Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


lundi 30 mai 2011

THEATRE DE SANG

THEATRE DE SANG
(Théâtre of Blood)


Réalisateur : Douglas Hickox
Année : 1973
Scénariste : Anthony Greville-Bell
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Comédie
Interdiction : -12 ans
Avec : Vincent Price, Diana Rigg, Ian Hendry, Harry Andrews, Coral Browne, Robert Coote


L'HISTOIRE : Un acteur de théâtre, Edward Lionheart, passionné par les oeuvres de Shakespeare, se jette du haut d'un immeuble car les critiques ne lui ont pas décerné le prix du meilleur acteur. Son corps est recueilli par une bande de clochards qui découvrent que l'acteur n'est pas mort. Ce dernier va alors préparer une terrible vengeance contre les critiques renommés qui l'ont toujours ridiculisé, avec l'aide de ses nouveaux amis et de sa fille. Un à un, les critiques deviennent malgré eux acteurs dans les pièces de  Lionheart, qui leur réserve un sort plutôt funeste, chaque mort étant bien sur inspiré des écrits du grand William Shakespeare...

MON AVIS : Vincent Price et Diana Rigg, réunis dans le même film ! Quel bonheur ! Voilà déjà deux éléments qui donnent envie de visionner Théâtre de Sang. Cerise sur le gâteau, le film s'avère étonnant et fort réussi, mêlant l'épouvante et l'humour noir britannique dans un savoureux cocktail. Si Diana Rigg (ex Emma Peel de Chapeau Melon et Bottes de Cuir) n'a pas un très grand rôle et semble plus présente en guest-star qu'autre chose, il en va tout autrement pour l'immense Vincent Price, qui tire la couverture à lui tout seul et nous offre ici un véritable show digne de son talent, en interprétant tout un tas de personnages issus de l'univers de Shakespeare, avec maquillages et costumes tous plus délirant les uns que les autres. Récitant à tout bout de champ des tirades de Richard III, Roméo et Juliette, Othello, Jules César ou Henri VI entre autre, tout en exagérant au maximum le côté théâtral de son personnage, Vincent Price nous offre une composition succulente, qu'il faut évidemment voir en version originale pour pleinement apprécier le timbre de voix si élégant et reconnaissable de l'acteur. Le film nous propose également un catalogue de morts diverses et variées, avec lacérations multiples, lance enfoncée dans un corps, décapitation à la scie, étouffement par gavage, coeur prélevé au poignard et autres joyeusetés, chaque meurtre faisant preuve d'un humour noir assez macabre qui nous fera bien sourire. Cette diversité dans les meurtres et le personnage d'Edward Lionheart n'est d'ailleurs pas sans nous rappeler un autre excellent film de Vincent Price, L'Abominable Docteur Phibes, qui entretient un scénario quelque peu similaire avec Théâtre de Sang. Anthony Hickox a réalisé un très bon film, une comédie horrifique macabre que je vous recommande vivement si vous êtes fan de Vincent Price !

NOTE : 5/6




dimanche 29 mai 2011

FASTER PUSSYCAT, KILL, KILL !

FASTER PUSSYCAT, KILL, KILL !


Réalisateur : Russ Meyer
Année : 1965
Scénariste : Jack Moran
Pays : Etats-Unis
Genre : Action
Interdiction : -16 ans
Avec : Tura Satana, Haji, Lori Williams, Sue Bernard, Dennis Busch, Stuart Lancaster, Paul Trinka


L'HISTOIRE : Varla, Rosie et Billie, trois pulpeuses go-go danseuses, partent en virée dans leurs bolides de course. Varla, experte en arts martiaux et leader du groupe, tue un touriste et kidnappe sa fiancée. Leur escapade les amène dans une petite ferme perdue au milieu du désert. Là, le gang féminin fait la connaissance d'un vieil homme infirme et de ses deux fils, dont l'un est un peu simplet mais possède une musculature impressionnante, qui fait craquer la belle Billie. Varla découvre que le vieil homme, qui malgré son handicap est un vrai pervers, posséderait un gros magot qu'il a mis en lieu sûr.  Elle monte alors un plan pour tenter de le récupérer...

MON AVIS : Film culte du grand Russ Meyer, qui voue une admiration sans borne pour les femmes à la  poitrine surdimensionnée, qu'il mettra parfaitement en valeur dans sa saga des Vixens. Dans Faster Pussycat Kill Kill aussi, mais de manière assez soft puisqu'à aucun moment, on ne verra une poitrine dénudée. Ce qui les rend encore plus sexy pour ma part. Le film est un hymne au Girl Power, puisque le trio diabolique emmené par l'actrice culte Tura Satana passe son temps à faire la course en voiture et à sa battre, comme de vrais mecs. Le film enchaîne les séquences à un rythme endiablé et met en avant une galerie de personnages hors normes, n'ayant aucune morale, comme les aime Russ Meyer. Paralytique violeur, femme experte en arts martiaux n'hésitant pas à tuer qui se met en travers de son chemin, simple d'esprit au corps d'Hercule, la panoplie est grande et le délire bien présent. La violence est bien mise en avant, même si elle paraîtra fort désuète à notre époque. La réalisation est de grande qualité, Russ Meyer se permettant des plans de caméras assez innovants. Action, délire, scènes cultes, dialogues percutants et actrices à fantasmes, voilà ce que vous propose Faster Pussycat Kill Kill, qui reste un film inclassable, un road movie original qu'aucun autre metteur en scène n'aurait pu réaliser. Et n'oublions pas de mentionner la qualité de la bande originale du film, culte elle aussi !

NOTE : 6/6





L'ANGE DE LA VENGEANCE

L'ANGE DE LA VENGEANCE
(MS.45, Angel of Vengeance)


Réalisateur : Abel Ferrara
Année : 1981
Scénariste : Nicholas St John
Pays : Etats-Unis
Genre : Rape and Revenge, Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Zoë (Tamerlis) Lund, Albert Sinkys, Darlene Stuto, Helen McGara, Peter Yellen


L'HISTOIRE : Thana est une jeune fille muette, timide et réservée, qui travaille dans un atelier de couture. En rentrant chez elle, elle se fait violer par un inconnu dans une ruelle sombre. De retour dans son appartement, elle surprend un voleur qui va lui aussi la violer mais elle parviendra à lui échapper et le tuera. Ayant découpé son corps en plusieurs parties, Thana va chaque jour disperser les morceaux de cadavres emballés dans des sacs poubelles. Le choc émotionnel des deux viols et du meurtre va également avoir une lourde conséquence sur sa vie : ne supportant plus la gente masculine, Thana va assouvir sa vengeance nuit après nuit, aidée du pistolet calibre 45 qu'elle a pris au voleur. Les rues de New-York vont devenir le nouveau territoire de jeu de cette Ange de la Vengeance...

