement à rien dans l'histoire, si ce n'est de permettre à Henry Fudd de se rincer l'oeil en direct live. Et s'il y a bien quelque chose qui n'est pas en carton pâte dans ce film, ce sont bien les actrices, parfaitement en forme et bien pourvues par la nature, dont la sexy René Bond, première actrice de charme jouant avec des implants mammaires, qui ont été payés par le producteur Harry Novak lui-même et qui lui feront accéder sans difficulté aux films hardcore dans les années 70. ! Les séquences vont de soft à légèrement osées mais elles n'apportent vraiment rien à l'intrigue principale. Il est difficile de trouver un réel intérêt à La Plante qui aimait les Femmes, si ce n'est de se taper un bon gros délire, de reluquer les seins de René Bond et d'halluciner devant notre plante carnivore parlante !

NOTE : 2/6



vendredi 29 juillet 2011

CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT

CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT
(Confessions of a Psycho Cat, 3 Loves of a Psycho Cat)


Réalisateur : Herb Stanley
Année : 1968
Scénariste : Bill Boyd
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Drame, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Eileen Lord, Jake LaMotta, Ed Garrabrandt, Frank Geraci, Dick Lord


L'HISTOIRE : Virginia Marcus est mentalement dérangée. Parce que son frère est parti faire un safari sans elle, elle propose à trois individus qui ont tous commis un meurtre dans leur passé la somme de 100000 $ s'ils parviennent à rester en vie durant une journée, sachant qu'à partir du moment où ils recevront le chèque, elle se mettra à les chasser dans les rues de New-York. Les trois hommes, un drogué, un ex catcheur et un acteur sur le carreau, acceptent la proposition...

MON AVIS : Fleuron des films d'exploitations des années 60, que le public néophyte connaît désormais mieux sous la dénomination de "films Grindhouse" depuis le diptyque Tarantino/Rodriguez, Confessions of a Psycho Cat parviendra sans peine à séduire les amateurs de productions ultra fauchées et de films déviants, bizarres, à la réalisation qui frôle l'amateurisme mais qui dans ce cas précis apporte un plus indéniable, conférant une ambiance poisseuse à cette unique réalisation d'Herb Stanley, dont le scénario lorgne du côté du classique des années 30, La Chasse du Comte Zaroff. Principalement connu parce que le boxeur Jake ("Raging Bull") LaMotta  incarne l'une des trois victimes de la psychopathe, Confessions of a Psycho Cat réserve quelques bonnes surprises comme cette séquence de la mise à mort de LaMotta justement, où Viriginia Marcus est habillée en toréador et s'amuse avec sa victime, devenant le pauvre taureau. Une Virginia totalement folle, parfaitement interprétée par Eileen Lord, dont ce sera le seul rôle connu, et qui parvient à être crédible dans son rôle de psychopathe, avec ses grands yeux emprunts de folie. On appréciera le flash-back nous dévoilant pourquoi sa raison a vacillé, ainsi que la scène de l'overdose d'une pauvre jeune fille. Bref, malgré la pauvreté du budget, Confessions of a Psycho Cat  s'avère intéressant pour qui aime les films Grindhouse. Il est donc fort dommage que des producteurs aient inséré des scènes érotiques ultra soft et qui n'ont aucun intérêt, si ce n'est de pouvoir placer le film dans le circuit des "sexploitations" de l'époque et donc de faire plus d'argent. Les inserts se devinent à des kilomètres, le volume des voix et la qualité de l'image n'étant pas la même, le sommet étant atteint avec la présence d'une prostituée dans la chambre de Jake LaMotta. Même un myope verrait que l'actrice ne se trouve pas dans la même chambre et qu'elle porte des bas alors qu'on voit clairement des jambes nues dans la vraie scène avec l'ex boxeur. Un procédé scandaleux donc et qui vient largement amoindrir l'intérêt du film, puisque les séquences érotiques ralentissent considérablement le rythme et nous font décrocher à chaque fois de l'intrigue principale. Heureusement, la séquence finale, totalement folle et absurde, nous laisse sur une impression positive.

