Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 28 février 2013

KONGA

KONGA
(Konga)

Réalisateur : John Lemont
Année : 1961
Scénariste : Aben Kandel, Herman Cohen
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec :  Michael Gough, Margo Johns, Jess Conrad, Claire Gordon, Austin Trevor...


L'HISTOIRE : De retour d'Afrique après une longue absence, le docteur Charles Decker, expert en botanique, décide de mener d'étranges expériences sur Konga, un jeune chimpanzé. Decker travaille sur un sérum concocté à base de plantes tropicales qui aurait la faculté de développer le croissance à vitesse grand V. Mais dans sa course à la réussite, le botaniste perd peu à peu l'esprit et va se servir de Konga afin d'éliminer toute personne se mettant en travers de sa route. Il inocule le sérum au chimpanzé qui grossit pour atteindre la taille d'un gorille et hypnotise ce dernier afin d'en faire son esclave...

MON AVIS : Superbe affiche pour Konga mais le résultat à l'écran est loin d'être aussi convaincant. John Lemont a voulu faire sa propre version de King Kong mais il ne bénéficiait sûrement pas des moyens financiers requis ni du talent de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, responsables du chef-d'oeuvre de 1933. La vision de Konga s'avère on ne peut plus décevante et le pauvre Michael Gough se donne bien du mal pour faire passer la pilule. Le film est extrêmement bavard et se concentre plus sur la folie naissante du botaniste et son amour pour une jeune élève que sur les agissements du petit chimpanzé devenu gorille meurtrier. Michael Gough parvient à interpréter un personnage certes intéressant, qui perd complètement les pédales suites à ses recherches et à sa soif de gloire. Il n'hésite pas à envoyer son singe tuer les quelques indésirables pouvant l'empêcher de poursuivre ses expériences, comme le doyen de la faculté, ou le prendre de vitesse, comme cet autre expert en botanique. Malheureusement, notre singe vedette aura bien du mal à être crédible puisqu'il s'agit juste d'un acteur dans une combinaison de gorille ! Aucune démarche simiesque, aucune crédibilité ! Konga devient alors un Craignos Monsters qui pourra faire hurler de rire les amateurs de nanars mais qui laissera hagard les autres, ceux qui s'attendaient à un film fantastique de qualité. Le final, dans lequel Konga devient gigantesque, possède un petit capital sympathie non négligeable mais les fans de films de monstres détruisant les villes en seront aussi pour leur frais puisque Konga ne saccage qu'une simple maquette de maison ! Même pas une voiture de piétinée, même pas Big Ben de détruite ! Triste. Le spectacle et la qualité ne sont donc pas au rendez-vous et on n'aura bien du mal à se montrer clément envers Konga. Dommage.

NOTE : 2/6


dimanche 24 février 2013

NO COUNTRY FOR OLD MEN

NO COUNTRY FOR OLD MEN
(No Country for Old Men)

Réalisateur : Joel & Ethan Coen
Année : 2007
Scénariste : Joel & Ethan Coen, d'après le roman de Cormac McCarthy
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec :  Tommy Lee Jones, Javier Bardem, Josh Brolin, Woody Harrelson, Kelly Macdonald...


L'HISTOIRE : A la frontière qui sépare le Texas du Mexique, les trafiquants de drogue ont depuis longtemps remplacé les voleurs de bétail. Lorsque Llewelyn Moss tombe sur une camionnette abandonnée, cernée de cadavres ensanglantés, il ne sait rien de ce qui a conduit à ce drame. Et quand il prend les deux millions de dollars qu'il découvre à l'intérieur du véhicule, il n'a pas la moindre idée de ce que cela va provoquer. Moss a déclenché une réaction en chaîne d'une violence inouïe que le shérif Bell, un homme vieillissant et sans illusions, ne parviendra pas à contenir...

MON AVIS : Avec No Country for Old Men, titre qui prend toute sa signification au cours du film et principalement avec le personnage du shérif Bell, les frères Coen nous propose un road movie sanglant, un western moderne. En effet, même si nous avons tous les clichés du genre réunis, à savoir superbes paysages rappelant l'Ouest de John Wayne, combat du bien contre le mal, shérif contre bandits, chevaux, gunfight et j'en passe, le tout est modernisé par le fait que le pauvre shérif, bientôt en retraite, ne sait plus comment agir face à la nouvelle violence. Les bandits ont désormais des armes automatiques, trafiquent de la drogue, s'entre-tuent tandis que les desperados solitaires sont d'un tout autre niveau que leurs prédécesseurs. Froid, méticuleux, sans pitié. C'est en jouant de ce contraste entre le passé et le présent que No Country for Old Men tire toute sa saveur. La mésaventure de Llewelyn Moss, superbement interprété par un Josh Brolin en super forme, est attractive et le voir affronter ce tueur implacable, armé d'une bouteille à air comprimé, est jubilatoire. Javier Bardem, qui a remporté l'Oscar du meilleur second rôle pour ce personnage de psychopathe, est magistral. Il tient littéralement le film sur ses épaules et chaque scène où il apparaît est un véritable plaisir de cinéphile. La photographie est superbe, le casting parfait. Pourtant, malgré toutes les critiques dithyrambiques que j'avais entendu, je n'ai pas trouvé ce long métrage exceptionnel non plus. C'est certes un bon film, maîtrisé de bout en bout, mais tout est tellement linéaire, sans réel surprise, avec des scènes de dialogues qui font très Quentin Tarantino mais qui n'apportent pas toujours grand chose à la progression de l'histoire, que je l'ai apprécié sans en être retourné ou transcendé. J'ai eu l'impression d'être resté à l'extérieur de l'histoire, sans être vraiment impliqué dedans. Pas le chef-d'oeuvre proclamé par de nombreuses personnes mais un bon et beau film de cinéma tout de même. 

NOTE : 4/6



LUCIFERA DEMONLOVER

LUCIFERA DEMONLOVER
(L'amante del demonio / The Devil's Lover)

Réalisateur : Paolo Lombardo
Année : 1972
Scénariste : Paolo Lombardo
Pays : Italie
Genre : Épouvante
Interdiction : -12 ans
Avec :  Edmund Purdom, Rosalba Neri, Spartaco Conversi, Francesca Lionti...


L'HISTOIRE : Helga et ses deux amies se rendent dans un vieux château, intriguées par les légendes disant que le Diable en personne y a séjourné. Le gardien du château leur offre l'hospitalité et accepte que les trois jeunes curieuses passent la nuit dans le lugubre bâtiment. Après un bon repas, Helga découvre en se promenant dans les couloirs un ancien portrait qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. La jeune femme a un étourdissement et sombre dans l'inconscience. Ses rêves l'amènent dans les années 1500 et elle se retrouve dans la peau d'Helga, future mariée qui va vivre une bien curieuse journée, rencontrant sorcières, adeptes satanistes et le Diable en personne...

