Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 30 juillet 2011

LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES

LA PLANTE QUI AIMAIT LES FEMMES
(Please don't eat my Mother)


Réalisateur : Carl Monson
Année : 1973
Scénariste : Eric Norden
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Erotique, Fantastique
Interdiction : -16 ans
Avec : Buck Kartalian, Lynn Lundgren, Art Hedberg, Alice Friedland, Adam Blair


L'HISTOIRE : Henry Fudd a 43 ans. C'est un vieux garçon qui vit toujours chez sa mère, une vieille mégère qui passe son temps à le surveiller et ne lui laisse pas la moindre intimité. Un jour, Henry croit entendre une petite plante carnivore lui parler dans la boutique d'un fleuriste. Intrigué, il achète la plante, qui s'avère effectivement doté de la parole. Henry ne tarde pas à tomber amoureux de sa plante, étant la seule "femme" qui se montre amicale avec lui. Mais cette dernière développe un curieux appétit. Après avoir mangé quelques mouches puis des grenouilles, elle grossit de manière significative et commence à réclamer de la nourriture plus conséquente. Chats, chiens, Henry fait tout pour sa plante qui atteint maintenant une taille impressionnante, jusqu'à ce qu'elle lui fasse comprendre que les animaux ne lui suffisent plus...

MON AVIS : Amateurs de Zéderies en folie, venez découvrir La Plante qui aimait les Femmes, qui n'est au final qu'une version sexploitation du classique de Roger Corman, La Petite Boutique des Horreurs. Décors ultra-minimalistes (la chambre d'Henry, un jardin en extérieur où il s'en passe des belles...), personnages ringards au sourire niais, plante carnivore en carton pâte que même un enfant il ferait quasiment mieux, effets spéciaux inexistants et humour de bas étage. Les séquences avec la plante qui parle et qui enquille chats et chiens avant de passer aux humains sont à se dévisser la tête tellement le résultat est ringard. Ringard mais tellement surréaliste qu'on y trouve du plaisir. Un plaisir coupable c'est sur, tant le métrage nage en plein amateurisme totalement décomplexé et se pare d'une ambiance kitschissime assez avancée. Ajoutons à ce délire assumé des séquences érotiques qui ne sont là que pour chauffer le spectateurs puisque hormis le dernier couple qui sera bouffer par la plante, les autres ne servent pratiquement à rien dans l'histoire, si ce n'est de permettre à Henry Fudd de se rincer l'oeil en direct live. Et s'il y a bien quelque chose qui n'est pas en carton pâte dans ce film, ce sont bien les actrices, parfaitement en forme et bien pourvues par la nature, dont la sexy René Bond, première actrice de charme jouant avec des implants mammaires, qui ont été payés par le producteur Harry Novak lui-même et qui lui feront accéder sans difficulté aux films hardcore dans les années 70. ! Les séquences vont de soft à légèrement osées mais elles n'apportent vraiment rien à l'intrigue principale. Il est difficile de trouver un réel intérêt à La Plante qui aimait les Femmes, si ce n'est de se taper un bon gros délire, de reluquer les seins de René Bond et d'halluciner devant notre plante carnivore parlante !

NOTE : 2/6



vendredi 29 juillet 2011

CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT

CONFESSIONS OF A PSYCHO CAT
(Confessions of a Psycho Cat, 3 Loves of a Psycho Cat)


Réalisateur : Herb Stanley
Année : 1968
Scénariste : Bill Boyd
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Drame, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Eileen Lord, Jake LaMotta, Ed Garrabrandt, Frank Geraci, Dick Lord


L'HISTOIRE : Virginia Marcus est mentalement dérangée. Parce que son frère est parti faire un safari sans elle, elle propose à trois individus qui ont tous commis un meurtre dans leur passé la somme de 100000 $ s'ils parviennent à rester en vie durant une journée, sachant qu'à partir du moment où ils recevront le chèque, elle se mettra à les chasser dans les rues de New-York. Les trois hommes, un drogué, un ex catcheur et un acteur sur le carreau, acceptent la proposition...

MON AVIS : Fleuron des films d'exploitations des années 60, que le public néophyte connaît désormais mieux sous la dénomination de "films Grindhouse" depuis le diptyque Tarantino/Rodriguez, Confessions of a Psycho Cat parviendra sans peine à séduire les amateurs de productions ultra fauchées et de films déviants, bizarres, à la réalisation qui frôle l'amateurisme mais qui dans ce cas précis apporte un plus indéniable, conférant une ambiance poisseuse à cette unique réalisation d'Herb Stanley, dont le scénario lorgne du côté du classique des années 30, La Chasse du Comte Zaroff. Principalement connu parce que le boxeur Jake ("Raging Bull") LaMotta  incarne l'une des trois victimes de la psychopathe, Confessions of a Psycho Cat réserve quelques bonnes surprises comme cette séquence de la mise à mort de LaMotta justement, où Viriginia Marcus est habillée en toréador et s'amuse avec sa victime, devenant le pauvre taureau. Une Virginia totalement folle, parfaitement interprétée par Eileen Lord, dont ce sera le seul rôle connu, et qui parvient à être crédible dans son rôle de psychopathe, avec ses grands yeux emprunts de folie. On appréciera le flash-back nous dévoilant pourquoi sa raison a vacillé, ainsi que la scène de l'overdose d'une pauvre jeune fille. Bref, malgré la pauvreté du budget, Confessions of a Psycho Cat  s'avère intéressant pour qui aime les films Grindhouse. Il est donc fort dommage que des producteurs aient inséré des scènes érotiques ultra soft et qui n'ont aucun intérêt, si ce n'est de pouvoir placer le film dans le circuit des "sexploitations" de l'époque et donc de faire plus d'argent. Les inserts se devinent à des kilomètres, le volume des voix et la qualité de l'image n'étant pas la même, le sommet étant atteint avec la présence d'une prostituée dans la chambre de Jake LaMotta. Même un myope verrait que l'actrice ne se trouve pas dans la même chambre et qu'elle porte des bas alors qu'on voit clairement des jambes nues dans la vraie scène avec l'ex boxeur. Un procédé scandaleux donc et qui vient largement amoindrir l'intérêt du film, puisque les séquences érotiques ralentissent considérablement le rythme et nous font décrocher à chaque fois de l'intrigue principale. Heureusement, la séquence finale, totalement folle et absurde, nous laisse sur une impression positive.

