Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 27 juillet 2012

LE JOUR DES MORTS

LE JOUR DES MORTS
(Day of the dead)

Réalisateur : Steve Miner
Année : 2008
Scénariste : Jeffrey Reddick
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Zombies
Interdiction : -12 ans
Avec : Mena Suvari, Nick Cannon, Stark Sands, Michael Welch, Annalyne McCord, Ving Rhames


L'HISTOIRE : Un virus créé par des scientifiques à des fins militaires contamine les habitants d'une petite ville des Etats-Unis. Cette dernière est mise en quarantaine par l'armée. Les habitants, victimes de symptômes qui rappellent la grippe aviaire, vont peu à peu se transformer en morts vivants et dévorer tout être vivant se trouvant sur leur chemin, propageant à vitesse grand V la contamination. La caporal Sarah Bowman accompagnée par deux militaires, Salazar et Bud, ainsi que de son frère Trevor et sa petite amie Nina, vont tenter de survivre à l'épidémie...

MON AVIS : Le jour des morts vivants de George Romero, classique réalisé en 1985, avait eu une pseudo suite catastrophique en 2005 avec Day of the dead 2 : Contagium. L'annonce d'un remake n'avait donc pas créé un raz de marée chez les fans de zombie movies, même si le nom de Steve Miner avait été annoncé à la mise en scène. Le réalisateur de Vendredi 13 chapitre 2 et 3, de House, de Warlock et de Halloween 20 ans après possède pourtant un certain savoir-faire dans le domaine et sa participation au projet laissait planer l'ombre de la curiosité sur ma personne. Une bonne intuition puisque Le jour des morts s'avère plutôt réussi, bien plus que la majorité des films de zombies qui débarquent sans cesse en DTV ces dernières années en tout cas. Selon ses propres dires, Steve Miner voulait faire un film radicalement différent de celui de Romero, tout en conservant certains éléments qui permettraient aux fans de faire la filiation entre les deux oeuvres. Pari réussi à ce niveau puisque Le jour des morts n'est pas à proprement parlé un remake mais il s'agit plutôt d'une relecture contemporaine intégrant les codes et les clichés propres aux années 2000. Le fan repérera très vite les clins d'oeil au film de 1985 : le personnage interprété par la séduisante Mena Suvari s'appelle Sarah, le gentil militaire amoureux de sa supérieure se prénomme Bud et deviendra un zombie docile du fait qu'il était végétarien (!), le final du film se déroule dans un bunker militaire dans lequel un scientifique nommé Logan s'est livré à des recherches sur un virus et il y a plein de militaires. Hormis ces détails, Le jour des morts prend une direction diamétralement opposée par rapport au film de Romero : la quasi majorité du long métrage se déroule de nuit, les zombies feraient passer Usain Bolt pour une tortue et Steve Miner a privilégié l'action et les fusillades là où Romero se livrait à une étude réflexive comme il aime tant le faire. On obtient alors un film de zombie dynamique qui n'ennuie jamais, qui lorgne même du côté des infectés de 28 jours plus tard et sa suite au niveau du comportement de ses morts vivants qui sprintent, sautent, bondissent tels des diables déchaînés dans toute la ville. Ceux qui préfèrent les zombies lents à la démarche d'automate peuvent passer leur chemin. Cette exhaustivité dans l'action provoque d'ailleurs le défaut majeur du film : l'utilisation d'une caméra virevoltante qui bougent à cent à l'heure, rendant parfois les scènes illisibles. Niveau gore, on en aura pour notre argent malgré l'utilisation d'images CGI au lieu du bon vieux latex. Mais ça charcute, ça bouffe, ça décapite et les calottes crâniennes n'en finissent pas d'exploser. Il faut donc bien avoir en tête les ambitions du film de Steve Miner pour pleinement l'apprécier : être une série B décomplexée, s'éloignant radicalement de son prestigieux modèle pour en offrir une version survitaminée et très actuelle. Le jour des morts, c'est un peu Zombie 3 rencontrant 28 jours plus tard et saupoudré d'une grosse pincée de Résident Evil et House of the dead. Dit comme ça, ça peut faire peur mais le résultat à l'écran est en fait fort sympathique. On passe un bon moment devant son écran et si on fait fi de certaines maladresses, on y prend même du plaisir...

