Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 27 avril 2013

MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 3D

MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 3D
(Texas Chainsaw 3D)

Réalisateur : John Luessenhop
Année : 2013
Scénariste : Adam Marcus, Debra Sullivan, Kirsten Elms
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans (?)
Avec : Alexandra Daddario, Trey Songz, Scott Eastwood, Tania Raymonde, Dan Yeager...


L'HISTOIRE : Heather Miller apprend qu'elle a été adopté et qu'elle vient d'hériter de la maison de sa grand-mère qui vient de décéder. Avec ses amis, elle se rend à Newt, dans le Texas, pour prendre possession de son bien. La jeune fille va découvrir les terribles secrets de sa véritable famille et faire la connaissance de son cousin, Jed Sawyer, connu dans le pays sous le nom de Leatherface...

MON AVIS : Ce film est la suite directe du Massacre à la tronçonneuse de 1974. Exit donc le numéro 2, 3, 4, le remake de 2003 et sa suite. Le long métrage de John Luessenhop démarre d'ailleurs par les scènes de meurtres du film de Tobe Hooper et enchaîne directement avec la police qui débarque à la ferme suite aux déclarations de Sally Hardesty, l'unique survivante du massacre du 18 août 73. Déjà à ce niveau on sent que le film ne va pas être terrible puisqu'on nous présente des tas de personnages inconnus au bataillon dans le film de 74. Bref. Une fois l'introduction terminée, place à la nouveauté et à la mésaventure d'Heather Miller, membre de la famille des bouchers psychopathes mais qui ne le sait pas encore. La jeune femme est superbement interprétée par Alexandra Daddario, qu'on avait déjà vu dans Percy Jackson. Brune, un corps de rêve, des yeux à tomber et un sourire à damner tous les saints. C'est certainement le gros point positif de ce Massacre à la tronçonneuse 3D. Parce que bon, les événements présentés ne différencient pas ce film des autres épisodes de la saga et on se retrouve avec un banal film d'horreur mettant en scène des jeunes citadins en proie à un tueur terrifiant. Honnêtement, le remake de 2003 et sa suite sont largement au dessus de ce film en terme d'ambiance et de qualité. Bourré de clichés, passablement ennuyeux certaines fois, Massacre à la tronçonneuse 3D a bien du mal à convaincre dans sa globalité et il n'apporte rien à la mythologie de la famille tronçonneuse. Leatherface n'est absolument pas charismatique et même s'il nous offre un découpage en règle d'un des personnages, force est de constater qu'il n'a aucune personnalité et se contente d'être un boogeyman comme on en a tant vu. Le film n'apporte aucune fraîcheur et ne se montre original en rien et on regarde les images défilées devant nos yeux un peu lobotomisé par ce spectacle guère enthousiasmant. Nos yeux s'illuminent d'un coup quand la chemise d'Alexandra Daddario se voit déboutonnée et qu'on devine ce qu'il y a en dessous. Mais est-ce bien pour ça qu'on a enclenché ce film dans notre lecteur ? Décevant.

NOTE : 2/6



vendredi 26 avril 2013

THE CURSE

THE CURSE
(Needle)

Réalisateur : John V. Soto
Année : 2010
Scénariste : Anthony Egan, John V. Soto
Pays : Australie
Genre : Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Dorman, Travis Fimmel, Ben Mendelsohn, Tahyna Tozzi, Jessica Marais...


L'HISTOIRE : Deux ans après le décès de son père, collectionneur d'antiquités, Ben Rutherford se voit remettre une curieuse boite ayant appartenu à ce dernier. Dans le même temps, son frère Marcus, avec qui il a coupé les ponts, refait surface. Après une soirée bien arrosée, Ben découvre que quelqu'un lui a volé la boite. Peu de temps après, ses amis commencent à mourir dans d'atroces souffrances et l'enquête de la police piétine. Les meurtres auraient-ils une relation avec la boite ?

MON AVIS : Le cinéma fantastique et horrifique australien nous a souvent apporté de bonnes surprises, tant au niveau de la qualité que de l'originalité. On pense bien sûr à des œuvres comme Pique-nique à Hanging Rock, Mad Max 2, Body Trash, Long Week-endLes voitures qui ont mangé Paris, Harlequin ou plus récemment Wolf Creek par exemple. Des longs métrages qui savaient se démarquer de la dominante américaine et apportaient de la fraîcheur dans le paysage formaté du cinéma de genre. Pour son second long métrage, l'Australien John V. Soto oublie tout ce qui faisait le charme des productions de son pays et joue en terrain ultra balisé, avec une ambiance typiquement américaine. Needle, rebaptisé The Curse en France pour sa sortie en Dvd, utilise en effet tous les clichés des films horrifiques US mettant en scène une bande d'adolescents confrontée à un tueur mystérieux. Si un effort a été fait au niveau de la relation tendue entre les deux frères, protagonistes principaux de l'histoire, les autres personnages sont ceux des slashers lambda, avec le couple de lesbiennes, le noir sportif, la jolie fille amoureuse du héros (ravissante Tahyna Tozzi), le beau gosse charmeur et j'en passe. Bref, on se croirait dans un néo slasher US tant les codes du genre et les clichés sont respectés à la lettre. Ce qui fait que The Curse ne se distingue pas du lot et apparaît assez banal au final, malgré une bonne réalisation et de belles images. Néanmoins, cette fameuse boite qui semble être à l'origine des massacres apportera la petite touche d'originalité attendue et l'idée est vraiment sympa et bien mise en scène. Les meurtres perpétrés à l'aide de la boite sont également efficaces et se révèlent gore comme il faut. Le film joue alors sur deux tableaux, d'un côté le slasher et de l'autre le film de sorcellerie. Agréable à visionner même s'il ne transcende rien, The Curse ne laissera pas de souvenir impérissable aux fanas du genre mais les néophytes peuvent se laisser convaincre et devraient apprécier le spectacle. 

NOTE : 3/6



jeudi 25 avril 2013

TEXAS

TEXAS
(Il Prezzo del Potere)

Réalisateur : Tonino Valerii
Année : 1969
Scénariste : Massimo Patrizi
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Giuliano Gemma, Warren Vanders, María Cuadra, Ray Saunders, Benito Stefanelli...


L'HISTOIRE : A la fin de la guerre de Sécession, le Président des Etats-Unis échappe à un attentat Sudiste à Dallas, grâce à Bill Willer, un soldat déserteur dont le père vient également d'être assassiné. Peu de temps après, une nouvelle tentative d'assassinat se solde par une réussite et le Président succombe à ses blessures. Tous les soupçons se portent alors sur Jack Donovan, un noir. Willer va tout faire pour innocenter son ami, et démêler un important complot...

