Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mardi 31 décembre 2013

THE WARD

THE WARD
(The Ward)

Réalisateur : John Carpenter
Année : 2010
Scénariste : Michael Rasmussen, Shawn Rasmussen
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Amber Heard, Mamie Gummer, Danielle Panabaker, Laura-Leigh...


L'HISTOIRE : En 1966, Kristen, une jeune fille accusée d'avoir mis le feu à une ferme, est internée dans un hôpital psychiatrique. Elle y retrouve un groupe de patientes qui se disent victimes d'un fantôme apparaissant la nuit. Kristen qui n'aspire qu'à s'enfuir de cet endroit va se retrouver prise au piège par cet esprit maléfique...

MON AVIS : Qautre ans que John Carpenter n'avait rien réalisé depuis sa participation à la série Masters of Horror en 2006. Il fait son retour derrière la caméra avec ce The Ward, qui a la bonne idée de mettre en héroïne principale la jolie Amber Heard. Mais hormis la présence de cette actrice que j'aime beaucoup (et pas seulement à cause de son charisme), il faut avouer que le résultat final est plutôt mi-figue, mi-raisin. Ce n'est pas que The Ward est déplaisant à regarder. C'est un thriller fantastique tout à fait correct, bien mis en scène, jouant habilement avec son décor (les chambres et les couloirs d'un asile psychiatrique) et qui assure quelques petites séquences de frissons et de sursauts bien amenées, tout en distillant une ambiance angoissante assez sympa. Oui mais voilà. C'est John Carpenter à la barre. Et là, impossible de se montrer plus indulgent avec The Ward quand on sait ça. Le film aurait été réalisé par un total inconnu, on se serait montré plus clément et on l'aurait classé dans les Direct-to-Dvd de bonne qualité sans être exceptionnel, dans les divertissements agréable à visionner un samedi soir pour se faire quelques petites frayeurs nocturnes. Mais de la part de "Big John", ça reste une petite déception. On ne ressent pas vraiment la "patte" Carpenter, et on se dit que le réalisateur n'a pas mis tout son talent dans le film ou du moins, n'a pas été impliqué comme auparavant. Etait-ce juste une commande pour le réalisateur, histoire de montrer qu'il était toujours vivant ? Reste que malgré ses qualités, on sort du visionnage déçu et on retiendra avant tout la prestation d'Amber qui s'en sort plutôt bien à ce niveau. Quand au scénario lui-même, il flirte avec le film de fantômes avant de dévoiler son pot-aux-roses. Et là, le bat blesse parce que niveau originalité, on repassera. Sans donner d'indice pour ceux qui ne l'ont pas vu, un film de 2003 a utilisé la même pirouette scénaristique. Encore une petite déception pour The Ward...

NOTE : 3/6


lundi 30 décembre 2013

PACIFIC RIM

PACIFIC RIM
(Pacific Rim)

- Visionné via le BR 3D -

Réalisateur : Guillermo del Toro
Année : 2013
Scénariste : Guillermo del Toro, Travis Beacham
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Kaiju Eiga
Interdiction : /
Avec : Charlie Hunnam, Idris Elba, Rinko Kikuchi, Charlie Day...


L'HISTOIRE : Surgies des flots, des hordes de créatures monstrueuses venues d’ailleurs, les «Kaiju», ont déclenché une guerre qui a fait des millions de victimes et épuisé les ressources naturelles de l’humanité pendant des années. Pour les combattre, une arme d’un genre nouveau a été mise au point : de gigantesques robots, les «Jaegers», contrôlés simultanément par deux pilotes qui communiquent par télépathie grâce à une passerelle neuronale baptisée la "dérive". Mais même les Jaegers semblent impuissants face aux redoutables Kaiju. Alors que la défaite paraît inéluctable, les forces armées qui protègent l’humanité n’ont d’autre choix que d’avoir recours à deux héros hors normes : un ancien pilote au bout du rouleau et une jeune femme en cours d’entraînement qui font équipe pour manoeuvrer un Jaeger d’apparence obsolète. Ensemble, ils incarnent désormais le dernier rempart de l’humanité contre une apocalypse de plus en plus imminente…

MON AVIS : Guillermo del Toro avait déjà touché au blockbuster avec Hellboy et Hellboy 2, voir Blade 2 dans une moindre mesure. Mais rien de comparable avec son Pacific Rim. Nanti d'un impressionant budget de 180 000 000 $, le réalisateur méxicain réalise un de ses rêves : mettre en image un "Kaiju Eiga", un film de monstres japonais comme ceux qui ont bercé son enfance. Pari réussi haut la main avec Pacific Rim, qui constitue le spectacle le plus époustouflant jamais vu sur un écran en matière de combats surdimensionnés et de destruction massive. Le film n'est pas un chef-d'oeuvre mais était-ce bien là son but ? Non bien sûr. Del Toro a d'abord voulu offrir au public un spectacle dantesque avec des effets-spéciaux aussi crédible que possible et de ce point de vue, son film est une pure réussiste. Les robots gigantesques sont de pures merveilles et les combats les mettant en scène contre les terribles Kaiju sont phénoménaux. C'est du divertissement cinq étoiles, ultra spectaculaire et la 3D vient magnifier toutes les images proposées. Mais Del Toro n'en oublie pas "son" cinéma pour autant et il insère dans cette lutte titanesque de l'émotion et des séquences magnifiques, à l'instar des flashbacks mentaux de la jolie Mako Mori, superbement interprétée par l'actrice Rinko Kikuchi. Comble de virtuosité, le déluge pyrotechnique dont nous assène Del Toro est dôté d'un savoir-faire étonnant et, contrairement à ce qu'on pouvait reprocher aux combats dans la saga Transformers, tout est ici parfaitement lisible et on parvient à suivre toute l'action sans aucune difficulté. Au final, et je le redis encore, Pacific Rim est assurément l'un des blockbusters les plus impressionnants jamais vu sur un écran et malgré quelques petites faiblesses scénaristiques et facilités émotionnelles, on prend un  vrai plaisir à le visionner et  il ravira toute la famille. Il possède en plus un petit supplément d'âme bienvenue. Chapeau.

NOTE : 5/6


samedi 30 novembre 2013

HUNGER GAMES 2 - L'EMBRASEMENT

HUNGER GAMES 2 - L'EMBRASEMENT
(The Hunger Games - Catching Fire)

Réalisateur : Francis Lawrence
Année : 2013
Scénariste : Simon Beaufoy, Michael Arndt
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Survival
Interdiction : /
Avec : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Woody Harrelson...