NOTE : 4/6



dimanche 22 juillet 2012

LES AVENTURES DE PORCINET

LES AVENTURES DE PORCINET
(Piglet's big movie)

Réalisateur : Francis Glebas
Année : 2003
Scénariste : Brian Hohlfeld, Ben Gluck
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-animé
Interdiction : /
Avec : /

L'HISTOIRE : Tandis que Porcinet met la dernière main à son album spécial, celui où il dessine tout ce qui compte pour lui, il voit passer devant sa maison tous ses amis. Ils sont en route pour une récolte de miel. Porcinet bondit pour se joindre à eux, mais ils refusent : il est "trop petit". Peiné, rejeté, ce dernier part seul marcher au hasard des chemins. Lorsque la récolte tourne mal, Winnie et les autres viennent trouver refuge chez Porcinet. Le petit cochon est absent. Ses amis découvrent son journal et l'affection qu'il leur porte. Mais où est-il ? Winnie et ses amis vont se servir des aventures dessinées dans le journal de Porcinet comme d'un guide pour le retrouver. Tandis qu'ils visitent chaque lieu, ils prennent conscience de ce que Porcinet représente pour eux. La route qui les réunira tous sera encore longue et les risques nombreux...

MON AVIS : Bon, vous savez quoi ? Je crois que je suis quand même trop âgé cette fois pour pleinement apprécier ce type de dessin-animé. Même mon fils âgé de huit ans et demi en a eu marre au bout de trois quart d'heure. Les aventures de Porcinet s'adresse donc aux très jeunes enfants qui seront ravis de retrouver leurs héros favoris, que ce soit Winnie, Coco Lapin, Petit Gourou, Bourriquet, Tigrou et bien sûr Porcinet. Ce dernier est la vraie star du film et toute l'aventure et les différents flashbacks se rapportent à lui. Comme vous vous en doutez, tout est emprunt de bon sentiment, de gentillesse. On passe 1h15 dans un monde rose bonbon et aucune touche de violence ne viendra troubler la Forêt des Rêves Bleus. L'humour et les situations cocasses sont au rendez-vous mais passé un certain âge, difficile d'adhérer totalement à une histoire somme toute assez simplette et sans réelle surprise. Exclusivement réservé aux moins de 6 ans.

NOTE : 2/6 (mais sûrement plus si j'avais entre 3 et 6 ans...)


MIDNIGHT

MIDNIGHT
(Midnight)

Réalisateur : John Russo
Année : 1982
Scénariste : John Russo
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Mélanie Verlin, Lawrence Tierney, John Hall, Charles Jackson, David Marchick, Robin Walsh...


L'HISTOIRE : Trois frères et leur soeur ont été élevé par leur mère dans l'amour de Satan. A chaque fête de Pâques, à minuit, ils doivent sacrifier trois filles afin de recueillir leurs sangs et de s'en abreuver. Nancy, une jeune adolescente voulant échapper à son beau-père incestueux, fait une fugue et se fait prendre en stop par deux garçons qui vivent de petits vols dans les supérettes. Leur voyage va se terminer dans le sang quand ils vont tomber nez à nez avec les membres de la famille sataniste. Nancy est capturée. La jeune fille doit rapidement trouver une solution pour s'en sortir car le jour de Pâques est proche...

MON AVIS : John Russo (notez la faute sur la jaquette française...) est principalement connu pour être le scénariste de La Nuit des Morts Vivants de George Romero. Romancier, il est aussi l'auteur de "Midnight", roman qu'il a donc lui-même adapté pour le grand écran et qu'on peut trouver dans la collection Gore parue chez Fleuve Noir. Autant vous le dire maintenant, le film n'est vraiment pas bon. Les acteurs sont franchement mauvais, le rythme est d'une lenteur abominable, l'intrigue tourne en rond et seules les séquences de messes noires viendront dynamiser un peu l'action. Pourtant, la scène d'introduction était plutôt sympa et laisser présager un film à petit budget intéressant et possédant une bonne ambiance malsaine. Manque de pot, la suite se ramasse en beauté et tente de plagier Massacre à la tronçonneuse en envoyant trois jeunes circulant dans un van dans un coin paumé où vivent des rednecks adeptes de Satan. On a même droit à une séquence se déroulant dans un cimetière qui ressemble à s'y méprendre à celui qu'on voit dans l'introduction du classique de George Romero en 1968. Un petit clin d'oeil ? Sûrement. Cela ne suffira pas à nous sortir de notre torpeur. On s'ennuie passablement, attendant qu'un meurtre vienne nous réveiller. On sent bien le manque flagrant de budget dans cette petite production indépendante mais cela ne suffit pas à camoufler l'absence de talent de John Russo derrière une caméra. Seule l'actrice qui incarne la diabolique Cynthia s'en sort à peu près bien. A découvrir pour les complétistes, les autres peuvent passer leur chemin...

NOTE : 1/6


EPOUVANTE SUR NEW YORK

ÉPOUVANTE SUR NEW YORK
("Q" / The Winged Serpent)

Réalisateur : Larry Cohen
Année : 1982
Scénariste : Larry Cohen
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : David Carradine, Michael Moriarty, Candy Clark, Richard Roundtree, James Dixon...