MON AVIS : Avec sa jaquette qui utilise une couverture d'un comic d'épouvante érotique italien également intitulé Lucifera, ce film de Paolo Lombardo laissait entrevoir un spectacle séduisant, typique du cinéma Bis. Imaginez moi ça : un mystérieux château, le Diable, des sorcières, un culte satanique, de l'érotisme et cerise sur le gâteau : la présence de la séduisante Rosalba Neri, qui interprète Helga, aussi bien dans l'époque contemporaine que dans les rêves du passé. Plus grande est la déception. Pour faire simple, Lucifera Demonlover est un puissant somnifère, réalisé sans aucune conviction et sans aucun talent. L'histoire est des plus banale, du moins quand elle a un sens. Car certaines séquences n'ont ni queue, ni tête et on se demande ce qu'a fumé Paolo Lombardo avant de réaliser ce film. Il faudra m'expliquer l'intérêt de la séquence de l'orgie satanique, dans laquelle les deux soeurs d'Helga se font kidnapper et livrer à une espèce de prêtresse diabolique qui finira par les mordre tel un vampire. Lorsque Helga retrouve ses soeurs, elles sont comme deux mortes vivantes, au visage livide et se mettent à mordre les seins de leur soeur. Ensuite, plus aucune nouvelle. Ça tombe comme ça, tel un cheveu dans la soupe. Rosalba Neri semble se demander ce qu'elle fait dans cette galère et nous aussi. Elle doit se marier mais le Diable vient la tenter, ouh le grand méchant pas beau ! En plus, la serveuse de l'auberge est jalouse de son mariage et veut tout foutre en l'air, demandant l'aide d'une sorcière de la région afin qu'elle lui concocte un sortilège. Que de péripéties me direz-vous ! Sur le papier, ça a l'air tentant mais sur l'écran, c'est juste affligeant et soporifique au possible. Rosalba Neri ne nous fait même pas profiter de son superbe corps ou si peu. Bref, Lucifera Demonlover est à réserver exclusivement aux amateurs de films sans scénario. On ne peut même pas se raccrocher à une ambiance ou à une belle mise en scène. A oublier.

NOTE : 1/6


BARON VAMPIRE

BARON VAMPIRE
(Gli orrori del castello di Norimberga / Baron Blood)

Réalisateur : Mario Bava
Année : 1972
Scénariste : Vincent Fotre
Pays : Italie, Allemagne
Genre : Épouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Joseph Cotten, Elke Sommer, Massimo Girotti, Antonio Cantafora, Rada Rassimov...


L'HISTOIRE : Peter Kleist, un jeune homme originaire d'Autriche, est de retour dans son pays, accueilli par son oncle, le docteur Karl Hummel, qui lui fait visiter le château de leur ancêtre. Ce dernier, surnommé à son époque le Baron sanguinaire, faisait régner la terreur sur la région. Le château, devenu monument historique, n'en représente pas moins une menace pour les habitants des environs. Une nuit, Peter, accompagnée par Eva, jeune femme chargée de la restauration du château, se livre à une séance occulte en invoquant l'esprit du défunt Baron sanguinaire à travers un ancien parchemin sur lequel se trouve une curieuse incantation. Peu de temps après, des disparitions inexpliquées ont lieu dans le château. Celui-ci vient d'être acheté par Alfred Becker, un paralytique inconnu dans la région...

MON AVIS : Avec son titre français ridicule (on lui préférera celui de Baron Blood, bien plus dans l'esprit du film), Baron Vampire n'est pas à classer dans les réalisations majeures de Mario Bava. Le cinéaste italien, dont le génie n'est plus à prouver, ne livre ici qu'un sympathique film d'épouvante gothique dont la particularité est que l'histoire se déroule dans une époque contemporaine. Le décor du château, ses couloirs, ses passages secrets, sa chambre des tortures permettent aisément de se glisser dans l'ambiance des films d'épouvante italiens ou anglais des années 60, tout en présentant des personnages bien ancrés dans leur temps. Des personnages sceptiques devant les étranges évènements qui se produisent et qui ont bien du mal à croire à une éventuelle résurgence d'un Baron mort depuis des siècles.  Ce sera évidemment le cas pour l'inspecteur de police chargé de l'enquête ou du docteur Hummel, qui, malgré son intérêt pour les sciences occultes ne peut mettre de côté son esprit cartésien. Toutefois, il faudra bien se rendre à l'évidence : un être maléfique hante les lieux, la question est de savoir s'il est humain ou non. Avec son talent habituel, Mario Bava nous délivre de jolies séquences de terreur dans lesquelles la charmante Elke Sommer nous gratifie de ses cris stridents. Le look de l'individu qui la poursuit nous fait penser à Vincent Price dans L'Homme au masque de cire, tout vêtu de noir et portant un large chapeau. Jamais à cours d'idée, Bava s'amuse à faire des clins d'oeil à ses propres films : la scène de poursuite dans les rues nappées de brouillard sonne très "giallo" ; le final avec la résurrection de Fritz, interprété par Luciano Pigozzi, dont le visage porte les traces des clous de la Vierge de Fer, nous rappelle évidemment le maquillage de Barbara Steele dans Le Masque du Démon. Baron Vampire m'a même fait penser au cinéma de Lucio Fulci, notamment avec les séquences où intervient la jeune Nicoletta Elmi, petite fille rousse au visage marquant, qu'on avait déjà vu l'année précédente dans La Baie Sanglante et qu'on reverra dans Chair pour Frankenstein ou Les Frissons de l'Angoisse. Malgré tous ses points positifs, Baron Vampire ne parvient jamais à nous embarquer totalement, à nous enivrer réellement. On regarde le film sans déplaisir mais sans émotion non plus. Les images défilent mais notre esprit leur reste un peu hermétique et n'est pas transcendé. Petite déception au final pour ma part...

NOTE : 3/6



samedi 23 février 2013

LES GRIFFES DE JADE

LES GRIFFES DE JADE
(Zhong kui niang zi / The Lady Hermit)

Réalisateur : Ho Meng Hua
Année : 1971
Scénariste : Yip Yat Fong
Pays : Hong Kong
Genre : Kung Fu
Interdiction : -12 ans
Avec : Cheng Pei Pei, Shih Szu, Lo Lieh, Wong Hap, Chuen Yuen, Fang Mien...


