Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 31 mai 2013

DE ROUILLE ET D'OS

DE ROUILLE ET D'OS
(De rouille et d'os)

Réalisateur : Jacques Audiard 
Année : 2012
Scénariste : Jacques Audiard, Thomas Bidegain d'après l'oeuvre de Craig Davidson
Pays : France, Belgique
Genre : Drame
Interdiction : /
Avec : Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Armand Verdure, Céline Sallette, Corinne Masiero...


L'HISTOIRE : Ali se retrouve avec Sam, 5 ans, sur les bras. C’est son fils, il le connaît à peine. Sans domicile, sans argent et sans amis, Ali trouve refuge chez sa sœur à Antibes. A la suite d’une bagarre dans une boîte de nuit, son destin croise celui de Stéphanie. Il la ramène chez elle et lui laisse son téléphone. Stéphanie est dresseuse d’orques au Marineland. Lors d'un spectacle, un drame se produit et la jeune femme est amputée des deux jambes. Pour tenter de reprendre goût à la vie, elle va appeler Ali. Ce dernier participe à des combats de boxe clandestins pour gagner un peu d'argent...

MON AVIS : Un beau film. Voilà ce qu'est pour moi De Rouille et d'Os, dernier long métrage en date de Jacques Audiard. Un drame émouvant la plupart du temps, qui repose sur l'interprétation solide de ses deux acteurs principaux, Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts, très à l'aise avec leur personnage respectif. Le destin tragique de ces deux âmes perdues qui vont se rencontrer et s'aider à garder goût à la vie saura toucher émotionnellement la plupart des spectateurs. La crédibilité des effets spéciaux saura également nous surprendre et nous attendrir. La scène du lac gelé provoquera d'intenses réactions même si on la voit venir à des kilomètres. Si j'ai apprécié le film dans l'ensemble, j'émettrai néanmoins quelques réserves sur certains points : les personnages secondaires ne sont guère intéressants ; l'approche sociale du film, avec cette histoire de caméras placées dans les magasins pour mieux pouvoir licensier le personnel, est certes réaliste mais je n'ai pas vraiment trouvé que ça collait avec le reste et que ça faisait plus remplissage qu'autre chose ; le scénario, qui apparaît parfois décousu, nous sort quand même des grosses ficelles (comme par hasard, l'installateur de caméras fait des paris sur des combats de boxe...) et n'est pas toujours très fin, ni crédible (Stéphanie devient bookmaker ??? ; Stéphanie parvient à marcher avec ses jambes artificielles en deux jours ???) ; on SAIT que Marion Cotillard a toujours ses deux jambes et on passe son temps à se dire que les effets spéciaux sont quand même bien fait ! Ce qui a pour effet de nous impliquer de manière moins profonde, moins percutante dans ce drame que si on avait pris une totale inconnue qui aurait très bien pu être réellement handicapée. Que ces reproches ne vous empêchent pas de regarder le film néanmoins : De Rouille et d'Os possède énormément de qualités qui viennent rétablir l'équilibre avec les défauts précités. Un bon film, un beau film sur le courage, mais ce n'est pas le choc émotionnel auquel je m'attendais.

NOTE : 4/6

jeudi 30 mai 2013

LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE

LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE
(Snow White : a deadly summer)

Réalisateur : David DeCoteau 
Année : 2012
Scénariste : Barbara Kymlicka 
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Maureen McCormick, Eric Roberts, Tim Abell...


L'HISTOIRE : Après le remariage de son père, Neige se retrouve kidnappée au milieu de la nuit par d’étranges hommes masqués et emmenée dans un camp disciplinaire isolé dans la forêt. Entourée de 7 autres adolescents, Neige apprend qu’une série de meurtres irrésolus ont été perpétrés sur les lieux. Le meurtrier semble de retour lorsque ses nouveaux amis commencent à mourir les uns après les autres. En essayant de les sauver, elle découvre que sa belle-mère, femme cruelle qui a orchestré son enlèvement, était elle-même dans le camp à l’époque de la première vague de meurtres…

MON AVISDavid DeCoteau ! Un nom qui se suffit à lui-même et qui est capable de faire fuir le plus endurci des fans de cinéma d’horreur. Le réalisateur œuvre dans le cinéma de genre depuis 1985 et s’est déjà rendu coupable de 98 films en tant que metteur en scène ! Des films qui se retrouvent majoritairement dans la catégorie « nanar » voir même « navet » pour certain. Et ce n’est pas La véritable histoire de Blanche Neige qui va venir changer la donne ! Si le personnage de Blanche Neige est d’actualité ces derniers temps, avec des films comme Blanche Neige de Tarsem Singh ou Blanche Neige et le chasseur de Rupert Sanders, nul doute que la version DeCoteau ne laissera pas de trace indélébile au niveau des adaptations du célèbre conte des Frères Grimm. Pourtant, le scénario de La véritable histoire de Blanche Neige tente de se la jouer original en transposant l’histoire dans un camp disciplinaire pour adolescents à problèmes. La jeune Neige est envoyée dans ce camp car son père ne parvient plus à gérer son comportement. Une bonne aubaine pour sa cruelle belle-mère, qui désire plus que tout dégager l’adolescente pour s’accaparer son père totalement et être la seule femme dans sa vie. Une belle-mère souffrant de graves problèmes mentaux puisqu’elle se fait la causette à elle-même devant son miroir ; l’allusion à la méchante sorcière ne peut-être plus clair. Quant aux sept nains, ils sont représentés par les autres adolescents présents dans le camp et qui vont avoir Neige pour camarade. Et le chasseur ? La pirouette scénaristique a été d’appeler le chef du camp « Hunter ». Simple non ? Sur le papier, le scénario, sans être transcendant, ne paraît pas plus stupide qu’un autre et on se dit pourquoi pas. Malheureusement, David DeCoteau va venir niveler vers le bas le film avec une réalisation catastrophique et sans aucune saveur. Si vous vouliez voir un film avec un minimum de classe, passez votre chemin ; on a d’entrée de jeu la fâcheuse impression de visionner un banal téléfilm sans le sou, avec une image filmée au caméscope amateur et un jeu de lumière digne de vos films de vacances ! Le rendu est tout simplement horrible et ne nous fait guère bonne impression : le visionnage va être dur, on le sent et on aura raison. Acteurs de seconde zone, mise en scène proche du néant, situations ridicules et meurtres pitoyables : David DeCoteau transforme le conte en une sorte de slasher basique sans inventivité dans lequel les sept ados accompagnant Neige se font trucider chacun leur tour par un mystérieux personnage dont on aura deviné l’identité depuis belle lurette. Le rythme est des plus mou et jamais l’ennui ne s’en ira durant toute la durée du film. La véritable histoire de Blanche Neige est donc un ratage intégral, que rien ne viendra sauver. Un navet pur jus qui ne pourra plaire à personne. 

NOTE : 0/6



mercredi 29 mai 2013

CAUCHEMARS A DAYTONA BEACH

CAUCHEMARS A DAYTON BEACH
(Nightmare)

Réalisateur : Romano Scavolini
Année : 1981
Scénariste : Romano Scavolini
Pays : Italie, Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Baird Stafford, Sharon Smith, C.J. Cooke, Mik Cribben, Danny Ronan...


