Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 30 juin 2011

RIEN A DECLARER

RIEN A DECLARER


Réalisateur : Dany Boon
Année : 2010
Scénariste : Dany Boon
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Dany Boon, Benoit Poelvoorde, Julie Bernard, Karin Viard, Bouli Lanners


L'HISTOIRE : 1993. C'est bientôt la fin des douanes et l'arrivée de l'échéance met la pression aux douaniers d'un poste frontière Franco-Belge, notamment à Ruben Vandevoorde, qui voue une haine farouche envers les Français. Ses excès de zèle et son racisme anti-français lui vaut d'être le cobaye de la première brigade volante mixte franco-belge. Son coéquipier sera Mathias Ducatel, qui a pour secret d'être amoureux de Louise Vandevoorde, soeur de Ruben. La cohabitation entre les deux hommes ne sera pas de tout repos, surtout que des trafiquants de drogue tentent de passer de la grosse marchandise avant la fermeture des postes...

MON AVIS : Après le succès (exagéré) de Bienvenue chez les Ch'tis, tout le monde attendait au tournant le prochain film de Dany Boon. Le comique-réalisateur s'en sort franchement bien avec Rien à Déclarer, qui joue avec panache sur la rivalité entre Français et Belges. On assiste à un véritable festival de Benoit Poelvoorde, pièce maîtresse du film, qui nous gratifie de répliques et séquences de haute volée en matière d'humour, déclenchant quasiment à tous les coups chez le spectateur de grands éclats de rire. Dany Boon, plus en retenu, plus en retrait, campe un douanier plutôt sympa qui va connaître bien des aventures rocambolesques. La séquence de tuning de la vieille R4 de nos deux douaniers est à se pisser dessus, et la plupart des gags fonctionne à plein régime et font mouche sur nos zygomatiques. Personnellement, j'ai trouvé Rien à Déclarer plus amusant et plus travaillé que Bienvenue chez les Ch'tis, que ce soit en terme de réalisation, dialogues et séquences comiques, qui cachent en filigrane une petite réflexion sur l'acceptation des autres assez bien amenée. Rien à Déclarer s'avère un divertissement hautement recommandable, surtout si on veut rigoler en famille devant son écran de télévision.

NOTE : 4/6



mercredi 29 juin 2011

THE KILLING KIND

THE KILLING KIND
(The Killing Kind)


Réalisateur : Curtis Harrington
Année : 1973
Scénariste : Tony Crechales, George Edwards
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur psychologique, Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : John Savage, Ann Sothern, Cindy Williams, Ruth Roman, Sue Bernard


L'HISTOIRE : Terry Lambert vient de sortir de prison après avoir passé deux ans derrière les barreaux pour un viol qu'il n'a pas commis. De retour chez sa mère Thelma, qui tient une sorte de pension pour personnes âgées avec quelques chambres à louer, le jeune garçon va vite montrer des signes de faiblesses psychologiques, notamment devant les personnes de sexe féminin, qui se traduisent par des accès de fureur. Prenant plaisir à maltraiter les animaux, et bien décidé à se venger de la jeune fille qui l'a accusé de viol et de son avocate qui n'a rien fait pour lui, Terry va sombrer peu à peu dans la folie et commettre l'irréparable, malgré l'amour excessif que lui porte sa mère...

MON AVIS : Réalisateur méconnu ayant pourtant une dizaine de long-métrages à son actif et protégé de Roger Corman dans les années 60, Curtis Harrington, principalement connu pour le film d'horreur Ruby, nous livre en 1973 "The Killing Kind", qui s'avère être plus un drame intimiste et psychologique qu'un véritable film d'horreur comme on pouvait en voir dans les années 70. Le film repose en effet sur les relations ambiguës d'une mère et de son fils, ce dernier souffrant de symptômes sexuels traumatiques depuis que ses amis ont violé une jeune fille et ont essayé de le faire participer. Sa frustration sexuelle envers les femmes, véritable déclencheur de ses pulsions inavouables, est amplifiée par le comportement de sa génitrice, dont certains gestes ou paroles laissent planer un doute quand à une possible relation incestueuse, qui n'est jamais clairement indiquée, aux spectateurs de se faire leurs propres idées sur le sujet. Le film nous dépeint donc la vie trouble de Terry, interprété par le tout jeune John Savage, ce qui se traduit à l'écran par de très nombreuses scènes de dialogues entre le fils et sa mère, qui s'étirent en longueur et peinent à réellement nous intéresser. Curtis Harrington essaye pourtant de créer une ambiance et un climat étouffant, dissémine petit à petit des indices nous faisant comprendre que le jeune homme, sous ses allures de garçon timide, est totalement fou (l'étranglement du chat, le sadisme qu'il affiche avec le rat...), place des personnages au comportement étrange (la voisine voyeuse qui semble fantasmer sur le fait que Terry a été mêlé à une affaire de viol) mais la sauce ne prend pas vraiment et le film ne se montre jamais malsain ou dérangeant, comme on aurait pu le penser à la vue du visuel de l'affiche et surtout du slogan choc "il les aime toutes...mais mortes". The Killing Kind, réalisé avec un tout petit budget, à parfois l'allure d'un simple téléfilm et ne sort pas vraiment du lot, la faute à un manque de rythme probant, ce qui rend sa vision assez laborieuse la plupart du temps. Le meurtre de Lori dans la baignoire vers la fin donne un petit coup de fouet à cet ensemble en demi-teinte, mais ne suffit pas à nous faire oublier l'ennui qui a précédé. Malgré quelques scènes intéressantes et la présence d'un réalisateur qui sait tenir une caméra, The Killing Kind s'avère décevant et bien trop sobre pour marquer les esprits. On remerciera néanmoins l'éditeur Artus Films pour avoir sorti en Dvd ce film rare.

NOTE : 2/6 



lundi 27 juin 2011

THE MYSTERIOUS MR. WONG

THE MYSTERIOUS MR. WONG
(The Mysterious Mr. Wong)


Réalisateur : William Nigh
Année : 1934
Scénariste : Nina Howatt
Pays : Etats-Unis
Genre : Policier
Interdiction : /
Avec : Bela Lugosi, Wallace Ford, Arline Judge, Lotus Long, E. Alyn Warren


L'HISTOIRE : Des crimes sont commis dans Chinatown. Ils sont l'oeuvre du diabolique Mr. Wong, qui veut s'emparer de 12 pièces d'or qui lui permettraient de devenir le souverain de Keelat. Il ne lui en manque plus qu'une pour parvenir à ses fins. Le journaliste Jason H. Barton est envoyé à Chinatown pour rédiger un papier sur ces meurtres mystérieux. Son enquête va l'amener à rencontrer l'intriguant Li See, un herboriste réputé qui n'est autre que Mr. Wong...