NOTE : 3/6


        

jeudi 28 juillet 2011

LES MAINS D'ORLAC (1935)

LES MAINS D'ORLAC
(Mad Love)


Réalisateur : Karl Freund
Année : 1935
Scénariste : P.J. Wolfson, John L. Balderston d'après le roman de Maurice Renard
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Peter Lorre, Frances Drake, Colin Clive, Ted Healy, Sara Haden, May Beatty


L'HISTOIRE : Le docteur Gogol voue une admiration sans borne à l'actrice de théâtre Yvonne Orlac, star d'une pièce d'épouvante, au point d'avoir assisté à toutes les représentations. Lors de la dernière, il va lui parler et découvre qu'elle est mariée à Stephen Orlac, un pianiste virtuose en passe de devenir très célèbre. Dépité, le docteur Gogol achète une statue de cire représentant Yvonne pour amoindrir son chagrin. Un jour, il découvre Yvonne chez lui. Celle-ci lui demande de l'aide car son mari a été victime d'un accident de train et ses mains doivent être amputées. Impuissant, le docteur Gogol ne peut que confirmer le diagnostic. C'est alors qu'il repense à l'exécution du criminel Rollo qui vient d'avoir lieu. Sans rien dire à personne, Gogol greffe les mains du criminel sur les bras de Stephen Orlac, s'attirant la reconnaissance d'Yvonne. Mais les mains de Rollo n'ont pas oublier leurs capacités à tuer et le comportement de Stephen s'en trouve changé...

MON AVIS : Excellent film d'épouvante, qui doit sa renommée (justifiée) à la prestation de Peter Lorre, acteur au visage si particulier, qui s'était déjà fait remarquer dans l'admirable M le Maudit de Fritz Lang, et qui incarne dans cette seconde adaptation du roman de Maurice Renard un personnage totalement halluciné, fou à lier par amour, ce qu'exprime parfaitement le titre original de Mad Love. Le film est très sérieux et la progression dramatique des évènements s'accentue progressivement jusqu'à la terrible séquence finale, où le docteur Gogol perd complètement l'esprit. La scène grandiose où il s'est déguisé avec une minerve et deux mains robotisées restera dans tous les esprits. On regrettera le choix de Karl Freund, réalisateur du très bon La Momie en 1932, d'avoir recours au personnage de la servante du docteur, vieille folle alcoolique qui apporte une touche d'humour au métrage mais qui semble superficielle et incongrue ici. Mis à part ce bémol, Les Mains d'Orlac est un grand film des années 30 produit par la MGM,  et qui peut parfaitement s'accommoder avec les classiques de l'épouvante de la Universal, surtout que le personnage de Stephen Orlac est interprété par le génial Colin Clive, baron Frankenstein des deux chef-d'oeuvres de James Whale

NOTE : 5/6



mercredi 27 juillet 2011

HERO

HERO
(Ying Xiong)


Réalisateur : Zhang Yimou
Année : 2002
Scénariste : Wang Bin, Zhang Yimou, Li Feng
Pays : Hong Kong, Chine
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Jet Li, Maggie Cheung, Tony Leung Chiu Wai, Zhang Ziyi, Chen Daoming, Donnie Yen


L'HISTOIRE : Le Roi de Qin désire asservir tous les royaumes qui composent la Chine pour devenir l'Empereur unique du pays. Les royaumes qui s'opposent à ce règne de terreur désignent leurs trois meilleurs tueurs pour l'assassiner, à savoir Lame Brisée, Neige et Ciel. Le Roi de Qin vit désormais depuis dix ans dans sa forteresse, craignant chaque jour pour sa vie car personne parmi ses guerriers n'est parvenu à éliminer les trois redoutables assassins. Un jour, un mystérieux étranger, se faisant appeler Sans Nom, déclare qu'il possède les armes des trois tueurs, signe de leur défaite. Convié au palais, Sans Nom prouve au Roi de Qin ses dires. Ce dernier, en gage de récompenses, lui offre fortune et surtout, la possibilité de venir s'asseoir à seulement dix pas de lui, chose qui n'était jamais arrivée. Sans Nom va alors raconter son histoire... 

MON AVIS : Quelle magnifique fresque ! Hero est un somptueux film d'arts-martiaux, un véritable plaisir visuel, un dépaysement de tous les instants. Splendeur des paysages, beauté de la photographie, personnages attachants (quoiqu'un peu distants), un Jet Li impérial et monolithique, et surtout, des chorégraphies magistrales aux couleurs qui brillent de mille feux, nous laissant pantois devant notre écran. La séquence où Neige (superbe Maggie Cheung) se bat contre Lune au milieu de milliers de feuilles est absolument magique et époustouflante. Les valeurs ancestrales comme l'héroïsme, le respect, la dignité sont évidemment présentes, comme dans tous bons films d'arts-martiaux qui se respectent. La construction du film, bien que déjà vue, s'avère intéressante et permet d'aborder cette fascinante histoire de vengeance sous divers angles, qui nous mènent de surprise en surprise. Hero a tout pour plaire et devrait enchanter un large public. Une belle réussite, épique, lyrique, impeccablement maîtrisée. Du très beau cinéma.

NOTE : 5/6

   

mardi 26 juillet 2011

LA PETITE SIRENE

LA PETITE SIRENE
(The Little Mermaid)


Réalisateur : Ron Clements, John Musker
Année : 1989
Scénariste : John Musker, Ron Clements d'après le conte d'Andersen
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-animé
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Ariel, la petite sirène, brave l'interdiction de son père, le Roi Triton, souverain des Océans, et ne cesse de remonter à la surface pour découvrir le monde mystérieux des humains. Une nuit, alors qu'un terrible orage éclate, Ariel sauve de la noyade le Prince Eric dont le navire vient de faire naufrage. Ariel tombe immédiatement amoureuse d'Eric et celui-ci est sous le charme de cette belle jeune fille à la voix merveilleuse qu'il n'a que le temps d'apercevoir. Après avoir subit la colère de son père, Ariel se rend chez Ursula, une terrible sorcière. Cette dernière lui propose un marché. En échange de sa voix, elle donnera des jambes à Ariel durant trois jours pour qu'elle puisse aller voir son Prince. Si au troisième couché du soleil, ce dernier n'a pas embrassé Ariel, elle appartiendra à jamais à Ursula. Ariel accepte le marché et se rend sur la terre ferme, muette...