L'HISTOIRE : La panique règne à Manhattan. Des morts étranges frappent la ville : un laveur de carreaux s'écrase contre la vitre d'un gratte-ciel, une jeune fille prenant un bain de soleil sur sa terrasse se voit emportée par une immense créature ailée. Les inspecteurs Sheppard et Powell sont chargés de l'enquête. Dans le même temps, des corps sont retrouvés dépecés ou ont le coeur prélevé. Sheppard découvre que ces meurtres pourraient avoir un rapport avec un ancien culte Aztèque et que les cadavres pourraient provenir de sacrifices humains destinés à un Dieu : le serpent ailé ! Un petit voyou, Johnny Quinn, va découvrir sans le vouloir le repaire du monstre...

MON AVIS : Bien connu des amateurs de séries B, le réalisateur Larry Cohen est un habile artisan qui livre aux spectateurs des films à faible budget plutôt réussis. On pense à Meurtres sous contrôle, Le monstre est vivant, Les monstres sont toujours vivants, The stuff ou à L'ambulance par exemple. En 1982, il se lance dans le genre du film de monstre géant avec Épouvante sur New York, dont le titre original "Q" est plus subtil qu'il n'y paraît. En effet, la créature ailée issue de l'univers des Aztèques se nomme Quetzalcoalt et on peut penser que la lettre "Q" la désigne. Mais dans l'esprit du réalisateur, elle fait principalement référence au personnage de Quinn, un petit voyou un brin paumé, pas vraiment méchant pour deux sous et qui aimerait bien voir sa vie prendre un tournant un peu plus heureux. La majorité du film met donc en scène ce Johnny Quinn qu'on suit à travers ses mésaventures et ses désillusions. La découverte du nid de Quetzalcoalt dans la plus haute tour d'un immeuble laissé à l'abandon va être pour lui une occasion inespéré de faire fortune en vendant ses renseignements à la police. Le spectateur venu pour voir un pur film de monstre géant va donc être déstabilisé parce que la majeur partie de ce long métrage s'apparente à un film policier, certes pas inintéressant et plutôt bien mené, possédant en plus un casting de bonne tenu avec David Carradine et Michael Moriarty en tête. Mais le faible budget alloué à Larry Cohen ne lui permet pas de faire du monstre ailé la star du film. Le réalisateur doit donc ruser et propose divers évènements pour meubler son film. On a donc l'enquête des deux inspecteurs autour de meurtres rituels (ce qui nous gratifie de petites scènes gore de dépeçage), la vie de Johnny Quinn et les séquences avec le monstre ailée. Bien sur, tous ces éléments vont se regrouper lors d'un final riche en action et où le monstre tant attendu se dévoilera enfin entièrement et deviendra l'attraction principale. Animé image par image, le spectateur des années 2010 le trouvera sûrement un brin ridicule mais le fan de séries B ne lui en tiendra pas rigueur. Pour qui découvrira Épouvante sur New York, qu'il ne se laisse pas abuser par la superbe affiche française qui nous promet un spectacle digne de King Kong. Le film est bien réalisé, bien interprété mais il ne peut soutenir la comparaison avec son homologue simiesque au niveau des séquences d'effets-spéciaux. Il vaut mieux se dire qu'on va regarder un film policier avec un monstre dedans, sans en attendre trop à ce niveau. Le divertissement est néanmoins bien présent et le travail bien fait.

NOTE : 3/6



NUMÉRO 9

NUMÉRO 9
(9)

Réalisateur : Shane Acker
Année : 2009
Scénariste : Pamela Pettler
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-animé, Science-fiction, Post-Nuke
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Dans un futur proche, la Terre a été ravagée par une grande guerre entre les hommes et les puissantes machines qu'ils avaient crées. Sachant l'humanité condamnée, un scientifique créé 9 petites créatures, fragiles et sans défense à partir d'objets divers ramassés dans les décombres. Incapables de s'opposer aux machines, ils ont formé une petite communauté survivant au jour le jour dans les décombres. Mais le dernier né de cette famille, le Numéro 9 a une mission. Il détient en lui la clé de leur survie et devra convaincre ses camarades de quitter leur refuge de fortune pour s'aventurer au coeur du royaume des machines. Ce qu'ils vont découvrir en chemin représente peut-être le dernier espoir de l'Humanité...