L'HISTOIRE : Interné depuis deux ans dans un hôpital psychiatrique, George Tatum tente d'échapper aux affreux cauchemars qui peuplent ses journées et ses nuits. Son médecin expérimente de nouvelles drogues qui semblent fonctionner et apaiser George. Amnésique, ce dernier ne se rappelle pas l'origine de ses cauchemars, qui semblent remonter à un drame qu'il a vécu durant son enfance. Profitant d'une permission de sortie, il fugue et se rend en direction de Daytona Beach, en Floride, pour retrouver la maison de son enfance. Cette dernière est désormais habitée par la famille Temper, composée d'une jeune femme et de ses trois enfants, dont le turbulent Steve. Sans l'aide des médicaments, l'état de George empire et les cauchemars et visions sanglantes ne cessent de revenir, entraînant le malade dans la folie. Ne pouvant lutter contre ses pulsions, il commet des meurtres abominables et semble vouloir s'en prendre à la famille Temper...

MON AVIS : Cauchemars à Daytona Beach a laissé de très bons souvenirs aux amateurs du genre grâce à sa séquence d'introduction très efficace et à son final ultra gore. Mais entre ces deux portions du film, a-t-on vraiment affaire à un film d'horreur ? Ma réponse est non. Le long métrage de Romano Scavolini nous entraîne durant six jours dans l'esprit malade du personnage principal, ainsi que dans la vie de la famille Temper. On se retrouve alors plus dans un thriller psychologique, avec les déambulations du psychopathe, son arrivée dans sa ville natale et la recherche de son ancienne demeure. Steve, l'enfant terrible des Temper qui adore faire des blagues au désespoir de sa mère, se rend compte qu'un individu les observe : le film prend alors une tournure à la Halloween la nuit des Masques ou Terreur sur la ligne. La présence d'une babysitter et d'enfants, les appels muets au téléphone, une photo de la maison sur laquelle on aperçoit une silhouette derrière la fenêtre qui ne devait pas y être, autant d'éléments qui font appel au suspense et qui développe une ambiance angoissante pas désagréable au sein du film. George Tatum est comme Michael Myers : il apparaît derrière une porte qui se ferme, se trouve dans un armoire à vêtements, tel une entité maléfique dont le seul but est d'éradiquer les locataires de SA maison, lieu perturbateur pour lui puisque le drame qui a bouleversé sa vie et sa santé mentale s'y est déroulé. La majorité du film joue donc avec ces éléments et hormis une scène de meurtre, point d'horreur à l'horizon. Certains passages sont même un peu longuets : la vie des Temper n'est guère passionnante et prend souvent trop de place dans l'intrigue, tout comme les séquences avec le médecin de George Tatum qui doit le pourchasser pour le ramener au centre (référence au Dr Loomis du classique de John Carpenter encore ?). Les crises de folie de George Tatum renvoie parfois au film Schizophrénia et l'acteur s'en sort plutôt bien. Mais dans l'ensemble, on n'a rien de vraiment palpitant ou de prenant et c'est plus l'ennui qui s'empare de nous. Et puis survient le fameux "sixième jour" et cette séquence anthologique qui valut à Cauchemars à Daytona Beach ses galons de film d'horreur culte. Une scène gore puissante, dérangeante, malsaine, qui vient nous éclairer sur le trauma de George Tatum et augmente d'un coup l'attrait de ce film somme toute banal au final. Rien que pour cette séquence bien glauque, le film mérite d'être vu.

NOTE : 3/6



mardi 28 mai 2013

VOYEUR PERVERS

VOYEUR PERVERS
(L'occhio dietro la parete / Eyes Behind the Wall)

Réalisateur : Giuliano Petrelli
Année : 1977
Scénariste : Giuliano Petrelli
Pays : Italie
Genre : Drame
Interdiction : -16 ans
Avec : John Phillip Law, Fernando Rey, Olga Bisera, José Quaglio...


L'HISTOIRE : Ivano est écrivain. Il passe sa vie dans un fauteuil roulant depuis qu'il a eu un grave accident de voiture. Sa femme Olga et son majordome Ottavio lui tiennent compagnie. Pour retrouver l'inspiration, Ivano loue un appartement au sein duquel il a placé secrètement un système vidéo et audio afin de pouvoir épier chaque fait et geste de ses occupants et en apprendre plus sur la nature humaine. Son nouveau locataire, Arturo, l'intrigue au plus haut point car il passe son temps à écouter de la musique, à lire des livres et ne sort quaisment jamais. Il va demander à Olga de l'aider à en savoir plus sur Arturo, en ayant une liaison avec lui...

MON AVIS : Une jaquette française qui ne fait pas dans la dentelle et qui mise sur un visuel très grand-guignol peut parfois s'avérer mensongère ou révéler un film bien plus intéressant qu'il n'y paraît. C'est le cas avec cette unique réalisation de Giuliano Petrelli en tant que metteur en scène. Alors que je pensais avoir affaire à un film de sérial killer pervers tuant de nombreuses jeunes filles, ce que laissait à penser la jaquette, je me retrouve avec un drame psychologique au scénario plutôt abouti et ambitieux, qui met en vedette des personnages ayant tous des perversions cachées. Film d'ambiance avant tout, Voyeur Pervers, dont la traduction du titre original "L'oeil derrière le mur" lui sied encore mieux, est en effet un condensé de perversions sexuelles humaines : Ivano est un voyeur qui passe son temps à épier ses locataire grâce à un équipement audio/vidéo dernier cri et qui pousse sa femme à faire de même afin de l'exciter ; Olga est une bourgeoise qui n'a plus de plaisir avec son mari qui est paralytique et se révèle donc une grande frustrée sexuelle qui n'hésites pas à accepter la mission de séduction que lui propose son mari ; le majordome Ottavio est amoureux d'Olga et cache des sous-vêtements de cette dernière dans sa penderie tout en abusant de jeunes filles ; Arturo est en révolte contre le monde entier et tue également des adolescentes quand ses pulsions deviennent incontrôlables. Bref, bienvenue dans le monde des déviances sexuelles et de la perversité. Ce film italien verse dans le trash malsain et le sordide, tout en bénéficiant d'une bonne réalisation et de la présence d'acteurs de qualité, comme Fernando Rey qui interprète Ivano. Le réalisateur ne lésine pas sur l'aspect érotique et trouble des personnages et se permet d'exploser certains tabous, comme filmer John Phillip Law entièrement nu faire une séance d'aérobic (pour le plaisir des spectatrices), jouer avec l'homosexualité, faire renifler au majordome les poils pubiens de sa maîtresse récupérés dans la baignoire, voire même d'insinuer une relation incestueuse entre Olga et son fils. Voyeur Pervers ne respire donc pas la joie et la bonne humeur, chaque personnage étant dans une spirale destructrice inéluctable. Désespoir,  misogynie, voyeurisme se mélangent donc pour aboutir à un final dramatique, quoique un peu abrupte. Giuliano Petrelli nous offre avec Voyeur Pervers un film étrange, un drame torturé, parfois un peu cheap mais intéressant et qui mérite d'être découvert. A noter que la VHS française est légérement cut...