NOTE : 3/6


        

jeudi 28 juillet 2011

LES MAINS D'ORLAC (1935)

LES MAINS D'ORLAC
(Mad Love)


Réalisateur : Karl Freund
Année : 1935
Scénariste : P.J. Wolfson, John L. Balderston d'après le roman de Maurice Renard
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Peter Lorre, Frances Drake, Colin Clive, Ted Healy, Sara Haden, May Beatty


L'HISTOIRE : Le docteur Gogol voue une admiration sans borne à l'actrice de théâtre Yvonne Orlac, star d'une pièce d'épouvante, au point d'avoir assisté à toutes les représentations. Lors de la dernière, il va lui parler et découvre qu'elle est mariée à Stephen Orlac, un pianiste virtuose en passe de devenir très célèbre. Dépité, le docteur Gogol achète une statue de cire représentant Yvonne pour amoindrir son chagrin. Un jour, il découvre Yvonne chez lui. Celle-ci lui demande de l'aide car son mari a été victime d'un accident de train et ses mains doivent être amputées. Impuissant, le docteur Gogol ne peut que confirmer le diagnostic. C'est alors qu'il repense à l'exécution du criminel Rollo qui vient d'avoir lieu. Sans rien dire à personne, Gogol greffe les mains du criminel sur les bras de Stephen Orlac, s'attirant la reconnaissance d'Yvonne. Mais les mains de Rollo n'ont pas oublier leurs capacités à tuer et le comportement de Stephen s'en trouve changé...

MON AVIS : Excellent film d'épouvante, qui doit sa renommée (justifiée) à la prestation de Peter Lorre, acteur au visage si particulier, qui s'était déjà fait remarquer dans l'admirable M le Maudit de Fritz Lang, et qui incarne dans cette seconde adaptation du roman de Maurice Renard un personnage totalement halluciné, fou à lier par amour, ce qu'exprime parfaitement le titre original de Mad Love. Le film est très sérieux et la progression dramatique des évènements s'accentue progressivement jusqu'à la terrible séquence finale, où le docteur Gogol perd complètement l'esprit. La scène grandiose où il s'est déguisé avec une minerve et deux mains robotisées restera dans tous les esprits. On regrettera le choix de Karl Freund, réalisateur du très bon La Momie en 1932, d'avoir recours au personnage de la servante du docteur, vieille folle alcoolique qui apporte une touche d'humour au métrage mais qui semble superficielle et incongrue ici. Mis à part ce bémol, Les Mains d'Orlac est un grand film des années 30 produit par la MGM,  et qui peut parfaitement s'accommoder avec les classiques de l'épouvante de la Universal, surtout que le personnage de Stephen Orlac est interprété par le génial Colin Clive, baron Frankenstein des deux chef-d'oeuvres de James Whale

NOTE : 5/6



mercredi 27 juillet 2011

HERO

HERO
(Ying Xiong)


Réalisateur : Zhang Yimou
Année : 2002
Scénariste : Wang Bin, Zhang Yimou, Li Feng
Pays : Hong Kong, Chine
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Jet Li, Maggie Cheung, Tony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Chen Daoming, Donnie Yen


L'HISTOIRE : Le Roi de Qin désire asservir tous les royaumes qui composent la Chine pour devenir l'Empereur unique du pays. Les royaumes qui s'opposent à ce règne de terreur désignent leurs trois meilleurs tueurs pour l'assassiner, à savoir Lame Brisée, Neige et Ciel. Le Roi de Qin vit désormais depuis dix ans dans sa forteresse, craignant chaque jour pour sa vie car personne parmi ses guerriers n'est parvenu à éliminer les trois redoutables assassins. Un jour, un mystérieux étranger, se faisant appeler Sans Nom, déclare qu'il possède les armes des trois tueurs, signe de leur défaite. Convié au palais, Sans Nom prouve au Roi de Qin ses dires. Ce dernier, en gage de récompenses, lui offre fortune et surtout, la possibilité de venir s'asseoir à seulement dix pas de lui, chose qui n'était jamais arrivée. Sans Nom va alors raconter son histoire... 

MON AVIS : Quelle magnifique fresque ! Hero est un somptueux film d'arts-martiaux, un véritable plaisir visuel, un dépaysement de tous les instants. Splendeur des paysages, beauté de la photographie, personnages attachants (quoiqu'un peu distants), un Jet Li impérial et monolithique, et surtout, des chorégraphies magistrales aux couleurs qui brillent de mille feux, nous laissant pantois devant notre écran. La séquence où Neige (superbe Maggie Cheung) se bat contre Lune au milieu de milliers de feuilles est absolument magique et époustouflante. Les valeurs ancestrales comme l'héroïsme, le respect, la dignité sont évidemment présentes, comme dans tous bons films d'arts-martiaux qui se respectent. La construction du film, bien que déjà vue, s'avère intéressante et permet d'aborder cette fascinante histoire de vengeance sous divers angles, qui nous mènent de surprise en surprise. Hero a tout pour plaire et devrait enchanter un large public. Une belle réussite, épique, lyrique, impeccablement maîtrisée. Du très beau cinéma.