MON AVIS : Excellent film d'Abel Ferrara qui transforme une frêle jeune fille en justicière rédemptrice. Le réalisateur pousse le vice jusqu'à faire de son héroïne une muette, ce qui arrangera bien les deux violeurs, leur pauvre victime ne pouvant appeler à l'aide. Une victime qui ne le restera pas longtemps, puisque, à la manière d'un Charles Bronson au féminin, elle va se mettre à liquider bon nombre de voyous dans les rues sales et glauques de New-York. La timide Thana devient de plus en plus froide, méthodique, déterminée et plus rien ne pourra arrêter son implacable désir de vengeance envers les hommes. Zoë Lund, âgée de 19 ans à l'époque du tournage, est absolument parfaite et transcende littéralement son personnage. On retiendra particulièrement la séquence finale, celle du bal masqué, où, habillée en tenue de nonne et porte jarretelles, elle va se livrer à un véritable carnage sur les invités masculins, le tout filmé au ralenti, ce qui rend la séquence très onirique et la rapproche de la scène du bal de Carrie au Bal du Diable. Avec L'Ange de la Vengeance, Abel Ferrara a réalisé une oeuvre forte, dure, réaliste, un classique en puissance du "Rape and Revenge", qui ravira les féministes pures et dures !

NOTE : 5/6




samedi 28 mai 2011

LA BAIE SANGLANTE

LA BAIE SANGLANTE
(Reazione a Catena, A Bay of Blood, Ecologia del Delitto)


Réalisateur : Mario Bava
Année : 1971
Scénariste : Mario Bava, Filippo Ottoni, Giuseppe Zaccariello
Pays : Italie
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Claudine Auger, Luigi Pistilli, Claudio Camaso, Anna Maria Rosati, Chris Avram


L'HISTOIRE La Baie est un magnifique domaine, convoité par de nombreuses personnes. La propriétaire, une vieille comtesse paralytique, refuse de vendre car elle ne veut pas le voir transformé en station balnéaire. Elle est assassinée par son mari, qui se fait lui aussi tuer par un mystérieux inconnu. Peu de temps après, quatre jeunes gens entrent par effraction dans une des villas du domaine pour s'amuser. L'une des filles découvre un cadavre flottant dans la Baie. Elle se fera tuée, et ses camarades connaîtront bientôt le même sort. Il semblerait que le tueur ne veuille pas d'intrus dans la Baie et qu'il élimine toute personne ayant un rapport avec le somptueux domaine de la Comtesse... 

MON AVIS : Mario Bava, génial réalisateur italien, avait déjà codifié dans les années 60 tous les éléments  qu'on retrouvera dans le Giallo des années 70, avec La Fille qui en savait trop et Six femmes pour l'assassin. Avec La Baie Sanglante, il pose cette fois les bases de ce qui deviendra le "slasher movie" dans les années 80, à savoir une histoire basique, un groupe d'adolescents et surtout, un étalage de meurtres originaux commis avec diverses armes, unique raison d'être de ce style de films. Ce n'est pas peu dire que Mario Bava est une pierre angulaire du cinéma de genre et que des générations de réalisateurs lui doivent beaucoup. Ceux qui pensent que le Vendredi 13 de Sean Cunningham est un film original doivent regarder La Baie Sanglante. Ils seront sûrement surpris de voir que le film de Mario Bava, réalisé en 1971 seulement, est en avance d'une décennie ! Meurtre à la serpette, gorge tranchée, pendaison, strangulation, couple faisant l'amour embroché par une lance, décapitation à la hache et un zest d'érotisme, tout y est déjà ! Le film s'avère même bien plus intéressant que la plupart des futurs slashers movies car il nous présente dans sa seconde partie une multitude de personnages adultes qui s'avèrent être tous antipathiques, manipulateurs, arrivistes et donc de potentiels tueurs, ayant tous un rapport avec le domaine de la Baie. Il n'y a pas de héros dans La Baie Sanglante, tout le monde est pourri et ne cherche que son propre intérêt. Alors oui, le film fonctionne encore bien mais accuse parfois le poids des ans. Il est profondément ancré dans son époque et s'est pris un petit coup de vieux. La scène finale laisse également un arrière goût étrange, comme si Mario Bava ne savait pas comment clôturer son film et a trouvé cette solution de secours qui dénote avec le reste du long-métrage. Néanmoins, c'est un film important dans l'évolution du cinéma horrifique puisque le premier d'une longue liste de films à venir. 

NOTE : 4/6   




jeudi 26 mai 2011

THE ASTOUNDING SHE MONSTER

THE ASTOUNDING SHE MONSTER


Réalisateur : Ronald V. Ashcroft
Année : 1957
Scénariste : Frank Hall
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Robert Clarke, Kenne Duncan, Marilyn Harvey, Jeanne Tatum, Shirley Kilpatrick


L'HISTOIRE : Trois brigands kidnappent la fille d'un millionnaire afin de demander une rançon. Leur périple les amène dans la cabane d'un géologue et de son chien, où non loin de là, une curieuse météorite vient de s'écraser. Ce que tout le monde ignore, c'est que le météore était en fait un vaisseau spatial et qu'un extraterrestre d'apparence féminine va bientôt venir à leur rencontre...