L'HISTOIRE : Cui Ping est une jeune fille maniant le fouet avec dextérité et possédant de bonnes bases en arts-martiaux. Néanmoins, elle recherche inexorablement celle qu'on surnomme "La chasseresse", une experte en kung fu, afin qu'elle lui enseigne son art. Mais La Chasseresse a disparu depuis trois longues années, après qu'elle ai perdu un combat contre le terrible Diamant Noir et ses griffes de jade, tyran qui ensanglante la région et fait régner la terreur chez les habitants. Cui Ping se fait héberger chez son oncle, maître Wang et fait la connaissance du charmant Chang-Chun et de la servante mademoiselle Neng. Cette dernière est en fait La Chasseresse. Une fois sa véritable identité découverte, La Chasseresse accepte d'initier Cui Ping à une nouvelle technique de combat, qui devrait les aider à vaincre Diamant Noir...

MON AVIS : Oeuvre phare de la vénérable Shaw Brothers, Les Griffes de jade est un habile mélange de films de sabre auquel le réalisateur a ajouté une frénésie digne des classiques du cinéma Bis, notamment au niveau de la violence graphique. La majorité de l'histoire nous dépeint une relation triangulaire entre deux expertes en arts-martiaux et un valeureux combattant. Une relation qui deviendra évidemment complexe quand l'amour fera son apparition au sein de la trinité, ce qui détournera la jeune Ciu Ping de son apprentissage et la fera jalouser son maître de kung fu, du moins pour un temps. Le film fait alterner romance, comédie et scènes de combats, qui sont superbement chorégraphiées. Le tout dans divers décors et paysages, qui entraînent le spectateur dans un total dépaysement qui fait du bien aux yeux et à l'esprit. Et puis arrive la longue séquence finale, celle où nos héroïnes vont devoir aller à la rencontre du cruel Diamant Noir. C'est véritablement le point d'orgue de ce long métrage et on retiendra en particulier la scène où Ciu Ping doit gravir les différents étages d'une gigantesque pagode ainsi que le combat entre La Chasseresse et Diamant Noir. Ce dernier possède une arme redoutable, à savoir 10 ongles de jade qui sont aussi acérés et tranchantes que les griffes d'un tigre. Ce parcours du combattant qui mène à Diamant Noir est l'occasion pour Ho Meng Hua de laisser aller sa créativité et son exubérance concernant la violence : chaque coup d'épée, chaque attaque se solde par des effusions de sang très grand-guignolesque. Le gore avait déjà fait son apparition auparavant quand La Chasseresse venge son oncle des sbires de Diamant Noir : jambe, bras et tête sont tranchés, des pointes sont plantés dans des yeux, les lames des épées transpercent les ventres. On a là un spectacle jubilatoire qui en donne pour son argent aux spectateurs, qui en redemandent ! Il manque pour ma part un petit quelque chose pour en faire un chef-d'oeuvre mais c'est assurément une pierre angulaire du cinéma de Hong Kong !

NOTE : 5/6



TWILIGHT CHAPITRE 5 - RÉVÉLATIONS partie 2

TWILIGHT CHAPITRE 5 - RÉVÉLATIONS partie 2
(The Twilight Saga - Breaking Dawn part 2)

Réalisateur : Bill Condon
Année : 2012
Scénariste : Melissa Rosenberg
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Romance
Interdiction : /
Avec : Robert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner, Billy Burke, Ashley Greene...


L'HISTOIRE : Après la naissance de sa fille Renésmée, Bella s’adapte peu à peu à sa nouvelle vie de vampire avec le soutien d’Edward. Se sentant menacés par cette naissance d’un nouveau genre, les Volturi déclarent la guerre à la famille Cullen. Pour préparer leur défense, les Cullen vont parcourir le monde pour rassembler les familles de vampires alliées et tenter de repousser les Volturi lors d’un ultime affrontement...

MON AVIS : Voici donc le chapitre final de cette belle et grande saga de cinéma fantastico-romantique, débuté moyennement par un premier épisode assez faiblard mais pourtant d’une fidélité totale par rapport au roman (qui est plus fascinant que son adaptation malgré des enjeux scénaristiques assez faibles) et poursuivi par trois épisodes qui réussissaient à chaque fois à être supérieurs au précédent. Le cliffhanger de l’épisode 4, qui voyait Bella se réveiller avec des yeux rouge vif, symbole de son nouvel état de vampire est la première image du chapitre 5, qui est donc sa suite directe. Contrairement au chapitre 4, qui faisait un peu traîner en longueur le mariage des deux amoureux au début, ce cinquième volet ne bénéficie d’aucun temps mort et c’est sur un rythme alerte et dynamique qu’on va vivre la conclusion tant attendue. Bill Condon nous propose quelques fulgurances visuelles, peaufine ses images et certaines séquences sont d’une beauté plastique impeccable. Changement notable par contre pour Kristen Stewart. La Bella fade et renfermée a fait place à une jeune fille souriante, pleine de vie et l’actrice, que je trouvais quelconque, n’a jamais été aussi bien mise en valeur. Les scènes où elle découvre ses pouvoirs de vampire sont dotées d’un humour certes facile mais qui fait mouche et qui nous fait s’amuser avec les personnages. Les effets spéciaux restent de bonne facture et sont beaucoup mieux intégrés aux images réelles que précédemment, même si certains CGI restent largement perfectibles. Le gros point fort de cet épisode est évidemment son aspect lyrique et émotionnel, absolument pas guimauve comme les « mâles aigris » aiment tant à le prétendre pour discréditer la saga, et les séquences riches en sensation sont légion. Le morceau de choix étant la bataille entre les Volturi et la famille Cullen, aidée par d’autres clans de vampires, on peut dire qu’à ce niveau, Bill Condon ne nous a pas volés. Epique, virtuose, se déroulant dans un superbe paysage enneigé, on en prend plein les yeux et on ne compte plus les têtes arrachés et les morts de chaque côté. Bien malin celui qui trouvera également le twist scénaristique qu’on nous a concocté. Un twist des plus ingénieux, qui vient modifier le contenu du roman lui-même certes, mais qui est des plus efficaces. Je ne l’ai pas du tout vu venir celui-là et la surprise n’en est que plus grande. Si on aurait aimé que la relation entre Jacob et Renesmee soit plus développée, force est de reconnaître que c’est le seul point faible du film. L’ensemble est maîtrisé de bout en bout, et ce chapitre final vient clore de la plus belle des manières une saga riche, captivante, qui a su se bonifier chapitre après chapitre pour constituer une pentalogie harmonieuse, de haute qualité cinématographique, qui a su par ses qualités rassembler hommes, femmes, adolescents et enfants dans les salles de cinéma. Et ça, c’est pas donné à n’importe quel film fantastique…

NOTE : 5/6



mercredi 20 février 2013

RATATOUILLE

RATATOUILLE
(Ratatouille)

Réalisateur : Brad Bird, Jan Pinkava
Année : 2007
Scénario : Brad Bird
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-Animé
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Rémy est un jeune rat qui rêve de devenir un grand chef français. Ni l'opposition de sa famille, ni le fait d'être un rongeur dans une profession qui les déteste ne le démotivent. Rémy est prêt à tout pour vivre sa passion de la cuisine... et le fait d'habiter dans les égouts du restaurant ultra coté de la star des fourneaux, Auguste Gusteau, va lui en donner l'occasion ! Malgré le danger et les pièges, la tentation est grande de s'aventurer dans cet univers interdit. Écartelé entre son rêve et sa condition, Rémy va découvrir le vrai sens de l'aventure, de l'amitié, de la famille... et comprendre qu'il doit trouver le courage d'être ce qu'il est : un rat qui veut être un grand chef...