MON AVIS : Banal film policier dont le principal intérêt est la double composition de Bela Lugosi. Incarnant tour à tour le gentil mais rusé Li See ou bien le tyrannique et sadique Mr. Wong, l'acteur hongrois s'en sort plutôt bien, notamment en tant que Mr. Wong, personnage qui n'est pas sans rappeler le fameux Fu Manchu, et qui, lui aussi, s'adonne à la torture dans une salle secrète dédiée aux sévices corporels. Mais on est quand même bien loin de sa prestation dans le Dracula de Tod Browning. Wallace Ford, dans le rôle du journaliste, en fait des tonnes et cabotine à n'en plus finir, apportant une touche comique à son personnage mais ne parvient guère à lui donner de l'épaisseur. La réalisation de William Nigh est assez plate et le réalisateur aux 121 films peine à insuffler un quelconque rythme à son oeuvre, qui se laisse suivre tranquillement, mais ne réussit jamais à réellement convaincre ou à nous intéresser plus que ça. The Mystérious Mr. Wong est un film plus que mineur qui ne laissera guère de trace dans notre mémoire une fois visionné. A noter que ce film n'entretient aucun rapport avec la série des Mr. Wong, mettant en vedette Boris Karloff

NOTE : 2/6



samedi 25 juin 2011

LA LEGENDE DU LOUP-GAROU

LA LEGENDE DU LOUP-GAROU
(Legend of the Werewolf)


Réalisateur : Freddie Francis
Année : 1975
Scénariste : Anthony Hinds
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Peter Cushing, Ron Moody, David Rintoul, Lynn Dalby, Hugh Griffith, Michael Ripper


L'HISTOIRE : Un petit cirque itinérant recueille un jeune garçon dans les bois. Ce dernier à un comportement sauvage, car il a été élevé par des loups après la mort de ses parents. Le directeur du cirque y voit une bonne occasion de faire du profit et fait de l'enfant, baptisé Etoile, son attraction principale. Devenu adulte, Etoile est resté avec sa famille d'accueil. Durant une nuit de pleine lune, Etoile se transforme en loup-garou et massacre l'un des forains. Il s'enfuit et se fait embaucher comme homme à tout faire dans un zoo. Là, il tombe amoureux de Christine, une prostituée qui n'est pas non plus insensible à ses charmes. Mais en découvrant sa dulcinée dans les bras d'autres hommes, la colère d'Etoile réapparaît et à chaque pleine lune, les amants de Christine sont retrouvés sauvagement assassinés. Le docteur Paul, médecin légiste de la ville, va alors se mettre à enquêter sur ces crimes étranges...

MON AVIS : Voyant que le studio Hammer est sur le déclin, le fils de Freddie Francis a l'idée de créer la Tyburn Films Productions, avec son célèbre papa pour l'aider. La nouvelle firme ne produira que trois films, tous en 1975, et sera vite dépassée par la violence plus réaliste et crue des films d'horreurs américains des années 70. Elle refera une timide apparition pour trois téléfilms dans les années 80 avant de disparaître. Les productions Tyburn feront appel aux fers de lance des productions Hammer, et on retrouve des réalisateurs, scénaristes et autres acteurs bien connus des fans dans les trois long-métrages mis en chantier (Persécution, La légende du Loup-Garou et The Ghoul). Dans le film qui nous intéresse ici, ce sera donc Freddie Francis à la réalisation, Anthony Hinds au scénario et le rôle principal du docteur Paul sera tenu par le vieillissant mais toujours aussi talentueux Peter Cushing. Si on retrouve des éléments clés qui ont fait le succès des productions Hammer dans La légende du Loup-Garou, le film n'en possède néanmoins pas l'éclat ni le pouvoir d'attraction, et s'avère plutôt moyen, surtout si on le compare à La Nuit du Loup-Garou réalisé en 1961 et qui bénéficiait lui d'excellents effets de maquillages et d'une véritable ambiance. Peter Cushing tire son épingle du jeu en incarnant un médecin légiste qui tient tout autant de Sherlock Holmes, personnage qu'il a maintes fois interprété. Les transformations du loup-garou sont sobres et réalisées sans grande conviction et on ne le verra entièrement dévoilé que lors de la séquence finale dans les égouts de la ville, qui est assez réussie et qui joue sur l'aspect dramatique de l'existence du loup-garou, personnage en perpétuelle dualité avec le bien et le mal. La légende du Loup-Garou est une oeuvre rare et peu connue, qui plaira avant tout aux nostalgiques des anciennes productions anglaises tout en leur paraissant bien fade par rapport aux classiques de la Hammer.

NOTE : 3/6




lundi 20 juin 2011

THE SINFUL NUNS OF SAINT VALENTINE

THE SINFUL NUNS OF SAINT VALENTINE
(Le Scomunicate di San Valentino)


Réalisateur : Sergio Grieco
Année: 1974
Scénariste : Sergio Grieco
Pays : Italie
Genre : Nunsploitation
Interdiction : -16 ans
Avec : Françoise Prévost, Jenny Tamburi, Paolo Malco, Franco Ressel, Corrado Gaipa


L'HISTOIRE : Lucita aime Esteban mais les deux amoureux appartiennent chacun à des familles qui se vouent une haine farouche depuis des décennies. Lucita a été envoyé au couvent par son père qui veut qu'elle devienne nonne, afin d'oublier Esteban. Ce dernier, venant de livrer un combat et blessé, est recueilli par le Sacristain du couvent de Sainte Valentine, où se trouve justement Lucita. Les deux tourtereaux décident de s'enfuir mais la belssure d'Esteban le force à rester au couvent pour quelques temps. La compagne de chambre de Lucita se fait assassiner et la pauvre jeune fille est accusée du meurtre et se retrouve face au Père Onorio, membre de la terrible inquisition espagnol, qui l'a force à avouer un crime qu'elle n'a pas commis. Envoyée à la prison de Séville, le sort s'acharne sur Lucita. La Mère Supérieure, ayant connaissance de la présence d'Esteban dans une des pièces secrètes du couvent, semble vouloir lui apporter son aide. Mais Esteban va rapidement découvrir la vraie nature de l'abbesse et ses secrets inavouables...