MON AVIS : On le sait, les dessins-animées de Walt Disney sont gentillets, parfois un peu niais, et ne se mettent quasiment jamais en danger, plaçant en avant les bons sentiments et détournant les contes originaux, les privant de leur partie sombre pour n'en retenir que les aspects qui ne risquent pas d'inquiéter les petites têtes blondes, principaux spectateurs. Et alors ? La Petite Sirène est un bon film d'animation, aux couleurs flamboyantes et aux personnages fort sympathiques. Ariel est ravissante, Polochon fera craquer les bambins et Sébastien le crabe nous fera bien rire, notamment dans l'excellente et fort drôle séquence avec le cuisinier du Prince Eric. Certaines chansons sont très réussies ("Sous l'Océan" par exemple) et la magie est au rendez-vous. Action, romance, et humour, un Walt Disney classique mais bien réalisé et qui fonctionne encore bien. J'ai passé un bon moment avec mon fils et cette jolie histoire, amusante et attendrissante.

NOTE : 4/6



THE EARTH DIES SCREAMING

THE EARTH DIES SCREAMING
(The Earth dies Screaming)


Réalisateur : Terence Fisher
Année : 1964
Scénariste : Harry Spalding
Pays : Angleterre
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Willard Parker, Virginia Field, Dennis Price, Thorley Walters, Vanda Godsell


L'HISTOIRE : Un mal mystérieux frappe la Terre, et tous les êtres vivants meurent en un instant. Le lendemain, une poignée de survivants se retrouvent dans un petit village et par déduction, comprennent que s'ils sont vivants, c'est parce qu'ils étaient à l'abri dans un environnement où l'air était sain. Une attaque au gaz semble être la cause la plus probable de l'anéantissement de la civilisation. Tentant de s'organiser dans un hôtel, les rescapés aperçoivent des êtres mystérieux, habillés avec une sorte de combinaison spatiale, déambulant dans les rues jonchées de corps sans vie...

MON AVIS : Terence Fisher, on le connaît principalement pour être le réalisateur des grands classiques du cinéma d'épouvante du studio Hammer Films. Plus méconnu, ce film de science-fiction de 1964 mettant en scène une invasion extraterrestres ou plus exactement de robots qui ont anéanti la race humaine et qui possèdent la faculté de faire revivre certains morts pour en faire leurs esclaves. On retrouve dans le film des aspects de Je suis une légende ou même de La Nuit des Morts Vivants, avec ce huis clos se déroulant dans un hôtel et ces personnages un peu caricaturaux qui ne se connaissent pas mais vont devoir coexister ensemble pour lutter pour leur survie. Le scénario est certes basique mais la réalisation de Terence Fisher parvient à rendre l'ensemble agréable et de bonne tenue. The Earth dies Screaming est en plus assez court, 1h02 au compteur, et on n'a pas trop le temps de s'ennuyer, malgré quelques situations qui se répètent et des phases de dialogues qui tournent parfois en rond. Le look des robots est plutôt original et satisfera les amateurs de SF. The Earth dies Screaming n'est pas un grand film de Terence Fisher, ni même un classique du cinéma de science-fiction mais il mérite d'être découvert car il possède des qualités certaines et bénéficie en outre d'une introduction diablement efficace.

NOTE : 3/6



SIMETIERRE

SIMETIERRE
(Pet Sematary)


Réalisateur : Mary Lambert
Année : 1989
Scénariste : Stephen King d'après son roman
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Dale Midkiff, Fred Gwynne, Denise Crosby, Miko Hughes, Blaze Berdahl


L'HISTOIRE : La famille Creed emménage dans leur nouvelle maison, située au bord d'une route très fréquentée par les poids-lourds. Jud, leur vieux voisin, leur fait découvrir le cimetière des animaux, lieu de recueillement où les enfants du coin ont enterré leurs compagnons domestiques décédés, ce qui fait prendre conscience de la mort à Ellie, la fille des Creed. Pour Thanksgiving, Louis Creed reste seul, ses deux enfants et sa femme étant partis dans la famille de cette dernière. Church, le petit chat d'Ellie est retrouvé mort dans le jardin de Jud. Celui-ci, pour ne pas peiner Ellie, emmène Louis bien au delà du cimetière des animaux, dans un autre endroit insolite, ancien cimetière indien, où il fait enterrer Church. Le lendemain, Louis a la surprise de trouver Church, bien vivant, mais avec un comportement agressif...

MON AVIS : Les années 80 ont vu fleurir un nombre incalculable d'adaptations cinématographiques des romans de Stephen King, qui n'étaient pas tous d'un bon niveau, loin s'en faut. Mary Lambert, avec Simetierre, s'en est particulièrement bien sortie, parvenant à restituer toute la force et la noirceur absolue de la plus terrifiante histoire du King. Simetierre n'est pas un film très riche en horreur visuelle, les amateurs de tripailles en seront pour leur frais. Non, Simetierre, c'est avant tout un film d'ambiance, une ambiance morbide à souhait, où tout est sombre, tout respire la mort. Originalité du film, le fait que tout soit prévisible à l'avance. Le scénario en effet ne joue absolument pas avec la notion de suspense, rien n'est fait pour faire sursauter les spectateurs ou même les surprendre. Le fil de l'histoire est d'une linéarité exemplaire et on devine tout ce qui va se passer. Et c'est justement là où le film marque des points, alors que ça aurait pu être un défaut. Simetierre, c'est une inexorable descente aux Enfers d'une famille, et plus particulièrement du père, suite à des évènements tragiques qui ne font que s'accentuer au fil des jours. Une implacable spirale de la mort dont personne ne réchappe. Ces évènements, on les devine quasiment avant les personnages et on veut croire qu'ils ne vont pas arriver. Mais rien à faire, tout arrive, pour le malheur et pour le pire pourrait-on dire, le paroxysme étant atteint lors de la mort du petit Gage, au cours d'une scène forte en émotion. "Parfois, la mort même est préférable" répétera à plusieurs reprises le vieux Jud. Une phrase qui prend toute sa dimension dans Simetierre, certainement l'un des meilleurs films d'horreur de la fin de décennie 80.