MON AVIS : Les studios Pixar, associés à Walt Disney, prouvent encore leur supériorité dans le domaine du dessin-animé avec Ratatouille, qui fait suite à d'autres succès de la firme, comme Les Indestructibles, Cars et Le Monde Némo. Cette histoire d'un rat voulant devenir chef dans une cuisine française est un plaisir de tous les instants à partager en famille. L'animation est exemplaire et sans failles, les dessins, le graphisme fourmillent de détails, le pelage des rats est absolument ahurissant de réalisme, les couleurs brillent de mille feux, c'est un véritable enchantement visuel qui nous est proposé. L'humour, la comédie, l'aventure, l'action et l'émotion font partie intégrante du film et il est bien difficile de résister aux aventures rocambolesques de Rémy le rat. Les thèmes traités intéresseront les petits mais aussi les grands, il y en a pour tout le monde. Quand en plus l'histoire se déroule à Paris et que la Tour Eiffel est aussi bien célébrée, il n'y a vraiment pas de quoi se poser de questions. Ratatouille donne le sourire, amuse, divertit, se montre inventif et malin. Que du bonheur !

NOTE : 5/6



CLASS 89

CLASS 89
(3:15)

Réalisateur : Larry Gross
Année : 1986
Scénario : Sam Bernard, Michael Jacobs
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Adam Baldwin, Deborah Foreman, Rene Auberjonois, Danny De La Paz, Gina Gershon...


L'HISTOIRE : Jeff Hannah traîne avec la bande des Cobras, dirigé de main de fer par le violent Cinco. Lors d'une rixe, ce dernier tue un jeune sans défense et Jeff décide de quitter le groupe. Un an plus tard, Jeff suit des études au lycée de Lyncoln High. Les Cobras sont également présents et se livrent à un trafic de drogue tout en maltraitant les étudiants. Lors d'une descente de police, Cinco demande à Jeff de dissimuler sa drogue mais le jeune homme refuse. Cinco est envoyé en prison et jure de régler son compte à son ancien camarade dès son retour. Il lui donne rendez-vous dans les couloirs du lycée, à 3h15 de l'après midi...

MON AVIS : En 1982, Mark L. Lester réalise un film coup de poing avec Class 84, qui reste LA référence du film de violence dans l'enceinte d'un établissement scolaire. Quatre ans plus tard, Larry Gross décide de faire à nouveau du lycée Lincoln High le théâtre de violences urbaines organisées par une bande de jeunes délinquants, mais sans vraiment avoir pour référence Class 84, son film étant intitulé 3:15, ce qui correspond à l'heure du combat final entre Jeff et Cinco. Bien malin, le distributeur y voit une belle opportunité et renomme le film Class 89, pour renforcer l'argument marketing. Malheureusement, le résultat est loin d'être du niveau de son illustre modèle. Les personnages sont inintéressants au possible, le méchant Cinco a autant de charisme qu'une huître et n'atteint jamais le niveau de folie du terrifiant Peter Stegman du film de Mark L. Lester. Les scènes de violences sont anémiques et peu divertissantes, il n'y a aucune confrontation avec des professeurs et l'ennui pointe très rapidement le bout de son nez. Petit détail intéressant, parmi les punkettes de la bande à Cinco se trouve la jeune mais déjà ravissante Gina Gershon. On apercevra également dans le rôle du chef d'une autre bande le tout jeune Mario Van Peebles. Class 89 ne brille assurément pas par son originalité, ni par son rythme, ni par sa violence. Seule sa bande originale composée de chansons un brin énergiques et très 80's nous sortira de notre torpeur. Très décevant. 

NOTE : 1/6


TERMINATOR

TERMINATOR
(The Terminator)

Réalisateur : James Cameron
Année : 1984
Scénario : James Cameron, Gale Anne Hurd  
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Michael Biehn, Lance Henriksen, Paul Winfield...


L'HISTOIRE : A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre l'implacable machine à tuer et aider la jeune femme...

MON AVIS : Un soir de 1985, la sonnette retentit chez mes parents, au alentours de 19h45. J'ai 11 ans et ma soeur et son mari débarquent à l'improviste pour m'emmener au cinéma. Titre du film : Terminator. 1h45 et des poussières plus tard, c'est les yeux plein d'étoiles qu'on me ramène chez moi. Je me suis pris en pleine face un sacré choc cinématographique, de ce qui laisse des traces indélébiles dans l'esprit d'un enfant. Revu en cette matinée du 20 février 2013, un simple constat s'impose. Terminator reste et restera un choc cinématographique absolu, un film de science-fiction majeur qui impose le respect. Rien que le titre en met plein la vue. Terminator. Simple, efficace, définitif. Tout comme cette machine de guerre futuriste que ce nom caractérise à l'écran. Arnold Schwarzenegger n'a jamais été aussi impressionnant et terrifiant que dans ce film. Il interprète un méchant de cinéma cinq étoiles, le nec plus ultra de la destruction et de l'extermination. Impassible, froid, méthodique, c'est une véritable machine à détruire dont il joue le rôle et l'acteur lui offre son charisme et sa colossale stature avec un talent indéniable. Les scènes d'action et de fusillades sont légions et jamais le rythme ne faiblit, entraînant le spectateur dans un véritable ballet de violence urbaine, la séquence du commissariat en étant le point d'orgue. Les séquences dans le futur sont absolument fabuleuses et on n'a qu'une envie, que James Cameron fasse un film qui se déroulerait uniquement durant cette guerre entre les machines et les humains. Michael Biehn et Linda Hamilton sont parfaits et soutiennent haut la main un scénario intelligent et fascinant. Et puis arrive la cerise sur le gâteau : à 1h27 environ, le Terminator est la proie des flammes et semble avoir perdu la bataille. C'est alors qu'il se relève une énième fois, mais sous sa vraie apparence, celle d'un exosquelette métallique de toute beauté, certainement l'une des plus belles créations du cinéma fantastique. Ce cyborg de métal a fait briller comme jamais les yeux de l'enfant de 11 ans que j'étais la première fois que j'ai vu ce film. Il les a encore fait briller quelques vingt-huit ans plus tard. 