MON AVIS : Le western, américain ou européen, compte plusieurs milliers de films à son actif et on trouve de véritables pépites parmi eux, des classiques instantanés, des chefs-d'oeuvre absolus et bien sûr, des films moyens voir mauvais. Le Texas de Tonino Valerii ne fait pas partie de cette dernière catégorie. C'est un excellent film, qui possède une caractéristique prompte à le hisser parmi les meilleurs productions du genre : un véritable scénario. Les plus attentifs auront vite compris que Texas est la version westernienne de l'assassinat de John F. Kenndy, survenu également à Dallas en 1963. La séquence où le Président des Etats-Unis, qui, accompagné de son épouse, traverse la ville dans une diligence à ciel ouvert et se fait tirer dessus, est la réplique du drame de 1963. Le procès qui s'ensuit m'a même rappelé le J.F.K. d'Oliver Stone, avec la théorie des tireurs multiples, de leurs emplacements, de la trajectoire de la balle. Tonino Valerii et son scénariste ont véritablement peaufiné l'histoire et lui ont injecté des éléments qui maintiennent notre intérêt et nous font vibrer au gré des images qui défilent sur l'écran : racisme et haine des noirs, convictions sudistes, suprématie des blancs, refus de faire la paix, peur des idées du Président qui veut donner le droit de vote au peuple noir, complots des hommes de pouvoirs qui dirigent la ville et sont prêts à tout pour conserver leur main mise économique, etc, etc. Un véritable western intelligent, bâti comme un thriller politique dans lequel la majorité des personnages est pourri et ne pense qu'à son propre intérêt. Heureusement, le beau Giuliano Gemma va se dresser fièrement pour faire valoir la justice à coups de revolver. Avec une mise en scène solide, des acteurs quasi exclusivement masculins, de bonnes scènes d'action, de superbes paysages et surtout avec un traitement sérieux du scénario et des séquences marquantes, Texas est un western a redécouvrir séance tenante, surtout que l'éditeur Artus Films nous l'offre dans sa version complète. A noter que Texas se voit dans l'obligation d'être vu en VOSTF, la version française étant complètement à côté de la plaque et vient dénaturer le propos même du film et son impact. A titre d'exemple, le Président des Etats-Unis devient un simple "gouverneur" dans la VF, ce qui n'a plus du tout le même degré de dramaturgie et de réalisme. 

* Disponible en Dvd chez Artus Films

NOTE : 5/6


mercredi 24 avril 2013

LES ORGIES DE CALIGULA

LES ORGIES DE CALIGULA
(Roma : L'antica chiave dei sensi)

Réalisateur :  Lorenzo Onorati
Année : 1985
Scénariste : Gianfranco Parolini, Dan Kelly
Pays : Italie
Genre : Péplum, Érotique
Interdiction : -12 ans
Avec : Robert Gligorov, Sandra Venturini, Aldo Ralli, Francesco Romei, Maurice Poli...


L'HISTOIRE : L'empereur Caligula plonge Rome dans sa folie et organise orgies et jeux de cirque barbares, provoquant la désapprobation des partisans de la République. Lors d'un combat entre deux belles esclaves, Caligula est attirée par l'une d'elles, Lysia. Cette dernière a pour mission secrète d'assassiner l'empereur mégalomane...

MON AVIS : Le personnage de Caligula devait forcément attirer les réalisateurs de cinéma Bis et on le retrouve dans quelques films, principalement des péplums érotiques, tels Caligula de Tinto Brass (1979), Caligula la véritable histoire de Joe d'Amato (1981), Caligula et Messaline de Bruno Mattei (1981), Una Virgen para Caligula de Jaime J. Puig (1982) ou bien encore Les Folles nuits de Caligula de Roberto Bianchi Montero (1977). En 1985 débarque Les Orgies de Caligula de Lorenzo Onorati qui poursuit la mode du péplum érotique en mettant en scène la vie très romancée de l'empereur sanguinaire. La qualité du film est très en deçà des titres précités et on sent que le budget n'était pas à la hauteur des ambitions, si ambitions il y avait. Ce qui choque le plus sont les nombreux stock-shots maladroitement insérés dans le film, certainement empruntés à de vieux péplums, et dont la qualité d'images diffère avec le film lui-même, ce qui fait qu'ils ne passent pas inaperçus. Si la majorité du casting féminin passe le plus clair de son temps dénudée, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent niveau scènes érotiques hormis la tenue d’Ève des actrices. Plus dommageable, l'absence de violence alors que celle-ci faisait tout le charme du film de Joe d'Amato par exemple. Traiter des méfaits du tyran mégalo sans tortures ni effusion de sang n'est pas à mettre dans les points positifs du film d'Onorati et on aurait apprécier que le réalisateur laisse libre cours à son imagination et en donne pour son argent aux spectateurs s'attendant à un spectacle décadent, déviant, pervers et barbare. Tout ce que Les Orgies de Caligula n'est pas. Le film s'avère assez inoffensif en fait et n'a pas la démesure ou la puissance du classique de Tinto Brass ou de Joe d'Amato. On s'amusera de voir l'empereur tenir en laisse trois esclaves marchant à quatre pattes comme des chiens mais à part ça, les extravagances du cinéma Bis italien ne sont pas de mises ici. L'acteur Robert Gligorov manque également d'un certain charisme pour être réellement crédible dans son personnage. Bref, Les orgies de Caligula est un petit film Bis fauché et sans grande prétention, qui n'est pas déplaisant mais qui est loin quand même de provoquer un enthousiasme débridé.

* Disponible en Dvd chez BACH FILMS

NOTE : 2/6


mardi 23 avril 2013

GRIZZLY LE MONSTRE DE LA FORÊT

GRIZZLY LE MONSTRE DE LA FORÊT
(Grizzly)

Réalisateur : William Girdler
Année : 1976
Scénariste : Harvey Flaxman, David Sheldon
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Animaux dangereux
Interdiction : -12 ans
Avec : Christopher George, Andrew Prine, Richard Jaeckel, Joan McCall, Joe Dorsey...