MON AVIS :  Pour son mémoire de fin d'études, Shane Acker réalise un petit court-métrage muet baptisé 9. D'une durée de onze minutes, 9 fait très forte impression et se voit même nominé aux Oscars en 2006. Repéré par Tim Burton, Shane Acker a l'opportunité de développer ses idées et son univers et de faire de 9 un long métrage. Disons-le de suite, le résultat est sensationnel ! Numéro 9 est un enchantement visuel de tous les instants. Les graphismes, les détails, les textures qui composent paysages et personnages sont époustouflants et d'une précision incroyable. On se prend rapidement d'affection pour les neuf petites créatures et plus particulièrement pour le héros, le fameux numéro 9, qui va vivre des aventures palpitantes dans un monde plus que menaçant. Numéro 9 emprunte à l'univers de la science-fiction et du film post-apocalyptique. Tout n'est que paysage ravagé par la guerre, il n'y a quasiment aucune note d'espoir sur cette Terre détruite par une guerre impitoyable menée par les machines. On pense bien sur à la trilogie Terminator quand à l'explication de cette guerre. Mais Numéro 9, malgré ce côté sombre et désespéré, est également emprunt d'une poésie exacerbé qui saura toucher aussi bien les adultes que les enfants. Ces derniers seront ravis devant les exploits trépidants des petites créatures. L'aventure et l'action sont au rendez-vous et le rythme du film se montre suffisamment alerte pour tenir tout le monde en haleine, notamment dans les séquences de combats avec "la bête" ou l'effroyable machine de guerre que réveille par mégarde numéro 9. L'humour est aussi de la partie tout comme les sentiments, l'amitié. Si Numéro 9 développe des thématiques qui pourront paraître parfois un peu complexes pour les plus jeunes, les parents seront mis alors à contribution pour expliquer à leurs têtes blondes certains détails du film. Bref, Numéro 9 est un superbe spectacle pour la famille, une fable riche dotée d'une univers visuel qui confine au sublime. On est loin des productions Walt Disney. A ne pas rater !

NOTE : 5/6


samedi 21 juillet 2012

MALVEILLANCE

MALVEILLANCE
(Mientras Duermes)

Réalisateur : Jaume Balaguero
Année : 2011
Scénariste : Alberto Marini
Pays : Espagne
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Luis Tosar, Marta Etura, Alberto San Juan, Petra Martinez...


L'HISTOIRE : César est un gardien d’immeuble toujours disponible, efficace et discret. Disponible pour s’immiscer dans la vie des habitants jusqu’à les connaître par cœur ; discret quand il emploie ses nuits à détruire leur bonheur ; efficace quand il s’acharne jusqu’à l’obsession sur Clara, une jeune femme insouciante et heureuse…

MON AVIS : Après La secte sans nom, Darkness et Rec 1 & 2, Jaume Balaguero nous revient avec un thriller mettant en scène César, un curieux gardien d'immeuble un brin dérangé du ciboulot qui passe son temps à s'immiscer dans la vie des habitants et tout particulièrement dans celle de Clara, jeune femme pour qui il éprouve un désir pervers. Si le personnage de César est plutôt bien travaillé et nous offre quelques scènes un brin dérangeantes (mesdames, vous allez désormais regarder sous votre lit avant de vous endormir je pense...), le résultat final n'est pas aussi jouissif que prévu. En effet, Malveillance n'est pas aussi "tendu" que je l'imaginais ; le suspense manque de mordant et le rythme du film s'avère bien trop posé pour que le métrage devienne angoissant. Ce manque de rythme et de tension vient nuire à l'ensemble du film qui en devient "inoffensif". Exit le sentiment de malaise ou de peur censé être provoqué par le comportement de César. On suit donc ses agissements, certes de nature hors norme, sans réel implication ni ressenti. On attend d'être surpris, effrayé mais rien ne vient. On se contente donc de regarder Malveillance comme un banal thriller qui en a trop promis. Le slogan sur l'affiche ou la bande-annonce nous ont finalement trompés sur la marchandise qui s'avère sympathique mais qui ne donne pas forcément envie de se replonger dans le film une seconde fois. Mention spéciale tout de même à la jeune actrice qui interprète la petite peste de l'immeuble.

NOTE : 3/6



lundi 16 juillet 2012

LES RANDONNEURS

LES RANDONNEURS
(Les randonneurs)

Réalisateur : Philippe Harel
Année : 1996
Scénariste : Philippe Harel, Eric Assous, Dodine Herry, Nelly Ryher
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : Philippe Harel, Benoit Poelvoorde, Karin Viard, Géraldine Pailhas, Vincent Elbaz


L'HISTOIRE : Nadine, Coralie, Matthieu et Louis décident de partir faire une randonnée sur l'île de Beauté. Le moniteur, Eric Jacquemart, est l'amant de Nadine. Durant leur longue marche, rires et tensions vont se développer et le caractère de chacun se révéler...