NOTE : 6/6



mardi 19 février 2013

OGROFF

OGROFF
(Ogroff / Mad Mutilator)

Réalisateur : Norbert Moutier
Année : 1983
Scénario : Norbert Moutier
Pays : France
Genre : Gore, Slashers, Zombies, Survival, Vampires
Interdiction : -12 ans
Avec :  Norbert Moutier, Françoise Deniel, Pierre Pattin, Jean-Pierre Putters, Bruno Terrier, Christophe Lemaire, Jean-Claude Guenet, Alain Petit...


L'HISTOIRE : Dans la forêt d'Orléans se cache Ogroff, un bûcheron cannibale qui massacre tous les touristes s'aventurant dans les bois...

MON AVIS : Avant toute chose, il convient de replacer Ogroff dans son contexte historique pour en apprécier pleinement (?!) la vision. Le film a été réalisé en 1982-83, en format Super-8, par Norbert Moutier, personnage bien connu des fans de cinéma Bis puisqu'il est le créateur des fanzines Monster Bis et qu'il tient la librairie Bd-Ciné à Paris. Sans un sou mais avec beaucoup de passion, Norbert Moutier veut réaliser en France un film d'horreur gore qui serait influencé par Massacre à la Tronçonneuse, La Nuit des Morts Vivants ou Vendredi 13. Il réunit donc selon leur disponibilité le gratin des fanzineux de l'époque, à savoir Jean-Pierre Putters, Christophe Lemaire, Alain Petit, Pierre Pattin, Bruno Terrier et plein d'autres pour ce qui va devenir le premier slasher à la française ! Norbert Moutier se réserve le rôle principal, à savoir Ogroff, un bûcheron qui se croît toujours à la guerre et qui passe son temps à déambuler dans sa forêt une hache à la main et à trucider tous ce qui passe à proximité, que ce soit hommes, femmes ou enfants. Les clins d'oeil à Massacre à la tronçonneuse sont nombreux, principalement avec le décor de l'intérieur de la maison d'Ogroff, parsemé d'ossements humains comme dans le chef-d'oeuvre de Tobe Hooper. Alors évidemment, le résultat à l'écran peut surprendre. Soyons bien clair : Ogroff est le film d'une bande de potes, tourné le week-end avec les moyens du bord, à savoir pas grand chose. La mise en scène est laborieuse, les plans jour/nuit s'alternent parfois durant la même scène, les effets gores sont bricolés avec trois francs six sous, les acteurs sont en roue libre la plupart du temps et le son est fait à l'arrache. D'ailleurs, le film est quasiment muet, hormis une ou deux répliques et plusieurs cris et beuglements. Le reste est rythmé par de la musique. Un vrai film amateur donc, qu'il faut prendre comme tel. Si on sent la passion derrière tout ça, à l'arrivée, le résultat n'est pas des plus fameux. Mais on sent cette envie de bien faire, cette envie de faire un bon film malgré le manque flagrant de moyens. En tout cas, Ogroff ne fait pas une belle publicité pour la forêt d'Orléans. Car on trouve vraiment de tout dans ces bois : un tueur psychopathe, des morts vivants, et même un prêtre vampire, interprété par Howard Vernon quand même, excusez du peu ! Au final, Ogroff est un joyeux foutoir amateur, qui perd son scénario en cours de route, balance quelques effets gore qui feront bien sourire et s'avère être un drôle d'objet filmique, ancré dans son époque. Pour célébrer les 30 ans du film, l'éditeur Artus Films a décidé de le sortir en Dvd collector ! De quoi satisfaire l'amateur de curiosité qui avait du mal à se procurer la Vhs American Vidéo épuisée depuis belle lurette, sur laquelle le film est rebaptisé Mad Mutilator

NOTE : 2/6



LE TOTEM DU SEXE

LE TOTEM DU SEXE
(The Ramrodder)

Réalisateur : Ed Forsyth
Année : 1969
Scénario : Ed Forsyth
Pays : Etats-Unis
Genre : Western, Érotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Roger Gentry, Kathy Williams, Robert Aiken, Julia Blackburn, Catherine Share, Bobby Beausoleil...


L'HISTOIRE : Rick, cow-boy de retour de chez lui, est ami avec le chef des indiens de la région. Ce dernier, pour le remercier d'une bonne nouvelle qu'il lui a apporté, lui offre son pendentif. Malgré sa joie de retrouver sa compagne Lucy, Rick tombe amoureux de Tuwana, fille du chef indien. En chemin, il se fait agresser par un bandit qui lui dérobe son pendentif. Le brigand ne s'arrête pas là et viole et tue Cochina, seconde fille du chef. Durant l'agression, il perd le médaillon et Rick est accusé à tord du meurtre. Tuwana fait tout pour le disculper mais les jeunes indiens du clan ne l'entendent pas de cette façon et veulent se venger du peuple blanc...

MON AVIS : Avec son scénario qui tient sur un timbre poste, Le Totem du Sexe ne fait pas illusion longtemps. Plus qu'un western, c'est avant tout un film érotique soft (baptisé "Nudies"), comme il en pleuvait dans les années 60 et 70. C'est d'ailleurs le célèbre David F. Friedman qui en est le producteur. Le mélange des genres western/érotique n'est pas nouveau, on se souvient par exemple des titres les plus connus comme La Revanche des Vierges de Bethel Buckalew,  Wild Gals of the Naked West de Russ Meyer, L'éperon brûlant de Lee Frost ou L'arrière-train sifflera trois fois et Règlements de comptes à OQ Corral de Jean-Marie Pallardy. Le réalisateur de Le Totem du Sexe se contente donc d'aligner les séquences à base de jeunes filles dénudées, qui nagent, dansent, se battent, dans le plus simple appareil. La scène où Lucy et Tuwana s'affrontent en duel vaut son pesant de cacahuètes en terme de mise en scène ! Avec un jeu d'acteurs approximatifs, un rythme mou du genou et d'innombrables longueurs, Le Totem du Sexe est un petit nanar érotique qu'on aura vite vu et vite oublié. Non pas que ces charmantes demoiselles ne soient pas jolies à regarder (Kathy Williams qui interprète Tuwana est plutôt sexy et la séquence où elle se fait fouetter par son époux désigné est plutôt sympa) mais il faut bien avouer que c'est plus l'ennui que la frénésie qui s'empare de nous. Pourtant, il s'avère que le côté intéressant du film existe ! Si, si. Car après enquête, j'ai appris que le lieu de tournage de ce film est Spahn Ranch. Un nom qui dira certainement quelque chose aux fans de...Charles Manson ! Le gourou et "sa famille" ont en effet vécu dans le ranch qui sert de décor au film. Encore plus incroyable, l'actrice Catherine Share (qui interprète Cochina) et l'acteur Bobby Beausoleil (qui interprète le bandit) ont fait partie de la famille de Manson. Catherine Share n'a pas été mise en cause dans les meurtres perpétrés par "la famille" mais a été une fervente supportrice de son gourou lors de son procès en 71. Quant à Beausoleil, c'est l'un des meilleurs amis de Manson, s'étant rencontré dès 1966. Bref, un film d'un intérêt plus que limité cinématographiquement, mais qui pourra intéresser les passionnés de Charles Manson...