L'HISTOIRE : Le parc national de Yellowstone, endroit propice au camping et aux randonnées, voit sa tranquillité être mise à rude épreuve par un féroce grizzly qui massacre tout sur son passage et se montre responsable de plusieurs morts violentes. Le chef de la réserve met son équipe sur le coup mais ses efforts sont contrecarrés par son supérieur…

MON AVIS : Pour surfer sur le succès mondiale du film Les Dents de la Mer sorti en 1975, William Girdler va reprendre quasi à l'identique la trame du film de Steven Spielberg mais en l'adaptant à la terre ferme. Exit le requin, bienvenue au grizzly. A bien y regarder, Grizzly le monstre de la forêt ne peut soutenir la comparaison avec son homologue maritime. Evidemment, tout est mieux dans le film de Spielberg. Mais William Girdler sait y faire et son film s’avère être une sympathique série B, qui comporte quelques longueurs et maladresses certes, avec notamment un casting assez fade, mais qui bénéficie d’un nombre élevé de morts et surtout d’une violence assez graphique dans son ensemble, ce qui réjouira certainement les fans du genre. Tout comme le célèbre requin, le grizzly ne montrera sa frimousse que vers les trois quarts du film ; auparavant, la caméra en vue subjective qui progresse dans les feuillages et au milieu des arbres est de rigueur et le procédé parvient à créer un certain suspense, accompagné par des grognements sonores nous indiquant que le monstre de la forêt n’est pas venu conter fleurette aux campeurs et randonneurs du coin. La séquence d’introduction est à ce titre une franche réussite et la mort bien gore de deux jolies campeuses nous met de suite dans le bain. William Girdler n’a pas lésiné sur les effets chocs et sur l’utilisation de l’hémoglobine lors des attaques du grizzly et cette générosité sanglante fait partie intégrante du charme du film. Chaque mort violente nous en donnera pour notre argent, les effets les plus mémorables étant la décapitation d’un cheval (du jamais vu !!) et le sectionnement de la jambe d’un petit garçon. Ces séquences, intervenant ponctuellement, viennent rattraper un rythme pas toujours très soutenu. Mais dans l'ensemble, le film vaut le détour et devrait plaire aux amateurs de long métrages d'attaques animales.

NOTE : 4/6



lundi 22 avril 2013

IRON MAN 2

IRON MAN 2
(Iron Man 2)

Réalisateur : Jon Favreau
Année : 2010
Scénariste : Justin Theroux
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Scarlett Johansson, Mickey Rourke...


L'HISTOIRE : Le monde sait désormais que l'inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu'un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu'il partage sa technologie avec l'armée, Tony n'est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l'information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James "Rhodey" Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes, dont le scientifique russe Ivan Vanko qui voue une haine farouche au milliardaire et qui a mis au point une arme redoutable utilisant la technologie créé par Stark...

MON AVIS : Quelle déception. Autant j'avais vraiment bien aimé le premier Iron Man, que je classais d'emblée dans le haut du panier des films de super-héros, autant Iron Man 2 m'a laissé un arrière goût amer au fond de la gorge. Si les facéties de Robert Downey Jr sont certes amusantes, si Scarlett Johansson est plus que sexy et si on prend plaisir à voir Mickey Rourke dans un rôle de méchant patibulaire, force est de reconnaître que le film ne parvient jamais à décoller et s'avère même tristement ennuyeux. Il manque un certain panache à ce long métrage pour maintenir notre intérêt et surtout, Iron Man 2 se montre terriblement avare en scène d'action. Hormis la séquence de la course à Monaco, qui dévoile le personnage de L'homme aux fouets, et le combat final contre les droïdes, il n'y a pas grand chose à se mettre sous la dent en terme de séquences spectaculaires et même le fait de voir réuni deux Iron Man ne viendra pas nous faire écarquiller les yeux de bonheur. Pour préparer le film Avengers, on a droit à la présence de Nick Fury et de la Veuve Noire en personnage secondaire. Mais là aussi, on reste un peu sur sa faim même si Scarlett est fort jolie dans sa tenue moulante. Trop d'humour à deux euros, trop de scènes superficielles tirent le film de Jon Favreau vers le bas et le blockbuster attendu s'avère être un gros pétard mouillé. Espérons que Iron Man 3 rectifie le tir...

NOTE : 2/6



dimanche 14 avril 2013

JOE L'IMPLACABLE

JOE L'IMPLACABLE
(Joe l'implacabile / Dynamite Joe)

Réalisateur : Antonio Margheriti
Année : 1967
Scénariste : María del Carmen Martínez Román
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western
Interdiction : /
Avec :  Rik Van Nutter, Halina Zalewska, Mercedes Castro, Renato Baldini...


L'HISTOIRE : A la fin de la guerre de Sécession, les convois d’or du gouvernement sont régulièrement pillés par des bandits. Le sénateur décide alors de confier la surveillance des chargements à l’agent spécial Joe Ford, connu sous le nom de Dynamite Joe...

MON AVIS : Avec Joe L'implacable, le réalisateur italien Antonio Margheriti nous offre un western de qualité correcte, qui possède une bonne dose d'humour en son sein. Le personnage principal est à lui tout seul un vrai numéro : homme à femmes qui privilégie néanmoins le travail, il est expert dans le maniement des explosifs, dont il se sert avec une dextérité impressionnante. Le film regorge de séquences dans lesquelles Joe fait tout péter, allant même jusqu'à faire exploser une ancienne mine située sous une petite montagne, ce qui provoque une véritable catastrophe naturelle. L'action ne manque guère et les gunfights succèdent aux poursuites en diligence, lesquelles sont suivies par l'assaut d'un fort abandonné. On a pas franchement le temps de souffler durant l'heure et demi que dure Joe L'implacable. Si le spectacle est divertissant, l'aspect comédie présent tout au long du déroulement de l'histoire fait pourtant de ce long métrage un western léger et peut-être aurait-il été préférable qu'Antonio Margheriti traite son film plus sérieusement. Il manque à Joe L'implacable une certaine puissance pour prétendre s'élever au niveau des grands classiques du western. On regrettera également la manque de charisme de l'acteur Rik Van Nutter qui interprète Joe mais dans l'ensemble, le film n'est pas désagréable et si on a connu Margheriti plus inspiré dans ce genre, en particulier avec Et le vent apporta la violence par exemple, les amateurs de ciné Bis devrait l'apprécier. Les puristes du western seront sûrement plus sévère que moi.

* Disponible en dvd chez Artus Films

NOTE : 4/6



samedi 13 avril 2013

MASKS

MASKS
(Masks)

Réalisateur : Andreas Marschall
Année : 2011
Scénariste : Andreas Marschall
Pays : Allemagne
Genre : Giallo
Interdiction : -16 ans
Avec :  Susen Ermich, Julita Witt, Michael Balaun, Lucyna Bialy, Lisa Blaschke...


L'HISTOIRE : Dans les années 70, le professeur de théâtre Matteusz Gdula a mis au point une méthode d’interprétation révolutionnaire. Après la mort de plusieurs étudiants et le suicide du professeur, la méthode Gdula a été interdite. 40 ans plus tard, Stella, apprentie comédienne, est acceptée au cours Matteusz Gdula. Alors que d’étranges événements se déroulent dans l’une des ailes de l’école. Stella pense que la méthode est toujours enseignée : elle va tenter d’y participer, à ses risques et périls...

