Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 10 janvier 2013

INFERNO

INFERNO
(Inferno)

Réalisateur : Dario Argento
Année : 1980
Scénario : Dario Argento
Pays : Italie
Genre : Fantastique, Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -16 ans
Avec :  Leigh McCloskey, Irene Miracle, Eleonora Giorgi, Daria Nicolodi, Alida Valli, Ania Pieroni...


L'HISTOIRE : Rose Elliot, jeune poétesse newyorkaise, habite un immeuble à l'atmosphère étrange. Elle achète un vieux livre intitulé "Les Trois Mères", écrit par Emilio Varelli, architecte alchimiste tombé dans l'oubli. Le livre raconte la rencontre de Varelli avec les trois mères des Enfers : Mater Suspiriorum (la Mère des Soupirs), Mater Lacrymarum (la Mère des Larmes) et Mater Tenebrarum (la Mère des Ténèbres). Il leur construit une maison à chacune: une à Friburg, une à Rome et une à New York. Après avoir lu le livre, Rose commence à penser qu'elle habite dans cette troisième maison de New York, où résiderait la Mère des Ténèbres et commence à fouiller les environs. Elle écrit une lettre à son frère Mark, étudiant en musique à Rome, pour lui demander de venir chez elle, mais cette lettre tombe d'abord sous les yeux d'une amie de Mark, qui commence à s'informer et à s'inquiéter. Elle appelle Mark pour lui remettre la lettre qui lui revient. Elle est assassinée avant d'avoir pu lui parler. Mark découvre la lettre déchirée aux pieds de son cadavre et s'envole pour New York...

MON AVIS : Après Suspiria qui marquait une étape importante dans la carrière de Dario Argento, ce dernier délaissant les giallos ayant fait sa renommée pour verser dans l'horreur et le fantastique, tous les fans attendaient au tournant son prochain film, Inferno, qui continuait d'aborder les thèmes traités dans Suspiria, à savoir la sorcellerie et le mythe des Trois Mères. C'est donc trois ans plus tard, en 1980, que débarque sur les écrans Inferno, dont le scénario est issu de l'imagination du réalisateur lui-même. On savait le réalisateur italien capable de prouesses visuelles et esthétiques mais avec Inferno, il atteint certainement le niveau le plus élevé d'un point de vue pictural. Baigné exclusivement dans une teinte composée de bleu et de rose, chaque image d'Inferno se révèle être une sorte de tableau de maître, un ravissement visuel de tous les instants. La photographie est absolument magnifique, le travail sur les couleurs (et leur disposition sur les éléments du décor) époustouflant. Le problème avec Inferno, qui en fait n'en est pas vraiment un, vient de son scénario. Si la première demi-heure "tient la route", il n'en sera pas de même pour tout le reste. Il faut bien comprendre avant de visionner Inferno que ce film est comme un rêve, où la notion de logique n'existe pas. Les évènements s'enchaînent sans réel fil conducteur, le spectateur a bien du mal à comprendre ce qui se passe à l'écran, tout comme Mark d'ailleurs, le héros du film. L'impression d'être complètement perdu, de ne rien saisir de l'histoire que nous livre Argento est voulue. Inferno traite des mystères de la sorcellerie, de l'alchimie, de la vie, de la mort. Le réalisateur livre donc un film énigmatique, fascinant mais aussi incompréhensible du point de vue du récit et il ne nous donnera aucune explication, aucune solution à la fin. A chacun d'interpréter le film en fonction de ce qu'il aura compris. Somptueux livre d'images, Inferno est un film assez hermétique et difficile d'accès. Pour qui voudrait s'initier au cinéma de Dario Argento, je ne conseille absolument pas de débuter avec Inferno. Trop labyrinthique, trop hors norme. Inferno, c'est du  cinéma fantastique à l'état pur, qui questionne et ne laisse pas indifférent. Avant de conclure, n'oublions pas de préciser que la partition musicale du film n'est pas signé des Goblin mais par Keith Emerson, qui donne parfois à ce long métrage un air d'opéra rock flashy. 

NOTE : 5/6




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