Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 31 août 2013

HELLRAISER : LE PACTE

HELLRAISER : LE PACTE
(Hellraiser)

Réalisateur : Clive Barker
Année : 1987
Scénariste : Clive Barker
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Andrew Robinson, Clare Higgins, Ashley Laurence, Sean Chapman, Doug Bradley...


L'HISTOIRE : Durant un voyage, Frank Cotton entre en possession d'une boîte maléfique qui le transporte dans un univers où plaisir et souffrance s'entremêlent. Un univers dirigé par des créatures monstrueuses, les Cénobites. Quelques années plus tard, son frère Larry et son épouse Julia emménagent dans la maison de Frank, sans se douter que l'esprit de ce dernier y rôde encore. Lorsqu'une goutte de sang tombe sur le sol d'une des pièces du grenier, le corps de Frank se met à se régénérer, s'échappant ainsi de l'univers des Cénobites. Mais pour survivre, Frank a besoin de sang ; il demande à Julia, qui était sa maîtresse, de lui procurer des victimes...

MON AVIS : Trouvant que le cinéma d'horreur se fait trop contaminer par l'humour voire la comédie, l'écrivain britannique Clive Barker, qui a été acclamé par Stephen King lui-même, décide de passer derrière la caméra et d'adapter un de ses écrits, The Hellbound Heart. Le résultat sera Hellraiser et effectivement, on a affaire à un film d'horreur on ne peut plus sérieux, adulte, dans lequel toute trace d'humour infantile est absente, à contrario de l'ironie, notion bien présente et utilisée avec brio. Si le film ne fait absolument pas peur, il propose par contre un univers malsain, glauque, déviant, et se pare de superbes images, d'un jeu de lumières efficace et surtout d'un bestiaire original et jamais vu. Les Cénobites, et notamment leur chef Pinhead, passeront dès ce premier film à la postérité et deviendront des icônes de l'univers sado-masochiste. Comme le dira Pinhead, "Démons pour certains, Anges pour d'autres" ! Les Cénobites sont des créatures infernales qui apparaissent via une curieuse boite, version démoniaque du Rubik's Cube. Quand on découvre comment faire fonctionner la boîte, l'Enfer ouvre alors ses portes, et les Cénobites procurent au détenteur de celle-ci plaisir et souffrance extrêmes. Hellraiser n'est pas avare en scènes horrifiques et la vision des crochets venant déchirer les chairs devrait satisfaire les amateurs exigeants. Sans compter les meurtres perpétrés par Julia à coup de marteau ou la résurrection de Frank lors d'une séquence riche en effets-spéciaux de qualité. Frank et Julia, couple infernal et véritable star d'Hellraiser. Où comment la maîtresse devient tueuse par amour pour son amant, pourtant pas très frais lors de sa réapparition dans notre monde. Cadavre pourrissant, puis être décharné, Frank ne respire pas la fraîcheur et sa relation avec Julia provoque un réel malaise, étant à la limite de la nécrophilie. Film d'horreur surprenant, Hellraiser : le Pacte étonne toujours par son traitement radical et même s'il a un peu vieilli (surtout au niveau de la mise en scène, parfois un peu plate) et que certaines scènes nous apparaissent de trop (le clochard, sa transformation en créature ailée à la fin...), il reste un film marquant, morbide à souhait, pervers également, dont la dernière demi-heure s'avère être le clou du spectacle. La musique de Christopher Young est également à saluer tant le thème musical marque les esprits et est reconnaissable dès les premières notes. L'un des films phares des 80's et l'antithèse des films pour adolescents.

NOTE : 4/6



vendredi 30 août 2013

LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 2 : LE MONDE INTERDIT

LE TERRITOIRE DES OMBRES PARTIE 2 : LE MONDE INTERDIT
(La Herencia Valdemar 2 : La Sombra Prohibida)

Réalisateur : José Luis Alemán
Année : 2010
Scénariste : José Luis Alemán
Pays : Espagne
Genre : Fantastique, Sorcellerie
Interdiction : /
Avec : Daniele Liotti, Óscar Jaenada, Laia Marull, Silvia Abascal, Santi Prego...


L'HISTOIRE : Sur les traces de leur amie Luisa, un petit groupe se retrouve aux prises avec une organisation secrète détentrice du Necronomicon : Le Livre des Morts. Ils découvrent alors que ce grimoire fait le lien entre notre monde et celui de créatures plus anciennes que nos civilisations. Vont-ils pouvoir refermer la faille que ce livre à ouvert ?