MON AVIS : Genre typiquement italien, le giallo, qu'on croyait mort et enterré, connaît un regain d'intérêt ces derniers temps, avec des œuvres comme Amer, Blackaria, La Solitude des nombres premiers ou le futur L'étrange couleur des larmes de ton corps. Même l'Allemagne s'y met et prouve avec Masks qu'elle en connaît tous les codes ! En effet, le réalisateur Andreas Marschall nous a concocté un giallo moderne et original, rendant un vibrant hommage aux classiques de Mario Bava, Dario Argento ou Sergio Martino, à qui le film est d'ailleurs dédié. Tous les ingrédients sont réunis : trauma familial, musique avec un thème répétitif qui reste dans les esprits, jeu de lumière et décors inquiétants, assassin mystérieux, meurtres violents à l'arme blanche (ici un fleuret, ça change du traditionnel couteau et c'est tout aussi efficace), érotisme, suspense et scénario intriguant. Le tout associé à la froideur de l'image du cinéma allemand. Et ça marche ! Les puristes du genre ne manqueront pas évidemment de citer Suspiria comme autre référence marquante de Masks, et ils auront raison. L'école de danse a cédé sa place à une école de théâtre mais les allusions sont trop nombreuses pour n'être qu'accidentelles. Qu'importe de toute façon puisque le spectateur y trouve largement son compte. Esthétisant, Masks fait preuve d'une belle inventivité et d'une solide recherche au niveau de la mise en scène. Le film se permet également quelques percutantes scènes de meurtres qui raviront les amateurs. Si le scénario nous perd parfois dans ses méandres, l'ensemble est solide, nerveux. Le final est apocalyptique et plonge littéralement dans l'horreur. L'ambiance devient plus que malsaine au fur et à mesure de la progression des événements. Bien qu'imparfait et comportant de légères baisses de rythme, Masks est un  long métrage à découvrir et il devrait trouver son public de par ses nombreuses qualités.

NOTE : 4/6



vendredi 12 avril 2013

EMANUELLE ET LES FILLES DE MADAME CLAUDE

EMANUELLE ET LES FILLES DE MADAME CLAUDE
(La via della Prostituzione / Prostitution 78 / Emanuelle and the White Slave Trade)

Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1978
Scénariste : Joe d'Amato, Romano Scandariato
Pays : Italie
Genre : Aventure, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Laura Gemser, Ely Galleani, Gabriele Tinti, Venantino Venantini, Gota Gobert...


L'HISTOIRE : Pour rédiger son nouvel article, Emanuelle s'en va mener une enquête à Nairobi au sujet d'un réseau de traites des blanches. Sur place, elle retrouve son amie Susan qui lui fait découvrir la ville et ses environs. Emanuelle remarque d'étranges tractations à l'aéroport et ses investigations la ramène en Amérique où elle parvient à infiltrer la maison de Madame Claude qui se livre à un véritable commerce de jeunes filles. Ces dernières sont livrées à la prostitution et assouvissent les fantasmes d'hommes âgés...

MON AVIS : Pour surfer sur le succès du film Emmanuelle de Just Jaeckin, les italiens décident de créer le personnage d'Emanuelle, avec un seul "m" (malgré l'affiche française ci-dessus qui lui redonne son deuxième "m" !). Cette dernière est journaliste et pour rédiger des articles à sensations, elle est envoyée à travers le monde par son agence et n'hésite pas à user de ses charmes pour parvenir à ses fins, se mettant parfois dans de sales draps. La superbe actrice indonésienne Laura Gemser lui prête ses traits dans une dizaine de films dont de nombreux seront réalisés par Joe d'Amato qui en fera son égérie. Emanuelle et les filles de madame Claude est le cinquième film réalisé par Joe d'Amato avec ce personnage. C'est certainement l'un des plus faibles également. Si notre journaliste de charme nous ravit les yeux en se promenant dans de somptueux paysages africains au début du film, le scénario ne fait guère dans la difficulté et se révèle bien paresseux comparé à d'autres épisodes de la saga. On nous présente des personnages qui n'ont que peu d'intérêt au final (le prince Arausani) et qui ne servent qu'à profiter du corps volcanique de Laura Gemser et d'Ely Galleani. Cette dernière nous offre une séquence pleine d'humour dans laquelle elle subit les assauts d'un garagiste qui n'en attendait pas temps, tout en se faisant mater par sa copine restée dans la voiture. Sympathiques sans être transcendantes non plus, les séquences coquines paraissent également assez fades et font preuves d'une certaine mollesse et répétitivité. Même les amateurs trouveront les scènes érotiques de ce film fort soft et sans réelle inventivité. La situation ne s'améliore pas vraiment lorsque la belle Emanuelle se retrouve chez la célèbre Madame Claude même si on note une petite progression niveau perversion (trafic de mineures, voyeurisme). Seul la présence d'un travesti qui nous fera une petite démonstration de karaté assez risible sera originale. Divertissant mais vite oublié, Emanuelle et les filles de madame Claude ne vaut réellement que pour admirer les courbes de Laura Gemser. On a connu Joe d'Amato bien plus inspiré. Reste l'ultime séquence sur un bateau qui nous fera bien sourire.

NOTE : 2/6



mardi 9 avril 2013

LE MONSTRE QUI MARCHE

LE MONSTRE QUI MARCHE
(The Monster Walks)

Réalisateur : Frank R. Strayer
Année : 1932
Scénariste : Robert Ellis
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Rex Lease, Vera Reynolds, Sheldon Lewis, Mischa Auer...


L'HISTOIRE : Ruth Earlton et son fiancé arrive pendant une nuit orageuse dans la maison du père de Ruth, récemment décédé, pour assister à la lecture du testament. Elle est stupéfiée de découvrir dans les sous-sols un énorme singe sur lequel son père pratiquait d'étranges expériences...

