Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 12 janvier 2012

PARANOID

PARANOID
(Sketches of a strangler)

Réalisateur : Paul Leder
Année : 1978
Scénariste : Paul Leder
Pays : Etats-Unis
Interdiction : -12 ans
Genre : Thriller
Avec : Allen Garfield, Meredith MacRae, Clayton Wilcox, Jennifer Rhodes, Marlène Tracy

L'HISTOIRE : Jack est un étudiant en arts plastiques qui habite chez sa sœur. Le soir, il sort souvent pour rencontrer des danseuses ou des prostituées, qu’il ne peut s’empêcher d’assassiner par strangulation après les avoir dessinées sur ses toiles. La police mène l’enquête mais ne parvient pas à identifier ce dangereux maniaque. La sœur jumelle d’une des victimes décide d’enquêter à son tour et n’hésite pas à s’habiller en prostituée pour attirer le psychopathe…

MON AVIS : Ah quelle belle jaquette française, dessinée par notre ami Laurent Melki ! Franchement, avec un visuel pareil, on ne peut qu’avoir envie d’enfourner la VHS dans notre magnétoscope et de profiter du film. Malheureusement, le dessin de Melki est cent fois plus réussi que le film lui-même, qui est d’une platitude déconcertante. Le film a été réalisé par Paul Leder, à qui l’ont doit en 1976 le nanar A.P.E, connu en France sous le titre King Kong revient. Mais si, rappelez-vous, l’affiche culte avec le singe géant tenant un requin dans la main droite et un serpent dans la main gauche, c’est lui ! On lui doit aussi des films fauchés comme I Dismember Mama (whouah le titre !) en 72, My Friends need Killing en 78. Pour la petite histoire, Paul Leder a servi durant la Seconde Guerre Mondiale sous les ordres du général Patton et a aidé les survivants du camp de Buchenwald. Il a également commencé une carrière de chanteur à Broadway. Il réalise son premier film en 70 et devient un vrai touche-à-tout, puisqu’il endosse la casquette de réalisateur, acteur, scénariste, producteur et éditeur. Sa filmographie comporte de nombreux thrillers, genre qu’il affectionne particulièrement. Et ça tombe bien, puisque Paranoid en est un. L’histoire du film nous met en présence d’un homme assez timide, à la corpulence plutôt enrobée, et qui se passionne pour l’art et plus particulièrement la peinture. Ayant eu une éducation très stricte et très religieuse de la part de sa mère, notre héros a vite vu sa raison défaillir et il ne supporte pas l’image que renvoie les femmes de petite vertu, à l’instar du personnage interprété par Joe Spinell dans le culte Maniac de William Lustig. Il sort alors la nuit, à la recherche de danseuses ou de strip-teaseuses, a qui il propose de faire leur portrait sur une toile. Les malheureuses se laissent séduire par cet homme qui inspire confiance et se retrouvent en fâcheuse posture quand ce dernier ne peut s’empêcher de leur passer ses mains autour du cou et de serrer très fort. On assiste donc à quelques meurtres par strangulation mais ne vous attendez pas à de la violence visuelle, s’apparentant plus à un mauvais téléfilm qu’à un film de terreur. A la rigueur, si vous voulez un peu de gore avec une histoire un peu similaire d’artiste peintre fou, regardez plutôt Color me blood red d’Herschell Gordon Lewis. Car la seule chose qui transpire de Paranoid, c’est bien l’ennui. L’action est d’une mollesse à toute épreuve, l’enquête policière est digne d’un épisode de Derrick, les acteurs ne vous laisseront aucun souvenir, si ce n’est peut-être l’actrice qui joue le rôle des sœurs jumelles. Et encore, il faudra être indulgent mais c’est quand même elle qui s’en sort le mieux. La réalisation est terne, sans grande inventivité, le suspense quasi inexistant, et la progression du film traîne en longueur. On alterne les séquences entre les méfaits de notre artiste tueur et l’enquête policière qui n’avance pas. A contrario de notre état de fatigue et de somnolence, qui lui, progresse à vitesse grand V. Mais rien ne viendra donner un peu de peps à cette histoire, si ce n’est une révélation finale qui ferait bien rire Columbo. Bon, comme je galère un maximum pour vous dire des choses intéressantes sur ce film, je crois que je vais arrêter là cette chronique parce que j’ai beau me creuser les méninges, je trouve rien à dire. Bref, une bien belle jaquette pour un film que je ne reverrai jamais, sauf en cas d’insomnie. Vous voilà prévenus…