MON AVIS : A la lecture de ce résumé, vous avez sûrement pensé à l'histoire de Roméo et Juliette pour les grandes lignes et en effet, Esteban et Lucita pourraient très bien être des incarnations des deux héros shakespeariens, plongés dans l'univers du cinéma d'exploitation et de la nunsploitation. The Sinful Nuns of Saint Valentine peut effectivement aller se ranger dans cette catégorie du cinéma Bis, mais il pourrait tout aussi bien être classé dans le film d'aventure romanesque, l'intrigue ne se déroulant pas qu'au couvent et laissant place à de nombreux combats, duels épiques et autres sous-intrigues. La partie nunsploitation tiens néanmoins une place prépondérante dans le film mais se montre relativement sage, que ce soit au niveau de l'érotisme, très soft, ou des sévices et autres tortures, tout aussi peu démonstratifs, si ce n'est la séquence du fouet. L'interdiction aux moins de 16 ans est d'ailleurs bien sévère pour ma part, un simple -12 aurait suffit vu les images proposées. Bref. Ce mélange des genres donne un côté original au long-métrage de Sergio Grieco mais pourra déstabiliser l'amateur croyant voir sur son écran un déferlement de débauche sexuelle avec des nonnes, comme c'est généralement le cas. Pas déplaisant, assez bien rythmé, bénéficiant de la présence de la fort charmante Jenny Tamburi dans le rôle de Lucita, mettant en exergue le danger du fanatisme religieux et proposant quelques séquences intéressantes, comme le final où les nonnes, emmurées vivantes, sombrent dans la folie suite à leur enfermement et au manque d'oxygène, The Sinful Nuns of Saint Valentine, sans être un classique de la nunsploitation, reste une petite série B sans prétention, correcte, qui peut surprendre par son approche différente des autres films du genre. C'est un peu Angélique Marquise des Anges au couvent...

NOTE : 3/6



dimanche 19 juin 2011

L'ÎLE SANGLANTE

L'ÎLE SANGLANTE
(The Island)


Réalisateur : Michael Ritchie
Année : 1980
Scénariste : Peter Benchley
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Caine, David Warner, Angela Punch McGregor, Jeffrey Frank, Frank Middlemass


L'HISTOIRE : Blair Maynard, journaliste, se rend en Floride accompagné de son fils Justin, afin d'enquêter sur de mystérieuses disparitions de bateaux au large de l'île de Navidad. Une fois sur l'île, Blair loue un petit bateau pour offrir une partie de pêche aux barracudas à son fils. Ils se font alors agresser par un homme que Blair tue avant de sombrer dans l'inconscience. A son réveil, il découvre que son fils et lui-même ont été enlevés par une communauté vivant comme les pirates d'antan et que l'île perdue est leur repaire. Pour sauver sa peau, Blair doit devenir le compagnon de la femme dont il a tué le mari afin de lui faire un enfant. Dans le même temps, Justin se prend au jeu de la vie de pirates et se détourne progressivement de son père au profit du chef de la communauté...

MON AVIS : Sur un scénario de Peter Benchley, adapté de son propre ouvrage (le romancier est également l'auteur des romans Les Grands Fonds, La Bête et Les Dents de la Mer, tous devenus des longs-métrages), Michael Ritchie nous livre un bon film d'aventure mettant en vedette un poignée d'hommes et de femmes qui vivent au XXème siècle comme au temps des pirates, leurs vies étant régies par une charte contenant les codes d'honneur des flibustiers. Après une séquence d'introduction très efficace contenant deux effets gores sympathiques, le film va suivre le destin d'un père et de son fils, qui se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment. Michael Caine est comme toujours très bon et on se prend d'affection pour son personnage qui voit progressivement son fils de douze ans l'abandonner, exalté par cette nouvelle existence, ce dernier allant jusqu'à organiser lui-même une battue pour ramener son père mort ou vif au campement des pirates. Mais rassurez-vous, tout finira bien évidemment ! L'aventure, le dépaysement et l'action sont au rendez-vous, avec quelques séquences d'abordages et de combats assez réussies, dont un contre un karatéka qui m'a fait bien sourire. L'Île Sanglante n'ennuie jamais et possède suffisamment d'arguments pour vous faire passer un bon moment devant votre écran. 

NOTE : 4/6

 

samedi 18 juin 2011

MESSE NOIRE

MESSE NOIRE
(Evilspeak)


Réalisateur : Eric Weston
Année : 1981
Scénariste : Joseph Garofalo, Eric Weston
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Clint Howard, R.G.Armstrong, Claude Earl Jones, Don Stark, Joseph Cortese


L'HISTOIRE : Stanley Coopersmith est le souffre-douleur de tous les membres d'une académie militaire, des professeurs aux élèves. Alors qu'il doit nettoyer la cave de la chapelle, il découvre une pièce secrète dans laquelle se trouve un vieux grimoire qui a appartenu à Esteban, un adorateur de Satan ayant vécu à l'époque de l'Inquisition. Avec l'aide de son ordinateur, Stanley traduit le manuscrit qui contient un rituel pour exécuter une messe noire, ce qui provoquera le retour d'Esteban parmi les vivants. Le jeune garçon, désireux de se venger de toutes les personnes qui l'ont fait souffrir, va rassembler le matériel nécessaire pour mener à bien la messe noire, afin d'acquérir le pouvoir des forces du mal...

MON AVIS : Petit classique des années 80, Messe Noire apparaît aujourd'hui assez daté avec ses vieux ordinateurs et leurs graphismes archaïques. Des défauts de rythme, quelques longueurs et des scènes servant à meubler qui n'apporte pas grand chose au final n'enlèvent pourtant pas le côté sympathie que le film dégage. Sorte de version masculine de Carrie au Bal du Diable, le film d'Eric Weston tente d'instaurer une ambiance en prenant son temps, pour mieux envoyer l'artillerie lourde lors du dernier quart d'heure. Pendant plus d'une heure, on suit donc les malheurs du pauvre Stanley Coopersmith, très bien interprété par Clint Howard, et on se prend d'affection pour ce personnage, être timide et complexé qui ne cesse de subir les brimades de la part de ses camarades. Les préparatifs de la fameuse messe noire se font attendre mais malgré ses lenteurs, le film parvient à ne pas trop ennuyer, incluant dans son déroulement la fameuse séquence de l'attaque des porcs diaboliques qui viennent bouffer une demoiselle dans son bain ! Culte ! Messe Noire devient vraiment prenant une fois que les forces du mal ont pris possession de Stanley, ce dernier se laissant aller à sa sanglante vengeance, décapitant ses bourreaux à tour de bras, avec des effets gores assez réussis, dont une extraction de coeur à main nue très efficace. Dommage que l'horreur ne se soit pas déchaînée un peu plus tôt mais ce dernier quart d'heure vaut vraiment le coup d'oeil, le film aussi d'ailleurs, qui reste agréable à regarder même s'il a pris un sacré coup de vieux.