MON AVIS : Superbe affiche pour The Astounding She Monster, ce qui sera bien la seule chose à retenir de ce long-métrage de SF. La réalisation de Ronald V. Ashcroft, dont c'est le premier film (sur trois), est laborieuse au possible, poussive, et transforme le film en un puissant somnifère tant on s'ennuie durant sa vision. Les acteurs cabotinent, l'extraterrestre est ridicule, l'utilisation de la voix off durant le premier quart d'heure est d'une pénibilité rare et l'action tourne en rond une fois les brigands et leur victime arrivés dans la cabane du géologue. On ne compte plus les sorties et les retours dans la cabane qui ne servent à rien, ni les passages d'une scène censée se dérouler de nuit alors que le plan précédent était filmé de plein jour. Certes, le message du film est sympathique car pacifiste, l'extraterrestre étant en fait venu apporter un message de paix à la Terre de la part des peuples d'autres galaxies afin de faire prendre conscience aux terriens des dangers des armes atomiques. Malheureusement, le traitement ne suit pas et on est à des années lumières d'un film comme Le Jour où la Terre s'arrêta par exemple. Même les films d'Ed Wood sont bien mieux réalisés et rythmés que celui-ci. Evidemment, The Astounding She Monster devait bénéficier d'un budget microscopique mais quand même. S'ennuyer ferme alors que le film ne dure qu'une toute petite heure, c'est dire si le résultat est vraiment mauvais. Même le côté rétro et nostalgique des vieux films en noir et blanc ne parvient pas à attirer la sympathie dans ce cas précis. On se contentera de regarder l'affiche, ce sera bien mieux...

NOTE : 0/6




mercredi 25 mai 2011

DAR L'INVINCIBLE

DAR L'INVINCIBLE
(The Beastmaster)


Réalisateur : Don Coscarelli
Année : 1982
Scénariste : Don Coscarelli, Paul Pepperman
Pays : Etats-Unis
Genre : Heroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Marc Singer, Tanya Roberts, Rip Torn, John Amos, Josh Milrad, Rod Loomis


L'HISTOIRE : Le Roi Zed banni de son royaume le sorcier Maax, un fanatique adepte du sacrifice d'enfants. Pour se venger, Maax envoie une de ses sorcières extraire l'enfant que la femme du Roi porte en elle pour l'offrir en sacrifice. Un paysan, témoin de la scène, parvient à la tuer et à sauver le nouveau né, qu'il adopte et baptise Dar. Il lui apprendra le maniement des armes, les techniques de combats et découvrira que son fils adoptif possède le pouvoir de communiquer avec les animaux. Devenu adulte, Dar échappe de justesse au massacre de tous les habitants de son village par les Juns, une race de guerriers barbares. Décidé à venger son peuple, Dar se lance dans un long voyage pour aller anéantir ses ennemis. En chemin, il ralliera à sa cause divers animaux, tel un aigle, deux mangoustes et un somptueux tigre noir, qui deviendront ses yeux, sa ruse et sa force. Il fera également la connaissance de la jolie Kiri. Voulant la libérer de sa condition d'esclave,  Dar devra faire face à Maax et affrontera de multiples dangers avant de se retrouver enfin face aux Juns...

MON AVIS :  Revoir trente ans après l'un des tout premiers films vus au cinéma (j'avais 8 ans à l'époque) fait toujours son petit effet, mélange d'excitation mais aussi de peur, car les beaux souvenirs que l'on peut avoir d'un film vu enfant peuvent vite s'estomper pour laisser la place à une vraie désillusion en constatant que l'oeuvre qui nous avait marqué s'avère être en fait un mauvais nanar. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de Dar L'invincible ! Issu de la vague des films surfant sur le succès de Conan le Barbare, le film de Don Coscarelli, réalisateur qui nous avait donné l'excellent Phantasm en 79, s'avère être l'une des meilleures copies du chef d'oeuvre de John Milius. Même si Marc Singer n'a pas la carrure d'Arnold Schwarzenegger, son corps athlétique lui suffit à imposer son personnage, malgré des expressions du visage un peu limité. Mais ne boudons pas notre plaisir puisque de biens belles surprises nous attendent dans cette grande aventure. On a pèle-mêle et sans exhaustivité : un méchant sorcier qui n'hésite pas à lancer des jeunes enfants dans un brasier, la superbe Tanya Roberts avec ses yeux bleu turquoise à tomber, des hommes chauve-souris qui ingurgitent leurs victimes dans leurs ailes, une bague qui s'ouvre pour laisser apparaître un oeil, des hommes transformés en machine à tuer grâce à un étrange liquide vert qui leur ronge le cerveau et annihile les peurs, des combats à n'en plus finir, de superbes décors, de la magie, des animaux, de l'héroïsme, de l'amour et un combat final explosif ! Bon, ok, j'avoue qu'il y'a quelques petites longueurs parfois et le film aurait gagné à être raccourci d'un bon quart d'heure. Mais dans l'ensemble, c'est un vrai spectacle de divertissement, de l'Héroïc-Fantasy de qualité et quand on voit des nanars comme Conan le Destructeur ou Yor le chasseur du futur, on se dit que Dar L'invincible n'a pas à rougir et qu'il se classe largement dans le haut du panier de ce genre de film. Vraiment pas déçu de l'avoir revu !

NOTE : 4/6




mardi 24 mai 2011

KABOOM

KABOOM


Réalisateur : Gregg Araki
Année : 2010
Scénariste : Gregg Araki
Pays : Etats-Unis, France
Genre : Comédie déjantée
Interdiction : -12 ans
Avec : Thomas Dekker, Haley Bennett, Juno Temple, Roxane Mesquida, Chris Zylka, James Duval


L'HISTOIRE : Smith, un ado gay qui se cherche encore, mène une vie tranquille sur le campus, traînant avec sa meilleure amie, l’insolente Stella, couchant avec la belle London, tout en désirant Thor, son sublime colocataire, un surfeur un peu simplet. Tout se passe normalement jusqu’à une nuit terrifiante où tout va basculer. Sous l’effet de "space cookies" ingérés à une fête, Smith est persuadé d’avoir assisté à l’horrible meurtre d’une rousse énigmatique qui hante ses rêves. En cherchant la vérité, il s’enfonce dans un mystère de plus en plus profond qui changera sa vie à jamais...