MON AVIS : Le monstre qui marche se révèle plutôt sympathique même si au final, c’est un film qui restera du domaine de l’anecdotique. Le réalisateur s’amuse à placer ses personnages dans de drôles de situations mais cette histoire de testament qui voit une jeune fille héritée de la fortune de son père reste assez classique dans son traitement. A la lecture du testament, on devine aisément que cette nouvelle richesse acquise va suscitée bien des jalousies et que la malheureuse ne va pas tarder à s’attirer des ennuis. Pourtant, elle n’est censée avoir que « des amis » dans la demeure familiale, habitée par le frère de son père qui est paralytique, par la gouvernante qu’elle considère comme sa tante et par le fils de cette dernière, au look et à la démarche un peu « karloffienne ». De plus, elle a à ses côtés son fiancé, ainsi que l’avocat testamentaire de son défunt père. La seule présence inopportune serait plutôt à chercher du côté de la cave, où est enfermé dans une solide cage le singe Yogi, compagnon de son père. On apprendra que Yogi n’a jamais tenu dans son cœur la jeune femme, jaloux que son maître l’aime plus que lui. Comme on s’en doutait, Ruth va être victime de tentatives de meurtre. Habile, le réalisateur ne montre qu’un bras et une main velue tentant de l’étrangler. Si les soupçons se portent irrémédiablement sur l’animal, nous, spectateurs, avons une toute autre théorie. On ne va pas nous refaire le coup de Double assassinat dans la rue morgue quand même ! Le film prend alors une tournure policière et on s’amuse avec le fiancé de Ruth à deviner qui en veut à mort à sa dulcinée. Evidemment, tout le monde peut représenter un coupable idéal ! L’oncle paralysé l’est-il vraiment ? La tante est-elle aussi gentille qu’elle en a l’air ? L’avocat n’est-il pas intéressé par la fortune ? Mystère et boule de gomme jusqu’à la révélation finale qui a déjoué mes prévisions. Le film suit son cours gentiment et sa courte durée, un tout petit peu moins d’une heure, fait qu’on y trouve notre compte, sans être subjugué le moins du monde mais sans éprouver d’ennui non plus. Possédant un charme certain, Le monstre qui marche ne devrait pas faire un gros carton chez la nouvelle génération abreuvée aux images de synthèses. Les plus vieux d’entre nous et les nostalgique d’une époque à jamais révolue devrait par contre apprécier le film à sa juste valeur, à savoir un petit film à faible budget pas déplaisant, essayant de créer une ambiance propice à l’épouvante et aux mystères. C’est déjà pas si mal…

NOTE : 3/6



lundi 8 avril 2013

LA PROIE NUE

LA PROIE NUE
(The Naked Prey)

Réalisateur : Cornel Wilde 
Année : 1966
Scénario : Clint Johnston, Don Peters 
Pays : Etats-Unis, Afrique du Sud
Genre : Aventure, Survival
Interdiction : -12 ans
Avec : Cornel Wilde, Gert van den Bergh, Ken Gampu, Bella Randles...


L'HISTOIRE : Après le massacre de plusieurs éléphants pour leur ivoire, des trafiquants s'imaginant à la tête d'un colossal trésor, vont essuyer la colère des indigènes. En refusant d'acquitter un symbolique droit de passage sur les terres noires d'Afrique, les membres de l'expédition sont tour à tour torturés et exécutés. Le dernier survivant se lance nu et désarmé à travers les paysages arides, poursuivi par la tribu dans une véritable chasse à l'homme. Il devient la proie qu'il traquait jadis...

MON AVIS : On dit souvent que Délivrance est LE film qui donna ses lettres de noblesse au survival, genre cinématographique qui met en rapport de force des gens "civilisés" avec un environnement hostile. La lutte pour la survie conduit bien souvent l'être civilisé à retrouver ses instincts primitifs et à se mettre au même niveau que ses agresseurs. Eh bien figurez-vous qu'en 1966 déjà, Cornel Wilde réalise un authentique survival, peu connu du public, mais qui est sans aucune hésitation une oeuvre majeure du genre : La Proie Nue. Entièrement filmée en Afrique, la mésaventure de cet expert en safari traqué inlassablement par les membres d'une tribu possède une intensité et une force impressionnante pour l'époque. Quasiment dépourvu de dialogues, les images parlant d'elles-mêmes, La Proie Nue fait preuve d'une certaine violence, dominante du film, qui est crue et sans concession. Le réalisateur, qui est également l'interprète principal, nous livre une chasse à l'homme tragique dans laquelle le traqué puisera jusqu'au bout de ses forces pour rester en vie, affrontant l'hostilité des environs : soleil accablant, aridité et sécheresse, animaux dangereux de toutes sortes, peuplade ennemie. Si on pourrait reprocher au film certains clichés concernant la tribu africaine, je ne pense pas que Cornel Wilde ai voulu délibérément la montrer sous un angle négatif. Faisant preuve de barbarie envers leurs ennemis, les chasseurs vont également devoir se battre pour rester en vie, affrontant les mêmes dangers que leur proie, ce qui les met sur un pied d'égalité. Le salut final entre le traqué et le chef des chasseurs, signe de respect total, est à ce titre profondément symbolique et marque les esprits. Bénéficiant de superbes paysages, le film propose également des insertions d'images documentaires saisissantes qui viennent amplifier le côté périlleux de la traque. La Proie Nue est un beau film qui mérite d'être découvert et qui préfigure des films comme Cannibal Holocaust, avec la scène du massacre dans le village par exemple.

NOTE : 4/6



dimanche 7 avril 2013

DEVIL SEED

DEVIL SEED
(Devil Seed)

Réalisateur : Greg A. Sager 
Année : 2012
Scénario : Geoff Hart, Greg A. Sager 
Pays : Canada
Genre : Horreur, Possession
Interdiction : -12 ans
Avec : Michelle Argyris, Shantelle Canzanese, Vanessa Broze, Kevin Jake Walker, Wayne Conroy...


L'HISTOIRE : Alexandra vient retrouver son amie Jessica et sa colocataire Bree. Cette dernière se tape le petit copain d’Alexandra en toute impunité. Lors d’une soirée, Jessica paye une séance de voyance à Alex. La voyante prédit à la jeune femme qu’elle sera bientôt la proie d’un démon. Peu de temps après, des événements curieux se produisent dans l’appartement. Alex sent une présence, entend des grincements…

MON AVIS : Premier long métrage de Greg A. Sager, Devil Seed joue dans la cour des films de possessions. Un sous-genre prolifique depuis la sortie d'un certain film baptisé L’exorciste en 1973 (vous connaissez ?) et qui a inspiré bon nombre de réalisateurs par la suite. Le film de Greg A. Sager s’en sort correctement et s’il ne vient en rien briser les clichés ou se montrer innovant, le spectacle n’en est pas déplaisant pour autant. On suit donc les mésaventures de la pauvre Alexandra, interprétée par la charmante Michelle Argyris. Une jeune fille sympa dont la vie va virer au cauchemar sans fin une fois que sa copine aura eu la bonne idée de l’emmener voir une diseuse de bonne aventure. L’allusion à Jusqu’en Enfer de Sam Raimi ne vous aura sûrement pas échappé si vous êtes coutumier du genre. Ce ne sera pas le seul film auquel Devil Seed se rapportera d’ailleurs. On sent que le réalisateur a puisé dans les films qu’il aime pour réaliser le sien et ces nombreux clins d’œil ou hommage, comme vous voudrez, ne passeront pas inaperçu. Même l’excellent L’emprise de Sidney J. Furie aura droit à citation lors d’une scène où Alexandra est violemment malmenée par une entité invisible dont on ne voit que les traces des doigts sur sa peau. Une scène particulièrement réussie d’ailleurs. Évidemment, on attend surtout que la jeune étudiante se fasse posséder par le méchant démon pour avoir du spectacle. Rien de bien nouveau à ce niveau : Alexandra se met à parler vulgairement, s’introduit dans le lit de son amie pour lui faire un petit cunnilingus des familles ou fait pipi devant elle dans le salon. William Friedkin peut dormir sur ses deux oreilles, ce n’est pas encore  cette fois qu’on lui damnera le pion. Petite séquence trash, Alexandra se met à lécher son urine fraîchement expulsée. Un bon point ! Le reste est du domaine du déjà vu, souvent en mieux, mais on sent que Greg A. Sager a mis ses tripes dans ce premier film et c’est surtout ça qui fait plaisir à voir. Devil Seed n’est donc pas le film du siècle, loin s’en faut. Quelques longueurs, un jeu d’acteurs approximatifs parfois, des défauts et un manque d’originalité flagrant viennent amoindrir l’impact du film. Pourtant, il y a un vrai travail derrière, de la passion et une vraie envie de faire les choses bien. Le résultat final reste mitigé mais loin d’être déshonorant pour une première réalisation. 