NOTE : 3/6



vendredi 17 juin 2011

MEGAFORCE

MEGAFORCE
(Megaforce)


Réalisateur : Hal Needham
Année : 1982
Scénariste : James Whittaker, Albert S. Ruddy, Hal Needham, Andre Morgan
Pays : Etats-Unis, Hong-Kong
Genre : Action
Interdiction : /
Avec : Barry Bostwick, Henry Silva, Michael Beck, Persis Khambatta, Edward Mulhare


L'HISTOIRE : Dans les années 80. Duke Guerera est à la tête de mercenaires qui mettent en péril la paix et la démocratie dans le petit pays de Galibie, rasant tout sur leur passage. Le général Byrne White et sa fille Zara vont devoir demander de l'aide à la Megaforce, une unité spéciale hyper entraînée et dotée de véhicules intégrant les dernières technologies modernes en matière d'armements et de camouflages. Le chef de la Megaforce, Hunter, va tomber sous le charme de Zara. Mais le temps n'est pas à la romance mais à l'action. Une opération de grande envergure va débuter pour les hommes de la Megaforce...

MON AVIS : Je suis sur que vous aussi, en regardant cette superbe affiche, vous vous dîtes que Megaforce est un super film d'action, avec voitures et motos customisées de façon futuriste et qu'il doit contenir une succession infernale de séquences explosives. Vous savez quoi ? Vous êtes tombés dans le panneau ! Prévu effectivement au départ pour être un blockbuster sous l'impulsion du célèbre producteur asiatique Raymond Chow, qui veut percer en occident, Megaforce rate absolument tout et deviendra un objet très convoité des amateurs de nanars ringards. Tout est risible dans le film, que ce soit le jeu des acteurs (mon dieu, que vient faire Henry Silva dans cette galère ???), les costumes, les dialogues, les effets-spéciaux. Les rares scènes d'action pourraient très bien passer dans un épisode de Derrick (j'exagère un peu mais bon...) vu qu'on se contente de faire rouler des véhicules dans le désert, de balancer quelques missiles sur des tanks et de faire exploser des maquettes. Comble de cette bouffonnerie, la moto volante façon Fantômas se déchaîne et sa DS mais en bien moins réussie à la fin du film ! Impayable. On passera sous silence l'intrigue foireuse (ils s'y sont quand même mis à quatre pour rédiger le scénario !!!!), le look du héros, avec sa coupe de cheveux ultra datée et son bandeau bleuté sur le front, pour ne retenir que...que quoi d'ailleurs ? Ben pas grand chose en fait. Pas étonnant que Megaforce a concouru dans la catégorie du plus mauvais film, plus mauvais réalisateur et plus mauvais second rôle aux Razzies Awards à l'époque de sa sortie. Parfait pour une soirée nanar entre potes, Megaforce forcera le respect de vos invités qui n'en reviendront pas devant tant de ringardises. James Bond peut dormir tranquille, ce n'est pas Ace Hunter qui viendra marcher sur ses plates-bandes ! 

NOTE : 1/6



GANT D'ACIER

GANT D'ACIER
(The Glove)


Réalisateur : Ross Hagen
Année : 1979
Scénariste : Hubert Smith, Julian Roffman
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Policier
Interdiction : /
Avec : John Saxon, Roosevelt Grier, Joanna Cassidy, Joan Blondell, Jack Carter


L'HISTOIRE : Sam Kellog est un ancien flic reconverti en chasseur de primes. Divorcé, son ex-femme lui réclame de l'argent sous peine de lui interdire de voir leur fille. Bonne aubaine pour Sam, on le met sur l'affaire Victor Hale, un noir qui sème le trouble en frappant à l'aide d'un gant renforcé en acier ses anciens geôliers. Une prime de 20000 dollars est promise pour sa capture...

MON AVIS : Avec sa jaquette au graphisme percutant, je m'attendais à voir un bon film policier, un Vigilante Movie avec une personne se vengeant tout au long du film, utilisant pour ça son fameux gant recouvert d'acier. Quelle déception au final ! Gant d'Acier se révèle être en fait un simple drame avec une petite ambiance policière, filmé et rythmé à la façon d'un épisode de Starsky et Hutch mais en moins bien. Après une première agression assez jubilatoire, où Victor Hale défonce une voiture avec son gant (pare-brise, portière, tout y passe), le film se focalise et s'enlise dans les mésaventures de Sam Kellog (interprété par le charismatique John Saxon) et ses nombreux problèmes existentiels (droit de garde de sa fille, problème d'argent, relation avec les femmes...) qui vont vite nous assoupir. Durant plus d'une bonne heure, il ne se passe quasiment rien d'intéressant, la réalisation est molle, ennuyeuse au possible, tout comme ce qui se déroule à l'écran. Le dernier quart d'heure sera légèrement plus animé (mais vraiment légèrement...) et développera un semblant de drame social en mettant le doigt sur les injustices de la vie, Victor Hale ayant été en prison après avoir cogné des voyous qui avaient violé sa petite soeur. Bref, une belle arnaque que ce beau visuel qui vous met l'eau à la bouche pour mieux vous assoiffer ensuite.

NOTE : 1/6



jeudi 16 juin 2011

LA MALEDICTION DE LA VEUVE NOIRE

LA MALEDICTION DE LA VEUVE NOIRE
(Curse of the Black Widow)


Réalisateur : Dan Curtis
Année : 1977
Scénariste : Robert Blees, Earl W. Wallace
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Anthony Franciosa, Donna Mills, Patty Duke, Vic Morrow, June Lockhart


L'HISTOIRE : Le fiancé de Leigh Lockwood (Hélène dans la VF) vient d'être retrouvé mort, vidé de son sang et avec deux traces de perforation à l'abdomen. La police tardant à résoudre l'affaire et la soupçonnant qui plus est suite au décès de son précédent mari quelques années auparavant dans d'étranges conditions, Leigh engage le détective privé Mark Higbie pour qu'il tente de résoudre cette énigme. Son enquête va le mener au delà des frontières de la réalité, puisque les indices récoltés indiqueraient que le tueur est une femme qui aurait la faculté de se transformer en araignée géante les soirs de pleine lune...