MON AVIS : Gregg Araki est de retour, et plus en forme que jamais ! Après nous avoir donné des films délirants durant les années 90 (Totally F***ed Up, The Doom Génération, Nowhere), le réalisateur retrouve en 2010 son univers déjanté et coloré avec Kaboom, une comédie trash totalement farfelue, mettant en scène son sujet de prédilection, à savoir la jeunesse. Une jeunesse désanchantée, qui n'a aucun tabou, sexuellement libérée (on ne compte plus les séquences entre fille/garçon, fille/fille, garçon/garçon ou un mélange de tout ça...) et qui est représentée par de jeunes acteurs pleins de talents, dont Thomas Dekker, Juno Temple et Roxane Mesquida, qui dominent d'une tête le reste du casting. Comme à son accoutumé, Gregg Araki place ses acteurs dans un univers délirant et fou, et le spectateur se pose sans cesse cette question durant le visionnage : "mais qu'est-ce que c'est que ce délire ??" Il faut dire qu'on ne sait plus trop où donner de la tête. On a de drôles d'individus qui portent des masques d'animaux pour commettre un crime, une belle brune qui possède des pouvoirs surnaturels, un héros qui fait des sortes de rêves mystiques, j'en passe et des meilleurs. Est-on vraiment dans le monde réel ou dans un trip hallucinatoire ?? Tout ce délire environnant prend petit à petit ses marques pour trouver une explication dans un final hallucinant, à base de complot, d'enfants surdouées et de fin de monde. Avec ses couleurs "flashys", ses dialogues percutants, sa sexualité débridée et son étonnant casting, Kaboom propose un spectacle détonnant, hybride, qui étonne mais ne laisse pas indifférent. Original, rafraîchissant mais spécial tout de même.

NOTE : 4/6




lundi 23 mai 2011

ROMEO + JULIETTE

ROMEO + JULIETTE
(Roméo + Juliet)


Réalisateur : Baz Luhrmann
Année : 1996
Scénariste : Baz Luhrmann, Craig Pearce d'après l'oeuvre de William Shakespeare
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Romance
Interdiction : /
Avec : Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo, Harold Perrineau, Pete Postlethwaite


L'HISTOIRE : Deux familles, les Capulet et les Montague, se déchirent à Vérone. Les querelles se transforment en rixes meurtrières et rien ne peut sembler apporter la paix dans cette guerre des clans. Lors d'une réception organisée dans la demeure des Capulet, Roméo Montague, venu incognito grâce à son fidèle ami Mercutio, croise le regard de Juliette Capulet, fille unique de son ennemi. Le coup de foudre entre les deux jeunes adolescents est immédiat. Leur amour résistera t'il à la haine qui oppose leur famille respective ?

MON AVIS : Faire une version moderne de la plus grande histoire d'amour ayant jamais existé à partir du texte de William Shakespeare, en conservant le phrasé en vers, pouvait paraître risqué. C'était sans compter sur le génie de cet auteur majeur, dont le texte, à travers ce film de Baz Luhrmann, nous apparaît d'une étonnante modernité. Le réalisateur a su tirer partie d'une oeuvre connue de tous pour en faire une tragédie mêlant le bruit et la fureur, tout en gardant une place prépondérante à l'Amour, avec un grand A. Musique branchée ou mélancolique, costumes jeunes et dynamiques (les chemises hawaïennes de Roméo et de sa bande), querelles entre membres des familles opposées qui se transforment en duel "westernien" du plus bel effet, montage nerveux, parfois clipesque, et surtout un casting époustouflant, Leonardo DiCaprio et Claire Danes en tête, qui donne toute sa force à ce long-métrage, dans lequel on trouve des séquences absolument magnifiques (la première rencontre de Roméo et de Juliette à travers un aquarium ou la scène du balcon revisitée de manière fort astucieuse) ou réellement tragiques (la mort de Mercutio, sublime). Roméo + Juliette version 1996 est un chef d'oeuvre assourdissant, d'une grande puissance émotionnelle, qui fait passer le spectateur par diverses émotions, jusqu'à lui arracher des larmes. Superbe et grandiose !

NOTE : 6/6




dimanche 22 mai 2011

LE CHÂTEAU DES MORTS VIVANTS

LE CHÂTEAU DES MORTS VIVANTS
(Il Castello dei Morti Vivi)


Réalisateur : Luciano Ricci, Lorenzo Sabatini, Michael Reeves
Année : 1964
Scénariste : Lorenzo Sabatini, Michael Reeves
Pays : Italie, France
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Christopher Lee, Gaia Germani, Philippe Leroy, Mirko Valentin, Donald Sutherland


L'HISTOIRE : Une troupe de saltimbanques est invité à donner une représentation dans le château du Comte Drago. A leur arrivée, les membres de la troupe sont angoissés par la lugubre décoration du château. En effet, le Comte Drago est passionné par la taxidermie et une multitude d’animaux empaillés ornent les murs de sa vaste demeure. Ce que les hôtes de Drago ignorent, c’est que la passion de ce dernier a atteint un stade ultime et que ses recherches l’amènent désormais à faire des expérimentations sur…les êtres humains !

MON AVIS : Epouvante gothique au menu de ce Château des Morts Vivants qui a la particularité de ne montrer aucun mort vivant, le terme étant à prendre ici au sens métaphorique puisque pouvant désigner soit les humains empaillés soit le Comte Drago lui-même, avec sa face blafarde, son regard froid et livide et sa manière de déambuler dans les corridors, tel un zombie. Ce curieux personnage, interprété par l'élégant Christopher Lee, nous fait penser au Comte Zaroff, qui aimait lui aussi chasser du gibier humain, ce que fait en fait le Comte Drago en attirant des touristes dans son château. Le film mêle l'humour, avec ses personnages pittoresques (le nain, la troupe de saltimbanques, le chef de la police interprété par Donald Sutherland) et l'épouvante, avec des scènes baignant dans une atmosphère macabre particulièrement bien rendue (la découverte de la femme morte du Comte Drago, qu'il conserve comme le fait Norman Bates avec sa mère dans Psychose, les animaux empaillés...) et surtout avec le personnage du serviteur du Comte, âme damnée de ce dernier, qui possède un visage et un physique marquants et emprunts de folie. Malgré son petit budget, qui ne permet pas au film d'être un classique du cinéma d'épouvante au même titre que les oeuvres de Mario Bava par exemple, Le Château des Morts Vivants n'est pas dénué d'intérêt et se laisse regarder avec plaisir, surtout qu'il bénéficie d'une superbe photographie, d'un très beau noir et blanc et qu'il met en vedette féminine la séduisante Gaia Germani, qui va vivre une vraie nuit de cauchemar dans ce lugubre château. Inédit en France, on remerciera l'éditeur Artus Films d'avoir exhumé en dvd Le Château des Morts Vivants pour permettre au plus grand nombre de le découvrir.