NOTE : 5/6



lundi 25 juillet 2011

HARRY POTTER A L'ECOLE DES SORCIERS

HARRY POTTER A L'ECOLE DES SORCIERS
(Harry Potter and the Sorcerer's Stone)


Réalisateur : Chris Columbus
Année : 2001
Scénariste : Steve Kloves d'après l'oeuvre de J.K. Rowling
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Richard Harris, Robbie Coltrane, Maggie Smith


L'HISTOIRE : Alors qu'il vient de fêter ses 11 ans, le jeune Harry Potter, élevé durement par son oncle, reçoit la visite de Rubeus Hagrid, qui lui apprend qu'il est en réalité le fils de deux magiciens et qu'il va en devenir un lui-même s'il le suit à Poudlard, la célèbre école de sorciers. Harry accepte avec joie. A Poudlard, Harry se fait enfin des amis et passe son temps avec Ron Weasley et Hermione Granger. Apprenant à se servir de sa baguette magique ou à voler sur un balai, Harry se révèle très doué et se retrouve dans l'équipe de Quidditch de son groupe, les Gryffondor. Un jour, les trois amis enfreignent le règlement de l'école et se retrouve dans un endroit interdit au troisième étage. Là, il découvre une pièce gardée par un chien à trois têtes. Leur enquête les amène à découvrir le secret de l'école : la pièce au chien renfermerait la pierre philosophale. Mais quelqu'un d'autre connait ce secret et compte bien s'emparer du précieux caillou magique...

MON AVIS : Premier film adapté des romans à succès, Harry Potter à l'Ecole des Sorciers est un pur divertissement familial, mêlant comédie, aventure et fantastique dans un cocktail savoureux qui ravira petits et grands. C'est une parfaite introduction au monde d'Harry Potter, qui nous présente de façon efficace les différents personnages qu'on va retrouver au fil des épisodes. Les jeunes acteurs sont épatants et donnent parfaitement vie à ces héros fictifs. Les effets-spéciaux sont bien intégrés et assurent le spectacle, notamment lors de la partie de Quidditch où les balais virevoltent à cent à l'heure. Troll monstrueux, molosse à trois têtes, miroir magique, boules volantes, oiseaux distributeurs de courrier et autres créatures issues du bestiaire fantasmagorique des romans sont également de la partie et s'agitent dans des séquences riches en émotions et en actions. Réalisé par le spécialiste du film familial Chris Columbus, auparavant scénariste dans les années 80 de films comme Gremlins, Le secret de la Pyramide ou bien Les Goonies,  ce premier chapitre nous laisse sur une bonne impression et les 2h30 de spectacle passent comme une lettre à la poste. Certes, le film reste assez enfantin dans son ensemble mais on n'a qu'une hâte lorsque débute le générique de fin, c'est d'enclencher le suivant pour retrouver nos jeunes héros...

NOTE : 4/6



MASS HYSTERIA LIVE

MASS HYSTERIA LIVE


Réalisateur : Julien Metternich
Année : 2011
Pays : France (Bikini à Toulouse, le 9/12/2010)
Genre : Concert, documentaire
Interdiction : /
Avec : Mouss Kelai (Chant), Yann Heurtaux (Guitare), Nicolas Sarrouy (Guitare), Raphael Mercier (Batterie), Stéphane Jaquet (Basse)


LE CONCERT : 1- Babylone / 2- Une somme de détails / 3- World on Fire / 4- Plus qu'aucune mer / 5- L'espoir fou / 6- Aimable à souhait / 7- P4 / 8- Donnez-vous la peine / 9- Knowledge is power / 10- Mass protect / 11- Failles / 12- L'archipel des pensées / 13- Get High / 14- Zion / 15- Contraddiction / 16- Killing the hype / 17- Respect to the dancefloor / 18- Furia

MON AVIS : Mass Hystéria, je connais plutôt bien. Je les ai découvert alors qu'il débutait, faisant la première partie de No One Is Innocent, à l'Usine de Reims. Un show qui a mis tout le monde d'accord. Dès le lendemain, j'allais acheter leur premier album Le Bien-être et la Paix. Un son bien lourd, des riffs à couper au couteau, une batterie métronome et chant en français avec textes ultra positifs, pour un son métal imposant, mais qui possédait l'originalité d'avoir des machines derrière, des samples et autres bruits électroniques qui transformait la musique agressive en quelque chose d'autre, qui donnait inévitablement envie de taper du pied et de secouer la tête, voir de sauter comme un kangourou. Quelques mois plus tard, les Mass Hysteria revenait à l'Usine, en tête d'affiche cette fois, pour présenter leur second album, Contraddiction. Un album mythique pour le métal français, sorte de quintessence musicale qui vous mettait une telle claque que ça en était presque incroyable. Depuis, je ne rate jamais la venue du groupe dans ma région car chaque concert se transforme en gigantesque fête et communion entre le public et le groupe. Même lorsque Mass Hystéria s'égare un peu avec le troisième et surtout quatrième album, je vais les voir. Certes, plus pour entendre les anciens titres que les nouveaux. Mais quand même. Une mauvaise passe qu'ils ont su négocier avec brio, puisque l'album Une somme de détails a remis les pendules à l'heure. Et leur dernier opus Failles a confirmé le retour en pleine forme du combo. Mass Hysteria refait du Mass Hysteria, Alléluia! Et s'il y a bien un endroit où ils montrent toute l'étendue de leur puissance, c'est bien sur scène. Mass Hysteria en live, c'est une machine de guerre à faire bouger et sauter. Après des années d'attente, on a enfin un live du groupe en Dvd ! Une set-list ultra efficace, avec des titres percutants et une énergie participative, tout est là. Pour qui ne connait pas, achetez ce live, vous ne le regretterez pas. Mais plus que le live lui-même, c'est bien le documentaire qui l'accompagne, 15 ans de Furia, qui apparaît comme essentiel pour tout fan qui se respecte. On entre dans l'intimité du groupe, qui revient sur sa carrière, des débuts jusqu'à Une somme de détails, évoquant la folie furieuse qui s'est emparé du public à la sortie des deux premiers albums, les changements de guitaristes,  les mauvais conseils qu'ils ont suivi, la pression, la prise de grosse tête (eh oui, ça arrive), la période noire qu'ils ont traversé et bien d'autres choses encore. Pas de langue de bois ou de fausses excuses, chaque membre du groupe parle avec une honnêteté et une sincérité qui fait plaisir à entendre et à voir, n'hésitant pas à se remettre en cause. Ce n'est pas donné à tout le monde de reconnaître ses erreurs. On appréciera aussi le making of de l'album Failles, et les extraits de vieux concerts filmés un peu partout. Bref, un bien bel objet à posséder de toute urgence ! Faites péter le 5.1 dans votre salon, ça va jumper !!!!!