MON AVIS : Vue une première fois lors de sa diffusion sur feu La 5 (ça ne nous rajeunit pas...), La Malédiction de la Veuve Noire est certainement le (télé)film qui m'a fait le plus cauchemarder une fois la télévision éteinte. Impossible de ne pas penser aux yeux de cette femme araignée devenant rouge scintillant avant sa transformation. Un mauvais souvenir pour moi, étant littéralement terrorisé dans mon lit. Ma nouvelle vision de ce téléfilm de Dan Curtis n'aura sûrement pas cet effet tétanisant cette fois et c'est tant mieux. Elle aura permis par contre de renforcer mon souvenir d'une bonne histoire fantastique, rondement menée, ce qui est effectivement le cas. Peu de temps mort, une enquête qui devient de plus en plus passionnante au fur et à mesure de sa progression, quelques touches d'humour avec le personnage de Mark Higbie, et une montée du suspense qui va crescendo, avec l'intrusion du fantastique dans la réalité. Le scénario, très bien construit, aurait pu servir à un épisode d'X-Files. Le casting est impeccable, la réalisation est sobre mais efficace, jouant plus sur la suggestion que la démonstration, l'araignée géante n'apparaissant réellement qu'à la toute fin du film, ce qui lui évite de sombrer dans le ridicule faute d'un budget conséquent pour la réaliser. La Malédiction de la Veuve Noire est un solide téléfilm à l'ancienne, qui mérite vraiment d'être redécouvert par le plus grand nombre. Arachnophobes s'abstenir.

NOTE : 4/6



THE BLADE

THE BLADE
(Dao)


Réalisateur : Tsui Hark
Année : 1995
Scénariste : Tsui Hark, Hui Koan
Pays : Hong-Kong
Genre : Arts Martiaux
Interdiction : -12 ans
Avec : Xiong Xin Xin, Chiu Man Cheuk, Chan Moses, Chow Valerie


L'HISTOIRE : Dans la Chine du moyen-âge. Travaillant dans une fabrique de sabre, le jeune Ding On découvre qu'il est en fait un orphelin et que son vrai père a été assassiné par Fei Lung, un tueur dont le corps est recouvert de tatouages. Son espoir de vengeance est entaché par l'attaque d'une horde de brigands, car durant le combat, son bras droit est sectionné. Ding On est amené dans une ferme isolée par un jeune garçon, orphelin lui aussi. Rétabli, il s'entraîne jour et nuit et met au point une nouvelle technique de combat au sabre pour contrer la perte de son bras. Lorsque les brigands viennent s'en prendre à la ferme, Ding On les accueille comme il se doit et met en pratique son nouvel art. Le chef des brigands engage alors Lei Fung pour aller saccager la fabrique de sabre du père adoptif de Ding On. Ce dernier est bien décidé à s'interposer et à venger la mort de son père, le tout sous le regard de la belle Sei Lung et de Tête d'acier, son meilleur ami...

MON AVIS : Le film de sabre et la mythologie du chevalier manchot représentent le grand classique du cinéma d'arts-martiaux chinois, dont l'apogée fût La Rage du Tigre de Chang Cheh en 1971. Avec The Blade, Tsui Hark reprend toutes les figures imposées et codifiées par ce style de film (amitié, triangle amoureux, honneur, vengeance, création d'une technique de combat nouvelle...) pour les dynamiter et les rendre réalistes au possible. Sa caméra s'approche au plus près des acteurs et les scènes de combats voient leur puissance décuplée, les chorégraphies n'ayant plus le côté théâtrale des films des années 60/70 mais laissent exploser la rage et la fureur, la violence et la barbarie. Du sang, de la sueur, de la poussière, voilà ce que vous propose The Blade, qui fait de simples forgerons les chevaliers d'antan. Spectaculaire et d'une modernité imparable, le film de Tsui Hark est un classique qui dépoussière le mythe de façon magistrale. A ce titre, la magnifique séquence où Ding On met au point sa nouvelle technique de combat et termine par trancher la corde qui le tient en équilibre en est la plus belle preuve, comme si le héros tranchait les câbles qui l'aurait fait s'envoler dans les anciennes productions. Âpre, violent et sans concession, The Blade est à découvrir séance tenante !

NOTE : 5/6



mercredi 15 juin 2011

FOLIES MEURTRIERES

FOLIES MEURTRIERES


Réalisateur : Antoine Pellissier
Année : 1984
Scénariste : Antoine Pellissier
Pays : France
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Magali Bernard, Carole Chapus, Samya El Alaoui, Annie Perat, Eric Pinhede


L'HISTOIRE : Un tueur fou massacre allègrement plusieurs jeunes femmes avec diverses armes. A t'il un mobile pour commettre ses crimes ou est-ce purement gratuit...?

MON AVIS : Médecin le jour et passionné par le cinéma d'horreur la nuit, Antoine Pellissier, surnommé le Docteur Gore par ses confrères, a réalisé de nombreux courts-métrages depuis l'âge de ses 15 ans. Folies Meurtrières est un moyen-métrage de 45 minutes, réalisé en Super-8 et avec les moyens du bord, c'est à dire pas grand chose. Le côté ultra amateur pourra rebuter la plupart des spectateurs, car malgré certains efforts au niveau des placements de caméra et l'envie de créer un petit suspense, on a toujours l'impression de visionner un film de vacances tourné entre potes. Folies Meurtrières aurait gagné à avoir une durée plus courte car on s'y ennuie pas mal, les scènes étant assez répétitives dans leurs constructions, à savoir présentation de la victime féminine, poursuite par le tueur puis meurtre. Et ce, cinq fois d'affilé avant la révélation finale. Principale raison d'être de ce moyen-métrage, les meurtres bien sur. Perforation d'un crâne à coup de pioche, éventration à la tronçonneuse ou écrasement de tête dans un étau par exemple, le réalisateur s'en donne à coeur joie dans le gore sanguinolent, et réussi assez bien ses effets-spéciaux bricolés avec trois fois rien. Ca reste amateur également dans ce domaine mais c'est du bon système D et on repense à des films comme Blood Feast par exemple, Folies Meurtrières n'en étant pas si éloigné que ça. Au final, un moyen-métrage à voir plus par curiosité qu'autre chose et qui plaira essentiellement aux amateurs de barbaque, les autres auront bien du mal à aller jusqu'au bout. A noter que Folies Meurtrières a gagné plusieurs prix dans des festivals de court-métrage, ainsi que le Prix Spécial Gore au festival du film Super-8 organisé par Mad Movies.