NOTE : 4/6




samedi 21 mai 2011

MORDS-MOI SANS HESITATION

MORDS-MOI SANS HESITATION
(Vampire Suck)


Réalisateur : Jason Friedberg, Aaron Seltzer
Année : 2010
Scénariste : Jason Friedberg, Aaron Seltzer
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Jenn Proske, Matt Lanter, Chris Riggi, Ken Jeong, Diedrich Bader


L'HISTOIRE : Becca revient dans sa ville natale pour y habiter avec son père. Elle retrouve Jacob, un ami d'enfance, qui tombe sous le charme de la jeune fille. Mais lorsqu'elle croise le ténébreux Edward, le coeur de Becca s'emballe. Mais Edward n'est pas un garçon comme les autres : c'est un vampire...

MON AVIS : Mon dieu. Autant j'avais apprécié les parodies style Scary Movie ou Hot Shots !, qui contenaient quelques bons gags, autant là, on atteint le néant absolu du film parodique qui ne fait pas rire. Mords-moi sans hésitation s'avère un véritable calvaire à visionner, avec des gags d'une lourdeur infinie et qui tombent quasiment tous à plat, à l'exception d'un ou deux (la présence du personnage de Buffy, l'allusion au Black Eyed Peas...) qui arrivent avec peine à nous tirer un léger sourire. Je ne sais même pas si le film plaira aux inconditionnels de la saga Twilight, principale source d'inspiration des deux réalisateurs. Certes, les acteurs ressemblent comme des sosies aux personnages originaux et la plupart des situations présentes dans les films adaptés de l'oeuvre de Stephenie Meyer sont reprises à l'identique mais de façon parodique. Problème, comme déjà évoqué, rien ne fonctionne et c'est l'ennui total qui prédomine durant tout le visionnage. A éviter comme la peste.

NOTE : 0/6




PIRANHA

PIRANHA
(Piranha 3D)

Réalisateur : Alexandre Aja
Année : 2010
Scénariste : Pete Goldfinger, Josh Stolberg
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Comédie
Interdiction : -12 ans
Avec : Elisabeth Shue, Jerry O'Connell, Steven R. McQueen, Kelly Brook, Jessica Szohr, Riley Steele, Eli Roth, Christopher Lloyd, Richard Dreyfuss


L'HISTOIRE : Un tremblement de terre ouvre un faille sous-marine dans le lac bordant la ville de Lake Victoria, libérant des centaines de piranhas préhistoriques. Une aubaine pour les poissons carnivores car la fête du Spring Break va bientôt battre son plein. Dans le même temps, le jeune Jake Forester accepte de servir de guide touristique à Derrick Jones, célèbre réalisateur de film porno, venu avec ses belles naïades, Danni et Crystal...

MON AVIS : "Sea, sex and...blood" ! Voilà un slogan qui colle parfaitement avec ce qu'on voit dans le film ! Du soleil, de superbes paysages, un lac, des centaines de jeunes filles se trémoussant avec ou sans maillot de bain sur de la musique techno, la ravissante actrice porno Riley Steele, la non moins charmante Kelly Brook et des tas de vedettes venues s'amuser sur le film d'Alexandre Aja, tel Richard Dreyfuss (Les dents de la Mer, Rencontres du Troisième Type), Elisabeth Shue (Karaté Kid, Link, Retour vers le futur 2 & 3), Christopher Lloyd (Retour vers le futur) ou bien encore Eli Roth (réalisateur des deux Hostel, acteur dans Inglorious Basterds...) par exemple. S'amuser, le terme est bien choisi car c'est vraiment ce qu'on fait durant la vision du film. Sur un rythme qui ne faiblit jamais et avec beaucoup d'humour, Alexandre Aja s'en donne à coeur joie et nous concocte des scènes jubilatoires d'attaques de piranhas, qui donnent des résultats bien gores à l'écran, jusqu'au massacre final lors du Spring Break qui atteint un joli score au niveau du nombre de victimes grignotées par les féroces poissons, le tout servi par des effets spéciaux et de maquillages superbement réalisés. Niveau plaisir des yeux, les spectateurs masculins seront plus gâtés que le public féminin puisqu'on ne compte plus les filles qui se baladent en monokini, auquel vient s'ajouter un très joli et sensuel ballet sous-marin entre Kelly Brook et la bombe anatomique Riley Steele. Attention à votre tension cardiaque messieurs. Bref, il faut prendre Piranha pour ce qu'il est : un film extrêmement fun, divertissant, qui ne lésine pas sur le gore mais toujours dans la bonne humeur et qui bénéficie d'une réalisation hyper soignée, comme lors de l'exploration de la faille sous-marine par deux plongeurs. Pas un chef d'oeuvre mais le film idéal pour passer une bonne soirée un samedi soir entre copains, avec Coca et Pop-corn ! Plus les lunettes 3D si vous aimez ce procédé, le film ayant été pensé pour être vu de cette façon.

NOTE : 4/6




FRANKENSTEIN

FRANKENSTEIN
(Frankenstein)


Réalisateur : James Whale
Année : 1931
Scénariste : Garrett Fort, Francis Edward Faragoh, d'après l'oeuvre de Mary Shelley
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Colin Clive, Boris Karloff, Dwight Frye, Mae Clarke, Edward Van Sloan, Frederick Kerr


L'HISTOIRE : La jeune Elizabeth est inquiète pour son fiancé, le docteur Henry Frankenstein, car celui-ci ne donne plus de nouvelles et est parti s'isoler dans une tour de gué qu'il a transformé en laboratoire pour mener à bien des expériences secrètes. En effet, Henry Frankenstein a créé un corps à partir de morceaux de cadavres qu'il a lui-même été déterré et lui a implanté un cerveau. Il attend le soir où l'orage sera à son paroxysme pour donner la vie à sa création grâce à la puissance de la foudre. Mais le cerveau dérobé par son assistant Fritz est celui d'un criminel...