L'HISTOIRE : Katniss Everdeen est rentrée chez elle saine et sauve après avoir remporté la 74e édition des Hunger Games avec son partenaire Peeta Mellark. Puisqu’ils ont gagné, ils sont obligés de laisser une fois de plus leur famille et leurs amis pour partir faire la Tournée de la victoire dans tous les districts. Au fil de son voyage, Katniss sent que la révolte gronde, mais le Capitole exerce toujours un contrôle absolu sur les districts tandis que le Président Snow prépare la 75e édition des Hunger Games, les Jeux de l’Expiation – une compétition qui pourrait changer Panem à jamais…

MON AVIS : Si j'avais moyennement accroché au premier volet, trouvant le scénario plutôt intéressant (et se rapprochant des thématiques développées en 1975 dans le Rollerball de Norman Jewison, à savoir que l'état tout puissant offre un jeu barbare pour canaliser la foule et l'empêcher de se révolter mais qu'un des participants va devenir l'épine qui va faire enrayer la machine...) mais sans être retourné par le casting ou les images proposées, ce second épisode vient littéralement exploser son prédecesseur, et ce, à tous les niveaux. Hunger Games 2 - L'Embrasement se montre bien plus adulte, bien plus mature que Hunger Games 1 et le film n'est assurément pas une bluette de plus destinée aux adolescentes, comme on a pu le lire certaines fois. Le jeu des acteurs et les émotions qu'ils nous font ressentir, notamment dans la première partie (avant la nouvelle partie d'Hunger Games) se révèlent étonnants et certaines séquences provoquent de vrais frissons. Quand un vieux monsieur lève la main et se met à siffler pour saluer Katniss (lui faisant comprendre qu'elle représente pour lui et ses concitoyens l'élément perturbateur de Panem et la lueur d'espoir de tous les habitants des différents districts), bravant par ce geste l'état totalitaire qui les gouverne tous, et que pour ce geste, il est froidement abattu, on ne peut s'empêcher de réagir fortement. L'aspect politique de ce second épisode est encore plus prononcé que dans le premier et c'est un véritable brûlot anti-fasciste qui nous est en fait présenté, avec une force et une maîtrise parfaitement orchestré par une mise en scène et une technique sans faille. Jennifer Lawrence est absolument parfaite dans son rôle d'héroïne malgré elle et tel le Jonathan E. de Rollerball, elle va devenir le fer de lance de la révolte du peuple, celle qui ose se confronter au Président Snow, celle qui rallie les pauvres à sa cause. Et pas seulement. Même des personnes influentes de cet état totalitaire vont voir en Katniss une sorte de Messie pouvant changer la face du monde. La séquence de présentation de Katniss à la foule, lorsqu'elle est habillée en robe de mariée et que celle-ci s'enflamme pour laisser apparaître une tenue noire avec des ailes, évoquant le geai moqueur, symbôle de la rébellion, est absolument superbe et on comprend que son costumier, toujours interprété par Lenny Kravitz, a rejoint le camp de sa protégé, quitte à braver l'autorité supérieure devant des millions de spectateurs. La violence psychologique mais également physique est bien présente dans Hunger Games 2. Les séquences de répressions de la population sont très fortes, les réactions de Katniss bouleversantes de crédibilité. Non vraiment, on est en présence d'un film fort, qui ne cède jamais à la facilité. La seconde partie, celle consacrée à la nouvelle partie de jeu, pourra être perçue comme légèrement en deça de ce qui a précédé, puisqu'on se retrouve dans un survival certes passionnant et violent, avec de belles trouvailles narratives et des enjeux prenants, mais qui s'avère plus dans la traditon d'un blockbuster. Néanmoins, les personnages sont devenus si attachants que tout passe comme une lettre à la poste et que ce déluge d'action et de sentiments nous prodiguent un très bon moment. De plus, les effets-spéciaux sont excellents, on sent que le budget du film a été plus que conséquent. Le final se révèle surprenant et l'apparition du célèbre logo enflammé vient clore cet excellent épisode, qui porte très bien son titre. L'embrasement de la population par Katniss n'est que le début de la véritable révolte. Vivement la suite...

NOTE : 5/6



samedi 23 novembre 2013

RENDEZ-VOUS AVEC LA PEUR

RENDEZ-VOUS AVEC LA PEUR
(Night of the Démon / Curse of the Démon)

Réalisateur : Jacques Tourneur
Année : 1957
Scénariste : Charles Bennett, Hal E. Chester, Cy Endfield
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Sorcellerie
Interdiction : /
Avec : Dana Andrews, Peggy Cummins, Niall MacGinnis, Maurice Denham, Athene Seyler...


L'HISTOIRE : Apprenant la mort de son confrère le professeur Harrington, John Holden, spécialiste en parapsychologie, s'interroge sur les véritables causes qui ont provoqué la mort de son ami. Aidé par la nièce de ce dernier, il va faire la connaissance du docteur Karswell, éminent démonologue à la tête d'une secte sataniste, qui semble avoir un lien avec le décès. Durant son enquête, John Holden, cartésien invétéré, va être amené à reconsidérer l'existence des forces occultes dans notre monde...

MON AVIS : Jacques Tourneur est célèbre, entre autre, pour avoir réalisé une série de films fantastiques principalement basée sur la suggestivité et le non-vu. Des films qui jouent avec l'ambiance, les ombres, les décors, pour faire naître la peur et l'angoisse sans avoir recours à la démonstration visuelle. On citera évidemment La Féline, mais aussi Vaudou, L'homme-Léopard ou bien encore La malédiction des Hommes-Chats par exemple. Avec Rendez-vous avec la peur, réalisé en 1957, Tourneur va nous livrer un authentique classique du film suggestif. Suggestif, vraiment ? N'est-ce pas un horrible démon que l'on voit sur les différentes affiches ainsi qu'à deux reprises dans le film ? Cette "faute de goût" n'est évidemment pas due au réalisateur, qui ne désirait pas que l'on montre le démon à l'écran, préférant laisser le spectateur se faire sa propre idée sur les événements se déroulant dans le film. Le producteur a eu l'idée inverse et a fait tourner des séquences additionnelles montrant clairement le faciès du démon, histoire d'en jeter plein la vue aux spectateurs. L'effet est plutôt raté car en plus de venir discréditer les intentions premières de Jacques Tourneur, le monstre ainsi créé ne fait pas vraiment illusion et prête plutôt à rire. Mais honnêtement, ce n'est qu'un simple détail par rapport aux innombrables qualités du film lui-même. Soyons clair, Rendez-vous avec la peur est très certainement l'un des meilleurs films traitant de la démonologie et en plus, c'est un petit bijou de mise en scène, d'ambiance et d'interprétation. Dana Andrews, inoubliable compagnon de Gene Tierney dans Laura, interprète John Holden avec un brio et une classe magistrale. Tout l'intérêt de ce personnage est qu'il est un cartésien pur et dur et qu'il réfute toutes croyances liées au Diable ou forces occultes (à la différence de Jacques Tourneur, totalement convaincu de leurs existences). Balayant d'un revers de la main la séance de spiritisme qu'on lui impose, il va néanmoins voir son monde rationnel se fragiliser, craqueler devant "le pouvoir" du docteur Karswell. Ce dernier, énigmatique et possédant un charisme surprenant, est interprété par l'acteur Niall MacGinnis qui trouve ici un rôle de composition qui restera dans les mémoires. Outre l'interprétation sans faille du casting, c'est bien entendu l'ambiance, l'atmosphère inquiétante qui berce les images du film, qui en font un authentique monument du cinéma fantastique. Malgré son titre, le film de Jacques Tourneur ne provoque jamais la peur. Mais on est réellement captivé, fasciné par le déroulement de l'histoire et par les images qui défilent devant nos yeux. Le scénario est admirablement construit, et l'histoire joue tellement bien avec l'ambiguïté des situations qu'on reste les yeux rivés sur l'écran, bien déterminé à savoir comment tout cela va se conclure. Bien sûr, nous, spectateurs, avont une bonne longueur d'avance sur Dana Andrews, puisque la séquence d'introduction nous a dévoilé le démon ainsi que la présence d'un bout de parchemin que possédait le professeur Harrington, parchemin qui aura de nouveau une importance cruciale tout au long du récit. Mais qu'importe, le génie de Tourneur est d'arriver à mettre en image des situations qui jongle entre réalité et surnaturel, et de nous mener en bateau... ou pas. Bénéficiant d'un splendide noir et blanc et d'une photographie hors pair, Rendez-vous avec la peur est un film phare que tout fan de cinéma fantastique se doit de connaître...

