Légende pour la notation des films

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Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 6 avril 2013

LES POSSÉDÉES DU DIABLE

LES POSSÉDÉES DU DIABLE
(Lorna the Exorcist)

Réalisateur : Jess Franco
Année : 1974
Scénario : Jess Franco, Robert de Nesle, Nicole Guettard
Pays : France
Genre : Fantastique, Erotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Pamela Stanford, Guy Delorme, Lina Romay, Jacqueline Laurent...


L'HISTOIRE : De retour d’un voyage d’affaires afin de pouvoir fêter les dix-huit ans de sa fille Linda, Patrick Mariel reçoit un appel d’une certaine Lorna qui se montre extrêmement dure et sévère, l’obligeant à modifier ses projets ; il se rend avec sa femme et sa fille en Camargue et sans éveiller les soupçons de sa famille, il retrouve Lorna qui lui réclame sa fille. Refusant de céder à la pression, la vie de Patrick va sombrer dans le chaos, Lorna étant une puissante sorcière possédant des pouvoirs surnaturels lui permettant de dominer et de soumettre qui bon lui semble. Elle va d’abord s’en prendre à la femme de Patrick puis à Linda afin que soit respecté le pacte diabolique que Patrick a accepté il y a dix-huit ans…

MON AVIS : Le titre français Les possédées du Diable est bien plus approprié que le titre original de Lorna the Exorcist qui veut surfer évidemment sur le succès mondial de L’exorciste l’année précédente. Pourtant, point d’exorcisme dans le film et, comble d’incohérence, le personnage de Lorna représente la face du Mal, la sorcière possédant ses victimes et non un quelconque religieux venant combattre le démon. Par contre, des possédées, on en trouve plusieurs. L’amateur sera donc moins surpris et aura moins l’impression de s’être fait vendre un film d’exorcisme qui n’en est pas un avec le titre français. Ceci étant établi, passons au contenu. Comme a son habitude, Jess Franco nous gratifie de nombreuses séquences érotiques, et ce, dès l’introduction. Le casting féminin se voit continuellement dénudée, ce qui n’est pas pour nous déplaire vu qu’il s’agit de Lina Romay, Pamela Stanford et Jacqueline Laurent. Le réalisateur aime les femmes et les filme avec amour, peut-être trop même, car sa caméra s’attarde sur les corps nus de manière parfois trop insistante, contemplative, ralentissant le rythme et l’action du long métrage. En tout cas, on remarquera que Lina Romay a un rôle plus travaillé ici et qu’en plus des scènes érotiques dans lesquelles elle s’en sort très bien, elle « joue » un vrai personnage et se révèle même surprenante lors du final qui la voit être possédée à son tour. Son visage, sa bouche, ses yeux, ses cris, associés à la position de la caméra, lui donne un air véritablement angoissant, qui parvient à faire frissonner, sans aucun recours à des effets-spéciaux. Une possession à l’état brut, qui relève plus de la folie et qui nous fait penser aux images de certains pensionnaires des hôpitaux psychiatriques vues dans des documentaires. Troublant. Les possédées du diable baigne d’ailleurs dans un univers trouble, fantasmagorique, pas dénué d’intérêt. On a l’impression d’être dans un cauchemar éveillé qui puise son inspiration dans le mythe de Faust, avec cet homme qui fait un pacte avec une femme juste pour pouvoir la posséder sexuellement, sans prendre réellement conscience des enjeux que cela entraînera dans le futur. Jess Franco utilise tout ce qu’il a à disposition pour parvenir à créer cette ambiance particulière. Les décors, les façades d’immeubles, le casino, le maquillage de Lorna. En outre, il met en scène quelques images chocs, comme celles où Jacqueline Laurent, en proie au pouvoir de Lorna, croit voir des crabes se promener sur son corps ; une séquence qui renvoie à nouveau à la notion de folie, le personnage n’ayant plus de lien avec la réalité. Autres scènes qui restent en mémoire, celle où Lorna donne son sein au personnage joué par Lina Romay afin de lui transmettre son pouvoir et la déflore à l’aide d’un godemichet. Le passage de l’adolescence à l’âge adulte se fait grâce au diable pour la jeune fille qui ne sera plus jamais la même, ce que confirme la séquence finale. Bref, Jess Franco nous plonge dans un univers réaliste et psychédélique à la fois qui ne laissera personne indifférent.

NOTE : 4/6



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