MON AVIS : Production espagnole prestigieuse réalisée en 2010, le dyptique Le Territoire des Ombres se veut un hommage au grand écrivain H.P. Lovecraft. Si la première partie, Le Secret des Waldemar se focalisait principalement sur des faits s'étant déroulés à l'époque victorienne, nous présentant la tragédie vécue par Lazaro Waldemar, cette suite, intitulée Le Monde Interdit, se concentre quant à elle sur les événements se déroulant à notre époque. Sortie un an après le premier volet en Espagne, le réalisateur a ue la bonne idée d'inclure une petite introduction nous rappelant les principaux événements survenus dans Le Secret des Waldemar. On retrouve ensuite le personnage du détective privé ainsi que les deux collègues de Luisa, tous trois ayant le même but : retrouver cette dernière qui a disparu depuis quatre jours. Leur périple va les entraîner à affronter une secte adoratrice des Grands Anciens et particulièrement de Chtulhu. Le Monde Interdit souffre des mêmes défauts et possède les mêmes qualités que son prédécesseur : des baisses de rythme, des longueurs, une réalisation soignée, un travail sur les décors à saluer et un casting qui s'en sort plutôt bien. Personnellement, mon passage préféré reste le flashback, dans lequel on retrouve avec plaisir l'acteur Paul Naschy, et qui met en scène le personnage de Lovecraft lui-même, venu prodiguer des recommandations à Lazaro Waldemar quant à l'utilisation du fameux Necronomicon ! Une bonne idée que de mêler encore une fois personnage imaginaire et personnage réel. Néanmoins, j'ai trouvé cette seconde partie légèrement plus faible que la première et elle m'a moins intéressé. L'ambiance est moins mystérieuse, moins travaillé et j'ai été moins embarqué par le récit. Mon intérêt s'est par contre mis en alerte vers la dernière demi-heure où l'on fait connaissance avec la secte qui va se livrer à un rituel magique ; on appréciera alors l'apparition de Chtulhu lui-même, en CGI certes mais l'effet est plutôt réussi et les fans de cette divinité devraient apprécier cette séquence. Pas déshonorant, bénéficiant d'un solide travail artistique et de bonnes idées qui ne peuvent malgré tout annihiler des faiblesses bien présentes, la saga Le Territoire des Ombres est à découvrir pour tout fan de Lovecraft et la vision à la suite des deux épisodes est recommandée pour rester baigné dans l'atmosphère et dans l'histoire.

NOTE : 3/6



mercredi 28 août 2013

HURLEMENTS 8 : FULL MOON RENAISSANCE

HURLEMENTS 8 : FULL MOON RENAISSANCE
(The Howling : Reborn)

Réalisateur : Joe Nimziki
Année : 2011
Scénariste : Joe Nimziki
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Loups-Garous
Interdiction : -12 ans
Avec : Landon Liboiron, Lindsey Shaw, Ivana Milicevic, Jesse Rath...


L'HISTOIRE : A la veille de l’obtention de son diplôme de fin d'études, le solitaire Will Kidman sort enfin avec la fille de ses rêves, Eliana Wynter. Mais il découvre au même moment un sombre secret en rapport avec son passé. En effet, Will appartient à un clan de lycanthropes et il est sur le point de se transformer en loup-garou. Une meute désire justement le tuer, lui et sa nouvelle petite amie...