* Disponible en édition collector DVD+BR avec les deux montages du film + un livret de 128 pages chez WILD SIDE VIDEO

NOTE : 5/6




jeudi 14 novembre 2013

AFTERSHOCK - L'ENFER SUR TERRE

AFTERSHOCK - L'ENFER SUR TERRE
(Aftershock)

Réalisateur : Nicolás López
Année : 2012
Scénariste : Guillermo Amoedo, Nicolás López, Eli Roth
Pays : Etats-Unis, Chili
Genre : Horreur, film catastrophe, thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Eli Roth, Ariel Levy, Nicolás Martínez, Natasha Yarovenko, Andrea Osvárt...


L'HISTOIRE : Un groupe de jeunes touristes américains débarque au Chili pour profiter des filles, de la fête et du soleil. Un soir, alors qu’ils s’éclatent en boîte de nuit, un terrible tremblement de terre ravage toute la ville qui devient un territoire dangereux où les touristes sont des proies. Ce qui devait être un voyage de rêve va devenir leur pire cauchemar…

MON AVIS : Film catastrophe avec des éléments horrifiques, Aftershock est une sympathique série B qui ne se prend pas la tête et il faut la voir ainsi. Pas la peine de vouloir auteuriser le film de Nicolás López, il n'est absolument pas fait pour ça; Aftershock ne veut aucunement jouer dans la cour des grands et assume pleinement son côté "bis", la seconde partie du métrage nous renvoyant aux meilleurs moments des films post-apocalyptiques italiens. Mais avant d'en arriver là, il faut évidemment en passer par la première partie, à savoir les aventures de notre groupe d'amis au Chili avant le tremblement de terre. Avouons-le, cette partie n'est pas franchement intéressante et nous renvoie à des films comme Hostel ou Wolf Creek, avec une longue présentation des personnages placés dans des situations somme toute banales et bourrées de clichés. Le trio de potes se déplace de bar en boite de nuit, fait du tourisme local en ayant une seule idée en tête : rencontrer de jolies filles et s'éclater. Chose relativement facile apparemment puisque le dénommé Pollo est le fils d'un homme très riche et à des connaissances partout dans les endroits branchés du pays. Cette partie met donc en place les différents protagonistes et nous permet d'appécier le jeu d'Eli Roth, toujours aussi sympathique et charismatique. Mais honnêtement, on n'a qu'une seule envie : qu'arrive le tremblement de terre et que le film démarre réellement. Et là, Aftershock prend une toute autre dimension ; le film devient alors un survival gentimment gore, jouant avec humour sur certaines situations somme toute crédibles, à l'instar de la scène dans la discothèque où l'héroïne demande de l'aide à la foule pour aider son ami coincé mais tout le monde ne pense qu'à s'enfuir et piétine le malheureux. Nul doute qu'en pareille situation, on ferait tous pareil. L'individualisme prend le pas sur l'entraide et nos héros vont alors vivre un véritable enfer dans lequel la fatalité semble s'abattre sur eux. Car la nature humaine est souvent bien pire que les événements extérieurs. Une fois le groupe de potes dehors, Aftershock va donc jouer avec les codes du film post-apocalyptique, et de manière plutôt efficace : population en totale roue libre qui se met à saccager et piller tout ce qui tombe à leur portée ; ville détruite et décors ravagés ; apparition de voyous sans foi ni loi qui n'hésitent pas à traquer nos amis et à vouloir violer les jolies demoiselles du groupe ; sadime, brutalité, violence, anarchie. Les codes du genre sont respectés à la lettre et Nicolás López nous gratifie de séquences "bis" bien dans l'esprit, comme la mort du personnage interprété par Eli Roth par exemple. Bref, Aftershock se révèle bien distrayant dans sa seconde partie et enchaîne l'action et les désastres sans aucun temps mort. Alors oui, le film ne brille guère niveau originalité et la partie avant le tremblement de terre se révèle un peu laborieuse. Mais dans l'ensemble, c'est une série B bien bourrine, décomplexée, fun et qui ne lésine pas sur la violence graphique. L'image finale, bien qu'attendue, nous donne le sourire. Un chouette petit film sans prétention autre que de divertir un samedi soir...

NOTE : 4/6


dimanche 10 novembre 2013

LES SEIGNEURS

LES SEIGNEURS
(Les Seigneurs)

Réalisateur : Olivier Dahan
Année : 2012
Scénariste : Philippe de Chauveron
Pays : France
Genre : Comédie
Interdiction : /
Avec : José Garcia, Jean-Pierre Marielle, Franck Dubosc, Gad Elmaleh, Omar Sy, Joe Starr...