MON AVIS : Ayant vu en premier Les randonneurs à St-Tropez et ayant été plus que déçu par ce dernier, la diffusion télévisée du premier volet de cette saga ne m'attirait pas vraiment. Quelques échos positifs dans mon entourage m'ont néanmoins fait franchir le pas et c'est sans réel a priori ni véritable attente, mais avec l'espoir de passer simplement un bon moment de détente, que je me suis installé devant mon écran pour visionner ce film également réalisé par Philippe Harel. Une fois le générique de fin s'étant mis à défiler, une conclusion s'imposa d'elle-même : c'est aussi mauvais que le second ! Franchement, on s'ennuie plus qu'autre chose, il y a des séquences qui ne servent à rien sauf à meubler le film (les flashbacks), on sourit parfois à certaines répliques mais vraiment pas souvent, on ne rit jamais et on trouve le temps bien long. Géraldine Pailhas est certes toujours aussi charmante mais cela ne suffit pas à attiser notre attention. Benoit Poelvoorde joue plus en retenue que dans le second et ne parvient que rarement à faire sourire, la faute à un scénario somme toute banal et qui ne réserve que peu de surprises ou d'enjeu. Le clin d'oeil au célèbre Les bronzés font du ski saute aux yeux, notamment lors des séquences dans les refuges, mais sans jamais atteindre la dimension comique du film précité. Philippe Harel nous fait une sorte de comédie de moeurs sans génie aucun, n'insuffle aucun rythme à son film et la quasi majorité des gags tombent à l'eau. Grosse déception à nouveau. Si vous voulez vous amusez et rire en famille, je ne vous conseille pas ce film...

NOTE : 1/6



samedi 14 juillet 2012

HOSTEL CHAPITRE 3

HOSTEL CHAPITRE 3
(Hostel part 3)

Réalisateur : Scott Spiegel
Année : 2011
Scénariste : Michael D. Weiss
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Torture Porn
Interdiction : -16 ans
Avec : Kip Pardue, Brian Hallisay, Sarah Habel, John Henseley, Chris Coy, Skyler Stone...


L'HISTOIRE : Pour fêter l’enterrement de vie de garçon de leur copain Scott, ses amis Carter, Justin et Mike lui concoctent une super soirée à Las Vegas. Champagne, casino et filles sexys se succèdent lors d’une soirée endiablée. Dans ce lieu de débauche, les quatre copains font la connaissance de Kendra et Nikki, deux escort girls qui leur proposent d’aller dans un club privé situé dans un quartier glauque de la ville. Le lendemain, Scott, Carter et Justin se retrouvent sans nouvelle de Mike. Ils parviennent à retrouver Kendra qui n’a plus de nouvelles de Nikki. Le groupe se fait alors kidnapper par une organisation secrète spécialisée dans le meurtre payant…

MON AVIS : Avec Hostel chapitre 3, Scott Spiegel tente de s’affranchir un peu des deux chapitres réalisés par Eli Roth en déplaçant l’action du film : exit les pays de l’Est, bienvenue Las Vegas ! Un changement notable qui n’est pas inintéressant, montrant que l’organisation meurtrière a des ramifications partout dans le monde mais qui affaiblit quand même l’aspect sordide et malsain des deux premiers films ; là où le décor des pays de l’Est et de ses quartiers sordides renforçait considérablement l’impression de malaise naissant et nous faisait être mal à l’aise devant notre écran, les lumières et les paillettes de Las Vegas et de ses casinos pharaoniques font l’effet inverse et on ne se sent quasiment jamais en danger même si on est bien conscient que la menace existe réellement. Le réalisateur en a d’ailleurs sûrement eu conscience puisqu’il emmène ses protagonistes dans un quartier sombre et lugubre, composé de bâtiments massifs et sans personne alentours. En tout cas, Las Vegas nous donne l’occasion d’admirer les courbes affriolantes de nombreuses go-go danseuses, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Et je ne parle pas des serveuses privées de l’organisation elle-même, aux corps absolument parfaits. Un aspect érotique fort soft mais tout de même bien présent, qui nous met en appétit avant de bifurquer vers l’horreur graphique. La faiblesse de Hostel chapitre 3, hormis un budget qu’on devine inférieur aux deux premiers, vient de l’aspect horrifique lui-même ; les amateurs qui avaient apprécié les séquences de tortures concoctées par Eli Roth en seront pour leur frais dans ce troisième volet bien plus light niveau horreur et gore. Si on excepte la séquence du prélèvement de visage façon Les yeux sans visage, le reste est franchement en deça de nos attentes et on aurait aimé bien plus de sauvagerie visuelle. Si l’idée de placer des voyeurs fortunés qui peuvent miser sur l’instrument utilisé par exemple n’est pas mauvaise, il est dommage qu’on ne ressente absolument rien concernant les pauvres victimes. Si la souffrance et l’agonie des victimes dans le film de 2005 étaient palpables, ces deux notions sont absentes de ce troisième volet car les meurtres sont orchestrés comme une sorte de pièce de théâtre, ce qui nous fait décrocher et ne crée pas de malaise. Evidemment, voir des dizaines de cafards pénétrer dans la bouche d’une gentille fille provoque un effet répulsif certain. Mais dans Hostel, le simple fait de voir une victime assise sur la fameuse chaise des tortures provoquait des émotions chez le spectateur. Emotions absentes ici. Bref, que les amateurs de barbaries à l’écran ne s’attendent pas à un spectacle de boucherie, il n’en trouveront pas. Hostel chapitre 3 n’est au final pas un mauvais film. On sent que Scott Spiegel a mis toute son énergie pour le concevoir. Les images sont jolies, le casting est sympathique, notamment la séduisante Sarah Habel. C’est une petite série B classieuse qui manque juste d’un brin de folie plus percutant et de séquences horrifiques plus marquantes. On appréciera le twist concocté par le scénariste ainsi que la scène finale assez jubilatoire. Hostel chapitre 3 est un Dtv de qualité honorable qui s’avère plaisant à visionner mais qui nous laisse avec une note de déception lorsque débute le générique de fin…