NOTE : 0 / 6


mercredi 4 janvier 2012

2001 MANIACS : FIELD OF SCREAMS

2001 MANIACS : FIELD OF SCREAMS

Réalisateur : Tim Sullivan
Année : 2010
Scénariste : Tim Sullivan, Chris Kobin, Christopher Tuffin
Pays : Etats-Unis
Interdiction : -16 ans
Genre : Comédie / Gore
Avec : Bill Moseley, Lin Shaye, Christa Campbell, Andrea Leon, Ahmed Best, Asa Hope, Alex Luria


L'HISTOIRE : Les spectres de Pleasant Valley, toujours ivres de vengeance, commencent à s’ennuyer car les touristes nordistes peinent à venir dans la région. Le maire George Buckman a alors la bonne idée de partir en territoire ennemi pour installer son campement et convier quelques brebis égarées à leur petite fête très spéciale…

MON AVIS : En 1964, Herschell Gordon Lewis réalisait 2000 maniacs, certainement son meilleur film, à l’humour noir macabre à souhait et aux scénettes gore enjouées. En 2005, le jeune réalisateur Tim Sullivan décidait de rendre hommage aux déments de Pleasent Valley en livrant pour son premier long métrage une version actualisée et moderne du film de 1964. En confiant le rôle du maire à l’acteur Robert Englund, en ajoutant une bonne touche d’érotisme et en conservant la bonne ambiance festive et les effets gore à l’ancienne, son 2001 maniacs avait remporté l’adhésion du public. En sera-t-il de même avec cette séquelle intitulée 2001 maniacs : field of screams, réalisée cinq ans plus tard ? Premier changement notable : l’abandon de Robert Englund pour le rôle du maire portant un bandeau cache-œil aux couleurs du Sud. Le chef psychotique des spectres de Pleasent Valley est donc ici interprété par Bill Moseley, qui a l’air de s’être bien éclaté sur le tournage et qui nous offre une composition en roue libre bien dans l’esprit du spectacle proposé. La sculpturale Christa Campbell, déjà présente au casting du film de 2005, voit son rôle prendre de l’ampleur, ce qui devrait plaire à la gent masculine, la belle brune étant pourvue de charmes fort appréciables qu’elle n’hésite pas à dévoiler à la moindre occasion en compagnie de ses autres charmantes copines. L’érotisme tient une part importante dans cette séquelle, le réalisateur jouant encore une fois sur le tableau hétéro/homo, que ce soit entre filles ou garçons. Autre personnage qu’on prend plaisir à retrouver, celui de Granny Boone, toujours incarnée par une Lin Shaye survitaminée et diabolique quand il s’agit d’exterminer du nordiste ! Niveau gore, le film tient ses promesses et s’ouvre d’ailleurs sur un hommage à la séquence culte du tonneau garni de clous du film de 1964. Tronçonnage d’une jeune fille à la scie circulaire géante, cannibalisme, électrocution faisant exploser les yeux et autre petites séquences hautement sympathiques sont au menu des festivités organisées par nos spectres vengeurs. Bref, Tim Sullivan a concocté une recette à base de gore, de sexe, de rire et d’effroi pour satisfaire son public. Mais malgré cet aspect "fears and fun" bien en place, il faut pourtant admettre que la sauce a du mal à prendre au final. En effet, 2001 maniacs : field of screams ennuie. Le côté théâtrale des acteurs, des répliques nuisent à son efficacité. Le rythme manque de tonicité et les enjeux du scénario sont bien trop faibles pour nous tenir en haleine. On se contente sagement d’attendre la prochaine scène gore noyée dans entre deux séquences de dialogues qui finissent par nous assommer. Si certains des jeux festifs proposés sont bien frappadingues, il manque pourtant un véritable vent de folie au film pour qu’il emporte tout sur son passage. Cette séquelle à 2001 maniacs ne parvient donc pas à rivaliser avec son modèle. Les spectres de Pleasent Valley ont beau essayer de dynamiser le rythme du film, ça ne fonctionne qu’à moitié. Reste des FX assez bien réussis, des demoiselles plutôt charmantes, quelques coups de folie bien sentis et un Bill Moseley surjouant bien en place. Mais il y a trop de longueurs pour qu’on soit pleinement satisfait du résultat et qu’on ait envie de revisionner le film. On attend quand même le troisième chapitre des exactions de nos maniacs, qui sera réalisé en fonction des ventes de cette séquelle, en espérant que le résultat soit plus réussi, plus dynamique et encore plus fun. 

NOTE : 2/6