NOTE : 5/6

   

mardi 26 juillet 2011

LA PETITE SIRENE

LA PETITE SIRENE
(The Little Mermaid)


Réalisateur : Ron Clements, John Musker
Année : 1989
Scénariste : John Musker, Ron Clements d'après le conte d'Andersen
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-animé
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Ariel, la petite sirène, brave l'interdiction de son père, le Roi Triton, souverain des Océans, et ne cesse de remonter à la surface pour découvrir le monde mystérieux des humains. Une nuit, alors qu'un terrible orage éclate, Ariel sauve de la noyade le Prince Eric dont le navire vient de faire naufrage. Ariel tombe immédiatement amoureuse d'Eric et celui-ci est sous le charme de cette belle jeune fille à la voix merveilleuse qu'il n'a que le temps d'apercevoir. Après avoir subit la colère de son père, Ariel se rend chez Ursula, une terrible sorcière. Cette dernière lui propose un marché. En échange de sa voix, elle donnera des jambes à Ariel durant trois jours pour qu'elle puisse aller voir son Prince. Si au troisième couché du soleil, ce dernier n'a pas embrassé Ariel, elle appartiendra à jamais à Ursula. Ariel accepte le marché et se rend sur la terre ferme, muette...

MON AVIS : On le sait, les dessins-animées de Walt Disney sont gentillets, parfois un peu niais, et ne se mettent quasiment jamais en danger, plaçant en avant les bons sentiments et détournant les contes originaux, les privant de leur partie sombre pour n'en retenir que les aspects qui ne risquent pas d'inquiéter les petites têtes blondes, principaux spectateurs. Et alors ? La Petite Sirène est un bon film d'animation, aux couleurs flamboyantes et aux personnages fort sympathiques. Ariel est ravissante, Polochon fera craquer les bambins et Sébastien le crabe nous fera bien rire, notamment dans l'excellente et fort drôle séquence avec le cuisinier du Prince Eric. Certaines chansons sont très réussies ("Sous l'Océan" par exemple) et la magie est au rendez-vous. Action, romance, et humour, un Walt Disney classique mais bien réalisé et qui fonctionne encore bien. J'ai passé un bon moment avec mon fils et cette jolie histoire, amusante et attendrissante.

NOTE : 4/6



THE EARTH DIES SCREAMING

THE EARTH DIES SCREAMING
(The Earth dies Screaming)


Réalisateur : Terence Fisher
Année : 1964
Scénariste : Harry Spalding
Pays : Angleterre
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Willard Parker, Virginia Field, Dennis Price, Thorley Walters, Vanda Godsell


L'HISTOIRE : Un mal mystérieux frappe la Terre, et tous les êtres vivants meurent en un instant. Le lendemain, une poignée de survivants se retrouvent dans un petit village et par déduction, comprennent que s'ils sont vivants, c'est parce qu'ils étaient à l'abri dans un environnement où l'air était sain. Une attaque au gaz semble être la cause la plus probable de l'anéantissement de la civilisation. Tentant de s'organiser dans un hôtel, les rescapés aperçoivent des êtres mystérieux, habillés avec une sorte de combinaison spatiale, déambulant dans les rues jonchées de corps sans vie...

MON AVIS : Terence Fisher, on le connaît principalement pour être le réalisateur des grands classiques du cinéma d'épouvante du studio Hammer Films. Plus méconnu, ce film de science-fiction de 1964 mettant en scène une invasion extraterrestres ou plus exactement de robots qui ont anéanti la race humaine et qui possèdent la faculté de faire revivre certains morts pour en faire leurs esclaves. On retrouve dans le film des aspects de Je suis une légende ou même de La Nuit des Morts Vivants, avec ce huis clos se déroulant dans un hôtel et ces personnages un peu caricaturaux qui ne se connaissent pas mais vont devoir coexister ensemble pour lutter pour leur survie. Le scénario est certes basique mais la réalisation de Terence Fisher parvient à rendre l'ensemble agréable et de bonne tenue. The Earth dies Screaming est en plus assez court, 1h02 au compteur, et on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, malgré quelques situations qui se répètent et des phases de dialogues qui tournent parfois en rond. Le look des robots est plutôt original et satisfera les amateurs de SF. The Earth dies Screaming n'est pas un grand film de Terence Fisher, ni même un classique du cinéma de science-fiction mais il mérite d'être découvert car il possède des qualités certaines et bénéficie en outre d'une introduction diablement efficace.