L'HISTOIRE : Patrick Orbéra, la cinquantaine, est une ancienne gloire du football qui a totalement raté sa reconversion. Sans emploi, alcoolique et ruiné, il n’a même plus le droit de voir sa fille Laura. Contraint par un juge de retrouver un emploi stable, il n’a d’autre choix que de partir sur une petite île bretonne, pour entraîner l’équipe de foot locale. Si ils gagnent les 3 prochains matchs, ils réuniront assez d’argent pour sauver la conserverie de l’île, placée en redressement judiciaire, et qui emploie la moitié des habitants. Patrick Orbéra est immédiatement confronté à un obstacle majeur : transformer des pêcheurs en footballeurs quasi-professionnels. Il décide alors de faire appel à ses anciens coéquipiers pour l’aider à hisser le petit club breton parmi les grands…

MON AVIS : Réalisateur de Les Rivières Poupres 2 ou de La Môme, Olivier Dahan bifurque vers la comédie en 2012 avec Les Seigneurs, film choral utilisant le monde du sport, mettant en scène les "vedettes" actuelles de la comédie française, le tout avec un sous-contexte social en filigranne pas très éloigné de la réalité (la fermeture d'une conserverie en Bretagne). Comme je m'en doutais, le film n'a rien d'exceptionnel et sort même ses gros sabots pour tente de nous faire rire. Si certains gags fonctionnent plutôt bien et nous tirent quelques rires effectivement, on a la désagréable impression d'assister non pas à un film mais à une série de sketchs ou à des joutes verbales entre les différents acteurs, qui ne sont pas aidés par les dialogues qu'on leur a offert. Certaines situations ou certaines phrases sont hallucinantes de crétinerie et tout ça force bien trop le trait pour nous convaincre totalement. La pseudo histoire d'amour ne sert à rien du tout et le film cumule des lacunes qui le tirent vers le bas, quand il ne brasse pas les clichés les plus éculés sur la Bretagne, façon Bienvenue chez les Ch'tis. Si on frôle souvent l'indigestion devant les pitreries surjouées des acteurs, admettons que le film parvient néanmoins à divertir certaines fois et que le regarder en famille est un plus, le rire des autres étant communicatif...

NOTE : 2/6 



vendredi 1 novembre 2013

DESPUES DE LUCIA

DESPUES DE LUCIA
(Después de Lucia)

Réalisateur : Michel Franco
Année : 2012
Scénariste : Michel Franco
Pays : Mexique, France
Genre : Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Tessa Ia, Gonzalo Vega Jr., Tamara Yazbek, Hernán Mendoza...


L'HISTOIRE : Lucia est morte dans un accident de voiture il y a six mois ; depuis, son mari Roberto et sa fille Alejandra, tentent de surmonter ce deuil. Afin de prendre un nouveau départ, Roberto décide de s’installer à Mexico. Alejandra se retrouve, nouvelle, dans une classe. Plus jolie, plus brillante, elle est rapidement la cible d’envie et de jalousie de la part de ses camarades. Refusant d’en parler à son père, elle devient une proie, un bouc émissaire...

MON AVIS : Film choc qui ne laissera personne indifférent, que ce soit le spectateur adolescent, capable de se reconnaître dans le personnage d'Alejandra ou pire, dans celui de ses bourreaux ou bien le spectateur adulte, qui sera malmené dans son être le plus profond s'il a des enfants de cet âge de surcroit. Avec rigueur, sur un rythme plutôt neutre, le réalisateur Michel Franco nous livre une tranche de vie réaliste, qui fait froid dans le dos. Les brimades, le harcelement moral et la maltraitance à l'école, tout le monde peut y être confronté, qu'on soit du côté des enfants ou des parents. Un véritable fléau de notre société, ou la pire des choses est de fermer les yeux ou de ne pas réussir à communiquer. C'est ce qui arrive à la pauvre Alejandra, jeune fille sans histoire qui va devenir la souffre-douleur de ses camarades. Les séquences d'humiliations s'avèrent sordides et poignantes et la jeune actrice Tessa Ia livre une composition criante de vérité, qui nous laisse souvent la bouche sèche. On n'a qu'une envie : rentrer dans l'écran pour aller foutre une bonne roustre à cette bande d'adolescents qui ne prend pas conscience de ses actes abominables. On voudrait que le père comprennent les non-dits de l'adolescente, ce qui éviterait d'en arriver là où le film va emmener ses principaux protagonistes. Doté d'une noirceur infinie, Después de Lucia nous assène un dernier uppercut lors de son final tétanisant et nihiliste à souhait. Glaçant, bouleversant, Michel Franco a réalisé un grand film qui bénéficie d'une mise en scène juste, évitant le tape-à-l'oeil, et qui permet au réalisateur de porter son propos au niveau où il l'a voulu. Un terrible constat, un film qui tape là où ça fait mal et dont on n'éprouve aucun "plaisir" lors de sa vision. Une vision nécessaire toutefois...

NOTE : 5/6



samedi 26 octobre 2013

DRIVE

DRIVE
(Drive)

Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Année : 2011
Scénariste : Hossein Amini d'après le livre de James Sallis
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Drame, Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec :  Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston, Oscar Isaac, Ron Perlman...


L'HISTOIRE : Un jeune homme solitaire, "The Driver", conduit le jour à Hollywood pour le cinéma en tant que cascadeur et la nuit pour des truands. Ultra professionnel et peu bavard, il a son propre code de conduite. Jamais il n’a pris part aux crimes de ses employeurs autrement qu’en conduisant - et au volant, il est le meilleur ! Shannon, le manager qui lui décroche tous ses contrats, propose à Bernie Rose, un malfrat notoire, d’investir dans un véhicule pour que son poulain puisse affronter les circuits de stock-car professionnels. Celui-ci accepte mais impose son associé, Nino, dans le projet. C’est alors que la route du pilote croise celle d’Irene et de son jeune fils. Pour la première fois de sa vie, il n’est plus seul. Lorsque le mari d’Irene sort de prison et se retrouve enrôlé de force dans un braquage pour s’acquitter d’une dette, il décide pourtant de lui venir en aide. L’expédition tourne mal…
Doublé par ses commanditaires, et obsédé par les risques qui pèsent sur Irene, il n’a dès lors pas d’autre alternative que de les traquer un à un…