NOTE : 4/6



lundi 27 mai 2013

LA COLLINE A DES YEUX (1977)

LA COLLINE A DES YEUX
(The Hills have Eyes)

Réalisateur : Wes Craven
Année : 1977
Scénariste : Wes Craven
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Survival
Interdiction : -16 ans
Avec : John Steadman, Janus Blythe, Suze Lanier-Bramlett, Michael Berryman, Dee Wallace, Lance Gordon, Janus Blythe...


L'HISTOIRE : Faisant route vers la Californie, la famille Carter se voit contrainte de s'arrêter dans le désert suite à un incident mécanique. Les malheureux vont devenir les proies d'une famille de cannibales dégénérés vivant depuis des années cachée dans les collines. Une véritable nuit de terreur et de sauvagerie les attend...

MON AVIS : Précédé à l'époque de sa sortie d'une réputation de film extrême, dans lequel la barbarie attendrait des sommets, La colline a des yeux, réalisé par Wes Craven en 1977, pourra laisser dubitatif sur son aspect violent qui lui valut bien des soucis avec la censure lorsqu'on le revoit en 2013. Hormis une crucifixion, un viol (plutôt soft, si on peut dire...) et une ou deux autres scènes un peu brutales, il n'y a pas vraiment de quoi en faire une colline...pardon, une montagne. En 1977, L'exorciste, Massacre à la tronçonneuse, La dernière maison sur la gauche, Délivrance ou Orange mécanique étaient déjà passés par là et ces longs métrages se montraient plus bien agressifs ou dérangeants que La colline a des yeux, pour ma part du moins. Le film a énormément vieilli et ne s'est pas bonifié avec les années, contrairement à d'autres. Je me demande d'ailleurs s'il n'était pas déjà un peu vieillot en 77. Le casting n'est pas fameux et la plupart des interprétations sont tout juste moyennes. Les membres de la famille de cinglés cabotinent un maximum et hormis Mars et Pluton, ils ne sont guère impressionnants. Pluton, interprété par Michael Berryman, acteur au faciès reconnaissable entre mille, est intéressant justement parce qu'il est joué par cet acteur. Mais sinon, ils sont bien loin de posséder le charisme, la brutalité et la folie de la famille vue dans Massacre à la tronçonneuse par exemple. La colline a des yeux est tout de même un film à voir, car la réalisation de Wes Craven, ainsi que son habileté à jouer avec ses décors naturels, méritent le détour. La première demi-heure joue avec le suspense et crée une attente chez le spectateur car nous ne verrons pas les futures agresseurs. On sait qu'ils sont là, qu'ils guettent, qu'ils observent aux jumelles la famille Carter mais on ne sait pas encore à quoi ils ressemblent. Une menace intangible qui donne envie d'en savoir plus. Sans avoir un rythme percutant, on se laisse emmener par les images, attendant patiemment que la violence promise se déchaîne ; déception donc à ce niveau, on aurait aimé en voir bien plus. Le final se révélera plus dynamique malgré quelques séquences pas folichonnes, voir même qui flirtent avec l'absurde. En fait, La colline a des yeux est avant tout un film d'ambiance, qui joue sur la rencontre entre des citadins et des "rednecks" qui n'apprécient pas de voir des étrangers venir sur leur territoire. Ce revisionnage m'a en tout cas prouvé une chose : La colline a des yeux méritait bien d'avoir son remake. 

NOTE : 3/6



dimanche 26 mai 2013

LA VENGEANCE DU ZOMBIE

LA VENGEANCE DU ZOMBIE
(Vudù Sangriento / Voodoo Black Exorcist)

Réalisateur : Manuel Caño
Année : 1974
Scénariste : Santiago Moncada
Pays : Espagne
Genre : Horreur, Momies
Interdiction : -12 ans
Avec : Aldo Sambrell, Tanyeka Stadler, Alexander Abrahan, Eva León...


L'HISTOIRE : Accusé d'adultère et de meurtre, Gatanebo, prêtre vaudou, voit son amante Kenya se faire décapiter. Il reçoit pour sa part en guise de châtiment une dose de curare et se retrouve enfermé dans un sarcophage. 1000 ans plus tard, le docteur Kessling découvre le sarcophage et le rapporte sur un bateau de croisière où il navigue en compagnie de sa maîtresse Sylvia. Gatanebo, momifié, ressuscite et se mélange à la foule, ayant la possibilité de retrouver une apparence humaine pendant un certain laps de temps. En voyant Sylvia, il comprend qu'il s'agit de la réincarnation de Kenya. Kessling découvre la vérité sur Gatanebo et le fait passer pour un confrère. Mais la momie doit accomplir sa vengeance et commet plusieurs meurtres...

MON AVIS : Vous avez remarqué ? Je n'ai pas employé le terme "zombie" dans le résumé du film ! C'est marrant ça non ? Il faut croire que je sais faire la différence, contrairement à celui qui a trouvé le titre français, entre un zombie et une momie. La vengeance du zombie, film espagnol du à Manuel Caño, est donc un film de momie qui respecte les codes du genre, à savoir un couple d'amants maudits séparé par delà la nuit des temps, avec l'amant qu'on momifie et qui revient quelques siècles plus tard accomplir sa vengeance, avant de rencontrer une femme qui sera la réincarnation de sa dulcinée. Déjà en 1932, Karl Freund nous servait le même scénario avec l'excellent La Momie. Pas de bol, La vengeance du zombie n'est pas excellent. Il est même tout l'inverse. C'est un navet pur jus, inintéressant et soporifique à souhait. La réalisation est sans aucune envergure, les acteurs sont fades, la palme revenant à notre momie, interprétée par Aldo Sambrell, qui n'a aucun charisme. Seule Eva León apparaît un tant soit peu intéressante, et pas seulement parce qu'on voit ses seins lors d'une scène de douche. Le film met en avant les rites et danses des pratiquants du vaudou, séquences qu'on voient et revoient à de multiples reprises, ce qui a eu pour effet de me plonger dans un ennui plus que profond. Les maquillages et effets-spéciaux confinent au ridicule la plupart du temps et les décapitations présentées ici m'ont fait hurler de rire. L'intrigue s'étire péniblement durant 84 minutes, le scénariste tente de dynamiser l'histoire avec l'enquête d'un inspecteur de police mais rien ne viendra me tirer de cette léthargie latente qui s'est emparé de moi belle lurette. Le long métrage tente de nous distraire avec un peu d'humour mais tout tombe à l'eau et rien ne fonctionne. Résultat : j'aurais préféré que la momie ne se réveille pas, ce qui aurait clôturé La vengeance du zombie dès les dix premières minutes et m'aurait fait gagner un temps certain.

NOTE : 1/6



L'intro du film :

samedi 25 mai 2013

SEXCRIMES

SEXCRIMES
(Wild Things)

Réalisateur : John McNaughton
Année : 1998
Scénariste : Stephen Peters
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : /
Avec : Kevin Bacon, Matt Dillon, Neve Campbell, Denise Richards...