MON AVIS : Grand classique du cinéma d'épouvante devant l'Eternel, Frankenstein conserve quelques 80 ans plus tard toute sa force et son pouvoir de fascination. Les ingrédients de cet exploit ? Une réalisation alerte de James Whale, un casting excellent avec un Colin Clive fascinant dans le rôle d'Henry Frankenstein, des décors grandioses, dont le laboratoire qui est d'une perfection absolue, une ambiance macabre merveilleusement bien retranscrite à l'écran, des scènes cultes (la première apparition du monstre, la séquence où le monstre jette dans le lac la petite Maria par jeu...), de la poésie et une certaine tendresse pour cette créature innocente jetée sans apprentissage dans le monde des vivants et reniée par son créateur, qui est évidemment la pièce maîtresse de l'oeuvre. Incarnée par Boris Karloff, qui bénéficie du talent de maquilleur de Jack Pierce, la créature de Frankenstein version 1931 est celle dont le visage reste incontestablement le plus connu de tout le bestiaire du cinéma fantastique existant. Encore aujourd'hui, aucun monstre, aucune créature ne peut rivaliser avec l'apparence de Boris Karloff dans l'inconscient collectif. James Whale a réalisé un authentique chef d'oeuvre qu'on ne se lasse pas de revoir, en étant toujours aussi admiratif devant tant de talent et de savoir-faire, deux notions qu'il élèvera à un niveau encore supérieur quatre ans plus tard en donnant au monde le plus grand et le plus beau film fantastique de tous les temps, La Fiancée de Frankenstein...

NOTE : 6/6




vendredi 20 mai 2011

BOURREAUX SS

BOURREAUX SS
(L'Ultima Orgia del III Reich / La Ultima Orgia de la Gestapo / Gestapo's Last Orgy / Des Filles pour le Bourreau)


Réalisateur : Cesare Canevari
Année : 1977
Scénariste : Cesare Canevari, Antonio Lucarella
Pays : Italie
Genre : Nazisploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Daniela Poggi, Adriano Micantoni, Maristella Grieco, Fulvio Ricciardi, Pietro Vial


L'HISTOIRE : 5 ans après le procès de Nuremberg. Lise, une ancienne déportée juive, retrouve le commandant SS Conrad Von Starker, qui vient de sortir de prison, devant les vestiges de l'ancien camp de la mort que dirigeait ce dernier. Les souvenirs refont alors surface : pendant son séjour dans le camp, le commandant a fait subir à Lise de nombreuses épreuves et sévices, sans que celle-ci n'éprouve la moindre peur de mourir. Admiratif devant cette force de caractère, le commandant a tissé une relation particulière avec la jeune femme, qui est devenue son amante...

MON AVIS :  Parmi les sous-genres du cinéma Bis, la "Nazisploitation" apparaît comme étant le plus abject, le plus malsain et le plus racoleur. Apparue dans les années 70 suite au succès de Ilsa, La Louve des SS en 75 et surtout du Salon Kitty de Tinto Brass réalisé l'année suivante, la "Nazisploitation" va connaître une période faste durant quelques années seulement, et principalement en Italie, où des réalisateurs comme Sergio Garrone, Luigi Batzella, Rino di Silvestro, Bruno Mattéi, Fabio de Agostini et même Mario Caiano filment avec complaisance des officiers et soldats nazis s'amusant à violer et torturer des déportées dans des camps de concentration. Des films qui sont de purs produits d'exploitation destinés uniquement à faire de l'argent. Car soyons bien clair : ces films sont des divertissements, certes d'un genre très spécial, mais ne font en aucune manière l'apologie du IIIème Reich ou ne donnent une image positive du nazisme. Les Nazis sont tous des salauds et ne terminent jamais le film vivant. Ouf, la morale est sauve !

Après cette petite précision, mais au combien importante pour bien comprendre que les amateurs de ce type de films ne sont pas des néo-nazis en puissance, parlons de ce Bourreaux SS, également connu sous le titre "Des Filles pour le Bourreau". Réalisé par Cesare Canevari, c'est certainement l'un des plus glauques "Nazisploitation" italien, principalement pour une séquence qui reste gravée dans l'esprit de ceux qui ont vu le film : lors d'un banquet, les officiers SS, sous l'impulsion d'un des leurs qui leur prodiguent un cours sur l'utilité des sous-races comme denrée alimentaire, se mettent à manger des morceaux de chair humaine cuite, avant de dévêtir une prisonnière, de l'asperger de cognac et de la faire griller vive pour s'en repaître. Abominable et choquant. Parmi les autres joyeusetés de ce long-métrage, des prisonnières violées par des soldats afin de leur redonner du courage pour repartir au front, une femme jetée en pâture à des chiens affamés qui vont la dévorer vivante ou une autre suspendue par les mains qu'on va plonger dans de la chaux vive. Les italiens ne se donnaient guère de limite dans les séquences crades à l'époque. Mais ces séquences ne constituent pas le seul intérêt du film. Cesare Canevari, après une première partie principalement composée des horreurs subies par les prisonnières, va développer une étrange relation amoureuse entre le commandant SS et sa victime, à la manière de Portier de Nuit. L'actrice incarnant Lise est plutôt convaincante et parvient à rendre cette partie de l'histoire assez intéressante, notamment à la fin où elle dévoile le pourquoi de cette retrouvaille avec son ancien bourreau/amant. Bourreaux SS, malgré son aura nauséabond, est de plus assez bien filmé, n'ennuie pas et bénéficie d'une bonne partition musicale. Cerise sur le gâteau, la présence de la très belle Maristella Grieco, qui incarne un officier SS au féminin digne d'Ilsa niveau sadisme. A réserver tout de même aux amateurs du genre, les autres n'y trouveront aucun intérêt...

NOTE : 3/6


jeudi 19 mai 2011

LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET

LES CONTREBANDIERS DE MOONFLEET
(Moonfleet)


Réalisateur : Fritz Lang
Année : 1955
Scénariste : Jan Lustig, Margaret Fitts, d'après le roman de J. Meade Falkner
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Stewart Granger, George Sanders, Joan Greenwood, Viveca Lindfors, Melville Cooper, Jon Whiteley


L'HISTOIRE : John Mohune, petit garçon orphelin de 10 ans, se rend à Moonfleet avec une lettre de recommandation de sa défunte mère destinée à Jérémy Fox, amant de cette dernière par le passé, lui demandant de s'occuper et d'éduquer John. Mais Jérémy Fox n'est pas un exemple de gentleman, malgré ce que croit John pour qui Jérémy apparaît comme un père de substitution. Car Jérémy Fox est le chef d'une bande de contrebandiers et la présence de l'enfant l'embarrasse plus qu'elle ne le réjouit. Le pauvre John va découvrir le secret de son nouveau tuteur en tombant dans une crypte dissimulée dans le cimetière, refuge des contrebandiers. Par la même occasion, il va découvrir un médaillon ayant appartenu à Barberousse et qui renferme un message codé qui indique le lieu où se cache un énorme diamant...