NOTE : 3/6



SIMETIERRE

SIMETIERRE
(Pet Sematary)


Réalisateur : Mary Lambert
Année : 1989
Scénariste : Stephen King d'après son roman
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Dale Midkiff, Fred Gwynne, Denise Crosby, Miko Hughes, Blaze Berdahl


L'HISTOIRE : La famille Creed emménage dans leur nouvelle maison, située au bord d'une route très fréquentée par les poids-lourds. Jud, leur vieux voisin, leur fait découvrir le cimetière des animaux, lieu de recueillement où les enfants du coin ont enterré leurs compagnons domestiques décédés, ce qui fait prendre conscience de la mort à Ellie, la fille des Creed. Pour Thanksgiving, Louis Creed reste seul, ses deux enfants et sa femme étant partis dans la famille de cette dernière. Church, le petit chat d'Ellie est retrouvé mort dans le jardin de Jud. Celui-ci, pour ne pas peiner Ellie, emmène Louis bien au delà du cimetière des animaux, dans un autre endroit insolite, ancien cimetière indien, où il fait enterrer Church. Le lendemain, Louis a la surprise de trouver Church, bien vivant, mais avec un comportement agressif...

MON AVIS : Les années 80 ont vu fleurir un nombre incalculable d'adaptations cinématographiques des romans de Stephen King, qui n'étaient pas tous d'un bon niveau, loin s'en faut. Mary Lambert, avec Simetierre, s'en est particulièrement bien sortie, parvenant à restituer toute la force et la noirceur absolue de la plus terrifiante histoire du King. Simetierre n'est pas un film très riche en horreur visuelle, les amateurs de tripailles en seront pour leur frais. Non, Simetierre, c'est avant tout un film d'ambiance, une ambiance morbide à souhait, où tout est sombre, tout respire la mort. Originalité du film, le fait que tout soit prévisible à l'avance. Le scénario en effet ne joue absolument pas avec la notion de suspense, rien n'est fait pour faire sursauter les spectateurs ou même les surprendre. Le fil de l'histoire est d'une linéarité exemplaire et on devine tout ce qui va se passer. Et c'est justement là où le film marque des points, alors que ça aurait pu être un défaut. Simetierre, c'est une inexorable descente aux Enfers d'une famille, et plus particulièrement du père, suite à des évènements tragiques qui ne font que s'accentuer au fil des jours. Une implacable spirale de la mort dont personne ne réchappe. Ces évènements, on les devine quasiment avant les personnages et on veut croire qu'ils ne vont pas arriver. Mais rien à faire, tout arrive, pour le malheur et pour le pire pourrait-on dire, le paroxysme étant atteint lors de la mort du petit Gage, au cours d'une scène forte en émotion. "Parfois, la mort même est préférable" répétera à plusieurs reprises le vieux Jud. Une phrase qui prend toute sa dimension dans Simetierre, certainement l'un des meilleurs films d'horreur de la fin de décennie 80.

NOTE : 5/6



lundi 25 juillet 2011

HARRY POTTER A L'ECOLE DES SORCIERS

HARRY POTTER A L'ECOLE DES SORCIERS
(Harry Potter and the Sorcerer's Stone)


Réalisateur : Chris Columbus
Année : 2001
Scénariste : Steve Kloves d'après l'oeuvre de J.K. Rowling
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris, Robbie Coltrane, Maggie Smith


L'HISTOIRE : Alors qu'il vient de fêter ses 11 ans, le jeune Harry Potter, élevé durement par son oncle, reçoit la visite de Rubeus Hagrid, qui lui apprend qu'il est en réalité le fils de deux magiciens et qu'il va en devenir un lui-même s'il le suit à Poudlard, la célèbre école de sorciers. Harry accepte avec joie. A Poudlard, Harry se fait enfin des amis et passe son temps avec Ron Weasley et Hermione Granger. Apprenant à se servir de sa baguette magique ou à voler sur un balai, Harry se révèle très doué et se retrouve dans l'équipe de Quidditch de son groupe, les Gryffondor. Un jour, les trois amis enfreignent le règlement de l'école et se retrouve dans un endroit interdit au troisième étage. Là, il découvre une pièce gardée par un chien à trois têtes. Leur enquête les amène à découvrir le secret de l'école : la pièce au chien renfermerait la pierre philosophale. Mais quelqu'un d'autre connait ce secret et compte bien s'emparer du précieux caillou magique...