L'HISTOIRE : Sam Lombardo est éducateur dans un lycée de Floride. Sa vie bascule le jour où une de ses élèves, Kelly Van Ryan, l'accuse de viol. L'affaire se complique encore quand une seconde élève, Suzie Toller, l'accuse à son tour de viol. Pendant que deux inspecteurs mènent l'enquête, Sam, clamant son innocence et criant à la machination, demande à un brillant avocat de le sortir de cette mauvaise passe...

MON AVIS : Le réalisateur John McNaughton est principalement connu pour avoir réalisé le très glauque et réaliste Henry, portrait d'un tueur en série en 1986 et le film d'horreur fun The Borrower, le voleur de têtes en 1991. Avec Sexcrimes, il nous offre un thriller ténébreux et sensuel, qui se montre captivant sur bien des points et offre aux spectateurs de nombreux rebondissements qui maintiennent constemment l'intérêt en éveil. Point fort du film, son casting, particulièrement approprié. Avec un Matt Dillon charismatique et bien éloigné de ses rôles d'adolescent rebelle qui ont fait de lui une star dans les années 80, avec un Kevin Bacon énigmatique dans son rôle de policier qui s'emporte assez facilement et surtout avec ses deux tornades féminines, Neve Campbell et Denise Richards, qui vont faire monter la température à un niveau assez élevé dans certaines séquences, Sexcrimes joue avec l'ambiguïté et nous mène en bateau avec une dextérité infernale. Bien malin qui pourra prévoir les retournements de situation, l'intrigue étant particulièrement tordue. Les spectateurs masculins verront leur rythme cardiaque s'accélerer à de nombreuses reprises, et principalement quand la sublime Denise Richards est à l'écran. Dire que l'actrice interprète ici une bombe anatomique, peu avare de ses charmes qui plus est, n'est pas éxagéré. Véritable lycéenne mi-ange, mi-démon ; sublime naïade en maillot de bain deux pièces ; peste incarnée quand rien ne tourne comme elle le veut : Denise Richards nous offre un florilège de scènes la mettant en valeur, avec, cerise sur le gâteau, la fameuse séquence où elle nous dévoile sa généreuse poitrine. La gent féminine sera quant à elle comblée avec la vision du sexe de Kevin Bacon ! Bref, Sexcrimes joue avec l'érotisme de manière efficace et sans tomber dans le graveleux, apportant un zest de perversion à ce thriller machiavélique, dont il ne faut pas louper le générique de fin. Evidemment, quand on connaît déjà le film, le revisionnage est moins marquant mais le spectacle haut en couleurs reste appréciable et on y prend encore du plaisir.

NOTE : 4/6



vendredi 24 mai 2013

DESTINATION FINALE 5

DESTINATION FINALE 5
(Final Destination 5)

- Visionné via le BR 3D -

Réalisateur : Steven Quale
Année : 2011
Scénariste : Eric Heisserer, Gary Dauberman
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Nicholas D'Agosto, Emma Bell, Miles Fisher, Jacqueline MacInnes Wood, Ellen Wroe...


L'HISTOIRE : Les employés d'une entreprise sont conviés à un séminaire. Durant le trajet, Sam Lewton a une terrible vision. Persuadé que cette prémonition va se réaliser et entraîner dans une mort certaine ses amis présents avec lui, il les fait évacuer du bus. Le pont suspendu sur lequel se trouve ce dernier s'écroule alors sous l'effet du vent et des nombreux travaux de rénovation qui étaient en train d'être réalisés. Conscients de la chance qu'ils ont d'être en vie, les survivants tentent d'oublier ce drame. Mais la Mort ne l'entend pas ainsi et elle va tout faire pour récupérer ceux qui lui ont échappé...

MON AVIS : Débutée en 2000, la saga Destination Finale en est déjà à son cinquième épisode. Si Destination Finale (2000) et Destination Finale 2 (2003) étaient de très bons films, le troisième volet se déroulant dans un parc d'attractions (Destination Finale 3 - 2006)  peinait fortement à atteindre le niveau de ses prédécesseurs. Un léger mieux apparu avec Destination Finale 4 (2009) mais la recette commençait vraiment à être usée jusqu'à la corde. Pourtant, difficile de résister quand débarque un nouveau chapitre ; on a envie de voir les nouvelles morts violentes concoctées par les scénaristes, principale raison d'être de la saga. Destination Finale 5 ne déroge donc pas à la règle établie depuis plus de dix ans et ce n'est pas l'originalité qui viendra lui donner ses galons de film sympathique. Dès la présentation des personnages, on se retrouve avec des tonnes de clichés en veux-tu, en voilà : le héros sympa, la petite amie blonde qui ne sait pas trop où elle en est sentimentalement, le pote noir, la copine bimbo et ultra sexy, le gros à l'humour graveleux et ainsi de suite. Ce n'est pas que les acteurs ne sont pas bons, ils s'en sortent même plutôt correctement, mais il va quand même falloir arrêter un jour de nous servir la même soupe au niveau des protagonistes. Bref. Une fois passé ce détail un brin énervant, il faut reconnaître que cet épisode se révèle être franchement fun. Un pur film pop-corn bien réalisé et qui nous offre quelques scènes vraiment efficaces. L'accident du pont suspendu est excellent et la 3D se montre utile et participe à l'effet recherché. La mort des différents personnages est également assez jouissive : on retiendra particulièrement celle de la gymnaste, qui m'a bien fait hurler de douleur et celle de la bimbo, atroce également (je stresse avec les scènes horrifiques mettant en scène les yeux !). Si toutes les morts ne se valent pas, on est gâté dans l'ensemble. La séquence finale est plutôt bien vue et les fans du premier épisode se délecteront de ce twist inattendu et assez sympa. Pas de temps morts, du gore (numérique malheureusement) bien fun, des effets 3D efficaces, Destination Finale 5 remplit son contrat et s'avère bien distrayant à défaut d'être novateur.

NOTE : 4/6



jeudi 23 mai 2013

SPOOKIES

SPOOKIES
(Twisted Souls / Spookies)

Réalisateur : Genie Joseph, Thomas Doran, Brendan Faulkner
Année : 1986
Scénariste : Brendan Faulkner, Frank M. Farel, Thomas Doran, Ann Burgund
Pays : Etats-Unis, Pays-Bas
Genre : Horreur, Monstres
Interdiction : -12 ans
Avec : Felix Ward, Maria Pechukas, Dan Scott, Alec Nemser, Nick Gionta...


L'HISTOIRE : Un sorcier va attirer dans sa demeure abandonnée un groupe de joyeux fétards afin de les sacrifier, ce qui lui permettra de ramener à la vie sa belle fiancée qu'il sauvegarde des méfaits de la vieillesse  et de la décomposition depuis plus de 70 ans. Le groupe d'amis va se retrouver enfermé dans la lugubre demeure et chaque pièce visitée apportera son lot d'horreur et de monstres...