NOTE : 6/6



ICE

ICE
(Ice, La croqueuse de diams)


Réalisateur : Brook Yeaton
Année : 1994
Scénariste : Sean Dash
Pays : Etats-Unis
Genre : Policier
Interdiction : /
Avec : Traci Lords, Zach Galligan, Phillip Troy, Jaime Alba, Jorge Rivero


L'HISTOIRE : Charley et Ellen Reed sont spécialisés dans le vol de diamants. Engagés par une assurance, ils vont dérober des centaines de pierres précieuses à un caïd de la mafia, Vito Malta. Ce dernier entend bien récupérer son bien et envoie ses hommes de mains à leur poursuite. Charley contacte Rick, le frère d'Ellen, pour qu'il revende les diamants, contre l'avis de cette dernière. Une fusillade provoque la mort de Charley. Ellen se retrouve seule et va devoir sauver sa peau et celle de son frère kidnappé par la mafia. Seul un inspecteur tente de lui venir en aide...

MON AVIS : Ice, souvent diffusé à la télévision sous le titre La Croqueuse de Diams, est un petit film policier sans autre prétention que de divertir, ce qu'il a un peu de mal à faire, tant la réalisation s'avère académique et sans grande saveur. Certaines situations semblent invraisemblables et les séquences avec les deux inspecteurs, dont l'un est amoureux transi du personnage joué par Traci Lords (on le comprend), tirent en longueur et ralentissent un rythme déjà pas bien enlevé, malgré de nombreuses bagarres et gunfights disséminés tout au long du métrage mais qui peinent à se montrer vraiment énergiques. Le principal intérêt de Ice est bien évidemment la présence radieuse de Traci Lords, qui jouait dans pas mal de petits polars durant les années 90. Elle se montre convaincante et plutôt douée pour les scènes d'action. Elle a pour partenaire Zach Galligan, échappé de Gremlins et de Waxwork. Deux acteurs qui s'en sortent bien mais qui ne parviennent pas à faire se hisser Ice plus haut qu'un banal téléfilm policier sans surprise.

NOTE : 2/6



dimanche 24 juillet 2011

LES RANDONNEURS A SAINT-TROPEZ

LES RANDONNEURS A SAINT-TROPEZ
(Les Randonneurs à Saint-Tropez)


Réalisateur : Philippe Harel
Année : 2006
Scénariste : Eric Assous, Philippe Harel, Sylvie Bourgeois
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Benoit Poolvoorde, Karin Viard, Géraldine Pailhas, Philippe Harel, Vincent Elbaz, Cyrielle Clair


L'HISTOIRE : Dix ans après leur périple en Corse, Mathieu, Nadine, Cora et Louis décident de s'offrir des vacances à Sainte-Maxime. Lors d'une virée à St-Tropez, Mathieu retrouve Eric, qui a maintenant une situation plutôt aisée. Côtoyant tout le gratin tropézien, ayant ses entrées dans les clubs branchés, naviguant sur de somptueux voiliers, Eric devient vite la personne à connaître et qu'il faut avoir pour ami...

MON AVIS : Mon dieu, que cette comédie est ennuyeuse ! Je pensais passer un bon moment avec cette troupe d'acteurs, c'est tout l'inverse qui s'est produit. Le rythme est mou, l'introduction avant le départ en vacances n'avance pas et s'enlise dans l'ennui, les quelques moments humoristiques peinent à décoller et à nous faire sourire, bref, Philippe Harel a carrément raté le coche avec la suite de son film Les Randonneurs qu'il avait réalisé en 1996. Doublée d'une sorte de comédie de moeurs, avec des couples qui vont dans l'adultère pour mettre du piment dans leur triste vie, Les Randonneurs de Saint-Tropez ne vaut que pour la présence de Benoit Poelvoorde, qui parvient à nous décrocher quelques (sou)rires avec des dialogues ou des situations cocasses. Mais c'est bien peu. Surtout que les situations se répètent jusqu'à la nausée, entre les repas mondains (les acteurs ont bien du manger pendant le tournage...) ou les sorties sur les voiliers. Seule la fin, qui nous fait penser au film Dérive Mortelle, amène un peu de dynamisme à cet ensemble monotone et soporifique. A éviter.

NOTE : 1/6



LA REINE DES ENFERS

LA REINE DES ENFERS
(La Reine des Enfers)


Réalisateur : Timothé Beaulieu
Année : 2010
Scénariste : Timothé Beaulieu
Pays : France
Genre : Court-métrage, Horreur
Interdiction : /
Avec : Caroline Burges, Basile Baron, Thierry Fohrer, Simon Salord, Julien Briard, Thomas Burrowes


L'HISTOIRE : Passant sa première nuit seule dans sa nouvelle maison, une jeune femme est victime d'un démon qui lui annonce qu'elle est l'élue. Un prêtre tente de venir la secourir alors que des stigmates apparaissent déjà sur son corps et ses mains...

MON AVIS : Treize minutes, générique compris, c'est court. Pas le temps de développer une histoire approfondie, il faut aller à l'essentiel. C'est ce qu'a fait Timothé Beaulieu avec La Reine des Enfers, en parvenant à rendre hommage aux films qu'il aime dans ce court laps de temps, proposant des séquences qui nous renvoient à des classiques tels L'Exorciste, Evil Dead, Zombie ou bien encore Hellraiser. On appréciera le jeu de l'actrice principale, la scène de la croix qui se retourne sur le mur, et plus particulièrement l'apparition du démon tapis dans l'ombre, qui nous renvoie au monde de Clive Barker. Le final est également bien amené et bénéficie de bons effets de maquillages. Les seuls bémols qu'on pourrait émettre seraient la prestation du prêtre, en peu en deçà des autres acteurs, et le manque d'originalité du scénario mais l'ensemble est plaisant à regarder, le rythme bien tenu et la réalisation parvient à créer une bonne ambiance que la musique vient bonifiée. Sympa comme tout !

