Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 9 juin 2012

FRISSONS

FRISSONS
(Shivers / Parasite Murders / They came from within)

Réalisateur : David Cronenberg
Année : 1975
Scénariste : David Cronenberg
Pays : Canada
Genre : Horreur / Savants fous / Infection
Interdiction : -16 ans
Avec : Paul Hampton, Joe Silver, Lynn Lowry, Barbara Steele...


L'HISTOIRE : Dans un important complexe immobilier, un savant effectue des recherches sur une nouvelle forme de parasites qui pourrait être bénéfique à l’homme. Malheureusement, ses expériences ne donnent pas le résultat escompté et les parasites provoquent une frénésie sexuelle suivie d’une forte propension à la violence chez les personnes les ayant contractées. Le médecin du complexe se retrouve rapidement démuni face à l’épidémie d’agressivité sexuelle qui se propage chez les habitants, les parasites contaminants de plus en plus de personnes…

MON AVIS : Après deux moyens-métrages et quelques réalisations pour la télévision, le canadien David Cronenberg signe avec Frissons son premier long métrage en 1975. Une première œuvre qui contient déjà les bases et les éléments que le réalisateur aura loisir de peaufiner et de traiter dans sa future filmographie, à savoir le sexe, l’altération et la dégénérescence du corps humain, l’horreur viscérale et réaliste. Avec Frissons, David Cronenberg rejoint en effet la liste des auteurs 70’s (Wes Craven, Tobe Hooper, George Romero…) qui incorporent les éléments fantastiques ou horrifiques dans un cadre réaliste, quotidien ; pas de vampires dans un lugubre manoir ou de loups-garous dans une brumeuse forêt. Non, ici, le décor est un immense complexe immobilier regroupant des centaines d’appartements, une superette ou bien encore un cabinet médical. Pas de fantômes en ces lieux mais juste un savant qui perd le contrôle sur ses recherches et ne parvient pas à enrayer la prolifération des parasites qu’il a conçu. On se retrouve donc avec des espèces de limaces de taille moyenne qui agressent toutes personnes rencontrées, provoquant de graves brûlures et pire encore quand elles parviennent à pénétrer dans le corps des victimes. Ces dernières sont prises d’une irrésistible envie de sexe associée à des accès de violence. Comme le Sida, la contamination se fait principalement par rapport sexuel. Si le film parle plus de frénésie sexuelle qu’il ne le montre à l’écran, la violence et l’horreur sont par contre bien présentes avec quelques séquences gores  assez répulsives. Voir les parasites bouger sous la peau ou sortir de la bouche des victimes est assez répugnant et l’effet choc escompté par le réalisateur fonctionne plutôt bien. Les acteurs sont bons malgré le manque de charisme du médecin, héros du film. On aura plaisir à revoir Barbara Steele toujours aussi séduisante même avec quelques années en plus au compteur. La réalisation est quant à elle solide, maîtrisée. Si Frissons à un peu vieilli, il reste néanmoins relativement efficace, intelligent et a conservé son potentiel malsain. Une réussite certaine pour un premier film.

NOTE : 4/6



1 commentaire:

  1. Horreur réaliste?

    En bref, Frissons est une allégorie subversive de la libération sexuelle. La notion d'Orgone de Reich (la molécule censée provoquer les orgasmes) est ici matérialisée en larve-phallique précédant l'Alien d'O'Bannon. Le schéma de contamination burroughisien trouve une de ses meilleurs représentations. En jouant avec le film d'invasion Cronenberg nous livre un plaidoyer inspiré mais bien plus subversif que la Nuit des morts-vivants. La quintessence du cinéma de genre intelligent des 70's et la naissance d'un maître de l'image-concept.

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