MON AVIS : Bénéficiant d'une certaine réputation dans les années 80, via son édition VHS dotée d'une jaquette promettant monts et merveilles ("avec des effets spéciaux époustouflants et des images inoubliables, Spookies atteint les sommets de l'horreur"), Spookies ne tient malheureusement pas longtemps la route et si j'avais pour souvenir de ne pas avoir aimé déjà à cette époque, j'ai vite déchanté à cette nouvelle vision on ne peut plus cahotique. Déjà, on ne comprend rien du tout à l'histoire et les séquences sans queue ni tête s'enchaînent dans la plus grande pagaille, le montage du film étant lui-même une véritable catastrophe. Précisons toutefois qu'il y a une raison à ce capharnaüm cinématographique : en 1983, les deux réalisateurs Thomas Doran et Brendan Faulkner décident de réaliser un film d'horreur avec un bestiaire de monstres divers, sous le titre de Twisted Souls. Le tournage ne se terminera jamais et les bobines tombent dans les oubliettes. En 1985, elles ressurgissent et on demande alors au réalisateur Genie Joseph et à la scénariste Ann Burgund de créer des scènes additionnelles pour terminer le film qui sortira en 1986 sous le titre de Spookies. D'où cette impression permanente de film décousu, désordonné et bordélique au possible, tantôt sérieux ou versant dans l'humour potache bas de gamme. S'ajoute à cela un casting entièrement calamiteux (il n'y en a pas un ou une pour rattraper l'autre !), des dialogues d'une lourdeur et d'une déficience rare, un rythme molasson et une musique souvent à côté de la plaque. Spookies confine la plupart du temps au ridicule le plus total et deviendra certainement une perle du côté des amateurs de nanar pur jus. Reste donc à parler de ce pourquoi on a enclenché le film : sa galerie de monstres ! Ces derniers, caoutchouteux évidemment vu l'époque (ce qui n'est pas un mal, au contraire), oscillent entre le bon et le mauvais. Les fans de créatures monstrueuses pourront trouver un petit capital sympathie au film avec le bestiaire présenté, qui brasse large : zombies, femme-araignée, homme-chat, goblins, squellette armée d'une faux, monstres boueux qui passent leur temps à...péter (si, si, un grand moment de n'importe quoi !) et j'en passe. Le sorcier est le maître de tout ce beau monde et son but fait également dans le sensationnel : il veut ressusciter sa dulcinée (qui ne l'aime pas du tout en plus !) afin de la...sauter ! Ben oui, il n'a jamais consumé cet amour vu que la belle se refuse continuellement à lui donc là, il en a marre et décide de passer à la vitesse supérieure ! Bref, si vous avez envie de zieuter quelques jolis monstres en latex ou d'essayer de comprendre ce qu'il se passe à l'écran (si vous y arrivez, me contacter, merci...), ou si vous êtes tout simplement adepte de délire filmique incompréhensible et qui balance des séquences illogiques toutes les cinq minutes, Spookies est irrémédiablement fait pour vous. Les autres admireront (ou pas) les créatures en folie et trouveront au final qu'ils viennent de perdre 80 minutes de leur vie.

NOTE : 1/6



mercredi 22 mai 2013

LES YEUX SANS VISAGE

LES YEUX SANS VISAGE
(Les yeux sans visage)

Réalisateur : Georges Franju
Année : 1960
Scénariste :  Pierre Boileau, Thomas Narcejac, Jean Redon, Claude Sautet
Pays : France, Italie
Genre : Epouvante, Savants fous
Interdiction : -16 ans
Avec : Pierre Brasseur, Alida Valli, Juliette Mayniel, Edith Scob, François Guérin...


L'HISTOIRE : Responsable d'un accident de la route qui a complètement défiguré sa fille Christiane, le professeur Génessier, dont les travaux sur les hétéro-greffes font de lui une somnité en la matière, fait passer cette dernière pour morte. Il peut alors se livrer à des tentatives de greffes de visage, qu'il prélève sur de jeunes filles innocentes que sa secrétaire Louise kidnappe à longueurs de semaines...

MON AVIS : Avec Les yeux sans visage, Georges Franju réalise en 1959 le premier véritable film horrifique français ! On applaudit bien fort car le film est en plus une vraie réussite, qui mèle plusieurs genres en fait : ambiance policière avec les kidnapping de jeunes filles par Louise, personnage torturé et mélancolique magnifiquement interprétée par Alida Valli, qu'on reverra dans nombre de films d'horreur par la suite ; ambiance d'épouvante avec le décor de l'imposante demeure du professeur Génessier, ses longs escaliers, son sous-sol dans lequel il garde des dixaines de chiens en cage, son laboratoire ; ambiance horrifique avec une scène mémorable de prélévement de visage, extrêmement crédible et réaliste, devenue culte ; ambiance dramatique avec le personnage de Christiane, sorte de fantôme déambulant dont la perte du visage a brisé la vie, la jeunesse, la passion. Toute ces ambiances se téléscopent dans une parfaite alchimie et sont sublimées par la musique de Maurice Jarre, qui a composé ici des thèmes marquants qui restent en mémoire après écoute. Mais ce qui frappe avant tout dans Les yeux sans visage, plus que ces ambiances, plus que cette scène gore, plus que la composition parfaite du casting, c'est la poésie qui se dégage de ses plus belles images. Voir Edith Scob portant ce masque blanc inexpressif (et pourtant ô combien plus expressif que le visage de certains acteurs, véritable tour de force de Franju !) déambuler dans les couloirs, consciente des méfaits de son père, acceptant elle-même cette situation lorsqu'elle caresse le visage de la future opérée, la voir à la fin libérer les animaux prisonniers de leur condition, tout comme elle, et être entourée de blanches colombes, autant de visions magnifiques qui confèrent une aura onirique et magique au film de Franju. Dans ces scènes, le temps semble s'arrêter, on n'a plus de repéres et on se croirait dans un rêve. La douce mélodie composée par Maurice Jarre lors de ces passages n'est pas anodine à ce ressenti. Pierre Brasseur est également l'un des points forts du film et son personnage de savant fou désirant absolument réparer sa faute est remarquable de justesse et de froideur. Avec Les yeux sans visage, Georges Franju prouve que le cinéma d'épouvante à la française existe et qu'il peut être de qualité. Un très beau film. 

NOTE : 5/6



mardi 21 mai 2013

MORITURIS - LEGIONS OF THE DEAD

MORITURIS - LEGIONS OF THE DEAD
(Morituris)

Réalisateur : Raffaele Picchio
Année : 2011
Scénariste :  Gianluigi Perrone
Pays : Italie
Genre : Horreur, Spectres
Interdiction : -16 ans
Avec : Valentina D'Andrea, Andrea De Bruyn, Désirée Giorgetti, Francesco Malcom, Giuseppe Nitti , Simone Ripanti...


L'HISTOIRE : Deux jeunes filles en visite en Italie se font inviter par trois garçons de la région pour se rendre à une Rave Party. Ce qu'ils ne savent pas, c'est que cette dernière doit avoir lieu sur un ancien cimetière de gladiateurs et que les spectres de ces combattants de l'antiquité vont venir troubler la fête...