NOTE : 3/6



samedi 6 avril 2013

LES POSSÉDÉES DU DIABLE

LES POSSÉDÉES DU DIABLE
(Lorna the Exorcist)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1974
Scénario : Jess Franco, Robert de Nesle, Nicole Guettard
Pays : France
Genre : Fantastique, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Pamela Stanford, Guy Delorme, Lina Romay, Jacqueline Laurent...


L'HISTOIRE : De retour d’un voyage d’affaires afin de pouvoir fêter les dix-huit ans de sa fille Linda, Patrick Mariel reçoit un appel d’une certaine Lorna qui se montre extrêmement dure et sévère, l’obligeant à modifier ses projets ; il se rend avec sa femme et sa fille en Camargue et sans éveiller les soupçons de sa famille, il retrouve Lorna qui lui réclame sa fille. Refusant de céder à la pression, la vie de Patrick va sombrer dans le chaos, Lorna étant une puissante sorcière possédant des pouvoirs surnaturels lui permettant de dominer et de soumettre qui bon lui semble. Elle va d’abord s’en prendre à la femme de Patrick puis à Linda afin que soit respecté le pacte diabolique que Patrick a accepté il y a dix-huit ans…

MON AVIS : Le titre français Les possédées du Diable est bien plus approprié que le titre original de Lorna the Exorcist qui veut surfer évidemment sur le succès mondial de L’exorciste l’année précédente. Pourtant, point d’exorcisme dans le film et, comble d’incohérence, le personnage de Lorna représente la face du Mal, la sorcière possédant ses victimes et non un quelconque religieux venant combattre le démon. Par contre, des possédées, on en trouve plusieurs. L’amateur sera donc moins surpris et aura moins l’impression de s’être fait vendre un film d’exorcisme qui n’en est pas un avec le titre français. Ceci étant établi, passons au contenu. Comme a son habitude, Jess Franco nous gratifie de nombreuses séquences érotiques, et ce, dès l’introduction. Le casting féminin se voit continuellement dénudée, ce qui n’est pas pour nous déplaire vu qu’il s’agit de Lina Romay, Pamela Stanford et Jacqueline Laurent. Le réalisateur aime les femmes et les filme avec amour, peut-être trop même, car sa caméra s’attarde sur les corps nus de manière parfois trop insistante, contemplative, ralentissant le rythme et l’action du long métrage. En tout cas, on remarquera que Lina Romay a un rôle plus travaillé ici et qu’en plus des scènes érotiques dans lesquelles elle s’en sort très bien, elle « joue » un vrai personnage et se révèle même surprenante lors du final qui la voit être possédée à son tour. Son visage, sa bouche, ses yeux, ses cris, associés à la position de la caméra, lui donne un air véritablement angoissant, qui parvient à faire frissonner, sans aucun recours à des effets-spéciaux. Une possession à l’état brut, qui relève plus de la folie et qui nous fait penser aux images de certains pensionnaires des hôpitaux psychiatriques vues dans des documentaires. Troublant. Les possédées du diable baigne d’ailleurs dans un univers trouble, fantasmagorique, pas dénué d’intérêt. On a l’impression d’être dans un cauchemar éveillé qui puise son inspiration dans le mythe de Faust, avec cet homme qui fait un pacte avec une femme juste pour pouvoir la posséder sexuellement, sans prendre réellement conscience des enjeux que cela entraînera dans le futur. Jess Franco utilise tout ce qu’il a à disposition pour parvenir à créer cette ambiance particulière. Les décors, les façades d’immeubles, le casino, le maquillage de Lorna. En outre, il met en scène quelques images chocs, comme celles où Jacqueline Laurent, en proie au pouvoir de Lorna, croit voir des crabes se promener sur son corps ; une séquence qui renvoie à nouveau à la notion de folie, le personnage n’ayant plus de lien avec la réalité. Autres scènes qui restent en mémoire, celle où Lorna donne son sein au personnage joué par Lina Romay afin de lui transmettre son pouvoir et la déflore à l’aide d’un godemichet. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte se fait grâce au diable pour la jeune fille qui ne sera plus jamais la même, ce que confirme la séquence finale. Bref, Jess Franco nous plonge dans un univers réaliste et psychédélique à la fois qui ne laissera personne indifférent.

NOTE : 4/6



vendredi 5 avril 2013

S.O.S. FANTÔMES

S.O.S. FANTÔMES
(Ghostbusters)

Réalisateur : Ivan Reitman
Année : 1984
Scénario : Dan Aykroyd, Harold Ramis
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Bill Murray, Dan Aykroyd, Sigourney Weaver, Harold Ramis, Rick Moranis...


L'HISTOIRE : Peter, Raymons et Egon effectuent des recherches sur la parapsychologie. Virés par le Doyen de la faculté, ils fondent une société destinée à chasser les revenants : S.O.S. fantômes. Le succès frappe tant et si bien à leur porte qu'ils en sont bientôt à travailler à la chaîne. Peter fait la connaissance de Dana Barrett qui a un petit soucis spectral dans son frigo. Cette dernière ignore que l'immeuble où elle vit est un porte spatio-temporelle et que Gozer, un dieu sumérien, va bientôt se manifester...