PS : vu certaines images de la bande annonce ci-après, il semblerait que la copie de la Vhs Carrère soit légèrement censurée...

NOTE : 2/6



lundi 18 février 2013

BATMAN LA RELÈVE : LE RETOUR DU JOKER

BATMAN LA RELÈVE : LE RETOUR DU JOKER
(Batman Beyond : Return of the Joker)

Réalisateur : Curt Geda
Année : 2000
Scénario : Paul Dini
Pays : Etats-Unis
Genre : Dessin-animé
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Le terrible Joker, ennemi de Batman, réapparaît 40 ans après avoir disparu de la scène, plus en forme que jamais. Bruce Wayne semble connaître la raison de cette longue disparition du Joker et il est certain qu'il ne peut s'agir de la même personne. Lui et Terry McGinnis, le nouveau Batman, tentent de découvrir la véritable identité du vilain et son plan. Au fur et à mesure de l'enquête, le destin de plusieurs autres personnages de l'univers de Batman sont révélés, et notamment celui de Tim Drake, le second Robin...

MON AVIS : Un long métrage d'animation très intéressant sur l'univers de Batman, qui a pour principal intérêt de mettre en scène le nouveau Batman et son costume futuriste, mais aussi d'avoir recours à des flashbacks qui nous replongent avec l'ancien Batman, Robin et Bat-Girl, opposés pour notre plus grand plaisir au couple infernal Joker-Harley Quinn. Bruce Wayne, vieux et handicapé, doit se remémorer un épisode douloureux de son existence, qui est à l'origine de la réapparition du Joker. La question étant : est-ce bien le vrai Joker ou un sosie ? En un peu plus de 70 minutes, le récit virevolte dans un rythme d'enfer qui fait la part belle à l'action, aux bagarres et aux explosions, le tout dans un graphisme épuré et coloré. Certaines séquences sont relativement violentes et peuvent impressionner les plus jeunes spectateurs, comme cette scène où le Joker a transformé Robin en "mini Joker". Pour l'anecdote, ce dessin-animé a d'ailleurs été jugé trop violent et trop sombre aux USA et a subit quelques modifications pour satisfaire la censure qui a classé PG-13 la version originale, chose rare pour un film d'animation. Le dvd paru en France est la version remaniée. Si vous êtes fans des séries Batman la série animée et Batman la relève, cet épisode est un incontournable pour son scénario machiavélique et pour la noirceur qui s'en dégage.

NOTE : 4,5/6



LES RUINES

LES RUINES
(The Ruins)

Réalisateur : Carter Smith
Année : 2008
Scénario : Scott B. Smith
Pays : Etats-Unis, Allemagne, Australie
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Shawn Ashmore, Jena Malone, Jonathan Tucker, Laura Ramsey, Joe Anderson...


L'HISTOIRE : Durant leurs vacances à Cancun, Amy, sa meilleure amie Stacy et leurs petits amis respectifs, Jeff et Eric, font la connaissance d'un touriste allemand, Mathias, et de son copain grec, Dimitri. Lorsque le frère de Mathias disparaît mystérieusement à l'intérieur d'une pyramide maya, le groupe décide d'explorer la ruine, recouverte d'une étrange plante grimpante. Pourchassés par une tribu hostile, les six jeunes sont contraints de gagner le sommet de la pyramide, déclenchant du même coup l'ire et les appétits d'une monstrueuse plante carnivore...

MON AVIS : Un très sympathique film d'horreur, qui, même s'il ne renouvelle pas le genre, se montre un brin original en mettant en scène une menace qu'on a peu souvent l'occasion de voir dans ce type de film : une plante. Imaginez l'attaque des branches et des lianes dans Evil Dead et multipliez le tout par 10000, vous obtiendrez la monstrueuse et dévorante plante carnivore présente dans Les Ruines. C'est bien simple, la plante recouvre quasiment tout un ancien temple maya, et s'est même développée à l'intérieur des galeries, ce qu'apprendront à leur dépens les deux filles du groupe, pour ce qui sera la meilleure séquence, haute en suspense. Elle est attirée par l'odeur du sang et n'hésite pas à venir attaquer toute présence humaine ayant eu la mauvaise idée de venir explorer cette ruine antique. Le pire étant qu'elle s'insinue en vous, se nourrissant de votre intérieur, ce qui nous vaudra quelques séquences peu ragoutantes d'extirpations de feuilles et de racines d'une jambe ou du dos d'une malheureuse victime. Le réalisme des maquillages vous fera serrer les dents à plusieurs reprises. Outre ces petits excès gore qui raviront les fans, Les Ruines est également un bon huis clos dans lequel la survie restera le principal intérêt de nos vacanciers, qui n'hésiteront pas à prendre des décisions pas toujours évidentes, comme le fait d'amputer les deux jambes le pauvre Mathias afin d'éviter une septicémie, ce qui fera évidemment apparaître quelques tensions au sein du petit groupe. Si on trouvera la mise en place des personnages principaux un peu longuette au début du film, la suite s'avère nettement meilleure et propose un rythme bien senti, qui n'ennuie jamais. L'auteur du roman à la base du film, Scott B. Smith, a rédigé lui-même le scénario de cette adaptation réussie qui a reçu un accueil assez chaleureux de la part des professionnels et des fans. Ce qui est mérité, la mise en scène, les effets-spéciaux et les acteurs étant bien plus inspirés que bon nombre de Dtv qui sortent actuellement...

NOTE : 4/6



dimanche 17 février 2013

SUPERMAN

SUPERMAN
(Superman : The Movie)

Réalisateur : Richard Donner
Année : 1978
Scénario : Mario Puzo, David Newman, Leslie Newman, Robert Benton
Pays : Angleterre
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Christopher Reeve, Margot Kidder, Gene Hackman, Marlon Brando, Ned Beatty...


L'HISTOIRE : Juste avant l'explosion de la planète Krypton, Jor-El décide de sauver son fils en l'envoyant sur Terre. Le nourrisson est recueilli par le couple Kent qui décide de l'élever comme leur propre fils. L'enfant se met à développer des pouvoirs hors du commun. Une fois adulte, Clark Kent, reporter au Daily Planet, souhaite mener une vie normale. Il ne renie pas pour autant ses capacités à sauver le monde et devient alors Superman : Super-héros volant au secours de la veuve et de l'orphelin, attisant la jalousie de Lex Luthor et l'intérêt de sa collègue Loïs Lane...