MON AVIS : Sur un scénario qui n'a rien de transcendant et qui recycle des banalités déjà vu ailleurs (histoire de vengeance, arnaque, héros qui se prend d'affection pour une jeune femme élevant seule son enfant en attendant que son mari sorte de prison...), le réalisateur Nicolas Winding Refn parvient pourtant à transcender ce sujet passe-partout grâce à une réalisation hors-pair et hypnotique. Les images qui défilent devant nos yeux ont un pouvoir attractif assez fascinant et on se laisse entraîner dans ce thriller dramatique avec une facilité déconcertante. Les acteurs sont excellents et participent pleinement à rendre l'atmosphère tantôt réaliste, tantôt onirique, à l'instar du héros anti-héros interprété par Ryan Gosling. Personnage quasi mutique, qui nous apparaît touchant par sa générostié et son envie d'aider la jeune Irene, et qui bascule, le temps de quelques scènes ultra violentes, dans une dimension d'ange exterminateur et rédempteur porté par un amour dont on sait qu'il ne pourra aboutir au final. A cet égard, la scène de l'ascenseur est certainement la plus importante du film car c'est là où la transition entre les deux aspects du personnage principal s'effectue. Le regard de Ryan Gosling quand se ferme la porte de l'ascenseur est d'ailleurs lourd de signification : on comprend avec lui qu'Irene vient de "démasquer" la vraie personnalité de son nouvel amoureux et qu'une suite à leur relation n'est plus possible. Le point de non retour a été atteint. Une scène capitale donc. La linéarité du scénario et sa quasi absence de réelle surprise sont rejetées d'un simple revers de la main par des plans virtuoses, une musique trippante, des fulgurances visuelles, des passages silencieux que viennent rompre le bruit et la fureur, des courses-poursuites savemment distillées et maîtrisées. Drive est envoûtant, magnétique pour qui saura se faire embarquer par Ryan Gosling et la mignonne Carey Mulligan. Le film s'impose comme une oeuvre marginale tout en étant capable de ravir un large public. A voir sans hésitation.

NOTE : 5/6



mardi 22 octobre 2013

SPLICE

SPLICE
(Splice)

Réalisateur : Vincenzo Natali
Année : 2009
Scénariste : Vincenzo Natali, Antoinette Terry Bryant, Doug Taylor
Pays : Etats-Unis, France, Canada
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chanéac, Brandon McGibbon, Abigail Chu...


L'HISTOIRE : Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars...

MON AVIS : Après Cube et Cypher, le réalisateur Vincenzo Natali poursuit son exploration de la science-fiction avec Splice. Le film se montre bien plus malin qu'il n'y paraît et aborde des thèmes intéressants et parfaitement rendus à l'écran grâce à la très bonne performance du casting, le trio Adrien Brody / Sarah Polley / Delphine Chanéac étant en majeure partie responsable du succès du film, auquel il faudra ajouter les très bons effets-spéciaux qui sont d'une crédibilité totale. Si Splice met une nouvelle fois les spectateurs en garde contre les dangers de la manipulation de l'ADN, et notamment de l'utilisation de l'ADN humain au cours d'expériences scientifiques, le réalisateur et son équipe de scénaristes ont également cherchés à toucher le public avec un thème plus universel : celui du couple fusionnel, vivant la même passion dans le travail et dans la vie et dont l'arrivée impromptue d'un troisième élément au sein de leur cocon va tout chambouler. La créature que nos deux savants fous ont créé va très rapidement prendre une place de plus en plus importante dans leur vie, allant jusqu'à leur faire commettre des choses que l'éthique réprouve, les faisant braver des interdits qui pourront mettre en danger la vie même de leurs collègues. Le personnage d'Elsa est particulièrement impliquée dans la tragédie qui va suivre la naissance de Dren. La jeune femme n'a en effet jamais connu l'amour de sa mère qui ne s'occupait pas d'elle. Une situation de jeunesse qui l'a marquée à vie puisqu'elle refuse d'avoir un enfant avec Clive. On comprendra alors très rapidement ce que représente la venue au monde de Dren pour elle. La créature génétiquement créé va être pour Elsa l'enfant qu'elle n'a jamais eu avec Clive, qui, lui aussi, va se prendre d'affection pour Dren. L'histoire serait forcément jolie si les scénaristes n'avaient pas prévus de leur mettre des batons dans les roues. Car évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu. La suite des événements réserve bien des surprises et certaines scènes sont assez impressionnantes. Splice constitue une bonne surprise, se montre intelligent, maîtrisé et provoque son petit effet.

NOTE : 4/6


mardi 24 septembre 2013

KILLER SHARK

KILLER SHARK
(Swamp Shark)

Réalisateur : Griff Furst
Année : 2011
Scénariste : Jennifer Iwen
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : /
Avec : Kristy Swanson, D.B. Sweeney, Jason Rogel, Jeff Chase...


L'HISTOIRE : En Louisiane, durant les festivités du Gator Fest, un requin vient semer la terreur. Hors de question d’annuler la fête car cette manifestation a un gros impact sur l’économie de la région. La naturaliste Rachel McDaniel, le shérif Watson et Charlie vont devoir alors déployer toutes leurs capacités pour stopper le monstre. L'entreprise ne sera pas aisée car le squale est une variété très rare de requin des abysses, dont la peau est capable de resister aux balles...

MON AVIS : Honnêtement, je n'attendais pas grand chose, voire même absolument rien de cet énième film de requin. Je l'ai visionné car outre le fait que j'aime les films mettant en vedette un squale meurtrier, le nom de Kristy Swanson au générique a également attiré mon attention. L'actrice avait été remarquée dans L'Amie Mortelle de Wes Craven en 1986 puis elle interpréta Buffy dans le film qui précéda la série télévisée en 1992. Elle a déjà affronté les requins dans Red Water de Charles Robert Carner en 2003. Dans Killer Shark, connu aussi sous son titre original de Swamp Shark, la ravissante Kristy Swanson est approximativement le seul élément positif du film, auquel on peut ajouter la prestation de l'acteur Robert Davi, second couteau bien connu des amateurs. Pour le reste, c'est du vu et revu et rien ne viendra vraiment nous sortir de notre torpeur ou nous faire acclamer quelques séquences du film. Conscient d'avoir un budget plus que limité, le réalisateur a la bonne idée d'éviter majoritairement les apparitions du requin des abysses à l'écran. Les meilleures scènes sont celles où le prédateur ne fait voir que son aileron. Là, le suspense marche plutôt bien dans l'ensemble et le film reste divertissant. Mais quand il se met à sortir de l'eau, attention les dégâts ! Les images de synthèses sont passablement ratées et font perdre toute crédibilité à Killer Shark qui rejoint alors les productions Nu Image par exemple. Dommage car ce requin plutôt bizarre, recouvert d'une peau écailleuse ultra résistante, avait un look assez sympa et original. Killer Shark est donc un shark movie de troisième zone, qui n'offre rien de neuf au genre et joue avec tous les clichés vus maintes fois, du groupe d'ados organisant une soirée beuverie sur un bateau au shérif corrompu et responsable de la présence du requin dans les eaux. Aussitôt vu, aussitôt oublié, malgré le décor sympa du bayou...

NOTE : 2/6



lundi 23 septembre 2013

L'IMMORALITA

L'IMMORALITA
(L'immoralità)

Réalisateur :  Massimo Pirri
Année : 1978
Scénariste : Morando Morandini Jr., Massimo Pirri, Federico Tofi
Pays : Italie
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Lisa Gastoni, Howard Ross, Karin Trentephol, Mel Ferrer, Andrea Franchetti...