NOTE : 1/6


VINDICATOR

VINDICATOR
(The Vindicator, Frankenstein 2000)


Réalisateur : Jean-Claude Lord
Année : 1986
Scénariste : Edith Rey, David Preston
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec:  David McIlwraith, Teri Austin, Richard Cox, Pam Grier, Maury Chaykin


L'HISTOIRE : Carl Lehman travaille en tant que chercheur scientifique dans la société d'Alex White. Ce dernier travaille sur un projet top secret et sentant que Carl pourrait représenter une menace, il le fait éliminer. Son équipe utilise ce qu'il reste de Carl, à savoir son cerveau et ses yeux, et les greffe dans une armure robotisée ultra résistante, et qui possède un programme informatique qui décuple la colère en cas d'agressions. Devenu une machine surpuissante, Carl, qui possède toujours sa conscience et sa mémoire, s'échappe du laboratoire et n'aura plus qu'un seul but : se venger des hommes qui l'ont tué. Il reprend contact avec sa femme, qui va tenter elle aussi de l'aider. Pour contrecarrer sa création qu'il ne contrôle plus, Alex White demande de l'aide à Hunter, une femme spécialisé dans l'art du combat...

MON AVIS : Dans la catégorie "Terminator du pauvre", je demande à la barre Vindicator ! Qu'avez-vous à plaider monsieur le cyborg ? Non coupable votre honneur ! Je ne disposais que d'un faible budget qui ne pouvais rivaliser avec celui de monsieur James Cameron. J'ai donc fait avec mes petits moyens, car mieux vaut faire quelque chose que ne rien faire du tout, vous ne croyez pas ? Et puis, si on y regarde de plus près, j'annonce quand même le futur Robocop de monsieur Paul Verhoeven, qui sortira l'année suivante, ce n'est pas rien quand même ! Cet excellent film de SF a tout pompé de mes mésaventures, que ce soit les restes d'un cadavre qu'on robotise, le fait que j'ai encore ma mémoire intacte et que je veuille me venger de mes agresseurs ou bien encore le combat avec d'autres robots ! Rien que pour ça, je mérite une médaille ou un peu d'indulgence. Et puis, j'ai un look sympa, je tue quelques personnes, je provoque des explosions et je combats l'actrice Pam Grier qui ne plaisante pas ! Bref, heureusement que je suis là sinon les spectateurs se seraient bien ennuyés sans moi. Bon, ok, même avec moi, on s'ennuie quand même pas mal mais pas tout le temps, je suis sur qu'il y a quelques scènes que vous avez trouvé sympathiques, je me trompe ? Non, vous ne vous trompez pas effectivement, mais dans l'ensemble, c'est pas terrible, terrible. Y'avait pas que du bon dans les années 80 mais c'est sur que y'a pire que vous. Bon, la sentence sera la suivante : à voir une fois pour ne pas mourir idiot et à ranger dans sa vidéothèque ensuite. Une ressortie sera envisageable pour une soirée "nanar" mais pas plus. Allez ouste, au lit le robot.  

NOTE : 2/6



mardi 14 juin 2011

LES FRISSONS DE L'ANGOISSE

LES FRISSONS DE L'ANGOISSE
(Profondo Rosso, Deep Red, The Hatchet Murders)

Film visionné en version intégrale de 126 minutes

Réalisateur : Dario Argento
Année : 1975
Scénariste : Dario Argento, Bernardino Zapponi
Pays : Italie
Genre : Giallo
Interdiction : -16 ans
Avec : David Hemmings, Daria Nicolodi, Gabriele Lavia, Macha Meril, Clara Calamai


L'HISTOIRE : Le pianiste Marcus Daly assiste au meurtre sauvage de la médium Helga Ullman, qui venait de donner une conférence lors d'un congrès de parapsychologie, durant laquelle ses dons lui ont fait identifier une personne ayant déjà commis un meurtre des années auparavant. Avec l'aide de la journaliste Gianna Brezzi, il va mener sa propre enquête pour tenter de découvrir l'identité de l'assassin. Mais ce dernier ne compte pas le laisser faire. Plus Marcus progresse dans ses recherches, plus il met sa vie en danger...

MON AVIS : Il y a bien longtemps que je n'avais pas revu ce qu'un grand nombre de fans considèrent comme le meilleur film du maestro italien. Malheureusement, cette récente vision ne me fera pas rejoindre ce clan d'irréductibles. Car il faut bien l'avouer, Les Frissons de l'Angoisse peine à décoller durant une bonne heure et s'enlise dans des bavardages incessants qui ne font guère progresser l'enquête et provoquent plus l'ennui qu'autre chose. Une fois le meurtre de la médium passé, il ne se passe plus grand chose d'intéressant ni de passionnant avant les cinquante dernières minutes. Certes, Dario Argento fait preuve d'une grande maîtrise de la caméra et chaque plan est savamment travaillé, mis en scène. Mais le film tourne en rond et on attend impatiemment que l'action reprenne le dessus. Une attente qui sera récompensée dans la seconde partie du film. Une fois que Marcus Daly pénètre dans l'ancienne villa où a eu lieu le crime déclencheur des évènements, Les Frissons de l'Angoisse s'envole dans une autre dimension, et l'angoisse tant attendu fait enfin son apparition, et avec une certaine maestria. Le suspense se fait dense, les frissons commencent à parcourir notre échine et l'intrigue devient passionnante, et ce, jusqu'à la révélation finale. Visuellement et techniquement maîtrisé de bout en bout, il est dommage que Dario Argento n'est pas insufflé plus de rythme à la première partie de son film, ce qui l'empêche, à mes yeux, d'être considéré comme une pièce majeure dans la carrière du réalisateur italien, même si elle reste importante, puisque ce sera le dernier film réaliste d'Argento, avant que celui-ci ne fasse bifurquer sa carrière dans le fantastique deux ans plus tard, avec l'extraordinaire Suspiria...     