MON AVIS : Magnifique film d'aventure du au génial Fritz Lang. Un voyage initiatique pour un petit  garçon, peut-être l'un des plus beaux rôles d'enfant jamais vu sur un écran. Le jeune John Mohune va subir une série d'épreuves qui emmène le film dans des séquences versant dans l'univers gothique, comme la traversée du cimetière, la chute dans la crypte, la découverte d'un squelette, le tout dans des décors et des éclairages de toute beauté. L'histoire, certes classique, est superbement menée et notre intérêt pour le film ne faiblit jamais. Stewart Granger dans le rôle de Jérémy Fox, gentleman aimant la corruption et les femmes, est absolument parfait et son duel épée contre hallebarde dans la taverne est un moment magique. Même si Fritz Lang renia le film, il a réalisé un authentique chef d'oeuvre, mêlant aventure, cape et d'épée, chasse au trésor et épouvante gothique à l'anglaise. Un film qui nous fait retrouver notre âme d'enfant, quand on lisait "La chasse au trésor" de Stevenson par exemple. Les Contrebandiers de Moonfleet, l'un des plus beaux films du cinéma ? La réponse est sans appel : assurément !

NOTE : 6/6 



LE COUVENT DES PÊCHERESSES


LE COUVENT DES PÊCHERESSES
(La Monaca del Peccato / Convent of Sinners / On l'appelle Soeur Désir)


Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1986
Scénariste : Antonio Bonifacio, Daniele Stroppa, d'après l'oeuvre de Diderot "La Religieuse"
Pays : Italie
Genre : Nunsploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Eva Grimaldi, Karin Well, Gabriele Gori, Jessica Moore, Martin Philips, Gabriele Tinti


L'HISTOIRE :  Violée par son beau-père, la jeune Suzanne est envoyée au couvent pour devenir religieuse contre son gré. Une fois dans l'enceinte cléricale, Suzanne va découvrir un monde d'hypocrisie et de débauches sexuelles cachées. Prise sous la protection de la Mère Supérieure, Suzanne va s'attirer les foudres de la Mère en second, qui va comploter contre elle et tenter de la faire passer comme étant possédée par le Diable...

MON AVIS : Le bien connu Joe d'Amato nous livre un "Nunsploitation" de qualité mais qui s'avère relativement sage au niveau de la frénésie sexuelle qui régie généralement ce type de long-métrage. Ce qui se passe dans un couvent à fait fantasmer une génération de réalisateurs masculins qui ont laissé libre cours à leurs désirs en faisant du lieu saint un endroit de débauche. Dans Le Couvent des Pêcheresses, il y a évidemment de l'érotisme mais qui s'avère très gentillet, avec une multitude de nonnes fort jolies que le réalisateur italien passe son temps à dénuder et à filmer de près, mais quasiment aucun accouplement lesbien ou avec des prêtres, si ce n'est la séquence où Suzanne embrasse le prêtre à travers une grille. On a connu Joe d'Amato plus en forme à ce niveau. Le film se laisse donc regarder tranquillement, le spectacle n'est pas désagréable, loin s'en faut et les malheurs d'Eva Grimaldi restent de l'ordre de l'anecdotique. Le métrage change soudain de ton en cours de route, lorsque la Mère en second, jalouse de Suzanne, lui déclare la guerre et veut la faire passer pour une possédée. Le film devient alors un pamphlet anti-clérical, puisqu'on dépêche sur place un pseudo exorciste qui, sous l'influence de la Mère en second, n'hésite pas à chauffer un crucifix discrètement avant de le placer devant Suzanne. La jeune fille recule bien sur devant la chaleur de l'objet, mais son geste sera pris pour un signe de sa possession. Joe d'Amato égratigne ainsi l'Eglise et les extrémistes religieux qui ont conduit à faire naître l'Inquisition. Cette seconde partie est beaucoup moins distrayante que la première, puisque plus sérieuse et réaliste. Eva Grimaldi s'en sort plutôt bien et livre une composition de qualité. Au final, un "Nunsploitation" assez sobre mais joliment filmé, qu'apprécieront les amateurs du genre même si on pouvait s'attendre à plus de délire de la part du réalisateur italien.

NOTE : 3/6



mercredi 18 mai 2011

FLAGELLATIONS

FLAGELLATIONS
(House of Whipcord)


Réalisateur : Pete Walker
Année : 1974
Scénariste : Pete Walker, David McGillivray
Pays : Angleterre
Genre : Women In Prison
Interdiction : -16 ans
Avec : Ann Michelle, Barbara Markham, Sheila Keith, Dorothy Gordon, Robert Tayman, Ray Brooks


L'HISTOIRE : Julia, un jeune mannequin français qui a fait quelques clichés dénudées, se voit inviter lors d'une soirée par un inconnu, qui lui propose de l'emmener chez ses parents. Julia accepte et se retrouve dans un gigantesque demeure qui semble inhabitée. Elle va bientôt découvrir le secret de cet endroit insolite et de sa présence ici : elle vient en réalité de se faire kidnapper et se retrouve devant une directrice, son mari aveugle et deux gardiennes sadiques qui vont lui inculquer le savoir-vivre, sous peine de lui faire subir quelques tortures dont la punition du fouet. La demeure, une ancienne prison abandonnée, est devenue un lieu de séquestration pour jeunes filles, dirigée par des individus prônant le retour de l'ordre moral et de la civilité...

MON AVIS : Sous-genre du Cinéma Bis, le W.I.P. ou "Women In Prison" possède ses aficionados qui se délectent de voir des jeunes filles dénudées se faire malmener par des gardiens de prisons pervers et sadiques. Avec Flagellations, Pete Walker, cinéaste britannique à qui l'on doit des films comme Frightmare, Hallucinations ou Schizo par exemple, s'aventure dans le domaine du film de femmes en prison sans vraiment y entrer à fond, la faute certainement à la sévère censure anglaise. Pas de scène de douche ou de duo saphique ici, qui sont généralement les points forts des W.I.P., l'érotisme étant d'ailleurs très discret dans ce film. Par contre, Pete Walker tente d'instaurer une réelle ambiance angoissante, pour nous faire vivre le clavaire subit par les pauvres jeunes filles retenues contre leur gré. Pour y parvenir, Flagellations met en avant la gardienne Walker, interprétée par Sheila Keith, dont le sadisme et la méchanceté feront la joie des amateurs. Les séquences de fouet ne sont pas non plus très démonstratives en terme visuel, Pete Walker ne se complaisant pas à montrer ces sévices de manière frontale, comme le ferait des W.I.P. plus classiques. Une approche plus sérieuse donc, qui, si elle ne nous met pas non plus mal à l'aise, s'avère bénéfique pour le film, qui trouve une certaine crédibilité dans son déroulement. Flagellations semble s'attaquer à ces extrémistes qui sous couvert de l'ordre moral commettent des actions bien plus répréhensibles que celles qu'ils reprochent à leurs victimes et c'est plutôt bien vu. Reste que le film est un peu lent et qu'un peu plus de rythme et de suspense n'auraient pas été de trop. 