Pour voir le court-métrage :
http://www.dailymotion.com/video/xgm7hj_la-reine-des-enfers_shortfilms#from=embed


NOTE : 4/6



LACERES

LACERES
(Scarred)


Réalisateur : Jon Hoffman, Dave Rock
Année : 2005
Scénariste : Jon Hoffman, Dave Rock
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Brad Ashten, Julian Berlin, David Austin, Maxine Bahns, Hannah Leigh, Sarah Scott


L'HISTOIRE : La famille Hansen part en week-end dans les bois faire du camping afin de se ressourcer. Quelques tensions sont présentes entre Kim et Heather, la nouvelle femme de son père. Un garde forestier vient leur donner des consignes de sécurité et leur raconte la légende de "la femme sans visage", qui s'est fait arraché la peau du visage par son père lorsqu'elle était encore enfant et qui s'est mise à tuer toutes les jolies touristes pour leur prélever leur visage afin de retrouver sa beauté perdue. Mais est-ce seulement une légende ?

MON AVIS : Petite production fauchée réalisée en 2005, Lacérés ne verse pas dans l'originalité puisqu'on retrouve tous les clichés présents dans les films d'horreurs forestiers. Une gentille famille, une histoire terrifiante racontée au coin du feu, des bruits suspects qui tiennent en alerte les personnages blottis au fond de leur tentes, des réactions stupides (pourquoi vont-ils planter leurs tentes loin les unes des autres au lieu de rester groupés ???), des poursuites nocturnes et des meurtres dus à un monstre, avec le traditionnel flashback qui viendra nous en apprendre plus sur sa genèse tragique. Rien de neuf donc, les deux réalisateurs ayant bien retenus leurs classiques, appliquant à la lettre les recettes et combines des oeuvres passées. Même si le manque de budget se fait souvent sentir, notamment au niveau des maquillages et effets sanglants qui font assez rudimentaires, Jon Hoffman et Dave Rock ont réussi à faire de Lacérés un film sympathique, bénéficiant d'acteurs et d'actrices convaincants et qui ne font pas trop amateurs. L'intrigue est certes passe-partout et ça manque un peu de rythme, mais ça tient quand même la route et la dernière demi-heure se montre assez dynamique et nous offre un petit prélèvement de visage plutôt bien fait, clin d'oeil à la séquence culte du chef d'oeuvre Les Yeux sans Visage. On retiendra aussi l'idée bien trouvée du masque de beauté qui évitera à celle qui se l'est appliquée de devenir une nouvelle victime de la cinglée des bois, cette dernière considérant que ce visage "vert" n'est pas dans ses critères de beauté. Lacérés ne restera pas dans les annales du genre mais j'ai déjà vu bien pire dans ce style de productions indépendantes. 

NOTE : 3/6



samedi 23 juillet 2011

THE UNDYING MONSTER

THE UNDYING MONSTER
(The Undying Monster)


Réalisateur : John Brahm
Année : 1942
Scénariste : Lillie Hayward, Michael Jacoby d'après la nouvelle de Jessie D. Kerruish
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante, Policier
Interdiction : /
Avec : James Ellison, Heather Angel, John Howard, Bramwell Fletcher, Heather Tatcher


L'HISTOIRE :  En rentrant chez lui, Oliver Hammond se fait attaquer sauvagement par une mystérieuse créature, au alentours de la falaise qui borde sa vaste demeure. Sa soeur Helga, inquiète de ne pas le voir rentrer, part à sa recherche et le trouve inconscient. De retour au domicile familiale, les rumeurs vont bon train concernant la nature de l'agresseur, car la famille Hammond vit sous la coupe d'une légende qui veut qu'un monstre s'en prenne à tous ses descendants. Un inspecteur de Scotland-Yard, Robert Curtis, accompagné de son assistante, va tout mettre en oeuvre pour lever le voile sur cette curieuse affaire...

MON AVIS : Le succès des productions Universal durant les années 30, ainsi que la sortie du film Le Loup-Garou de George Waggner en 1941, décide la Twentieth Century Fox à produire des films d'épouvante. Le studio confie à John Brahm l'adaptation d'une nouvelle de Jessie D. Kerruish. A l'arrivée, le résultat sera plus que significatif. The Undying Monster ressemble à s'y méprendre à une production Universal. Beauté des décors, ambiance travaillée, brume, jeu d'ombres, musique adéquate et très bon casting sont au rendez-vous, le tout magnifié par une superbe photographie. Si le film mise avant tout sur une ambiance policière savamment distillée, nous rappelant les enquêtes de Sherlock Holmes, avec nombreux suspects potentiels et indices à découvrir, il innove en faisant de Robert Curtis un détective à la pointe du progrès, puisque ce dernier utilise des techniques nouvelles, comme le spectre de lumière par exemple ou l'analyse du sang. Accompagné par sa collègue à "l'intuition féminine sur-développée", le duo est une sorte de Mulder et Scully bien avant l'heure, même si la rationalité prédomine chez eux. The Undying Monster s'approprie le thème du loup-garou et de la malédiction familiale de façon convaincante et on trouvera assez étrange la conclusion et l'explication fournie par le médecin de la famille qui suit la séquence où on a clairement vu un être poilu et griffu redevenir humain. Une petite fausse note qui n'entrave en rien le plaisir éprouvé à la vision de ce film méconnu, qui mérite qu'on s'y attarde. 

NOTE : 4/6


          

LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS

LE TRAIN SIFFLERA TROIS FOIS
(High Noon)


Réalisateur : Fred Zinnemann
Année : 1952
Scénariste : Carl Foreman, d'après la nouvelle de John W. Cunningham
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Gary Cooper, Grace Kelly, Katy Jurado, Lee Van Cleef, Lon Chaney Jr.


L'HISTOIRE : Le shérif Will Kane vient de se marier avec Amy Fowler, lors de son dernier jour au service de la loi. Mais une mauvaise nouvelle vient gâcher ses noces : le bandit Frank Miller vient d'être libéré et il arrive par le train de midi pour se venger. Trois de ses hommes l'attendent déjà à la gare. Kane refuse de quitter sa fonction et d'abandonner la ville aux brigands, malgré l'insistance de sa femme qui menace de le quitter s'il ne part pas avec elle. Kane compte sur les habitants pour l'épauler. Mais sa déception va être grande quand il va s'apercevoir que tous se détournent de lui par peur et lâcheté...