MON AVIS : A l'époque de The Avengers, The Amazing Spiderman, Iron Man ou autre Captain America, films bénéficiant des dernières technologies en matière d'images de synthèses, que reste t'il de ce film de 1978 qui a bercé et fait rêver toute une génération d'enfants et de parents ? Eh bien figurez-vous que même si le film de Richard Donner a évidemment vieilli, le spectacle est toujours au rendez-vous et parvient encore à nous émerveiller. La séquence d'introduction sur la planète Krypton puis la jeunesse de ce petit garçon aux pouvoirs hors du commun restent efficaces et conservent un intérêt certain, même après tant d'années. Evidemment, la musique de John Williams y est pour beaucoup. Le personnage de Lex Luthor reste peut-être un peu trop lisse et n'a pas encore atteint la folie qui est censée le caractériser. Les scènes où Superman accomplit des prouesses et de multiples sauvetages ou arrestations de bandits sont toujours aussi sympas à regarder et dynamisent le rythme du film, notamment lors de la dernière demi-heure où le super-héros à la cape rouge n'en finit pas d'être sollicité, allant même jusqu'à inverser le sens de rotation de la Terre pour sauver Loïs Lane. Rappelons qu'en 1978, les exploits de Superman étaient ce qui se faisaient de mieux en matière d'effets-spéciaux avec ceux de La Guerre des Etoiles l'année précédente. N'oublions pas de mentionner le charisme de Christopher Reeves, jamais ridicule dans son collant bleu et rouge. Il incarne comme personne un héros défendant la veuve et l'orphelin et devient en un film une icône de l'Amérique avec son costume et une star dans le monde entier. Quelques trente-cinq ans plus tard, Superman reste un bon divertissement, avec sa dose d'humour et de grand spectacle.

NOTE : 4/6



LES CRIMES DE SNOWTOWN

LES CRIMES DE SNOWTOWN
(Snowtown / The Snowtown Murders)

Réalisateur : Justin Kurzel
Année : 2011
Scénario : Shaun Grant
Pays : Australie
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : Lucas Pittaway, Daniel Henshall, Louise Harris, Frank Cwiertniak, Anthony Groves...


L'HISTOIRE : Jamie, 16 ans, vit avec sa mère, dans une banlieue où règne chômage et abus sexuels. Sa vie change lorsque John Bunting débarque dans leurs vies. Charismatique, passionnant, Jamie l’admire comme le père qu’il n’a pas connu. Il mettra du temps à comprendre que son mentor est un tueur en série, le plus dangereux qu’ait connu l’Australie, et que ce dernier s'est donné une mission : éliminer tous les individus déviants du quartier…

MON AVIS : En mettant en scène ce drame terrifiant ayant réellement eu lieu en Australie, Justin Kurzel, pour son premier long métrage, nous livre une oeuvre profondément pessimiste, étouffante, glauque et malsaine. Avec une mise en scène frontale, quasi documentaire, le réalisateur nous raconte cette tragédie sans jamais prendre partie, se contentant de suivre le destin tragique de ses protagonistes et en particulier du jeune Jamie, qui va sombrer dans la violence et dans le meurtre après sa rencontre avec John Bunting, tristement célèbre serial-killer australien. Tout le film respire la déchéance, la crasse, la désolation, aussi bien physique que psychologique ; C'est à une véritable descente aux enfers que nous convie Justin Kurzel. Où comment le mal à l'état pur peut contaminer un jeune adolescent à problème jusqu'à lui faire franchir les limites de l'insoutenable. Le personnage de John Bunting apparaît au départ comme une sorte de Messie, venant aider cette famille à virer le voisin pédophile d'en face. Mais peu à peu, la personnalité, le charisme et la force de persuasion de cet étrange gourou va faire éclater une cellule familiale déjà fragile et entraîner avec lui l'adolescent le plus faible dans son projet d'annihilation de tous les êtres pervertis (homosexuels, drogués, pédophiles, malades mentaux...). Si la violence graphique ne dérive jamais dans l'excessif ou le grand-guignol, sa mise en place laisse un arrière goût désagréable chez le spectateur, tant elle est réaliste et sans issue possible. Malgré quelques longueurs et un rythme contemplatif, Les Crimes de Snowtown est un drame humain âpre qui fait froid dans le dos, servi par d'excellents acteurs, dont Daniel Henshall qui interprète le tueur John Bunting. Un film qui fait aussi un constat implacable d'une certaine situation en Australie, déjà mise en avant par le film Animal Kingdom ou Wolf Creek. Dérangeant, Les Crimes de Snowtown est loin d'être un divertissement agréable à visionner et n'est pas à mettre devant tous les yeux.

NOTE : 4/6



samedi 16 février 2013

HOUSE (1977)

HOUSE
(Hausu)

Réalisateur : Nobuhiko Ôbayashi
Année : 1977
Scénario :  Chiho Katsura
Pays : Japon
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Kimiko Ikegami, Miki Jinbo, Kumiko Ohba, Eriko Tanaka, Mieko Satô...


L'HISTOIRE : Gorgeous apprend avec stupeur que son père fréquente une nouvelle compagne et bien que sa mère soit morte depuis deux ans, elle l'accepte très mal. Elle décide alors d'emmener ses six amies avec elle dans la vieille maison de sa tante afin de passer les vacances d'été. La vieille tante accueille avec joie les sept jeunes filles. Peu de temps après, des évènements plus qu'étranges se produisent dans la maison...

MON AVIS : Attention, voici un O.F.N.I., un Objet Filmique Non Identifié ! House (à ne pas confondre avec le film de Steve Miner datant de 1986) est en effet une oeuvre hors du commun, totalement farfelue, qui plonge le spectateur dans divers univers, passant de la comédie au fantastique, de l'horreur à la comédie musicale, avec une énergie et une inventivité assez déconcertante. Le réalisateur Nobuhiko Ôbayashi nous livre un film de maison hantée qui ne ressemble à aucun autre et dont le but n'est absolument pas de faire peur. C'est une sorte de mélange entre un conte de fée façon Alice au Pays des Merveilles mais sous ecstasy, Evil Dead 2, Le Magicien d'Oz et l'univers de Tex Avery. L'aspect comédie déjantée est en effet ce qui ressort le plus du film, couplé à divers éléments relevant du cinéma fantastique. On y trouve pèle-mêle un chat au pelage blanc qui lance des éclairs verts et provoque bien des maléfices, un piano cannibale, une tête coupée qui mord les fesses de ses victimes, une paralytique qui marche quand l'envie lui prend, des meubles qui se mettent à attaquer les résidents, le tout dans des décors très pop et kitch, avec de nombreux paysages en peinture qui donnent une touche très expérimentale à cette oeuvre atypique. Les sept jeunes filles portent toutes des noms qui évoquent leur personnalité (Gorgeous, Kung fu, Mac, Fantasy, Mélody, Prof...) et elles sont très à l'aise devant la caméra, apportant une note de fraîcheur bienvenue à cet ensemble iconoclaste. Le final verse même dans la poésie. Un vrai film touche-à-tout, qui bénéficie d'une dernière demi-heure apocalyptique et totalement dingue. Cet enchevêtrement de genres et le style très particulier de la mise en scène pourra surprendre le public lambda et le faire décrocher. Les autres, les amateurs, les curieux de film "autre", y trouveront largement leur compte. Une expérience cinématographique qui ne laisse pas indifférent mais qui est parfois déboussolante...