NOTE : 3/6



mardi 10 juillet 2012

TUCKER ET DALE FIGHTENT LE MAL

TUCKER ET DALE FIGHTENT LE MAL
(Tucker & Dale Vs Evil)

Réalisateur : Eli Craig
Année : 2010
Scénariste : Eli Craig, Morgan Jurgenson
Pays : Canada, Etats-Unis
Genre : Comédie, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Tyler Labine, Alan Tudyk, Katrina Bowden, Jesse Moss, Philip Granger, Chelan Simmons


L'HISTOIRE : Une bande de copains étudiants décident d'aller le week-end en forêt pour y faire la fête. En chemin, ils croisent Tucker et Dale, deux gentils péquenauds pas méchants pour un sou. Suite à un quiproquo, les étudiants pensent que Tucker et Dale ont kidnappé leur copine Allison et qu'ils sont de redoutables tueurs en série...

MON AVIS : Bienvenue à tous dans le monde comico-horrifique de Tucker et Dale fightent le Mal. Le premier film d'Eli Craig est une incontestable réussite qui parvient avec brio à mêler l'humour et le comique de situation avec des séquences gore pas piquées des hannetons. Dans ce film, tout n'est que quiproquos et malentendus grotesques qui vont déboucher sur des situations totalement délirantes qui se concluent à chaque fois sur la mort atroce d'un des étudiants. Et chaque mort de relancer les soupçons sur les pauvres Tucker et Dale qui n'ont rien demander et qui vont être pris pour d'ignobles meurtriers de films d'horreur ! L'aspect parodique et les clins d'oeil à des films cultes comme Massacre à la tronçonneuse ou Vendredi 13 sont franchement bien mis en scène et provoqueront à chaque fois des fous rires chez le fan de ce type de films. La séquence des abeilles est à se pisser dessus par exemple ! Eli Craig parvient avec son film à retourner les situations connues et à surprendre son monde en offrant une vraie bouffée d'air frais dans le paysage horrifique actuel. Le rythme est de plus bien soutenu, les gags et les scènes gore s'enchaînent sans temps morts et on se demande à chaque nouveau mort quel quiproquo va bien pouvoir faire une nouvelle victime. Les effets spéciaux sont de plus d'excellentes qualités et l'amateur de barbaque et de tripaille en aura pour son compte mais comme les séquences sont placées sous le signe de l'humour noir, on ne trouvera rien de révulsif et on se prendra à rire et à sourire à tous ces excès sanguinolents. Les deux acteurs qui interprètent Tucker et Dale sont absolument parfaits et forment un duo haut en couleurs qu'on n'est pas prêt d'oublier. Point positif, le fait que, malgré l'option parodique choisi par le réalisateur, le film est très respectueux du cinéma de genre et ne s'en moque jamais, jouant avec intelligence avec les codes de l'horreur (et principalement du survival et du slasher), apportant du sang neuf sans jamais tomber dans la vulgarité ou la facilité. Si vous voulez une bonne soirée entre amis, apportez les pizzas et enclenchez Tucker et Dale fightent le Mal, soirée réussie garantie !