MON AVIS : Premier film adapté des romans à succès, Harry Potter à l'Ecole des Sorciers est un pur divertissement familial, mêlant comédie, aventure et fantastique dans un cocktail savoureux qui ravira petits et grands. C'est une parfaite introduction au monde d'Harry Potter, qui nous présente de façon efficace les différents personnages qu'on va retrouver au fil des épisodes. Les jeunes acteurs sont épatants et donnent parfaitement vie à ces héros fictifs. Les effets-spéciaux sont bien intégrés et assurent le spectacle, notamment lors de la partie de Quidditch où les balais virevoltent à cent à l'heure. Troll monstrueux, molosse à trois têtes, miroir magique, boules volantes, oiseaux distributeurs de courrier et autres créatures issues du bestiaire fantasmagorique des romans sont également de la partie et s'agitent dans des séquences riches en émotions et en actions. Réalisé par le spécialiste du film familial Chris Columbus, auparavant scénariste dans les années 80 de films comme Gremlins, Le secret de la Pyramide ou bien Les Goonies,  ce premier chapitre nous laisse sur une bonne impression et les 2h30 de spectacle passent comme une lettre à la poste. Certes, le film reste assez enfantin dans son ensemble mais on n'a qu'une hâte lorsque débute le générique de fin, c'est d'enclencher le suivant pour retrouver nos jeunes héros...

NOTE : 4/6



MASS HYSTERIA LIVE

MASS HYSTERIA LIVE


Réalisateur : Julien Metternich
Année : 2011
Pays : France (Bikini à Toulouse, le 9/12/2010)
Genre : Concert, documentaire
Interdiction : /
Avec : Mouss Kelai (Chant), Yann Heurtaux (Guitare), Nicolas Sarrouy (Guitare), Raphael Mercier (Batterie), Stéphane Jaquet (Basse)


LE CONCERT : 1- Babylone / 2- Une somme de détails / 3- World on Fire / 4- Plus qu'aucune mer / 5- L'espoir fou / 6- Aimable à souhait / 7- P4 / 8- Donnez-vous la peine / 9- Knowledge is power / 10- Mass protect / 11- Failles / 12- L'archipel des pensées / 13- Get High / 14- Zion / 15- Contraddiction / 16- Killing the hype / 17- Respect to the dancefloor / 18- Furia