MON AVIS : Énorme succès lors de sa sortie en salles en 1984, porté par le tube interplanétaire de Ray Parker Jr., S.O.S. Fantômes est une comédie fantastique dans laquelle le trio d'acteurs vedettes, Bill Murray en tête, s'amuse et nous amuse, balançant répliques cultes et dialogues souvent irrésistibles dans une bonne humeur communicative. Ça fait quelques années que je n'avais pas revu le film et j'ai été assez surpris par le manque de séquence avec des fantômes en fait. Hormis celui dans la bibliothèque ainsi que le gros fantôme vert dans l'hôtel, il n'y en a quasiment aucun autre durant une bonne partie du film et il faut attendre le final avec l'arrivée de Gozer et du fameux Bibendum Chamallow pour en apercevoir quelques-uns. L'humour fonctionne encore bien, les personnages sont sympathiques et les effets spéciaux tiennent encore la route pour la plupart si on fait preuve d'indulgence. Certains se distinguent quand même clairement et sont dépassés, normal pour un film de plus de 30 ans d'ancienneté ! Je dois quand même avouer que ce revisionnage a provoqué une déception vis à vis de mes souvenirs : S.O.S. Fantômes connaît des baisses régulières de tempo et je me suis surpris à trouver le temps bien long à plusieurs reprises. L'aura d'oeuvre  culte des années 80 que se traîne le film n'est pas parvenu à résister à l'épreuve du temps et même si le spectacle est divertissant dans son ensemble, force est de reconnaître que le long métrage d'Ivan Reitman a perdu de son potentiel et que les défauts de rythme sont flagrants et joue en sa défaveur. En clair, le film a pris un méchant coup de vieux et n'assure plus autant qu'à l'époque malgré des scènes de qualité. Snif, snif, c'est pas beau de vieillir...

NOTE : 3/6



Allez, pour se faire plaisir, le tube de Ray Parker Jr. :


PLAISIR A 3

PLAISIR A 3
(Plaisir à 3)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1974
Scénario : Jess Franco, d'après l'oeuvre de Sade
Pays : France
Genre : Drame, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Alice Arno, Lina Romay, Robert Woods, Howard Vernon, Tania Busselier...


L'HISTOIRE : Sortie de clinique psychiatrique au bout d’un an d’enfermement, Martine de Bressard retrouve son manoir et son mari, Charles. Le couple reprend alors ses habitudes perverses : ils font venir une jeune fille prude pour l’initier à tous les vices à travers des jeux érotiques. La jolie Cécile va ainsi être initiée, aidée par Adèle, la jeune esclave sourde et muette. Mais la crypte du manoir cache également des secrets inavouables...

MON AVIS : Avec son titre direct et sans équivoque, auquel vient s'ajouter le nom du Marquis de Sade, Plaisir à 3 ne cache nullement ses intentions, ni sa véritable nature : c'est évidemment un film érotique que Jess Franco a réalisé en 1974, variation moderne du livre "La philosophie dans le boudoir". Mais pas seulement. Certes, l'histoire qui s'intercale entre les diverses scènes de nudité n'est pas excessivement développée et c'est bien l'aspect sexuel qui prédomine durant tout le film. Mais on retiendra pourtant des éléments intéressants qui aurait gagné à être approfondi pour donner encore plus d'intérêt à ce long métrage. En effet, le couple formé par Alice Arno et Robert Woods est un exemple de vice et de cruauté. Laissant libre cours à leur pulsions sadiques, ils n'hésitent pas à kidnapper de jeunes filles pour les assouvir sexuellement avant de les mettre à mort et de les embaumer afin qu'elles rejoignent leur musée des horreurs situé dans la cave du manoir. Les quelques séquences se déroulant dans ce lieu maudit, au milieu de femmes inanimées dont on croyait au départ qu'il s'agissait de simples mannequins, donne un petit piment horrifique à l'intrigue qui n'est pas pour me déplaire. Précisons que l'adaptation et les dialogues sont l'oeuvre d'Alain Petit, spécialiste du cinéma fantastique. Ce dernier aurait même voulu développer encore plus le côté "horreur" de Plaisir à 3 mais ce n'était pas du goût du producteur qui a retiré certaines de ses idées, comme un final qui aurait du préfigurer celui du Maniac de William Lustig ! Dommage. Le potentiel du film a donc été rabaissé délibérément pour mettre en avant le côté érotique, plus commercial et rentable. Si j'apprécie toujours autant de voir la charmante Lina Romay en tenue d'Eve, j'avoue que les scènes dénudées ne sont dans l'ensemble pas franchement folichonnes et risquent même de laisser sur leur faim les adeptes du genre. Les fans de Jess Franco remarqueront certainement que le casting est quasiment le même que celui de La Comtesse Perverse. Normal, il a réalisé les deux films à la suite pour un budget restreint, ce qui n'est guère étonnant de la part du réalisateur espagnol. Plaisir à 3 se laisse regarder sans déplaisir (facile celle là...) mais reste assez anodin au final malgré de bonnes idées malheureusement pas assez exploitées. 

* Disponible en DVD chez Artus Films

NOTE : 3/6



mercredi 3 avril 2013

DRACULA 3D

DRACULA 3D
(Dracula di Dario Argento - 3D)

- Vu sur le BR 3D Italien avec STF -

Réalisateur : Dario Argento
Année : 2012
Scénario : Dario Argento, Enrique Cerezo, Stefano Piani, Antonio Tentori
Pays : Italie, Espagne, France
Genre : Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec :  Marta Gastini, Asia Argento, Thomas Kretschmann, Rutger Hauer, Miriam Giovanelli...



L'HISTOIRE : Jonathan Harker se rend au château du Comte Dracula pour y travailler comme bibliothécaire. Ce dernier est un vampire qui terrorise les villageois et fait de nombreuses victimes parmi la population. La fiancée de Jonathan, Mina, arrive au village et séjourne chez son amie Lucy. Bientôt, la jeune femme va être confrontée à des événements surnaturels et va devoir résister au pouvoir de séduction du Comte qui voit en elle la réincarnation de sa défunte épouse...

MON AVIS : J'ai lu tout et n'importe quoi sur ce nouveau film de Dario Argento. Soit-disant le plus mauvais film du réalisateur italien, un navet cinq étoiles, soporifique, laid, irregardable et j'en passe. Balayons d'un revers de la main toutes ces affirmations qui n'ont pas lieu d'être quand plus de la moitié des DTV qui débarque chaque mois sont de qualité largement inférieur à ce film. Et je ne parle pas des navets qui florissaient en VHS dans les années 80. Certes, cette version 2012 du roman de Bram Stoker souffre de la comparaison d'avec le Dracula de Francis Ford Coppola et n'apporte en définitive rien de neuf à l'histoire. Néanmoins, ce film est nettement supérieur à Giallo, Mother of Tears ou même Trauma, longs métrages de Dario Argento que j'ai revu récemment. Mise en scène soignée, beauté de décors, des costumes, qui prennent vie grâce à une 3D bien utilisée et qui offre de superbes images pour la rétine. Le casting s'en sort plutôt bien, Asia Argento étant celle qui paraît la plus fade et la moins à l'aise. Tout le contraire de Miriam Giovanelli, absolument parfaite dans son rôle de femme-vampire, ou de Marta Gastini qui interprète une Mina plus que crédibleThomas Kretschmann n'est pas Christopher Lee mais dans le rôle de Dracula, on a déjà vu bien pire. Quant à Rutger Hauer, son look semble un peu trop copié sur celui qu'avait Anthony Hopkins dans le film de Coppola. Si les effets spéciaux ne sont pas le point fort de ce Dracula 3D, avec une mention plus que passable pour la transformation du loup en Comte Dracula, certains sont quand même réussis, à l'image du massacre dans la taverne par exemple, assez jubilatoire. Réalisé avec sérieux, Dracula 3D nous offre également de grands moments du pur cinéma Bis et on se demande même ce qui est passé par la tête de Dario Argento. La séquence de la mante religieuse risque de rester dans toutes les mémoires ! Hormis cela, le film est un vrai divertissement, plaisant, rythmé, qui ne m'a jamais ennuyé. Argento nous livre des plans magnifiques, travaillés avec soin, tant sur la place de la caméra que sur l'éclairage. Franchement, je ne comprend pas les réactions disproportionnées vis à vis de ce film qui n'a absolument rien d'honteux. Personnellement, je prendrai plaisir à le revoir, bien plus que les autres films du maestro cités un peu plus haut dans ce texte. Une bonne surprise pour ma part, je ne regrette pas du tout mon achat du BR 3D italien qui possède des sous-titres français ! Dario Argento, pas mort !