MON AVIS : Pour son premier long métrage, Raffaele Picchio décide de ressusciter le cinéma Bis italien, rien que ça ! Pour ce faire, il choisit de mettre en scène des gladiateurs morts vivants (ou les spectres de gladiateurs morts, c'est pareil...) qui vont venir massacrer quelques adolescents de manière bien violente. Si la jaquette du film laisse à penser que l'action se déroule dans l'antique Rome, détrompez-vous, tout se passe à notre époque. Il fait dire que le réalisateur n'a pas du avoir un très gros budget et le film flirte parfois avec l'amateurisme, ce qui pourra en rebuter certains s'attendant à voir du grand spectacle à la Ben-Hur ! On a plutôt droit à un spectacle minimaliste, que ce soit en nombre d'acteurs ou de décors. Raffaele Picchio s'est néanmoins payer le luxe d'avoir Sergio Stivaletti aux effets spéciaux gore, ce qui promet un bon niveau de qualité en terme de violence visuelle. Morituris, dont la durée avoisine les 80 minutes, peut clairement être découpé en trois actes d'une durée à peu près égale. Le premier acte correspond à la présentation des protagonistes. Cette phase d'exposition, très bavarde, n'est guère passionnante et le flm s'enlise dans l'ennui et les clichés, les dialogues étant d'un niveau assez bas. Outre les 5 personnages principaux, on a également droit à la présentation d'un ami des trois garçons, qui leur parle de chez lui via le téléphone portable. Ce personnage est interprété par Francesco Malcom, célèbre acteur de porno. Ce dernier nous offrira par la suite une séquence issue tout droit de l'imagination de Bret Easton Ellis dans son American Psycho. Si les quelques scènes le mettant à l'écran n'ont pas vraiment d'intérêt concernant le fil rouge de l'intrigue, cette séquence se révèle particulièrement trash dans l'idée, même si elle est filmée de façon suggestive (heureusement pour l'actrice...). Passé ces premières 25 minutes guère entraînantes (mais néanmoins utiles pour nous faire ressentir de l'empathie pour les deux demoiselles), Morituris change radicalement de cap et vire dans le trash, le sordide et le malsain de façon assez expéditive. Raffaele Picchio ne recule pas devant les excès et nous offre des scènes de voyeurisme et de violence sexuelle qui sont vraiment efficaces au point de créer un certain malaise. Idem, cette seconde partie, particulièrement virulente et explicite, dure environ 20 minutes, ce qui est très long pour ce type de violence, je vous laisse la surprise. Le dernier acte mettra enfin en vedette nos gladiateurs d'outre-tombe. Si on a juste droit à cinq gaillards plutôt costaud recouvert de poussière pour leur donner un teint gris pâle et portant masques et diverses armes antiques, le réalisateur a peaufiné l'ambiance et l'ajout de brume ainsi que le décor forestier parviennent à créer un effet assez réussi pour un film à si faible budget. Sergio Stivaletti rentre lui aussi en scène et nous a concocté quelques effets gore bien sympa, à l'ancienne qui plus est, avec décapitation, empalement, crucifixion et autres petites joyeusetés sanguinolentes. Au final, Morituris n'est pas un grand film, loin de là, mais il a su nous mener en bâteau et la présence des gladiateurs revanchards et monolithiques s'avèrent réellement plaisante. Pas indispensable mais ça mérite le coup d'oeil pour ses excès dans de nombreux domaines.

* Disponible en Dvd et combo Dvd + BR chez Elephant Films

NOTE : 3/6



lundi 20 mai 2013

LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 1 : LE SECRET DES VALDEMAR

LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 1 : LE SECRET DES VALDEMAR
(La Herencia Valdemar)

Réalisateur : José Luis Alemán
Année : 2010
Scénariste : José Luis Alemán
Pays : Espagne
Genre : Fantastique, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Daniele Liotti, Óscar Jaenada, Laia Marull, Silvia Abascal, Rodolfo Sancho...


L'HISTOIRE : 1874. Lazaro Valdemar s'installe avec sa femme et son majordome dans une vaste demeure victorienne pour y fonder un orphelinat. Passionné par les nouvelles techniques, en particulier la photographie, ainsi que par l'ésotérisme, il met au point d'habiles subterfuges pour rendre crédible de fausses séances de spiritisme et sa notoriété ne cesse d'augmenter, tout comme ses gains. Lorsqu'un journaliste fouineur découvre la supercherie, Valdemar est envoyé en prison. Un homme, Aleister Crowley, va alors tenter de lui venir en aide, en ayant une idée bien précise de ce qu'il lui demandera en contrepartie...
De nos jours. Lluisa Llorente, experte en biens immobiliers, doit évaluer les richesses de la demeure abandonnée des Valdemar. Sans nouvelle d'elle, le directeur de l'agence engage Nicolas Tramel, un détective privé, pour la retrouver. Dans le même temps, ses collégues de travail, Eduardo et Ana, décident également de se rendre sur les lieux...

MON AVIS : Grosse production espagnole datant de 2010, Le territoire des ombres ressemble à un luxueux téléfilm en deux parties, une fresque à la fois contemporaine et victorienne, qui puise son inspiration dans l'univers du célèbre écrivain H.P. Lovecraft. Ambitieux et ayant bénéficié d'un budget conséquent, qui se voit clairement à l'écran, Le territoire des ombres possède un raffinement certain, que ce soit dans ses décors, superbement reconstitués, dans ses costumes d'époque, dans son ambiance. Un vrai travail a été fait au niveau des accessoires et de la direction artistique. Cette première partie pose les bases du scénario et nous présente d'abord les protagonistes de l'époque contemporaine, à savoir Lluisa Llorente, ses deux collègues, le directeur de l'agence (qui tient une canne dont le pommeau représente Chtulhu) ainsi que le détective Nicolas Tramel. Néanmoins, la grande majorité du récit de cette partie se déroule à l'époque victorienne et on nous présente l'histoire des Valdemar. Une véritable fresque historique se déroule sous nos yeux, plutôt bien mise en scène et bénéficiant d'acteurs convaincants. Certaines idées nous font sourire, dans le bon sens du terme, comme la rencontre de Valdemar avec Aleister Crowley et même Bram Stoker, réunis pour une séance de spiritisme qui se terminera dans une ambiance apocalyptique, le résultat n'étant pas celui escompté. Autre point positif, le majordome des Valdemar est interprété par Paul Naschy, pour ce qui sera l'un de ses derniers rôles. Bien qu'intéressante, cette première partie souffre quand même de nombreuses longueurs qui n'aident pas à maintenir notre intérêt éveillé et l'amateur de fantastique devra attendre plus d'une heure avant de voir son domaine de prédilection faire son apparition à l'écran. Une attente qui sera de plus assez frustrante puisque seule une goule nous sera présentée. Notre soif de voir les créatures imaginées par Lovecraft ne sera donc pas étanchée et il faudra certainement attendre la seconde partie, intitulée Le territoires des ombres partie 2 - Le monde interdit pour être rassasié. Surtout que lors du générique, quelques images de ce second chapitre nous sont dévoilées et il y a un Chtulhu de toute beauté ! La sortie Dvd n'étant pas prévue avant septembre 2013, on a le temps de voir venir...

NOTE : 3/6



HORROR HOSPITAL

HORROR HOSPITAL
(Horror Hospital / Computers Killers / La griffe de Frankenstein)

Réalisateur : Antony Balch
Année : 1973
Scénariste : Antony Balch, Alan Watson
Pays : Angleterre
Genre : Horreur, Comédie, Savants fous
Interdiction : -12 ans
Avec : Michael Gough, Robin Askwith, Vanessa Shaw, Ellen Pollock, Skip Martin...