MON AVIS : Mass Hystéria, je connais plutôt bien. Je les ai découvert alors qu'il débutait, faisant la première partie de No One Is Innocent, à l'Usine de Reims. Un show qui a mis tout le monde d'accord. Dès le lendemain, j'allais acheter leur premier album Le Bien-être et la Paix. Un son bien lourd, des riffs à couper au couteau, une batterie métronome et chant en français avec textes ultra positifs, pour un son métal imposant, mais qui possédait l'originalité d'avoir des machines derrière, des samples et autres bruits électroniques qui transformait la musique agressive en quelque chose d'autre, qui donnait inévitablement envie de taper du pied et de secouer la tête, voir de sauter comme un kangourou. Quelques mois plus tard, les Mass Hysteria revenait à l'Usine, en tête d'affiche cette fois, pour présenter leur second album, Contraddiction. Un album mythique pour le métal français, sorte de quintessence musicale qui vous mettait une telle claque que ça en était presque incroyable. Depuis, je ne rate jamais la venue du groupe dans ma région car chaque concert se transforme en gigantesque fête et communion entre le public et le groupe. Même lorsque Mass Hystéria s'égare un peu avec le troisième et surtout quatrième album, je vais les voir. Certes, plus pour entendre les anciens titres que les nouveaux. Mais quand même. Une mauvaise passe qu'ils ont su négocier avec brio, puisque l'album Une somme de détails a remis les pendules à l'heure. Et leur dernier opus Failles a confirmé le retour en pleine forme du combo. Mass Hysteria refait du Mass Hysteria, Alléluia! Et s'il y a bien un endroit où ils montrent toute l'étendue de leur puissance, c'est bien sur scène. Mass Hysteria en live, c'est une machine de guerre à faire bouger et sauter. Après des années d'attente, on a enfin un live du groupe en Dvd ! Une set-list ultra efficace, avec des titres percutants et une énergie participative, tout est là. Pour qui ne connait pas, achetez ce live, vous ne le regretterez pas. Mais plus que le live lui-même, c'est bien le documentaire qui l'accompagne, 15 ans de Furia, qui apparaît comme essentiel pour tout fan qui se respecte. On entre dans l'intimité du groupe, qui revient sur sa carrière, des débuts jusqu'à Une somme de détails, évoquant la folie furieuse qui s'est emparé du public à la sortie des deux premiers albums, les changements de guitaristes,  les mauvais conseils qu'ils ont suivi, la pression, la prise de grosse tête (eh oui, ça arrive), la période noire qu'ils ont traversé et bien d'autres choses encore. Pas de langue de bois ou de fausses excuses, chaque membre du groupe parle avec une honnêteté et une sincérité qui fait plaisir à entendre et à voir, n'hésitant pas à se remettre en cause. Ce n'est pas donné à tout le monde de reconnaître ses erreurs. On appréciera aussi le making of de l'album Failles, et les extraits de vieux concerts filmés un peu partout. Bref, un bien bel objet à posséder de toute urgence ! Faites péter le 5.1 dans votre salon, ça va jumper !!!!!

NOTE : 6/6



ICE

ICE
(Ice, La croqueuse de diams)


Réalisateur : Brook Yeaton
Année : 1994
Scénariste : Sean Dash
Pays : Etats-Unis
Genre : Policier
Interdiction : /
Avec : Traci Lords, Zach Galligan, Phillip Troy, Jaime Alba, Jorge Rivero


L'HISTOIRE : Charley et Ellen Reed sont spécialisés dans le vol de diamants. Engagés par une assurance, ils vont dérober des centaines de pierres précieuses à un caïd de la mafia, Vito Malta. Ce dernier entend bien récupérer son bien et envoie ses hommes de mains à leur poursuite. Charley contacte Rick, le frère d'Ellen, pour qu'il revende les diamants, contre l'avis de cette dernière. Une fusillade provoque la mort de Charley. Ellen se retrouve seule et va devoir sauver sa peau et celle de son frère kidnappé par la mafia. Seul un inspecteur tente de lui venir en aide...

MON AVIS : Ice, souvent diffusé à la télévision sous le titre La Croqueuse de Diams, est un petit film policier sans autre prétention que de divertir, ce qu'il a un peu de mal à faire, tant la réalisation s'avère académique et sans grande saveur. Certaines situations semblent invraisemblables et les séquences avec les deux inspecteurs, dont l'un est amoureux transi du personnage joué par Traci Lords (on le comprend), tirent en longueur et ralentissent un rythme déjà pas bien enlevé, malgré de nombreuses bagarres et gunfights disséminés tout au long du métrage mais qui peinent à se montrer vraiment énergiques. Le principal intérêt de Ice est bien évidemment la présence radieuse de Traci Lords, qui jouait dans pas mal de petits polars durant les années 90. Elle se montre convaincante et plutôt douée pour les scènes d'action. Elle a pour partenaire Zach Galligan, échappé de Gremlins et de Waxwork. Deux acteurs qui s'en sortent bien mais qui ne parviennent pas à faire se hisser Ice plus haut qu'un banal téléfilm policier sans surprise.

NOTE : 2/6



dimanche 24 juillet 2011

LES RANDONNEURS A SAINT-TROPEZ

LES RANDONNEURS A SAINT-TROPEZ
(Les Randonneurs à Saint-Tropez)


Réalisateur : Philippe Harel
Année : 2006
Scénariste : Eric Assous, Philippe Harel, Sylvie Bourgeois
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Benoit Poolvoorde, Karin Viard, Géraldine Pailhas, Philippe Harel, Vincent Elbaz, Cyrielle Clair


L'HISTOIRE : Dix ans après leur périple en Corse, Mathieu, Nadine, Cora et Louis décident de s'offrir des vacances à Sainte-Maxime. Lors d'une virée à St-Tropez, Mathieu retrouve Eric, qui a maintenant une situation plutôt aisée. Côtoyant tout le gratin tropézien, ayant ses entrées dans les clubs branchés, naviguant sur de somptueux voiliers, Eric devient vite la personne à connaître et qu'il faut avoir pour ami...