NOTE : 4,5/6



lundi 9 juillet 2012

LA COMTESSE PERVERSE

LA COMTESSE PERVERSE
(Les croqueuses, Countess Perverse)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1974
Scénariste : Jess Franco, Elisabeth Ledu de Nesle
Pays : France
Genre : Horreur, Survival, Erotique
Interdiction : -12 ans
Avec : Lina Romay, Alice Arno, Howard Vernon, Robert Woods, Tania Busselier


L'HISTOIRE : Bob et sa femme Moira vivent dans une maison au bord de mer. Ils aperçoivent sur la plage un corps inanimé, celui d’une femme entièrement nue. Ils la ramènent chez eux et l’écoutent raconter une drôle d’histoire selon laquelle elle aurait été kidnappée par deux aristocrates et chassée comme du gibier. Une histoire qui ne surprend guère Bob et Moira puisqu’ils sont eux-mêmes à la solde du comte et de la comtesse Zaroff, les deux aristocrates en question, cette dernière ayant une passion pour la chasse à l’homme. Bob et Moira ont pour mission de ramener des victimes au couple Zaroff qui vit dans une étrange demeure isolée sur une île. La prochaine victime sur la liste est une amie de Moira, la belle et insouciante Sylvia. Cette dernière ne se doute pas qu’elle va devenir le nouveau jouet de la cruelle comtesse Zaroff…

MON AVIS : Les années 70 sont pour Jess Franco la décennie de tous les excès, celle où son style inimitable et sa passion pour l’érotisme et les jolies femmes vont exploser. C’est également la décennie qui voit la mort accidentelle de sa muse Soledad Miranda (en 1972). Cette dernière va alors être remplacée par une jeune et jolie actrice espagnole, Lina Romay, qui deviendra la nouvelle égérie de Jess Franco puis son épouse en 2008 après trente-cinq ans de vie commune. On verra cette ravissante brunette dans La fille de Dracula, La comtesse noire, The sinister eyes of dr. Orloff, Célestine, bonne à tout faire, Les possédées du Diable ou bien encore Les nuits brûlantes de Linda ou L’éventreur de Notre-Dame entre autres. Totalement impliquée et investit dans son rôle d’actrice pour son mentor, elle n’hésite pas à se dénuder et à jouer des scènes de sexe parfois non simulées. On la trouve évidemment au casting du film qui nous intéresse ici, La comtesse perverse, réalisé en 1974, où elle interprète le personnage de Sylvia. Le film, comme vous l’aurez deviné en lisant le synopsis, est inspiré de la nouvelle "The most dangerous game" de Richard Connell, histoire qui donna lieu à plusieurs adaptations et variantes, la plus célèbre étant bien sûr Les chasses du comte Zaroff réalisé en 1932 par Ernest B. Schoedsack et Irving Pichel. Dans le film de Jess Franco, la variante la plus notable est que c’est la comtesse et non le comte qui est adepte de la chasse à l’homme. Superbement interprétée par Alice Arno, la comtesse Zaroff se révèle sous les traits de l’actrice aussi désirable que cruelle, portant des tenues plus que légère qui laissent entrevoir les parties charnues de son corps. Son époux est interprété par l’acteur phare de Jess Franco, à savoir Howard Vernon. Un personnage plus que curieux et qui voue une véritable passion pour l’art de la cuisine. Evidemment, avec une femme chasseresse, il a de quoi cuisiner de beaux morceaux de viande. Là où Jess Franco marque des points, c’est qu’il introduit dans son histoire le thème du cannibalisme puisque les Zaroff sont devenus des adeptes de la chair humaine, "les seins sont mon morceau préféré" ira jusqu’à déclarer la comtesse lors d’une séquence haute en couleurs dans laquelle la pauvre Lina Romay va découvrir les pulsions sadiques et l’inavouable vérité des succulents plats de ses hôtes ! Il faut voir Howard Vernon reluquer les futures victimes en pensant à ce qu’elles deviendront une fois dans son four ! Du grand spectacle déviant ! Qui dit Jess Franco dit érotisme bien sûr et La comtesse perverse n’en est pas avare. C’est d’ailleurs la grande majorité du spectacle avec moult séquences saphiques, dont une entre Lina Romay et Alice Arno. Le casting féminin se promène devant la caméra dans le plus simple appareil le plus souvent et les cadrages n’en loupent pas une miette, pour le plus grand plaisir des spectateurs masculins. Il faut dire que Lina Romay est quand même fort charmante et possède un corps on ne peut plus érotique. La comtesse perverse a d’ailleurs subi de la part de producteurs peu scrupuleux un remontage avec une scène finale additionnelle et des inserts de scènes pornos sous le titre de Sexy Nature ou Les croqueuses. Les amateurs peuvent y voir Lina prodiguer une fellation à l’acteur Pierre Taylou. Des ajouts qui n’apportent absolument rien au film qu’il vaut mieux découvrir sous son véritable montage de 73 minutes. En tout cas, le film se laisse suivre sans ennui et même si les scènes érotiques tendent à ralentir le rythme et ne sont pas forcément nécessaire au bon déroulement de l’histoire, on sent que Jess Franco y a mis du sien et a voulu réaliser un bon film, ce que La comtesse perverse est assurément. Autre atout du film, l’ultime partie qui donne lieu à la chasse à l’homme. Voir Alice Arno entièrement nue et armée de son arc pourchasser Lina Romay elle aussi en tenue d’Eve qui tente de se dissimuler dans la végétation est assez fascinant, surtout que les images sont accompagnées par une musique aux accents très rock qui dynamise véritablement l’ensemble, un peu comme la partition musicale qu’on trouve dans Le frisson des vampires de Jean Rollin. Le décor est lui aussi à mettre parmi les points positifs, en particulier la demeure des Zaroff et son escalier qui est tout bonnement renversant. Touche de génie, Jess Franco fait prononcer une dernière réplique au comte Zaroff qui vaut son pesant de cacahuètes et parachève de faire de La comtesse perverse un pur film de cinéma Bis bien déjanté que les fans apprécieront à sa juste valeur !