L'HISTOIRE : Jeune compositeur dans un groupe pop victime d'insuccès, Jason Jones décide de tout larguer et de prendre une semaine de vacances pour se ressourcer. Repérant une annonce proposant des séjours à petits prix, Jason prend le train en direction du manoir de Brittlehurst, centre de repos dirigé par le docteur Storm. Dans le train, le jeune homme fait la connaissance de Judy, charmante demoiselle qui se rend également au centre pour y retrouver sa tante. Les deux nouveaux amis vont vite se rendre compte une fois sur place que le centre de repos est une façade derrière laquelle le docteur Storm peut se livrer à ses exactions médicales dans la plus grande tranquilité. Ce dernier est devenu expert en lobotomie et il transforme chaque visiteurs en robots vivants qui lui sont entièrement dévoué...

MON AVIS : Un bien curieux film que ce Horror Hospital, connu également en France sous le titre La griffe de Frankenstein. Pour faire court, c'est un pur film Bis à l'anglaise. Entendez par là que son réalisateur, Antony Balch, a mélangé divers ingrédients, comme l'horreur, la comédie voire la parodie, un petit zest d'érotisme et a saupoudré le tout d'une bonne dose d'humour british. Impossible de prendre au sérieux Horror Hospital, ce n'est d'ailleurs certainement pas son but. Rien que l'introduction nous met la puce à l'oreille, avec cette poursuite de deux personnes portant des bandages sanguinolents sur la tête et qui vont se faire décapiter par une lame amovible disposée sur une limousine ! On sent d'entrée de jeu que la suite va être du même accabit et que l'aspect "comédie" sera prédominant. Ce qui est effectivement bien le cas. L'humour noir est même omniprésent dans Horror Hospital, que ce soit avec la présence du nain, souffre-douleur de son maître, ou du look des surveillants, toujours habillés en motards, avec casque sur la tête quelque soit la situation ! Le personnage de Jason Jones, sorte de hippie un peu benêt, s'incruste donc parfaitement dans cet univers un brin loufoque et ses mésaventures donneront souvent le sourire. Sa délicieuse compagne, interprétée par Vanessa Shaw, qu'on aurait bien aimé revoir davantage dans d'autres films, apportera la petite touche érotique lors d'une scène de douche et deviendra évidemment la demoiselle en péril que le jeune Don Juan va devoir sauver des griffes de l'ignoble docteur fou ! Ce dernier a la chance d'être interprété par Michael Gough, qui trouve ici un rôle de composition mémorable et peu s'en donner à coeur joie dans le sadisme et le cynisme. Le voir faire craquer ses doigts à maintes reprises nous fera bien sourire et on peut dire qu'il tient le film sur ses épaules. La révélation finale le concernant est également un grand moment de pur ciné Bis. Pourtant, malgré toutes ces notes de bonnes intentions, je n'ai pas été subjugué plus que ça par le film. Le côté un peu fourre-tout de l'ensemble, certaines idées un peu trop loufoques (le héros, poursuivi par les gardiens, prend le temps de manger un bon dessert dans la cuisine...) m'ont laissé avec une impression mi-figue, mi-raisin. Le manque de sérieux de l'entreprise m'a un peu dérouté car je ne m'attendais pas à voir une comédie horrifique aussi farfelue dans ses idées. Horror Hospital étonne autant qu'il déconcerte. Des qualités, des défauts, le tout noyé dans un patchwork gothique débridé et iconoclaste. 

* Disponible en Dvd chez ARTUS FILMS

NOTE : 3/6





dimanche 19 mai 2013

LE SANG DU VAMPIRE

LE SANG DU VAMPIRE
(Blood of the Vampire)

Réalisateur : Henry Cass
Année : 1958
Scénariste : Jimmy Sangster
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Savants fous
Interdiction : -12 ans
Avec : Donald Wolfit, Vincent Ball, Barbara Shelley, Victor Maddern, William Devlin...


L'HISTOIRE : Transylvanie, 1874. Des villageois exécutent sauvagement un homme accusé de vampirisme. Un scientifique parvient à le ressusciter grâce à une transplantation du cœur. Quelques années plus tard, on le retrouve à la tête d’un asile d’aliénés implanté dans une forteresse. Dénommé à présent Callistratus, il expérimente des transfusions sanguines sur ses patients et va se servir du nouveau prisonnier, John-Pierre, médecin, pour l'aider dans ses recherches...

MON AVIS : Attention à l'affiche française plus que trompeuse, auquel s'ajoute le titre du film lui-même qui pourra induire en erreur les spectateurs venus voir un authentique film de vampires. Le sang du vampire n'est pas un film de vampire. Point de canines acérées venant mordre dans le cou de jeunes femmes apeurées ici, ni de Comte ténébreux pouvant se transformer en chauve-souris. Le film de Henry Cass, réalisé la même année que Le Cauchemar de Dracula, est en fait une très habile variation du mythe vampirique. L'originalité du scénario, signé par le talentueux Jimmy Sangster, bien connu pour son importante contribution à la Hammer Films, vient justement du fait que son personnage principal, le sinistre docteur Callistratus, travaille sur la transfusion sanguine afin de rester en vie, d'où le rapprochement avec le thème du vampire. Nous sommes donc en présence d'un film de "savant fou" qui bénéficie de somptueux décors et d'une très belle photographie, typique des productions d'épouvante anglaise de l'époque. Principal attrait du film, l'étonnante composition de l'acteur de théâtre Donald Wolfit, qui interprète donc Callistratus. Avec son faciès de hibou et ses gros sourcils, l'acteur en impose à l'écran et donne à son personnage tout le côté sinistre et sadique requit. Qu'importe le nombre de victimes choisies parmi les pensionnaires de son asile, seul le résultat compte ! La présence de Karl, l'assistant bossu et défiguré du médecin fou, le décor froid de l'asile ainsi que l'inquiètante pièce située au sous-sol, véritable laboratoire des horreurs, donnent un réel aspect angoissant au film, que la partition musicale vient augmenter. La présence de la jolie Barbara Shelley apporte un peu de douceur à ce film qui s'avère audacieux et relativement cruel, à l'image du méchant gardien chef et de ses chiens affamés, toujours sur le qui-vive pour réprimer la moindre tentative d'évasion. Sur un rythme assez soutenu, Le sang du vampire enchaîne les événements sans temps morts et fait la part belle au jeu des acteurs. Cerise sur le gâteau, l'éditeur Artus Films nous offre la version intégrale du film qui réintègre quelques plans passés à la trappe de la censure de l'époque. Des scènes coupées intéressantes, notamment celle où Karl s'amuse à terrifier quelques demoiselles enchaînées à un poteau dans la salle de torture de Callistratus. Si vous êtes amateurs de films d'épouvantes gothiques, ruez-vous sur Le sang du vampire toute affaire cessante.