NOTE : 3/6




mardi 17 mai 2011

CRY-BABY

CRY-BABY
(Cry-Baby)


Réalisateur : John Waters
Année : 1990
Scénariste : John Waters
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie Musicale
Interdiction : /
Avec : Johnny Depp, Amy Locane, Traci Lords, Ricki Lake, Iggy Pop, Kim McGuire, Polly Bergen


L'HISTOIRE : A Baltimore, les Coincés (jeunes gens bien élevés) et les Rebelles (les délinquants juvéniles) se vouent une haine mutuelle. Allison Vernon-Williams, jeune fille bien sous tout rapport, tombe éperdument amoureuse de Cry-Baby, le chef des Rebelles, beau jeune homme au charme ténébreux. Cette romance impossible va créer de nombreux incidents dans la petite ville. L'amour triomphera t'il malgré les préjugés et la différence de classes ?

MON AVIS : Petit souvenir de mon adolescence. Je vais au cinéma pour voir Cry-Baby en août 1990. Dans la salle, que des filles, toutes venues voir le séduisant Johnny Depp. Moi je suis là pour admirer Traci Lords, mon idole. A la fin de la projection, tout le monde est content, parce que le film est en plus excellent. Johhny Depp crève l'écran et s'avère absolument génial dans ce rôle de gentil bad boy, lui qui veut casser son image de garçon bien élevé hérité du feuilleton 21 Jump Street. Traci Lords, même si elle n'a pas le rôle principal, est d'une beauté fracassante et on ne remerciera jamais assez John Waters de lui avoir donné une chance malgré son passé sulfureux d'ex-star du porno alors qu'elle était encore mineure. Celui qu'on surnomme "le pape du cinéma trash" n'a pas eu froid aux yeux et c'est tant mieux. Il faut dire que le reste du casting n'est pas composé non plus d'enfants de coeur. Bref, John Waters nous balance une comédie musicale rock n' roll ultra jouissive, fun, colorée, avec évidemment une petite touche "trash", qui vous donne le sourire jusqu'aux oreilles. La revoir à l'instant m'a procuré le même effet qu'en 1990. C'est frais, divertissant, les morceaux musicaux sont excellents, on se croirait dans un film des années 50, période où les long-métrages mettant en scène diverses catégories d'adolescents étaient légions. Certaines séquences nous rappellent des classiques du genre, style Le Rock du Bagne avec Elvis, comme lors des scènes dans la prison par exemple. Si vous êtes fan de West Side Story et de Roméo et Juliette, foncez sur Cry-Baby, vous ne le regretterez pas !

NOTE : 5/6




BLOOD FEAST

BLOOD FEAST
(Blood Feast)


Réalisateur : Herschell Gordon Lewis
Année : 1963
Scénariste : Allison Louise Downe
Pays : Etats-Unis
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Connie Mason, Mal Arnold, William Kerwin, Lyn Bolton, Ashlyn Martin, Scott H. Hall


L'HISTOIRE : Des jeunes filles sont retrouvées massacrées et amputées de diverses parties du corps. La police mène l'enquête mais ne trouve aucun indice. Le meurtrier est un épicier égyptien, Fuad Ramses, qui utilise les organes de ses victimes pour préparer un festin sanglant à la divinité Ishtar, selon un ancien rite religieux datant de 5000 ans...

MON AVIS : 1963. Le réalisateur Herschell Gordon Lewis et son ami producteur David F. Friedman sont spécialisés dans le "nudies", des petites productions érotiques fauchées mais qui rapportent de l'argent. Désireux de se renouveler et de proposer de l'inédit aux spectateurs, les deux hommes ont l'idée de réaliser un film dans lequel les meurtres ne seraient pas suggérés ou filmés en hors-champs, mais clairement dévoilés au public, avec profusion de sang et de détails sanguinolents. C'est ainsi que naquit le genre "Gore", digne héritier du Théâtre du Grand-Guignol parisien, que les deux amis avaient eu la chance de fréquenter. Il faut donc replacer Blood Feast dans le contexte de l'époque pour bien comprendre pourquoi le film a subi les foudres de la censure (interdit plus de vingt ans en France) et a cartonné là où il était projeté. Car il faut bien l'avouer, d'un point de vue strictement cinématographique (réalisation, jeu d'acteurs...), le film est plutôt mauvais, avec une mention spéciale à l'acteur incarnant Fuad Ramses et ses froncements de sourcils calamiteux. Le reste du casting n'est d'ailleurs pas en retrait, avec des textes qu'on croirait récités ou lus en direct. Mais là n'est pas l'intérêt du film, tourné en neuf jours et avec un budget dérisoire. Car, qu'on le veuille ou non, Blood Feast est une date importante du cinéma, puisqu'il est le premier film d'horreur à montrer des jambes sectionnées, une langue arrachée avec les doigts, un crâne défoncé, un coeur prélevé au couteau et j'en passe, le tout en couleurs et avec du sang ruisselant bien rouge. Evidemment, en 2011, les effets spéciaux paraîtront bien rudimentaires et archaïques, et feront bien rigoler la jeune génération abreuvée d'images de synthèse mais en 1963, c'était du jamais vu et on peut s'imaginer les réactions du public face à autant d'atrocités complaisamment filmées en gros plan. Bref, Blood Feast reste bien un nanar cinématographique, avec une enquête policière qui traîne en longueur, avec la playmate Connie Mason en maillot de bain, avec des acteurs qui se croient au théâtre, mais c'est un film clé du cinéma d'horreur pour ce qu'il représente et pour l'influence qu'il aura sur les futures productions du genre. Un témoignage d'une époque qu'il faut évidemment avoir vu.

NOTE : 3/6