L'HISTOIRE : Federico est un tueur pédophile recherché par la police. Blessé au bras après avoir échappé à une patrouille, il se cache dans la forêt avoisinante. Là, il fait la connaissance de Simona, petite fille de 12 ans, qui le surprend par sa maturité. La fillette prend Federico en affection et le cache dans un abri proche de la villa de ses parents, sans se douter du danger qu'elle encourt. L'intrusion de Federico va venir chambouler son existence mais aussi celle de sa mère...

MON AVIS : Vu le sujet du film, il semblait normal que L'immoralità fasse scandale lors de sa sortie en salles en 1978, ce qu'il fit en toute logique, et principalement en Italie. Le thème de la pédophilie ainsi que la relation perverse et malsaine qui va se nouer entre Federico et la jeune Simona ne pouvait que choquer le public et les critiques. Le film débute d'ailleurs par une scène très forte : Federico porte dans ses bras le corps inanimé d'une fillette, culotte baissée sur les chevilles et la dépose dans le trou qu'il vient de creuser pour l'ensevelir et cacher ainsi la dépouille de sa victime. Shocking d'entrée de jeu ! La suite ne sera pas mal non plus et la force du film est de nous présenter des personnages qui sont absolument tous antipathiques et immoraux, si bien qu'on ne sait pas vraiment comment réagir devant telle ou telle situation. Le père de Simona, interprété par Mel Ferrer, est un vieillard malade, handicapé, se renfermant sur lui-même, ne sortant plus de chez et passant son temps à jouer avec ses nombreux fusils. Il entretient sciemment une relation douloureuse, voire même haineuse, avec sa femme Vera (Lisa Gastoni), lui refusant toute sexualité, la privant de liberté, concept qu'elle contourne en lui soutirant de l'argent et en multipliant les conquêtes masculines sans lendemain. Federico est un tueur, pédophile de surcroît, ce qui ne nous pousse pas vraiment à avoir de l'empathie pour lui. Les inspecteurs de police sont violents, bafouant les lois qu'ils sont censés eux-mêmes respecter. Quant à la jeune Simona, superbement interprétée par l'androgyne Karin Trentephol, personnage centrale de L'immoralità, sous son air timide, la fillette cache une maturité hallucinante et sait mener son petit monde par le bout du nez, orchestrant sa vie selon ses désirs, ses envies. Bref, on a une galerie de personnages torturés, mal dans leurs peaux, qui mènent une vie dans laquelle la fatalité semble faire partie intégrante du paysage. L'ambiance de L'immoralità n'est pas en reste et se fait de plus en plus ténébreuse, malsaine, glauque, au fur et à mesure que l'histoire progresse. La perversion de certaines séquences fait mouche, à l'instar de la scène où la mère de Simona questionne cette dernière sur sa sexualité, jalouse de la jeunesse de sa fille. La séquence qui provoqua le scandale est également des plus troublantes : Simona prend son bain quand Federico entre dans la salle de bain. Consciente de l'effet qu'elle provoque sur cet homme, et mettant à profit le conflit qu'elle livre envers sa mère, la fillette se montre entièrement nue et s'allonge sur le sol, attendant que Federico lui fasse l'amour. Si la réalisation évite le voyeurisme primaire, il reste que cette séquence est des plus marquantes et mettra le public bien mal à l'aise. Le final, inéluctable et quasiment attendu, sera lui aussi sans concession et d'une noirceur absolue. Oeuvre vénéneuse, poème d'amour et de mort qui n'hésite pas à briser les tabous, L'immoralità est une perle du cinéma bis et du courant de la Teensploitation ; Massimo Pirri a réussi à transcender ce sous-genre scandaleux du cinéma d'exploitation et son film mérite d'être découvert par tous les amateurs de films déviants et non-conformistes...

NOTE : 5/6



dimanche 22 septembre 2013

HORRIBLE

HORRIBLE
(Rosso Sangue)

Réalisateur : Joe D'Amato
Année : 1981
Scénariste : George Eastman
Pays : Italie
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  George Eastman, Annie Belle, Charles Borromel, Katya Berger ...


L'HISTOIRE : Un prêtre pourchasse Mikos Stenopolis, homme qui possède la capacité de pouvoir régénérer les cellules endommagées de son corps, ce qui fait de lui un immortel. Seule la destruction de son cerveau peut stopper Stenopolis, qui a déjà tué une infirmière de manière brutale. Le prêtre et la police se lance à sa poursuite, sans succès. Tuant toute personne rencontrée sur son passage, Mikos Stenopolis trouve refuge dans la maison d'une jeune handicapée, qui passe la soirée seule avec son jeune frère et une infirmière. La nuit va se transformer en un véritable cauchemar...

MON AVIS : Titre phare pour toute la génération ayant vécu les 80's, Horrible fait incontestablement partie du patrimoine cinéphilique de ceux qui passaient leur samedi matin dans les vidéos-clubs, subjugués par les superbes affiches de VHS étalées dans les rayonnages. Une VHS que j'ai longtemps contemplée sans oser la louer, la réputation et le titre du film lui-même, associés au superbe visuel l'illustrant, parvenant à effrayer l'adolescent de 12/13 ans que j'étais à l'époque et à me faire demander si je supporterais le spectacle gore proposé. Et puis bien plus tard, j'ai enfin vu Horrible. L'excitation a fait place à une certaine déception car si scènes horribles il y a bien, le film n'a rien d'un chef-d'oeuvre pour autant. Revu à nouveau pour vous donner mon avis sur ce blog, la déception s'est encore une fois confirmée. Horrible est bourré de défauts : à savoir, un rythme mou du genou la plupart du temps ; une photographie sombre et pas très jolie ; un tas de scènes inutiles et bavardes qui ne font pas avancer l'histoire et provoquent l'ennui. Des défauts qui prennent le pas sur les aspects positifs du film de Joe d'Amato : un George Eastman monolithique et impressionnant en tueur fou ; des meurtres graphiques, sanglants, inventifs et qui, même si on devine le latex et le trucage la plupart du temps, font toujours leur petit effet (mention spéciale à la scène de la tête dans le four !) ; un final péchu et bien barré. A partir du moment où Mikos Stenopolis pénètre dans la maison de la jeune handicapée, l'ambiance devient plus prenante et le huis-clos fonctionne plutôt pas mal. Horrible est donc un pur film bis italien dont la réputation peut jouer en sa défaveur, la faute à un scénario bien trop basique et exécuté sans grand génie par Joe d'Amato. Reste alors les scènes gore et son acteur principal, véritable raison d'être du film. Le thème musical principal du film est excellent par contre. Pour l'anecdote, Horrible se fait parfois appeler Anthropophagous 2, du fait que le personnage de Mikos Stenopolis est grec, tout comme le cannibal également interprété par George Eastman dans Anthropophagous (1980), qui est également un film de Joe d'Amato...