MON AVIS : Débutée avec grande classe en 1981 grâce à Joe Dante, qui livre avec Hurlements l'un des meilleurs films de loups-garous jamais réalisés, cette saga à base de lycanthropes a ensuite, épisode après épisode, sombrée dans la nullité et le bas de gamme comme rarement une série de films a pu le faire. Nanars et navets se cotoient sans jamais que le niveau ne se redresse vraiment. En 2011, on nous annonce un reboot du film original avec The Howling : Reborn, rebaptisé en France sous le titre de Full Moon Renaissance. La lecture du synopsis étonne car comme vous le constaterez, il n'entretient absolument aucun rapport avec le scénario du film de 1981. Ce huitième épisode n'est en fait ni une suite, ni un remake, ni un reboot. Mais il a néanmoins un point commun avec les autres épisodes : il est tout aussi mauvais ! Le réalisateur et scénariste Joe Nimziki a voulu avec ce film surfer sur le succès de la saga Twilight, ce n'est pas possible autrement. On se retrouve en effet avec un long métrage dont la cible principale est le public adolescent, puisqu'on a cette fois une romance entre une jeune fille peu farouche et un garçon timide et complexé, qui va se révéler être un loup-garou, le tout se déroulant dans un lycée. Pendant plus d'une heure, on suit donc les mésaventures de Will Kidman, qui n'arrive pas à déclarer sa flamme à Elinéa malgré les avances on ne peut plus explicites de celle-ci. Comme par magie, notre jeune héros a un éclair de lucidité et se met à penser qu'il pourrait être un loup-garou ! Incroyable ! Comble de chance, son meilleur ami est un spécialiste des lycanthropes et connaît tous sur nos amis les bêtes à poils. Petit à petit, Will prend conscience de la part animale qui sommeille en lui. Mais toujours aucun loup-garou à l'horizon sur notre écran. Certes, la relation entre Will et la jolie Eliana est assez sympa mais bon, on ne regarde logiquement pas un "Hurlements" pour une ambiance fleur-bleue ! La révélation de l'identité d'un des protagonistes vient un peu égayer tout ça et on se dit que l'horreur va pointer le bout de son nez. Manque de pot, les effets-spéciaux sont lamentables et le film s'enfonce encore plus dans la médiocrité. Transformation en CGI, look absolument ridicule des loups-garous, violence aseptisée au maximum, la dernière demi-heure est pitoyable et parachève de tirer le film vers le bas. Au final, seul le couple de tourtereaux est à sauver. Tu parles d'une renaissance...

NOTE : 1/6


lundi 26 août 2013

HELLRAISER : HELLSEEKER

HELLRAISER : HELLSEEKER
(Hellraiser : Hellseeker)

Réalisateur : Rick Bota
Année : 2002
Scénariste : Carl V. Dupré, Tim Day
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Dean Winters, Ashley Laurence, Doug Bradley, Rachel Hayward...


L'HISTOIRE : Kirsty et son compagnon Trevor ont un accident de voiture qui les expédie au fond de l'eau. Seul Trévor parvient à en réchapper. Souffrant d'amnésie et de graves maux de tête, il va essayer de reconstituer le puzzle que sa mémoire a effacé, devant répondre aux questionnements de l'inspecteur Lange. Le traumatisme subit lui provoque de curieuses visions, mêlant plaisir et douleur...

MON AVIS : Après Hellraiser : Inferno, cinquième épisode assez réussi qui faisait bifurquer la saga vers le thriller ténébreux et horrifique tout en jouant astucieusement avec les codes de celle-ci, Hellraiser : Hellseeker poursuit dans cette voie et plonge à nouveau son personnage principal dans une descente aux Enfers qui emmène le spectateur dans un univers trouble, dans lequel nous sommes constamment baladés entre cauchemar et réalité. Le scénario semble un brin confus et nous perd un peu dans ses méandres jusqu'à la révélation finale bien trouvée et qui, même si un peu prévisible, vient remettre de l'ordre dans la trame de l'histoire. Si le temps de présence à l'écran de Pinhead et de ses disciples pourra décevoir les fans purs et durs des Cénobites, on appréciera par contre de retrouver la jolie Ashley Laurence dans le rôle de Kirsty, personnage phare des deux premiers chapitres et accessoirement du troisième. Bien que ses apparitions soient également de courtes durées, l'action étant principalement centrée sur le personnage de son petit ami Trévor, la comédienne est néanmoins une pièce importante du puzzle. Hellraiser : Hellseeker jongle avec la mythologie des Cénobites de manière relativement efficace et si le film reste anecdotique comparé aux deux premiers, sa vision n'est pas déplaisante en soi, s'avérant un DTV de qualité, bénéficiant d'une mise en scène et d'images lui conférant un aspect plus que correcte. Ce ne sera malheureusement pas la même histoire avec l'épisode 7 et 8, pourtant réalisé par Rick Bota également...

NOTE : 3/6



dimanche 25 août 2013

HELLRAISER : DEADER

HELLRAISER : DEADER
(Hellraiser : Deader)

Réalisateur : Rick Bota
Année : 2005
Scénariste : Benjamin Carr, Tim Day
Pays : Etats-Unis, Roumanie
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Kari Wuhrer, Paul Rhys, Simon Kunz, Marc Warren, Doug Bradley...