MON AVIS : Mon dieu, que cette comédie est ennuyeuse ! Je pensais passer un bon moment avec cette troupe d'acteurs, c'est tout l'inverse qui s'est produit. Le rythme est mou, l'introduction avant le départ en vacances n'avance pas et s'enlise dans l'ennui, les quelques moments humoristiques peinent à décoller et à nous faire sourire, bref, Philippe Harel a carrément raté le coche avec la suite de son film Les Randonneurs qu'il avait réalisé en 1996. Doublée d'une sorte de comédie de moeurs, avec des couples qui vont dans l'adultère pour mettre du piment dans leur triste vie, Les Randonneurs de Saint-Tropez ne vaut que pour la présence de Benoit Poelvoorde, qui parvient à nous décrocher quelques (sou)rires avec des dialogues ou des situations cocasses. Mais c'est bien peu. Surtout que les situations se répètent jusqu'à la nausée, entre les repas mondains (les acteurs ont bien du manger pendant le tournage...) ou les sorties sur les voiliers. Seule la fin, qui nous fait penser au film Dérive Mortelle, amène un peu de dynamisme à cet ensemble monotone et soporifique. A éviter.

NOTE : 1/6



LA REINE DES ENFERS

LA REINE DES ENFERS
(La Reine des Enfers)


Réalisateur : Timothé Beaulieu
Année : 2010
Scénariste : Timothé Beaulieu
Pays : France
Genre : Court-métrage, Horreur
Interdiction : /
Avec : Caroline Burges, Basile Baron, Thierry Fohrer, Simon Salord, Julien Briard, Thomas Burrowes


L'HISTOIRE : Passant sa première nuit seule dans sa nouvelle maison, une jeune femme est victime d'un démon qui lui annonce qu'elle est l'élue. Un prêtre tente de venir la secourir alors que des stigmates apparaissent déjà sur son corps et ses mains...

MON AVIS : Treize minutes, générique compris, c'est court. Pas le temps de développer une histoire approfondie, il faut aller à l'essentiel. C'est ce qu'a fait Timothé Beaulieu avec La Reine des Enfers, en parvenant à rendre hommage aux films qu'il aime dans ce court laps de temps, proposant des séquences qui nous renvoient à des classiques tels L'Exorciste, Evil Dead, Zombie ou bien encore Hellraiser. On appréciera le jeu de l'actrice principale, la scène de la croix qui se retourne sur le mur, et plus particulièrement l'apparition du démon tapis dans l'ombre, qui nous renvoie au monde de Clive Barker. Le final est également bien amené et bénéficie de bons effets de maquillages. Les seuls bémols qu'on pourrait émettre seraient la prestation du prêtre, en peu en deçà des autres acteurs, et le manque d'originalité du scénario mais l'ensemble est plaisant à regarder, le rythme bien tenu et la réalisation parvient à créer une bonne ambiance que la musique vient bonifiée. Sympa comme tout !

Pour voir le court-métrage :
http://www.dailymotion.com/video/xgm7hj_la-reine-des-enfers_shortfilms#from=embed


NOTE : 4/6



LACERES

LACERES
(Scarred)


Réalisateur : Jon Hoffman, Dave Rock
Année : 2005
Scénariste : Jon Hoffman, Dave Rock
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Brad Ashten, Julian Berlin, David Austin, Maxine Bahns, Hannah Leigh, Sarah Scott


L'HISTOIRE : La famille Hansen part en week-end dans les bois faire du camping afin de se ressourcer. Quelques tensions sont présentes entre Kim et Heather, la nouvelle femme de son père. Un garde forestier vient leur donner des consignes de sécurité et leur raconte la légende de "la femme sans visage", qui s'est fait arraché la peau du visage par son père lorsqu'elle était encore enfant et qui s'est mise à tuer toutes les jolies touristes pour leur prélever leur visage afin de retrouver sa beauté perdue. Mais est-ce seulement une légende ?