NOTE : 3/6



samedi 21 septembre 2013

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 2

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 2
(Harry Potter and the Deathly Hallows : part 2)

Réalisateur : David Yates
Année : 2011
Scénariste : Steve Kloves
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Ralph Fiennes, Alan Rickman...


L'HISTOIRE : Dans la 2e Partie de cet épisode final, le combat entre les puissances du bien et du mal de l’univers des sorciers se transforme en guerre sans merci. Les enjeux n’ont jamais été si considérables et personne n’est en sécurité. Mais c’est Harry Potter qui peut être appelé pour l’ultime sacrifice alors que se rapproche l’ultime épreuve de force avec Voldemort...

MON AVIS : Voilà, c'est fini. Terminé les aventures magiques, envoutantes et dramatiques de Harry Potter, Ron et Hermione. Des personnages qu'on a connu alors qu'ils n'étaient que des enfants et qui, année après année, ont grandi, ont gagné en maturité, ont traversé de nombreuses épreuves jusqu'au dénouement final. Nous, spectateurs, avons été les témoins de leur parcours. Ils nous ont fait rire, ils nous ont émus, ils nous ont fait trembler. On a partagé avec eux des émotions diverses et petit à petit, on s'est réellement pris d'affection pour ces héros imaginaires mais aussi pour les acteurs qui leur ont donnés vie à l'écran. Mais toute bonne histoire à une fin et c'est donc Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 2 qui vient conclure cette grande saga populaire. Bonne nouvelle, c'est tout simplement mon chapitre préféré avec Harry Potter et la Coupe de Feu (ce dernier ne jouant pas dans le même registre et étant très différent au niveau de l'ambiance). Pour le grand final tant attendu, David Yates s'est surpassé. Si Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 1 s'était montré inventif et original en déplaçant l'action hors de Poudlard, il manquait néanmois à cette épisode un petit quelquechose pour le hisser vers les sommets. Avec ce "Harry Potter 7.2", on atteint une certaine quintessence au niveau de la saga, une sorte de pot-pourri de tout ce qu'on a aimé dans les films précédents. Hormis l'humour enfantin qu'on pouvait trouver dans les premiers épisodes qui a totalement disparu ici, tous les autres ingrédients sont présents : de la magie, de l'héroïsme, du lyrisme, des relations fortes entre les personnages, de la tragédie, de l'action, de l'amour, du rythme, le tout magnifié par une scène d'introduction absolument somptueuse, par une séquence de bataille visuellement superbe et parfaitement découpé, et, cerise sur le gâteau, le réalisateur nous gratifie d'un flash-back totalement époustouflant qui donne une nouvelle dimension au professeur Severus Rogue et amène le film vers des sommets d'émotion insoupçonnés. Admirable de bout en bout, Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 2 est tout simplement un film magique, beau, puissant et il vient clore avec grande classe cette saga cinématographique qui aura, quoiqu'on en dise, marquée le cinéma d'une empreinte indélébile. 

NOTE : 5/6







vendredi 20 septembre 2013

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 1

HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA MORT PARTIE 1
(Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 1)

Réalisateur : David Yates
Année : 2010
Scénariste : Steve Kloves
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint, Ralph Fiennes, Helena Bonham Carter...


L'HISTOIRE : Le pouvoir de Voldemort s'étend. Celui-ci contrôle maintenant le Ministère de la Magie et Poudlard. Harry, Ron et Hermione décident de terminer le travail commencé par Dumbledore, et de retrouver les derniers Horcruxes pour vaincre le Seigneur des Ténèbres. Mais il reste bien peu d'espoir aux trois sorciers, qui doivent réussir à tout prix...

MON AVIS : Oh non, c'est bientôt fini !!! La saga Harry Potter touche quasiment à sa fin ! Heureusement que le dernier long métrage est en deux parties, ça nous laisse encore un film à regarder après celui-ci. Harry Potter et les Reliques de la Mort partie 1 m'a agréablement surpris après le très morne et ennuyeux Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé. Première constatation : si je trouvais que les épisodes devenaient de plus en plus mature au fil des années, ce "Harry Potter 7.1" franchit un nouveau palier et jamais on n'a vu notre sorcier préféré vivre une aventure aussi sombre, aussi ténébreuse, aussi mélancolique. La séquence du début avec Voldemort est même digne d'un film d'épouvante tant ce personnage se montre terrifiant et sans pitié. Autre nouveauté qui m'a bien plu, le fait que cette fois, l'action du film ne se passe plus du tout à Poudlard mais à Londres ou dans divers contrées et paysages ; cela apporte un peu de fraîcheur à l'aventure et certains décors, quasi post-apocalyptique, témoignent de cette ambiance lourde, triste. Le soleil est quasiment absent tout au long du film et on a une palette de couleurs qui utilise les nombreux tons de gris, ce qui donne vraiment au film une noirceur insoupçonnée. S'il y a plusieurs scènes d'actions plutôt bien troussées, la part de l'émotionnel reste très importante et les personnages clés, dont notre fameux trio Harry - Ron - Hermione, vont encore souffrir, perdant des êtres qui leur sont chers (la séquence où Hermione utilise un sortilège d'amnésie sur ses propres parents provoque un vrai pincement au coeur, tout comme la mort de Dobby, le petit elfe). La fatalité semble indéfectible et on se demande vraiment s'il y a un réel espoir de voir la saga se conclure de manière positive. Harry, devenu ennemi public N°1 depuis que Voldemort et sa horde de Mangemorts règnent en maître, est vraiment livré à lui-même, devant trouver les fameux Horcruxes sans savoir où ils se trouvent ni comment les détruire. Avec ce septième chapitre, il est clair qu'Harry Potter n'a plus rien à voir avec un film pour enfants. C'est réellement un film adulte et plus simplement un joli film fantastique avec des effets-spéciaux et de l'humour pour têtes blondes. On retrouve quelques petits défauts ou ratés qui empêchent le film de s'élever au niveau de l'excellence (la scène de la danse entre Harry et Hermione manque cruellement de lyrisme et ne provoque pas l'effet recherché ; il y a quelques longueurs et parfois, on a l'impression que l'histoire en elle-même n'avance pas en fait ; certaines séquences donnant dans l'humour ne fonctionnent pas vraiment et ne semblent en inadéquation avec le reste... ). Dans l'ensemble, c'est donc un film réussi mais je pense qu'il aurait pu encore être meilleur. Ne boudons pas notre plaisir en tout cas...

NOTE : 4/6


jeudi 19 septembre 2013

LA MAISON AU BOUT DE LA RUE

LA MAISON AU BOUT DE LA RUE
(House at the End of the Street)

Réalisateur : Mark Tonderai
Année : 2012
Scénariste : David Loucka
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Jennifer Lawrence, Elisabeth Shue, Max Thieriot, Eva Link, Nolan Gerard Funk...


