Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 20 mai 2011

BOURREAUX SS

BOURREAUX SS
(L'Ultima Orgia del III Reich / La Ultima Orgia de la Gestapo / Gestapo's Last Orgy / Des Filles pour le Bourreau)


Réalisateur : Cesare Canevari
Année : 1977
Scénariste : Cesare Canevari, Antonio Lucarella
Pays : Italie
Genre : Nazisploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Daniela Poggi, Adriano Micantoni, Maristella Grieco, Fulvio Ricciardi, Pietro Vial


L'HISTOIRE : 5 ans après le procès de Nuremberg. Lise, une ancienne déportée juive, retrouve le commandant SS Conrad Von Starker, qui vient de sortir de prison, devant les vestiges de l'ancien camp de la mort que dirigeait ce dernier. Les souvenirs refont alors surface : pendant son séjour dans le camp, le commandant a fait subir à Lise de nombreuses épreuves et sévices, sans que celle-ci n'éprouve la moindre peur de mourir. Admiratif devant cette force de caractère, le commandant a tissé une relation particulière avec la jeune femme, qui est devenue son amante...

MON AVIS :  Parmi les sous-genres du cinéma Bis, la "Nazisploitation" apparaît comme étant le plus abject, le plus malsain et le plus racoleur. Apparue dans les années 70 suite au succès de Ilsa, La Louve des SS en 75 et surtout du Salon Kitty de Tinto Brass réalisé l'année suivante, la "Nazisploitation" va connaître une période faste durant quelques années seulement, et principalement en Italie, où des réalisateurs comme Sergio Garrone, Luigi Batzella, Rino di Silvestro, Bruno Mattéi, Fabio de Agostini et même Mario Caiano filment avec complaisance des officiers et soldats nazis s'amusant à violer et torturer des déportées dans des camps de concentration. Des films qui sont de purs produits d'exploitation destinés uniquement à faire de l'argent. Car soyons bien clair : ces films sont des divertissements, certes d'un genre très spécial, mais ne font en aucune manière l'apologie du IIIème Reich ou ne donnent une image positive du nazisme. Les Nazis sont tous des salauds et ne terminent jamais le film vivant. Ouf, la morale est sauve !

Après cette petite précision, mais au combien importante pour bien comprendre que les amateurs de ce type de films ne sont pas des néo-nazis en puissance, parlons de ce Bourreaux SS, également connu sous le titre "Des Filles pour le Bourreau". Réalisé par Cesare Canevari, c'est certainement l'un des plus glauques "Nazisploitation" italien, principalement pour une séquence qui reste gravée dans l'esprit de ceux qui ont vu le film : lors d'un banquet, les officiers SS, sous l'impulsion d'un des leurs qui leur prodiguent un cours sur l'utilité des sous-races comme denrée alimentaire, se mettent à manger des morceaux de chair humaine cuite, avant de dévêtir une prisonnière, de l'asperger de cognac et de la faire griller vive pour s'en repaître. Abominable et choquant. Parmi les autres joyeusetés de ce long-métrage, des prisonnières violées par des soldats afin de leur redonner du courage pour repartir au front, une femme jetée en pâture à des chiens affamés qui vont la dévorer vivante ou une autre suspendue par les mains qu'on va plonger dans de la chaux vive. Les italiens ne se donnaient guère de limite dans les séquences crades à l'époque. Mais ces séquences ne constituent pas le seul intérêt du film. Cesare Canevari, après une première partie principalement composée des horreurs subies par les prisonnières, va développer une étrange relation amoureuse entre le commandant SS et sa victime, à la manière de Portier de Nuit. L'actrice incarnant Lise est plutôt convaincante et parvient à rendre cette partie de l'histoire assez intéressante, notamment à la fin où elle dévoile le pourquoi de cette retrouvaille avec son ancien bourreau/amant. Bourreaux SS, malgré son aura nauséabond, est de plus assez bien filmé, n'ennuie pas et bénéficie d'une bonne partition musicale. Cerise sur le gâteau, la présence de la très belle Maristella Grieco, qui incarne un officier SS au féminin digne d'Ilsa niveau sadisme. A réserver tout de même aux amateurs du genre, les autres n'y trouveront aucun intérêt...

NOTE : 3/6


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