L'HISTOIRE : Amy Kelin est une journaliste spécialisée dans le reportage à sensation en milieu underground. Son patron lui fait visionner une cassette vidéo dans laquelle on peut voir le gourrou du sorte de secte baptisé les "Deaders" faire revnir à la vie une jeune femme qui vient de se tirer une balle dans la tête. Amy s'envole alors pour Bucarest afin d'infiltrer cette curieuse communauté. Son enquête la mène dans l'appartement de Marla, une Deader. La jeune femme est pendue dans les toilettes. Amy trouve des documents intéressants ainsi qu'un curieux cube doré que Marla tenait fermement dans sa main. La suite de ses investigations vont l'amener aux confins du cauchemar...

MON AVIS : Septième chapitre de la saga débuté en 1987 avec l'excellent Hellraiser de Clive Barker. Malheureusement, Rick Bota n'est pas aussi doué que le réalisateur anglais et ses tentatives d'apporter un sang neuf à la saga sont loin d'aboutir. Déjà responsable du chapitre 6 en 2002 (Hellraiser : Hellseeker), il récidive en 2005 avec le chapitre 7 et 8, qui sont certainement les deux plus mauvais films de toute la saga. En voulant rendre hommage au film original et à son univers tout en se démarquant de ce qui a fait le succès de la franchise (dont le concept ne peut être étiré à l'infini et va se mettre à tourner en rond forcément...), il ne parvient qu'à livrer un produit batard qui plonge Pinhead et sa bande de Cénobites dans les tréfonds de la médiocrité. Si le début du film se montrait assez intéressant, avec cette idée de la secte des Deaders, capable de ressusciter des morts, si l'idée vers la fin est bien trouvée également, avec Pinhead n'approuvant pas qu'un mortel puisse marcher sur ses plates bandes et surtout jouer dans son territoire (la mort), le reste est cousu de fil blanc et s'enlise dans du tape-à-l'oeil (le train des perversions, pathétique) qu'une réalisation morne, sans saveur et très téléfilm ne vient pas sauver. En fait, il n'y aurait aucun lien avec la saga que ça ferait le même effet. La mythologie Hellraiser est carrément sous-exploitée voir mal exploitée et on se demande encore comment les scénaristes ont pu aboutir à ça sans se dire qu'ils étaient complètement à côté de la plaque. Grosse déception. Reste deux scènes gores pas trop mal réalisées (sauf les chaînes en CGI qui sortent de la boîte, l'effet est totalement pourri) mais qui sont du domaine du déjà-vu. A oublier.

NOTE : 1/6



samedi 24 août 2013

HELLRAISER : HELLWORLD

HELLRAISER : HELLWORLD
(Hellraiser : Hellworld)

Réalisateur : Rick Bota
Année : 2005
Scénariste : Carl V. Dupré
Pays : Etats-Unis, Roumanie
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Lance Henriksen, Katheryn Winnick, Christopher Jacot, Khary Payton, Anna Tolputt...


L'HISTOIRE : Une bande de cinq adolescents, fans de jeux vidéos inspirés des films de la saga "Hellraiser", reçoivent une invitation du site Internet "Hellworld" afin de participer à une partie multijoueurs. L'endroit où se déroule la partie "live" est un vieux manoir isolé de tous. Les cinq amis vont y vivre leur pire cauchemar...

MON AVIS : Ok. Bon, tentez d'apporter du sang frais à une saga possédant déjà sept épisodes n'est pas un mal en soi. Ne pas se contenter de reprendre simplement les ingrédients qui ont fait le succès des Hellraiser depuis 1987 n'est pas un mal en soi. Utiliser les nouvelles technologies (téléphone portable, internet, jeux vidéos en ligne...) afin de proposer un scénario différent tout en les intégrant à l'univers de Pinhead n'est pas un mal en soi. Seulement, arriver à un tel résultat, qui dénature totalement l'univers auquel vous voulez rendre hommage, là, c'est un mal en soi. Hellraiser : Hellworld est un navet affligeant, une bouse infâme qui n'aurait jamais du voir le jour. Tout est catastrophique dans ce film, hormis la musique (j'aime bien le métal, j'y peux rien...) et la plutôt mignonne Katheryn Winnick (vue dans la série Bones ou Vikings plus récemment). Mais le reste, mon dieu ; le casting est plus que médiocre, l'ambiance pseudo soirée gothique nous balance tous les clichés les plus grotesques, l'érotisme ne sert à rien sinon à combler le manque d'imagination de l'ensemble, les scènes gores sont d'une banalité flagrante et cerise sur le gâteau, les apparitions de Pinhead sont d'une débilité profonde. Alors oui, le final nous balance un twist venant justifier les incohérences et le pourquoi des apparitions de Pinhad sans que le cube ne soit ouvert. Soit. Mais franchement, alors qu'Hellraiser 5 parvenait à jouer véritablement avec les codes de la saga en les intégrant à l'univers du thriller, Hellraiser : Hellworld n'arrive à rien du tout et ressemble en fait à un slasher du pauvre, avec un Lance Henriksen qui cachetonne sans réelle implication. Une expérience horrible, ennuyeuse au possible et dont l'intérêt est proche du néant.