L'HISTOIRE : Elissa et sa mère s'installent dans une nouvelle ville et apprennent vite que la maison voisine de la leur a été le théâtre d'un massacre. En effet, une jeune fille y a assassiné ses parents. Quand Elissa devient amie avec Ryan, le fils qui a survécu au drame, elle comprend que l'histoire est loin d'être terminée et que ce dernier cache un terrible secret dans sa maison...

MON AVIS : Avant d'être promue star avec Hunger Games, Jennifer Lawrence avait tourné dans ce thriller réalisé par Mark Tonderai (le sympa HUSH en 2008) qui était resté inédit en salles aux USA. Le succès d'Hunger Games lui a ouvert les portes des salles obscures de l'autre côté du continent et de bénéficier d'une sortie sur support numérique chez nous, l'éditeur espérant évidemment capitaliser sur le nom de Jennifer. Disons-le tout net : La Maison au bout de la Rue n'est en soi pas d'une originalité renversante. Les films dans lesquels une famille nouvellement débarquée en côtoie une autre possédant un lourd passé, il y en a déjà eu à la pelle. Produit à destination des adolescents principalement, ce thriller n'évite pas les clichés (la soirée étudiante qui dégénère, la mère qui veut rattraper ses erreurs et s'occuper mieux de sa fille...) mais la réalisation est correcte et l'ambiance devient de plus en plus ambigüe et stressante au fur et à mesure de la progression de l'histoire. Si le secret de Ryan, interprété par Max Thieriot (dont la peformance est la meilleure du film), est révélé assez tôt dans le métrage, le scénariste a été assez malin pour nous concocter plusieurs retournements de situations qui maintiennent notre intérêt éveillé et font bifurquer un thriller somme toute classique vers une horreur plus psychologique que démonstrative mais qui est bienvenue. Personnellement, je n'avais pas vu venir certaines révélations. Une fois ces dernières assimilées, j'avais par contre deviné le dernier pot-aux-roses, qui renvoie à un grand classique du slasher des années 80 que je ne nommerai pas ici afin de vous laisser la surprise. La prestation de Jennifer Lawrence est plus que correcte et si l'actrice est ici clairement employée pour son charme et ses formes (pourquoi la mettre en débardeur à la fin si ce n'est pour aguicher le spectateur masculin ?), elle assure ce qu'il faut et se montre assez crédible. La Maison au bout de la Rue est à voir comme un film sans grande prétention mais qui se révèle efficace, joue avec le suspense et nous fait passer 1h30 sans déplaisir malgré ses quelques défauts et un côté prévisible pour qui est fan du genre. 

NOTE : 3/6


mercredi 18 septembre 2013

LA LUNE DE SANG

LA LUNE DE SANG
(Die Säge des Todes / Bloody Moon)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1981
Scénariste : Erich Tomek
Pays : Allemagne, Espagne
Genre : Horreur, Slasher
Interdiction : -16 ans
Avec : Olivia Pascal, Christoph Moosbrugger, Nadja Gerganoff, Alexander Waechter, Jasmin Losensky...


L'HISTOIRE : Un groupe d'étudiantes se rend en Espagne afin d'intégrer une école de langues étrangères. Le lieu est idyllique et permet aux jeunes filles de partager leur temps entre travail et plaisir. Mais ce qu'elles ignorent c'est que ce cadre paradisiaque fut le théâtre quelques années plus tôt d'un meurtre particulièrement sadique et que l'assassin, après un long traitement psychiatrique, vient d'être remis en liberté. Dès lors, les étudiantes vont devenir les proies d'une ombre menaçante armée d'un long couteau et nombreuses sont celles qui finiront massacrées par le tueur fou. Une des étudiantes, Angela, inquiète de la disparition de sa meilleure amie, va tenter de découvrir les sombres secrets qui planent autour de l'école. Ce qu'elle va découvrir va la plonger au plus profond de l'horreur...

MON AVIS : Le prolifique Jess Franco aux commandes d'un slasher movie, ça vous donne pas envie ? Moi si ! Surtout que j'étais curieux de voir ce qu'allait nous pondre le réalisateur ibérique vu qu'il a toujours affirmé détester ce sous-genre du cinéma horrifique, crachant sur les Vendredi 13 et autres titres cultes du genre, n'hésitant pas à souligner leur médiocrité. On peut alors se demander si Jess Franco a voulu se moquer des slashers en réalisant La Lune de Sang. En tout cas, il les connaît plutôt bien parce qu'il a réussi à jouer avec tous les codes du genre, les amenant même au-delà de leurs limites. La première heure cumule tout ce qui fait le charme de ce type de production : on a le décor parfait, avec cette école de langues étrangères entourée d'une multitudes de bungalows, lieux propices au plaisir de la chair et endroit rêvé pour commettre des meurtres en toute discrétion. On a la bande d'adolescentes typiques, blondes et sexy, préférant jouer avec leurs langues plutôt que d'apprendre les langues. On a un ancien tueur au visage légèrement défiguré qui vient de sortir de l'asile psychiatrique dans lequel il a passé cinq années. On a la soeur de l'ex-assassin, dont la tante est la directrice de l'école, et qui a pour curieuse manie de passer pas mal de temps à contempler la lune entièrement nue. On a d'autres coupables possibles, comme le séduisant jardinier qui fait se pâmer toutes les filles. Où un employé qui semble un peu cinglé sur les bords. Où pourquoi pas le professeur de langues lui-même ? Où l'une des filles ? Le fait qu'il y ai eu un meurtre dans le bungalow numéro 13 a-t-il un rapport avec cette nouvelle vague de crimes ? Bref, Jess Franco s'amuse à brouiller les pistes, joue avec les ombres, le suspense et parvient à créer une ambiance plutôt réussie, mêlant un érotisme léger (ingrédient capital des slashers) avec des meurtres assez soft au début mais qui deviendront bien plus graphiques dans la dernière demi-heure. Décapitation avec une énorme scie circulaire servant à découper des pierres, couteau transperçant un dos pour ressurgir dans un sein, couteau traversant une gorge et même utilisation d'un taille-haie et autres petites joyeusetés gore vous attendant dans La Lune de Sang. Par de nombreux aspects, le film m'a fait penser à L'île de l'épouvante et à La Baie Sanglante de Mario Bava. On peut trouver pire comparaison. J'ai donc passé un bon moment avec La Lune de Sang. L'actrice Olivia Pascal s'avère convaincante et on aimerait bien savoir pourquoi sa vie est perpétuellement menacée et surtout par qui ! Un slasher 80's sympa au final, fidèle au genre, qui grossit les traits exagérément pour mieux jouer avec. Un bon Franco !

* Disponible en DVD chez Uncut Movies

NOTE : 4/6