NOTE : 3/6


L'HORRIBLE SEXY VAMPIRE

L'HORRIBLE SEXY VAMPIRE
(El Vampiro de la Autopista, Le Vampire Sexuel)


Réalisateur : José Luis Madrid
Année : 1970
Scénariste : José Luis Madrid
Pays : Espagne
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Val Davis, Barta Barri, Anastasio Compoy, Susan Carvasal, Victor Davis


L'HISTOIRE : Une série de crimes se reproduit tous les 28 ans, depuis 1886, année de la mort du Baron Von Winninger. Le médecin chargé d'autopsier les cadavres pensent que les meurtres sont dus à un vampire, chose inconcevable pour le commissaire qui doit régler cette affaire. Le médecin raconte au commissaire les croyances concernant le château de Brenitz et l'ancien maître des lieux, le Baron Von Winninger, qu'il accuse de revenir à la vie tous les 28 ans. Les deux hommes se rendent au château pour l'inspecter et se font assassiner par un être mystérieux. Quelques temps plus tard, un nouveau commissaire est dépêché sur l'affaire. Dans la foulée arrive le jeune Baron Alexis Oblensky, descendant des Winninger, qui vient s'installer au château. Devenant le principal suspect, Oblensky décide de mener sa propre enquête et découvre que le cercueil de son arrière grand-père est vide...

MON AVIS : Amateur de nanar, approchez, approchez ! L'Horrible Sexy Vampire est fait pour vous ! Déjà, le titre est une arnaque à lui tout seul, le vampire n'étant ni sexy, ni horrible. Ensuite, le film n'est pas divertissant pour un sou et on s'y ennuie à mourir. Le jeu des acteurs est calamiteux, mention spéciale à Val Davis qui incarne le Baron Oblensky, avec sa coupe de cheveux blond peroxydé et ses mimiques théâtrales au possible. Il faut le voir se frotter les yeux pour indiquer qu'il vient de voir une chose incroyable. Niveau vampire, on n'est pas en reste puisque notre créature de la nuit ne possède pas de dents pointus (ou alors il les cache bien) et ne semble pas avoir envie de se nourrir de sang humain puisqu'il ne mord personne mais préfère étrangler ses victimes. Comble de la nullité, il utilise son pouvoir d'invisibilité pour commettre la quasi majorité de ses crimes, si bien qu'on ne le voit pas faire et qu'on a pour désolant spectacle la victime qui fait mine de se faire étrangler par quelqu'un. Ridicule au possible. Mais ce qui plaira surtout aux amateurs de nanars, ce sont bien les dialogues du film, qui feraient se retourner Michel Audiard dans sa tombe, la palme revenant au succulent "si tu as des hallucinations, ça peut venir de l'estomac !" Oui, oui, je sais, c'est juste énorme ! Et y'en a à la pelle des comme ça. L'Horrible Sexy Vampire est donc un très mauvais film, que l'érotisme fort soft ne viendra même pas améliorer. Les Espagnols nous avaient habitués à mieux mais là, le résultat est consternant. Je mets 1/6 pour l'aspect nanaresque et pour les dialogues hallucinants de ringardise.

NOTE : 1/6

    
 

lundi 13 juin 2011

LE GLADIATEUR INVINCIBLE

LE GLADIATEUR INVINCIBLE
(Il Gladiatore Invincibile)


Réalisateur : Alberto de Martino, Antonio Momplet
Année : 1961
Scénariste : Francesco de Feo, Alberto de Martino, Antonio Momplet
Pays : Italie, Espagne
Genre : Péplum
Interdiction : /
Avec : Richard Harrison, Luisella Boni, Livio Lorenzon, Leo Anchoriz, José Marco


L'HISTOIRE : Lors d'un tournoi de gladiateurs, Rezio sauve le premier-ministre Rabirio d'un attentat. Ce dernier offre la liberté à Rezio, ainsi qu'à son compagnon Livio, et lui demande de prendre le commandement de ses soldats pour aller mater une armée de rebelles vivant dans les montagnes. L'attaque se solde par une victoire mais Rezio découvre que le chef des rebelles n'est autre que Sira, fille du défunt roi et soeur de Dario, jeune enfant de douze ans et futur souverain du royaume. Sira explique à Rezio que Rabirio n'est qu'un tyran et qu'il fait vivre le peuple dans la terreur. Tombant sous le charme de la jeune femme, Rezio décide de s'allier aux rebelles et de renverser Rabirio...

MON AVIS : Le gladiateur invincible est un péplum mené tambour battant, qui ne laisse aucune place aux temps morts. Combats de gladiateurs, course de chars, complot, trahison, despote sadique, romance et révolte du peuple sont au programme, pour un spectacle dépaysant et enjoué. Rex Harrison, sans avoir une musculature impressionnante, est bien à l'aise dans le rôle de ce gladiateur révolté et il possède un certain charisme. La réalisation est alerte et le spectateur en a pour son argent. Les combats de gladiateurs sont bien mis en avant et possèdent un certain charme, propre à ce type de production. Le gladiateur invincible se révèle hautement recommandable pour quiconque apprécie les péplums.

NOTE : 4/6


RED HEAT - CHALEUR ROUGE

RED HEAT - CHALEUR ROUGE
(Red Heat)


Réalisateur : Robert Collector, Ernst R. Von Theumer
Année : 1985
Scénariste : Robert Collector, Gary Drucker
Pays : Allemagne, Etats-Unis, Autriche
Genre : Women in Prison
Interdiction : -16 ans
Avec : Linda Blair, Sylvia Kristel, Sue Kiel, William Ostrander, Albert Fortell, Barbara Spitz


L'HISTOIRE : Christine Carlson se rend en Allemagne de l'Ouest pour retrouver son fiancé Michael, un militaire. Après s'être disputé avec ce dernier, elle est témoin de l'enlèvement d'Hedda, une jeune femme qui s'avère être une collaboratrice de la CIA, et se retrouve elle aussi prise au piège par les ravisseurs. Christine est contrainte d'avouer connaître Hedda et se retrouve enfermée dans une redoutable prison, où sévices et brutalité sont monnaie courante. La jeune femme innocente va apprendre à connaître la dure loi du milieu et fait rapidement la connaissance de Sofia, une détenue particulièrement violente qui bénéficie de passe droit important dans l'enceinte de l'établissement. Pendant ce temps, Michael va tenter de faire libérer sa fiancée...