* Disponible en Dvd chez Artus Films

NOTE : 5/6





jeudi 16 mai 2013

LA NUIT DES MALÉFICES

LA NUIT DES MALÉFICES
(The Blood on Satan's Claw / Satan's Skin)

Réalisateur : Piers Haggard
Année : 1971
Scénariste : Robert Wynne-Simmons, Piers Haggard
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Patrick Wymark, Linda Hayden, Barry Andrews, Michele Dotrice, Wendy Padbury...


L'HISTOIRE : Dans un petit village anglais, à la fin du 17ème siècle. Ralph Gower fait une macabre découverte en labourant son champ : des ossements humains recouverts de poils, la marque du Diable. Il avertit le juge du comté, un cartésien qui refuse de croire à ces anciennes superstitions. Peu de temps après, d'étranges événements se produisent au village. Une jeune fille devient folle, des tâches apparaissent sur le corps des adolescentes. Le juge ayant quitté le village pour étudier ces mystères, les habitants semblent être sous la menace de Satan lui-même. La belle Angel Blake en serait la prêtresse et elle convertit petit à petit tous les enfants des environs à son culte satanique, parvenant à déjouer l'attention des adultes... 

MON AVIS : La nuit des maléfices de Piers Haggard est un excellent film d'épouvante à base de sorcellerie. Rattaché au courant horrifique anglo-saxon, le film diffère des célèbres productions de la Hammer par son aspect très réaliste et c'est ce qui fait sa grande force. Le réalisateur nous fait prendre part à la vie de ces petits villages de la campagne profonde et parvient à nous immerger totalement à l'intérieur avec les personnages. Les superstitions ont la vie dure dans ces communautés reculées et le moindre événement un peu macabre peut prendre des proportions ou des significations insoupçonnées. Ici, c'est la découverte d'un crâne qui relance la croyance au Diable et aux messes noires. Sauf que tout est bien réel ! La superbe Linda Hayden, beauté blonde juvénile, est en effet à la solde de Satan et se livre à des sabbats et des orgies en ramenant à sa cause des adultes mais surtout la grande majorité des enfants et adolescents du village. On pense à l'endoctrinement des personnes dans les sectes et le film d'Haggard, bien que réalisé en 71, est toujours d'une effarante modernité à ce sujet. Le réalisateur a de plus particulièrement bien travaillé l'ambiance de son long métrage ; La nuit des maléfices est avant tout un film d'atmosphère et il se dégage de ses images un sentiment de morbidité, de macabre et de malsain qui lui font marquer de nombreux points ! La scène du viol d'une pauvre adolescente par un membre du culte satanique durant un sabbat puis sa mise à mort par Linda Hayden est particulièrement évocatrice de l'ambiance malsaine citée ci-avant. Piers Haggard maîtrise également sa mise en scène et joue admirablement bien avec ses décors, tour à tour champêtre puis sombre et inquiétant. Le film bascule tout au long de son déroulement vers un cauchemar éveillé dont les pauvres villageois semblent ne pas pouvoir se réveiller. L'érotisme vient poindre le bout de son nez de façon soft mais efficace : lorsque Linda Hayden se déshabille devant un prêtre pour le tourmenter, le malaise n'en est que plus grand et la jeune actrice, avec sa dualité mi-ange, mi-démon, s'avère être une incarnation parfaite de l'apôtre du Mal, entièrement dévoué à son Maître. Avec ses nombreuses qualités, La nuit des maléfices mérite d'être découvert par le plus grand nombre, chose rendue possible grâce à l'éditeur Artus Films !

* Disponible en dvd chez Artus Films

NOTE : 5/6



lundi 13 mai 2013

EVIL DEAD (2013)

EVIL DEAD (2013)
(Evil Dead)

Réalisateur : Fede Alvarez
Année : 2013
Scénariste : Fede Alvarez, Rodo Sayagues
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  Jane Levy, Shiloh Fernandez, Lou Taylor Pucci, Jessica Lucas, Elizabeth Blackmore...


L'HISTOIRE : Mia a déjà connu pas mal de galères dans sa vie, et elle est décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions à la drogue. Pour réussir à se sevrer de tout, elle demande à son frère David, sa petite amie Nathalie et deux amis d’enfance, Olivia et Eric, de l’accompagner dans la cabane familiale perdue au fond des bois. Dans cette cabane isolée, les jeunes gens découvrent un étrange autel ainsi qu'un livre très ancien, dont Eric commet l’erreur de lire un passage à haute voix. Les plus terrifiantes forces maléfiques vont alors se déchaîner sur eux…

MON AVIS : Faire une nouvelle version plus moderne du Evil Dead de Sam Raimi, avec des effets gores repoussants et très réalistes, pourquoi pas. La vision de la bande-annonce de ce "reboot" m'avait de plus particulièrement emballé et c'est donc tout confiant que je me suis rendu dans une salle obscure pour découvrir ce Evil Dead 2013. Verdict ? Ben je suis plutôt mitigé et pas vraiment dans le bon sens. Ok, les scènes gores sont très bien faites et certaines sont bien ignobles, notamment le tranchage de langue avec un cutter, un régal. Les nombreux clins d’œil au film original, disséminés un peu partout, sont également sympas. Niveau mise en scène, Fede Alvarez sait tenir une caméra et livre un bon travail de ce côté là, avec cette pluie de sang finale qui est vraiment très réussie par exemple. Mais hormis cela, il faut bien avouer que le film ne m'a pas emballé plus que ça. Il m'a manqué toute la notion de "folie furieuse" qui se dégageait du long métrage de Sam Raimi, avec ces démons qui riaient aux souffrances des survivants, rires qui finissaient par rendre fous ces derniers et le spectateur. Les attaques des démons étaient également, pour ma part, bien plus percutantes et dynamiques dans le film original, aidées en cela par une musique plus appropriée. Dans cette version 2013, j'avais plus l'impression de voir des démons échappés de L'exorciste ou de Rec, avec toutes ces injures à connotation sexuelles qui renvoient aux paroles proférées par la petite Regan du chef-d'oeuvre de William Friedkin. Comment ne pas pouffer de rire devant la "résurrection" de Mia, une fois dépossédée ? Une batterie, un câble électrique, deux seringues et hop, on se fait un défibrillateur ? Peut-être que ça marche vraiment dans la réalité mais là, l'effet est totalement raté et prête plus à rire qu'autre chose. Pourquoi les démons n'attaquent-ils pas ensemble ? C'est dommage, chacun a droit à sa séquence ultra violente mais les faire cohabiter aurait apporter encore plus de rythme et de tension. Malgré la présence de jump-scares, Evil Dead 2013 ne joue également jamais avec la notion de peur ou de stress, qu'on pouvait ressentir dans le film de Sam Raimi. On se contente ici de suivre les mésaventures des personnages de façon assez linéaire, sans vraiment être impliqué avec eux. Alors oui, Evil Dead 2013 est un film d'horreur moderne visuellement réussi et qui en donne pour son argent aux spectateurs niveau gore et mutilations sanglantes. Mais il n'arrive pas à la cheville de l'orignal, qui, même en ayant des effets-spéciaux bien plus rudimentaires, possède une énergie, une inventivité hors norme qui fait cruellement défaut ici. 

NOTE : 3/6