Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 22 juillet 2011

VIRUS CANNIBALE

VIRUS CANNIBALE
(Virus, L'Enfer des Morts Vivants, Zombie Creeping Flesh, 
Hell of the Living Dead, Night of the Zombies)


Réalisateur : Bruno Matteï, Claudio Fragasso
Année : 1980
Scénariste : Claudio Fragasso, José Maria Cunilles
Pays : Italie, Espagne
Genre : Gore
Interdiction : -16 ans
Avec : Margit Evelyn Newton, Franco Garofalo, Selan Karay, José Gras, Gabriel Renom


L'HISTOIRE : Un incident dans une centrale nucléaire en Nouvelle Guinée permet à un dangereux virus de s'échapper, provoquant le retour à la vie des morts qui se mettent à dévorer les vivants. La journaliste Lia Rousseau et son cameraman découvre lors d'une prise d'otage menée par des écologistes que cette centrale servait de centre de recherche au problème de la surpopulation dans les pays du Tiers-Monde. Elle décide de se rendre sur place pour découvrir quel secret abritait la centrale. Rapidement agressés par des morts vivants, nos deux journalistes se font sauver in extremis par un groupe de militaire chargé eux aussi de découvrir ce qui se trame réellement dans la centrale...

MON AVIS : Bruno Matteï, dont le nom suffit à faire trembler tous les rédacteurs de Télérama et des Cahiers du Cinéma, a mis le paquet avec Virus Cannibale, puisque, sans prise de tête, le cinéaste italien (aidé par son ami Claudio Fragasso) pompe sans vergogne le Zombie de George Romero, L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci, utilise la musique des Goblin qui a déjà servi pour Zombie, et mixe le tout avec des influences allant du Mondo Movies (les stock-shots d'animaux) en passant par les films de cannibales (les séquences chez les peuplades primitives, la journaliste qui retire ses vêtements et se peint le visage et le corps pour se faire accepter...), le tout dans un joyeux foutoir sans queue ni tête. Considéré (à raison) comme l'un des sommets du film Z, ringard à tous les niveaux, Virus Cannibale assume son statut et vous fera, suivant votre disposition du moment, soit jubiler devant votre écran, soit maudire le moment où vous avez enclenché le film dans votre lecteur Dvd. Pour ma part, il y a longtemps que je n'avais pas revu le film et le résultat est toujours aussi hallucinant. Parce que le plus incroyable dans tout ça, c'est que Bruno Matteï semble avoir réalisé ce film avec le plus grand sérieux. A l'arrivée, on se croirait dans une parodie des films précités, avec des séquences copiées quasi à l'identique, avec des acteurs qui cabotinent un maximum pour combler leur manque de talent et des scènes gores plutôt jouissives et généreuses. L'aspect fourre-tout comblera les amateurs de nanars, mais finira par lasser les autres, dont moi-même, qui avait quand même hâte que le film se termine enfin. C'est sur qu'on se marre bien devant Virus Cannibale, qu'on apprécie les maquillages outranciers des morts vivants, mais cinématographiquement, ça vole pas bien haut et j'ai eu du mal à tenir jusqu'au bout sans regarder le compteur du lecteur Dvd. Définitivement pas mon Bruno Matteï préféré, malgré son statut de film culte.

NOTE : 2/6

  
    

4 commentaires:

  1. La critique est plutôt juste. Moi je vénère ce Virus Cannibale en tant que nanar indétrônable !

    RépondreSupprimer
  2. La critique est en effet très juste. Personnellement, Virus Cannibale fut le nanar culte de mon enfance, un objet de vénération tant Bruno Mattei filmait avec grand sérieux un gigantesque n’importe-quoi (ah, le soldat enfilant un tutu et se mettant à chanter « Singin’ in the Rain » au milieu d’une bande de zombies sous tranxènes). Aujourd’hui, le film, bien que sommet du Z de chez Z, me semble bien plus longuet et ennuyeux que dans mes vieux souvenirs exaltés. Tout aussi stupide et hilarant, Les Rats de Manhattan (voire l’incroyable Robowar) tient mieux le choc dans la catégorie « Les meilleurs nanars du monde ».

    MALAJUSTED

    RépondreSupprimer
  3. Comme je disais dans mon texte sur Dar l'Invincible, j'ai toujours un peu d'appréhension à revoir un film que je n'ai pas visionné depuis vingt ans et sur lequel j'ai des souvenirs exaltés, pour reprendre ton expression Malajusted. Parce que soit les souvenirs sont justes, soit on se prend une claque en découvrant que le film vénéré n'est pas si formidable que ça. Ou qu'on n'a plus l'âge de le trouver si formidable que ça. C'est le cas avec Virus Cannibale, qui s'est pris un méchant coup de vieux, qui s'avère effectivement assez ennuyeux entre deux séquences délirantes...

    RépondreSupprimer
  4. Excellente critique Stephane. Nous avons noté pas mal les mêmes points que toi dans la critique parue dans notre propre blogue. Le film, très apprécié par certains, comporte plusieurs lots de scènes rendues surréalistes par l'utilisation de stock shots, de repiquage de The Valley, etc. Je comprends toujours pas pourquoi c'est une vache sacrée du psychotronique. J'aime bien ton blogue soit en passant!

    RépondreSupprimer