NOTE : 4/6



ITOKA, LE MONSTRE DES GALAXIES

ITOKA, LE MONSTRE DES GALAXIES
(Uchû daikaijû Girara / The X from Outer Space)

Réalisateur : Kazui Nihonmatsu
Année : 1967
Scénario : Moriyoshi Ishida, Eibi Motomochi, Kazui Nihonmatsu
Pays : Japon
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Eiji Okada, Toshiya Wazaki, Itoko Harada, Peggy Neal, Mike Daneen...


L'HISTOIRE : Des astronautes sont chargés d'effectuer une mission spatiale vers Mars afin de découvrir pourquoi les précédentes missions ont échoué et qu'est-ce qui est à l'origine de la disparition des fusées et de leurs équipages. Après s'être ravitaillée sur une station lunaire, la mission repart en direction de Mars et se heurte à un ovni belliqueux. Le capitaine Sato parvient à se sortir de situation et reçoit l'ordre de regagner la Terre, sa coéquipière Lisa étant parvenue à récupérer un curieux échantillon de nature extraterrestre. Ce dernier va donner naissance à un monstre gigantesque qui va tout détruire sur son passage...

MON AVIS : le Japon aime les grosses bébêtes en caoutchouc qui détruisent plein de maquettes, provoquant la panique générale. La saga des Godzilla, Mothra et autres créatures du bestiaire japonais étant là pour le prouver. Itoka, le monstre des Galaxies joue sur deux tableaux : celui du film de science-fiction, avec une première partie nous présentant la mission spatiale, et celui du "Kaiju Eiga", soit le film de monstre destructeur, dans sa seconde moitié. Considéré comme un gros nanar, Itoka le monstre des Galaxies s'avère être en réalité un très sympathique divertissement pour peu que vous soyez fan de Spectreman, Les Sentinelles de l'Air ou Bomber X. Comprenez par là que le film n'a pas du bénéficier d'un très gros budget et que quasiment tout est réalisé à l'aide de maquettes, ce qui donne un charme rétro, désuet mais aussi fascinant, kitch et bon enfant à ce long métrage de Kazui Nihonmatsu. Les péripéties sont nombreuses et permettent de maintenir un intérêt constant. Lancement de la fusée, attaque d'une soucoupe volante, membre d'équipage malade nécessitant un atterrissage sur une base lunaire, dépressurisation soudaine et autres incidents vient émailler la tranquillité du vol spatial pour notre plus grand plaisir. Et puis débarque notre monstre géant, dont on devine aisément l'acteur dans son costume de latex, qui possède un look improbable et écrase, piétine, détruit une multitude de maquettes représentants des ponts, des immeubles, des chars, des avions, des voitures, des poteaux électriques et j'en passe, le tout dans une bonne humeur communicative qui nous fait bien sourire devant notre écran. Alors oui, le spectacle est parfois enfantin et les effets-spéciaux sont plus que voyants mais franchement, on passe un bon moment si on est réceptif à ce genre de spectacle. Itoka, le montre des Galaxies, approved by Stéphane !
PS : le monstre s'appelle en réalité Guilala mais il est devenu Itoka dans la version française ! 

NOTE : 4/6



vendredi 15 février 2013

GOKE, BODY SNATCHER FROM HELL

GOKE, BODY SNATCHER FROM HELL
(Kyuketsuki Gokemidoro)

Réalisateur : Hajime Sato
Année : 1968
Scénario : Kyuzo Kobayashi, Susumu Takaku
Pays : Japon
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Teruo Yoshida, Tomomi Satô, Eizô Kitamura, Hideo Kô, Kathy Horan...


L'HISTOIRE : Les quelques survivants d'un crash d'avion se retrouvent en présence d'une créature extraterrestre qui transforme ses hôtes en vampire assoiffé de sang. Tandis que la résistance s'organise, les tensions montent au sein du petit groupe et certains révèlent leur vraie nature...

MON AVIS : Un bien curieux film que ce Goke, Body Snatcher from Hell en provenance du Japon. Débutant comme un film catastrophe, avec prise d'otage dans un avion à laquelle s'ajoute la menace de la présence d'une bombe dissimulée par l'un des passagers, le film bifurque vers la science-fiction quand un objet lumineux non identifié provoque le crash de l'appareil dans le désert. Déjà que les passagers n'avaient pas beaucoup de chance vu l'enchaînement tragique des évènements, le réalisateur Hajime Sato leur assène un coup de grâce en rajoutant une présence extraterrestre belliqueuse ! Représentée sous la forme d'une espèce de petite gélatine bleutée, façon Le Blob, cette drôle de créature va s'insinuer dans le crâne d'un passager et le transformer en vampire, qui a pour particularité une cicatrice énorme au milieu du front, que n'aurait pas renié David Cronenberg vu sa ressemblance avec un...vagin ! Si les effets-spéciaux paraissent aujourd'hui assez rudimentaires, la têtes en plastique ne trompant personne, le film s'avère être plutôt divertissant, jouant avec la paranoïa des personnages, qui sont tous très caricaturaux. Les acteurs ont un jeu assez théâtral, ce qui peut parfois prêter à sourire. Le réalisateur profite de certaines scènes et dialogues pour placer des avertissements aux spectateurs sur les guerres et la bêtise humaine, expliquant que le goût des hommes à s’entre-tuer permet aux envahisseurs d'autres galaxies de venir nous conquérir sans qu'on les remarque ! La mise en scène est soignée et le travail sur les éclairages est intéressant. La vision du ciel d'une couleur rouge flamboyant au tout début est admirée par Quentin Tarantino qui a rendu hommage à cette image dans son Kill Bill volume 1. Sans être un classique du genre, Goke, Body Snatcher from Hell est un film à découvrir, pour son originalité déjà et parce que la SF made in Japan, ben c'est plutôt sympa !

NOTE : 4/6