MON AVIS : Linda Blair et Sylvia Kristel réunis, voilà qui s'avère alléchant. L'héroïne de L'Exorciste malmenée par celle d'Emmanuelle, les amateurs de jolies filles devraient être comblés, surtout que Red Heat est un W.I.P., ce qui laisse à penser que l'on verra ces demoiselles dénudées, ce qui sera bien le cas. Le film respecte en effet les codes du genre, avec scènes saphiques, séance de douche collective, et bien sur bagarres et sévices entre filles. Mais Red Heat se montre plus ambitieux qu'un simple film de femmes en prison. Le côté réaliste de la situation augmente l'aspect dramatique du long-métrage et on en vient même à penser à Midnigt Express, en plus soft évidemment et avec un côté série B absent du chef d'oeuvre d'Alan Parker. Il n'empêche, Red Heat nous fait vivre le calvaire d'une jeune innocente et les agressions se déroulant dans les chambres des détenues restent plausibles. Sylvia Kristel est toujours aussi sexy et se montre cruelle et perverse, tandis que Linda Blair nous apparaît comme frêle et touchante, son joli minois un peu joufflu étant en adéquation avec son personnage. Au final, Red Heat est un W.I.P. plutôt sympa, qui passe bien et se montre distrayant. Ni plus, ni moins.

NOTE : 3/6



LA CHASSE DU COMTE ZAROFF

LA CHASSE DU COMTE ZAROFF
(The Most Dangerous Game, Les Chasses du Comte Zaroff)


Réalisateur : Ernest B. Schoedsack, Irving Pichel
Année : 1932
Scénariste : James Ashmore Creelman
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Leslie Banks, Joel McCrea, Fay Wray, Robert Armstrong, Noble Johnson


L'HISTOIRE : Robert Rainsford, chasseur de fauves hors pair, est le seul survivant du naufrage d'un yacht. Il échoue sur une île et trouve refuge dans l'imposante demeure du Comte Zaroff, qui a également accueilli d'autres naufragés d'un précédent accident, dont la jolie Eve. Cette dernière informe Robert  de son sentiment d'être retenue prisonnière par le Comte. Zaroff, qui se montre extrêmement obligeant avec ses hôtes, leur avoue qu'il est lui-même un passionné de chasse mais qu'il ne trouvait plus de plaisir à la pratiquer, ayant déjà tout chassé, jusqu'à ce qu'il découvre un nouveau gibier qui réamorça la flamme de sa passion. Robert et Eve vont bientôt découvrir de quel gibier il s'agit, en allant secrètement dans la salle des trophées du Comte...

MON AVIS : Que voici un excellent film d'aventure, qui bénéficie de somptueux décors (les mêmes que King Kong, tourné simultanément), d'un excellent casting et d'une intrigue riche en rebondissement et surprises. Leslie Banks est excellent dans le rôle du Comte Zaroff, personnage très sadien dans son style, vivant reclus dans son île, dominant ses domestiques et jouant à un jeu d'un type particulier avec des règles imposées et non négociables. Dès l'arrivée de Robert Rainsford aux portes de la demeure du Comte, on sait que le danger et le mal seront présents et que cette forteresse n'est pas un lieu de repos idéal, la découverte de la salle des trophées venant confirmer de manière assez brutal ce sentiment. Une fois la chasse ouverte, le film prend une autre dimension, avec ce décor baigné par la brume, et se montre particulièrement inquiétant. Le chasseur Robert Rainsford apparaît comme la face positive du Comte Zaroff, les deux hommes ayant la même passion. Mais pour survivre, Rainsford devra se laisser aller à des instincts aussi primaires que ceux de Zaroff, le chasseur qu'il est devenant la proie du Comte maléfique. Pervers et sadique, La Chasse du Comte Zaroff est un petit classique des années 30 qui procure bien du plaisir.

NOTE : 5/6



PULSIONS

PULSIONS
(Dressed to Kill)


Réalisateur : Brian de Palma
Année : 1980
Scénariste : Brian de Palma
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -16 ans
Avec : Michael Caine, Angie Dickinson, Nancy Allen, Keith Gordon, Dennis Franz


L'HISTOIRE : Sexuellement frustrée par son mari, Kate Miller va se confier au docteur Elliott, son psychiatre, qu'elle tente de charmer sans y réussir. Elle parvient à séduire un inconnu dans un musée et passe la nuit avec lui. Lorsqu'elle décide de rentrer chez elle, elle se fait agresser par une femme blonde portant des lunettes noires qui l'a tue à coups de rasoir dans l'ascenseur. La prostituée Liz Blake est témoin de cet assassinat. Devenue suspect n°1, la pauvre jeune femme doit essayer de prouver son innocence. Elle se fera aider par Peter, le fils de Kate Miller, qui est bien décidé à découvrir l'identité de la meurtrière de sa mère. Pendant ce temps, le docteur Elliott reçoit des appels menaçant de Bobby, l'une de ses patientes, qui s'accuse du crime...

MON AVIS : Fils spirituel d'Alfred Hitchcock, le réalisateur américain Brian de Palma a condensé tout son savoir faire dans Pulsions. Mouvement de caméra lent et sensuel, érotisme troublant, split-screen, perpétuel jeu d'indice dans les images qui détournent la vérité, suspense, fausse piste et meurtre graphique, tout est là et mis en oeuvre de façon assez remarquable. Pulsions s'avère être un thriller érotique de qualité, avec une Nancy Allen affriolante et un Michael Caine de grande classe. La scène de l'ascenseur renvoie à la scène de douche de Psychose et se montre tout autant réussie. La longue séquence dans le musée nous rappelle Sueurs Froides et Brian de Palma fait preuve d'une grande virtuosité technique ici et démontre qu'il mérite bien son appellation d'Hitchcock moderne. Reste que le film, tout aussi maîtrisé soit-il, se trouve amoindri quand on connaît déjà le dénouement et certaines séquences semblent s'étirer un peu en longueur à la seconde vision. Pulsions procurera plus de plaisir à des spectateurs vierges de toutes images et révélations à son sujet, les autres pourront se concentrer sur le talent de metteur en scène de De Palma et sur les courbes de Nancy Allen. A noter le jeu de mot du titre original, qui prend toute sa signification une fois la fin connue...

NOTE : 4/6