MON AVIS : Petite production fauchée réalisée en 2005, Lacérés ne verse pas dans l'originalité puisqu'on retrouve tous les clichés présents dans les films d'horreurs forestiers. Une gentille famille, une histoire terrifiante racontée au coin du feu, des bruits suspects qui tiennent en alerte les personnages blottis au fond de leur tentes, des réactions stupides (pourquoi vont-ils planter leurs tentes loin les unes des autres au lieu de rester groupés ???), des poursuites nocturnes et des meurtres dus à un monstre, avec le traditionnel flashback qui viendra nous en apprendre plus sur sa genèse tragique. Rien de neuf donc, les deux réalisateurs ayant bien retenus leurs classiques, appliquant à la lettre les recettes et combines des oeuvres passées. Même si le manque de budget se fait souvent sentir, notamment au niveau des maquillages et effets sanglants qui font assez rudimentaires, Jon Hoffman et Dave Rock ont réussi à faire de Lacérés un film sympathique, bénéficiant d'acteurs et d'actrices convaincants et qui ne font pas trop amateurs. L'intrigue est certes passe-partout et ça manque un peu de rythme, mais ça tient quand même la route et la dernière demi-heure se montre assez dynamique et nous offre un petit prélèvement de visage plutôt bien fait, clin d'oeil à la séquence culte du chef d'oeuvre Les Yeux sans Visage. On retiendra aussi l'idée bien trouvée du masque de beauté qui évitera à celle qui se l'est appliquée de devenir une nouvelle victime de la cinglée des bois, cette dernière considérant que ce visage "vert" n'est pas dans ses critères de beauté. Lacérés ne restera pas dans les annales du genre mais j'ai déjà vu bien pire dans ce style de productions indépendantes. 

NOTE : 3/6



samedi 23 juillet 2011

THE UNDYING MONSTER

THE UNDYING MONSTER
(The Undying Monster)


Réalisateur : John Brahm
Année : 1942
Scénariste : Lillie Hayward, Michael Jacoby d'après la nouvelle de Jessie D. Kerruish
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante, Policier
Interdiction : /
Avec : James Ellison, Heather Angel, John Howard, Bramwell Fletcher, Heather Tatcher


L'HISTOIRE :  En rentrant chez lui, Oliver Hammond se fait attaquer sauvagement par une mystérieuse créature, au alentours de la falaise qui borde sa vaste demeure. Sa soeur Helga, inquiète de ne pas le voir rentrer, part à sa recherche et le trouve inconscient. De retour au domicile familiale, les rumeurs vont bon train concernant la nature de l'agresseur, car la famille Hammond vit sous la coupe d'une légende qui veut qu'un monstre s'en prenne à tous ses descendants. Un inspecteur de Scotland-Yard, Robert Curtis, accompagné de son assistante, va tout mettre en oeuvre pour lever le voile sur cette curieuse affaire...

MON AVIS : Le succès des productions Universal durant les années 30, ainsi que la sortie du film Le Loup-Garou de George Waggner en 1941, décide la Twentieth Century Fox à produire des films d'épouvante. Le studio confie à John Brahm l'adaptation d'une nouvelle de Jessie D. Kerruish. A l'arrivée, le résultat sera plus que significatif. The Undying Monster ressemble à s'y méprendre à une production Universal. Beauté des décors, ambiance travaillée, brume, jeu d'ombres, musique adéquate et très bon casting sont au rendez-vous, le tout magnifié par une superbe photographie. Si le film mise avant tout sur une ambiance policière savamment distillée, nous rappelant les enquêtes de Sherlock Holmes, avec nombreux suspects potentiels et indices à découvrir, il innove en faisant de Robert Curtis un détective à la pointe du progrès, puisque ce dernier utilise des techniques nouvelles, comme le spectre de lumière par exemple ou l'analyse du sang. Accompagné par sa collègue à "l'intuition féminine sur-développée", le duo est une sorte de Mulder et Scully bien avant l'heure, même si la rationalité prédomine chez eux. The Undying Monster s'approprie le thème du loup-garou et de la malédiction familiale de façon convaincante et on trouvera assez étrange la conclusion et l'explication fournie par le médecin de la famille qui suit la séquence où on a clairement vu un être poilu et griffu redevenir humain. Une petite fausse note qui n'entrave en rien le plaisir éprouvé à la vision de ce film méconnu, qui mérite qu'on s'y attarde. 

NOTE : 4/6