MON AVIS : Splendide western américain, avec le couple Gary Cooper et Grace Kelly, dont c'est le second rôle au cinéma. Fred Zinnemann nous propose un film magnifique, dont l'histoire se déroule quasiment en temps réel, et qui met en avant des valeurs comme l'intégrité, la fidélité, le devoir. Toutes ces valeurs nobles sont incarnées dans le personnage joué par Gary Cooper, qui se retrouve seul contre tous, mais qui refuse d'échapper à sa destiné. La lâcheté, l'égoïsme, l'opportunisme et la trahison sont incarnés par tous les habitants refusant de prendre position entre le bien et le mal, par intérêt personnel. A ce sujet, la séquence dans l'Eglise est assez édifiante. Le Train sifflera Trois Fois n'est pas un western qui met l'action au premier plan. Il n'y a pas de poursuite à cheval, de bagarres dans les saloons. C'est avant tout l'histoire d'un homme qui doit affronter seul une bande de bandits, un homme qui a peur, qui pleure même, allant jusqu'à écrire son testament avant l'arrivée du train. Un très beau personnage, au service d'une réalisation extrêmement bien maîtrisée, qui nous prend par la main et nous emmène dans diverses émotions. Les plans sur l'horloge qui avance sont très intelligents car faisant monter peu à peu la tension jusqu'à l'unique combat final. La musique, et plus particulièrement la superbe chanson "Do no forsake me, oh my darlin", vient ponctuellement rythmer le déroulement de cette tragédie qui n'a pas pris une ride et conserve son statut de film mythique.

NOTE : 6/6


       

vendredi 22 juillet 2011

VIRUS CANNIBALE

VIRUS CANNIBALE
(Virus, L'Enfer des Morts Vivants, Zombie Creeping Flesh, 
Hell of the Living Dead, Night of the Zombies)


Réalisateur : Bruno Matteï, Claudio Fragasso
Année : 1980
Scénariste : Claudio Fragasso, José Maria Cunilles
Pays : Italie, Espagne
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Margit Evelyn Newton, Franco Garofalo, Selan Karay, José Gras, Gabriel Renom


L'HISTOIRE : Un incident dans une centrale nucléaire en Nouvelle Guinée permet à un dangereux virus de s'échapper, provoquant le retour à la vie des morts qui se mettent à dévorer les vivants. La journaliste Lia Rousseau et son cameraman découvre lors d'une prise d'otage menée par des écologistes que cette centrale servait de centre de recherche au problème de la surpopulation dans les pays du Tiers-Monde. Elle décide de se rendre sur place pour découvrir quel secret abritait la centrale. Rapidement agressés par des morts vivants, nos deux journalistes se font sauver in extremis par un groupe de militaire chargé eux aussi de découvrir ce qui se trame réellement dans la centrale...

MON AVIS : Bruno Matteï, dont le nom suffit à faire trembler tous les rédacteurs de Télérama et des Cahiers du Cinéma, a mis le paquet avec Virus Cannibale, puisque, sans prise de tête, le cinéaste italien (aidé par son ami Claudio Fragasso) pompe sans vergogne le Zombie de George Romero, L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci, utilise la musique des Goblin qui a déjà servi pour Zombie, et mixe le tout avec des influences allant du Mondo Movies (les stock-shots d'animaux) en passant par les films de cannibales (les séquences chez les peuplades primitives, la journaliste qui retire ses vêtements et se peint le visage et le corps pour se faire accepter...), le tout dans un joyeux foutoir sans queue ni tête. Considéré (à raison) comme l'un des sommets du film Z, ringard à tous les niveaux, Virus Cannibale assume son statut et vous fera, suivant votre disposition du moment, soit jubiler devant votre écran, soit maudire le moment où vous avez enclenché le film dans votre lecteur Dvd. Pour ma part, il y a longtemps que je n'avais pas revu le film et le résultat est toujours aussi hallucinant. Parce que le plus incroyable dans tout ça, c'est que Bruno Matteï semble avoir réalisé ce film avec le plus grand sérieux. A l'arrivée, on se croirait dans une parodie des films précités, avec des séquences copiées quasi à l'identique, avec des acteurs qui cabotinent un maximum pour combler leur manque de talent et des scènes gores plutôt jouissives et généreuses. L'aspect fourre-tout comblera les amateurs de nanars, mais finira par lasser les autres, dont moi-même, qui avait quand même hâte que le film se termine enfin. C'est sur qu'on se marre bien devant Virus Cannibale, qu'on apprécie les maquillages outranciers des morts vivants, mais cinématographiquement, ça vole pas bien haut et j'ai eu du mal à tenir jusqu'au bout sans regarder le compteur du lecteur Dvd. Définitivement pas mon Bruno Matteï préféré, malgré son statut de film culte.

NOTE : 2/6

  
    

MORGANE ET SES NYMPHES

MORGANE ET SES NYMPHES
(Morgane et ses Nymphes, Girl Slaves of Morgana Le Fay)


Réalisateur : Bruno Gantillon
Année : 1971
Scénariste : Bruno Gantillon, Jacques Chaumelle
Pays : France
Genre : Fantastique, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Dominique Delpierre, Alfred Baillou, Mireille Saunin, Régine Motte, Ursule Pauly, Michèle Perello, Nathalie Chaine


L'HISTOIRE : Anna et Françoise se perdent dans la campagne auvergnate et trouvent refuge dans une maisonnette abandonnée. A son réveil, Françoise constate que son amie a disparu. Un mystérieux nain bossu vient à sa rencontre et la conduit dans l'immense château de Morgane, sa maîtresse. Celle-ci vit entourée de servantes toutes plus belles les une que les autres. L'étrange ambiance qui règne en ce lieu trouble Françoise, qui comprend que Morgane n'est pas une femme comme les autres...

MON AVIS :  Réalisé en France au début des années 70, période faste pour le cinéma érotico-fantastique français, avec les longs-métrages de Jean Rollin, Claude Mulot, Mario Mercier, Michel Lemoine ou Jess Franco, Morgane et ses Nymphes du réalisateur Bruno Gantillon possède l'ambiance poétique et onirique de la plupart de ces films, alliant images surréalistes et rythme langoureux. Les spectateurs réfractaires au style Jean Rollin par exemple pourront très bien éviter ce film qui ne les plongera que dans un tourbillon d'ennui. Les autres, intrigués et désireux de découvrir les tentatives de cinéma fantastique à la française, se laisseront bercer par de très belles images et par cette atmosphère féerique. Féerique, le mot est lâché : Morgane et ses Nymphes met en scène des fées qui vivent recluses dans un somptueux château et qui sont sous la domination de la belle et ténébreuse Morgane, magnifiquement incarnée par Dominique Delpierre. Avec son casting exclusivement féminin, à la seule exception de la scène dans la taverne au début et de la présence du nain bossu, Bruno Gantillon nous livre quelques ébats saphiques qui reste du domaine de l'érotisme soft, dévêtant ses jolies actrices avec amour et tendresse. La photographie est fort belle et certains plans sont bien trouvés, comme la descente de l'escalier où la caméra pivote en suivant les personnages. Le film se suit comme un poème filmé, sorte de conte de fée pour adultes dont le rythme nonchalant fini quand même par nous assoupir, notamment vers la fin qui manque d'intérêt. Morgane et ses Nymphes reste une étrange découverte, qui, sans être transcendante, vaut la peine d'être vue.