NOTE : 4/6



dimanche 8 juillet 2012

SUTURES

SUTURES
(Sutures)

Réalisateur : Tammi Sutton
Année : 2009
Scénariste : Moon, Carlos Lauchu, Jacqueline A. Kelly
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Torture Porn
Interdiction : -12 ans
Avec : Andrew Prine, Jason London, Allison Lange, Carlos Lauchu, Azie Tesfai, Nick Holmes


L'HISTOIRE : Un groupe d’amis devient la proie d’un mystérieux tueur adepte de la chirurgie et du prélèvement d’organes nommé Alexander Tatum. Ce dernier est à la solde du docteur Hopkins qui a monté une entreprise illégale de trafic d’organes. Pour la bande de copains, le week-end festif va vite se transformer en un véritable cauchemar médical. Sienna, ultime survivante, va raconter toute l’histoire à l’inspecteur Zane qui enquête sur Alexander Tatum…

MON AVIS : La réalisatrice Tammi Sutton est connu des adeptes de séries B undergrounds pour avoir mis en scène Killjoy 2 en 2002 et pour être apparue en tant qu’actrice dans Horrorvision, Killjoy 2, Hell Asylum ou Dead & Rotting par exemple. En 2009, elle repasse derrière la caméra et nous livre ce Sutures qui veut surfer sur la vague des torture porn qui ont envahi les écrans à l’instar de Hostel, Saw ou Paradise Lost. Ce dernier possède d’ailleurs une grosse similitude avec Sutures puisqu’on y parle également de trafic d’organes. Bref, inutile de dire que le long métrage de Tammi Sutton ne donne guère dans l’originalité et qu’il ne saura satisfaire que les néophytes du genre qui n’ont jamais entendu parler des autres titres précités dans ce paragraphe. Si la réalisatrice tente d’ajouter une motivation crédible à son tueur chirurgien en étoffant son enfance via quelques flashbacks, il n’empêche que Sutures aligne tous les poncifs du genre et ne parvient qu’à nous faire soupirer devant notre écran, les images proposées ne s’éloignant jamais des sentiers battus, ne proposant rien de nouveau qui n’est pas déjà été montré auparavant ; s’ensuit alors pour le spectateur 1h20 d’ennui, la mise en scène étant des plus poussives et le rythme peinant à décoller, ce qu’il ne parvient d’ailleurs jamais à faire. L’ensemble du film est d’une mollesse et d’une lenteur soporifiques, un comble pour un film d’horreur censé nous river sur nos fauteuils. Point de suspense ou de montée de tension ici. C’est fade, mou, prévisible. Pour nous tenir éveillé, Tammi Sutton compte sur les effets gore et heureusement, ceux-ci sont plutôt sympathiques même si ça reste aussi du déjà vu. On s’amusera avec la séquence dans laquelle le docteur Hopkins, pour former un futur chirurgien, offre à ce dernier un cobaye vivant. But de l’élève : tenir sa victime en vie après que celle-ci se soit fait tirer une balle dans l’épaule, sectionner un pied ou pris une balle en plein cœur. De l’humour noir bienvenu et qui dynamise quelque peu le film qui en a bien besoin. L’étrange tueur Alexander Tatum, bien que mis en avant par la réalisatrice, ne parvient guère à nous attacher à lui et l’effet recherché est plutôt raté. On ira même jusqu’à dire que sa motivation première pour se livrer à ces actes barbares est plutôt risible, tout comme le twist final qui nous laisse hagard d’incompréhension. L’expression "c’est tiré par les cheveux" prendra ici tout son sens. Et pourtant, ils s’y sont mis à trois pour écrire le scénario. Vous l’aurez compris, Sutures s’avère une déception à de nombreux niveaux ; seule l’actrice Allison Lange s’en sort avec les honneurs. On regarde le film en dilettante, avec la furieuse envie d’appuyer sur la touche avance rapide de la télécommande ou de filer des épinards à la réalisatrice pour qu’elle booste son film et lui donne de l’énergie. Il n’y a franchement pas grand-chose à retenir de Sutures qu’on oubliera aussi vite qu’on l’aura vu…


NOTE : 1/6