NOTE : 4/6



mardi 2 avril 2013

L'HORRIBLE DOCTEUR ORLOF

L'HORRIBLE DOCTEUR ORLOF
(Gritos en la Noche / The Awful Dr. Orlof)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1962
Scénario : Jess Franco
Pays : Espagne, France
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Conrado San Martín, Diana Lorys, Howard Vernon, Ricardo Valle, Perla Cristal...


L'HISTOIRE : Le docteur Orlof fréquente les cabarets afin de kidnapper les jeunes chanteuses qui se produisent sur scène avec l'aide de Morpho, son assistant aveugle et atrocement défiguré. Il veut parvenir à rendre un visage humain à sa fille Melissa, elle aussi horriblement défigurée, grâce à des opérations chirurgicales...

MON AVIS : Alors qu'il a un projet qui va aboutir, Jess Franco voit la censure espagnole interdire totalement la réalisation de son futur film. Coup dur pour le réalisateur et pour les investisseurs. Mais Franco ne se laisse pas abattre et décide, pour contrecarrer la censure, de réaliser un film d'épouvante. Le scénario est déjà tout trouvé puisqu'il provient d'un roman de gare qu'il a lui-même écrit. Il lui suffit donc de l'adapter au plus vite pour le cinéma. Les producteurs le suivent et trois mois plus tard débarque sur les écrans L'Horrible Docteur Orlof, qui connaîtra un énorme succès populaire. Succès amplement mérité d'ailleurs puisque le film ravira les amateurs d'ambiance lugubre. Ceux qui disent que Jess Franco est un mauvais metteur en scène doivent voir ce film. La réalisation est soignée, maîtrisée. L'ambiance est savamment travaillée et distille l'épouvante de façon efficace. Si Howard Vernon joue le rôle principal, à savoir le docteur Orlof, on retiendra particulièrement le personnage de Morpho et son maquillage très réussi.  Avec ses yeux exorbités, ses cicatrices sur le visage, sa démarche mécanique due au fait qu'il est aveugle et le port d'une longue cape noir, Morpho a tout d'un vampire et le réalisateur s'amuse d'ailleurs à lui faire tuer les jeunes femmes comme le comte Dracula, ce qui amplifie encore l'aspect gothique et macabre du film. Le brouillard hante les rues, les demoiselles sont en détresse, les policiers aux aguets et nos deux tueurs en action. Tout est fait pour maintenir une réelle tension et pour que le spectateur ne quitte pas les yeux de l'écran. L'érotisme fait même son apparition lors de courtes séquences où une poitrine se découvre rapidement. Si l'enquête de l'inspecteur piétine un peu et manque parfois de rythme, le film est une petite réussite dans son ensemble et mérite vraiment d'être reconnu à sa juste valeur par tous les détracteurs de Jess Franco car c'est l'un de ses meilleurs longs métrages...

NOTE : 4/6





lundi 1 avril 2013

FREDDY LES GRIFFES DE LA NUIT

FREDDY LES GRIFFES DE LA NUIT
(A Nightmare on Elm Street)

Réalisateur : Samuel Bayer
Année : 2010
Scénario : Wesley Strick, Eric Heisserer
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Jackie Earle Haley, Rooney Mara, Kyle Gallner, Katie Cassidy, Thomas Dekker...


L'HISTOIRE : Nancy, Kris, Quentin, Jesse et Dean habitent Elm Street, au cœur d'une banlieue résidentielle semblable à des milliers d'autres - paisible, proprette et sans histoire. Mais depuis quelques temps, ces cinq jeunes sont hantés chaque nuit par le même cauchemar oppressant : un homme à la voix caverneuse surgit des ténèbres. Vêtu d'un t-shirt rouge et vert lacéré, il dissimule sous un vieux chapeau son visage atrocement brûlé et défiguré. Sa main droite, gantée, est munie de quatre longues griffes d'acier plus tranchantes que des lames de rasoir...

MON AVIS : Il doit y avoir erreur sur le titre français, je pense que le distributeur voulait appeler le film Freddy Les Griffes de l'Ennui. Voilà typiquement le remake qui ne sert à rien du tout sauf à prouver que l'original est un sacré chef-d'oeuvre ! Je suis extrêmement bon public comme vous avez pu le constater si vous êtes lecteurs de ce blog mais là, c'est juste pas possible. Déjà au cinéma, la vision de Freddy Les Griffes de la Nuit a été un véritable calvaire à vivre. Le revoir chez moi a confirmé mon impression datant de trois ans déjà. Ce film est nul et n'a aucune utilité. Certes, l'affiche est réussie. La notion de pédophilie attribuée à Freddy ainsi que l'idée du rêve infini si on lutte trop contre le sommeil sont intéressantes. Mais hormis cela, il n'y a que du vide. On ne s'attache jamais aux personnages qui paraissent bien fades comparés à ceux du film de 1984. Le nouveau look de Freddy et le nouvel acteur qui lui donne vie ne parviennent jamais à nous faire oublier la prestation de Robert Englund. Certaines scènes sont reprises du film de Wes Craven mais en nettement moins efficace, la séquence dans la baignoire en étant une parfaite illustration. Les transitions entre la réalité et le rêve sont amenées avec la lourdeur d'un pachyderme. Tout est téléphoné, tout est d'une banalité affligeante et l'ennui atteint un niveau assez élevé. Cette nouvelle vision a été aussi pénible que la première et pourtant, j'étais bien décidé à lui donner une seconde chance. Mais rien à faire, c'est mou, c'est terne, c'est anodin, c'est banal. A oublier.

NOTE : 0/6