NOTE : 3/6



LES ROUES DE FEU

LES ROUES DE FEU
(Wheels of Fire, Les Guerriers du Futur)


Réalisateur : Cirio H. Santiago
Année : 1985
Scénariste : Frederick Bailey
Pays : Etats-Unis, Philippines
Genre : Post-Nuke, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Gary Watkins, Laura Banks, Lynda Wiesmeier, Linda Grovenor, Joe Mari Avellana


L'HISTOIRE : Dans un monde post-apocalyptique. Les gangs font régner la terreur, cherchant à récupérer essence et vivres. Voyageant seul à bord de son bolide munie d'un lance-flammes, Trace retrouve dans une petite communauté sa soeur Arlie. Intervenant lors d'un combat, Trace et Arlie se mettent à dos les hommes de main de Scourge, chef sans foi ni loi d'une bande de dégénérés motorisés. Ceux-ci parviennent à capturer Arlie. Trace n'a alors plus qu'un seul but : retrouver et sauver sa soeur des griffes de Scourge. En chemin, il rencontrera Stinger, une tueuse, et Spike, jeune fille ayant le don de télépathie. Ensemble, ils vont devoir affronter les hordes de Scourge...

MON AVIS : Le réalisateur philippin Cirio H. Santiago s'était déjà aventuré dans l'univers du film post-nuke en 1983 avec Stryker. Il récidive deux ans plus tard avec Les Roues de Feu, qui recycle tous les éléments déjà vus dans les nombreuses sous-copies de Mad Max 2 qui sont apparues sur les écrans suite au succès de ce dernier. Les amateurs d'action non-stop, de bagarres, de fusillades, d'explosions, de courses poursuites entre véhicules customisés et de jolies filles à moitié dénudées seront comblés par Les Roues de Feu, s'ils ne sont pas trop regardant quant à la teneur du scénario, qui est bien léger. En effet, le film ne s'embarrasse guère de trouvailles scénaristiques originales ou de dialogues intelligents. Il enchaîne dans une frénésie endiablée les séquences d'action, parvenant même à nous faire demander grâce à certains moments ! Donnez nous un peu de repos, par pitié ! Mais non, il n'y a pas plus de cinq minutes sans combats ou poursuites. A tel point qu'on fini par trouver ça plutôt répétitif parce que tout fini par se ressembler et qu'on a un peu l'impression que les scènes d'action viennent meubler un scénario quasi inexistant. Vous me direz, dans un post-nuke, on n'est pas là pour voir un scénario méritant de gagner l'Oscar. Le film nous livre aussi des séquences dont on ne comprend pas trop l'utilité, comme celles où nos héros se font attaquer par des hommes des sables vivant sous terre ou la présence d'un nain qui ne sert à rien (mais le réalisateur aime en mettre dans ses films apparemment). Niveau érotisme, c'est du soft, mais on aura bien droit à une jolie fille à la poitrine plus que sympathique (Arlie, soeur du héros, incarnée par Lynda Wiesmeier, Playmate 1982) qui sera attachée au capot d'une voiture et se fera violer à maintes reprises, ce qui provoquera la colère de Trace, notre héros joué par Gary Watkins, qui a des allures de Mel Gibson sans le charisme. Les Roues de Feu fait dans la surenchère donc et fini par se mordre la queue à vouloir trop en faire, devenant lassant après une heure de film. Pas déplaisant au final, mais pas essentiel non plus.

NOTE : 3/6

 
     

jeudi 21 juillet 2011

SAVE THE LAST DANCE

SAVE THE LAST DANCE
(Save the Last Dance)


Réalisateur : Thomas Carter
Année : 2000
Scénariste : Duane Adler, Cheryl Edwards
Pays : Etats-Unis
Genre : Romance, Drame, Film musical
Interdiction : /
Avec : Julia Stiles, Sean Patrick Thomas, Kerry Washington, Fredro Starr, Terry Kinney


L'HISTOIRE : Après le décès de sa mère, victime d'un accident de la route alors qu'elle se rendait à l'audition de danse classique de sa fille Sara, cette dernière doit déménager et s'en va rejoindre son père qui vit dans un ghetto dans une banlieue de Chicago. L'intégration dans son nouveau lycée composé en très grande majorité par des noirs ne se fait pas sans difficulté. Sara fait pourtant la rencontre de Derek, jeune garçon brillant, qui va l'initier à la danse Hip-hop et lui redonner confiance en elle, la poussant à reprendre la danse classique. Mais cette relation noir-blanche est mal perçue par l'entourage du jeune homme...

MON AVIS : Un joli film plein de bons sentiments, aux clichés certes flagrants (le racisme, difficulté du métissage, ne jamais abandonner, rester soi-même, l'amour est plus fort que les apparences...) mais qui bénéficie du charisme de ses deux personnages principaux, dont la séduisante Julia Stiles, pour qui on se prend d'affection. Il est noir, elle est blanche. Elle vient d'un milieu bourgeois, lui vit dans le ghetto. Il pratique le Hip-hop, elle la danse classique. Leur relation amoureuse n'est pas du goût de tout le monde. Oui, vous l'avez compris, Save the Last Dance est une version camouflée de Roméo et Juliette, qui allie la musique, le drame et la romance dans un cocktail dynamique (les chorégraphies sont très efficaces) et divertissant. Le scénario n'a rien d'original et on devine tout ce qui va se passer mais cette histoire d'amour interraciale tient la route et fera fondre le coeur des romantiques. Les scènes de danse participent à l'histoire et ne sont pas là juste pour épater la galerie, ce qui est un bon point. A regarder blotti dans les bras de votre dulcinée...

NOTE : 4/6