NOTE : 0/6



vendredi 23 août 2013

L'ÎLE AUX PIRATES

L'ÎLE AUX PIRATES
(Cutthroat Island)

Réalisateur : Renny Harlin
Année : 1995
Scénariste : Robert King, Marc Norman
Pays : Etats-Unis, France, Italie, Allemagne
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Geena Davis, Matthew Modine, Frank Langella, Maury Chaykin, Stan Shaw...


L'HISTOIRE : Morgan Adams, flibustière de son état, est aussi intrépide que séduisante. Après l'assassinat de son père, le redouté pirate Harry le Noir, Morgan hérite du bateau paternel et du tiers de la carte d'un fabuleux trésor. Les deux autres morceaux sont détenus par ses oncles, pirates eux aussi, dont l'un, Dawg, n'est autre que le meurtrier de son père...

MON AVIS : Réalisé en 1995 par Renny Harlin, à qui l'on doit des films assez réussis tels Prison, Le cauchemar de Freddy, Peur Bleue, Au revoir à jamais ou Profession Profiler par exemple, L'île des Pirates est célèbre pour détenir un triste record : celui d'être le film le moins rentable du cinéma, avec une recette approximative de 11 millions de $ pour environ 100 millions investis ! La piraterie n'a donc pas attiré les foules dans les salles et c'est fort regrettable car lorsque l'on regarde ce film, mettant en vedette Geena Davis et Matthew Modine, on s'aperçoit que c'est un bon spectacle, un divertissement largement maîtrisé et qui plonge le spectateur deux heures durant dans un mélange tonitruant d'aventure, d'action et de romance. Le cinéma de Renny Harlin peut être considéré comme un cinéma "généreux", peut être pas toujours très fin, mais qui en donne toujours pour son argent aux spectateurs ; la preuve avec L'île aux Pirates qui s'avère une vraie réussite en ce qui concerne les décors, les paysages, les reconstitutions de navires, les costumes. Le film ne lésine pas non plus sur l'action, les courses-poursuites, les combats, les duels. le final, avec l'harponnage entre deux navires, ravive la flamme de films tels Captain Blood ou L'Aigle des Mers ! On n'a guère le temps de s'ennuyer car tout va très vite, le rythme est mené tambour battant et on ne compte plus les explosions et autres effets pyrotechniques qui détruisent littéralement une grande majorité des décors, pour notre plus grand plaisir. Geena Davis paye de sa personne et se donne à fond, courant, virevoltant l'épée à la main sans jamais s'arrêter ! Le tournage n'a sûrement pas été de tout repos pour l'ensemble du casting, parmi lequel on retrouve un excellent Frank Langella (le comte Dracula dans le film de 1979, ou l'homme derrière le masque de Skeletor dans Les Maîtres de l'Univers entre autre...) en pirate méchant et pervers, prèt à tout pour s'emparer d'un fabuleux trésor, même à massacrer les membres de sa propre famille. Inventif, drôle et divertissant, L'Île aux Pirates n'a rien à envier aux meilleurs films de pirates et il doit être redécouvert par tout fan de ce style de film.

NOTE : 4/6



jeudi 22 août 2013

KING KONG (2005)

KING KONG
(King Kong)

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2005
Scénariste : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson
Pays : Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Allemagne
Genre : Aventure, Fantastique, Romance
Interdiction : /
Avec : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody, Thomas Kretschmann...


L'HISTOIRE : New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures. Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action. Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...

MON AVIS : C'est en 2005 que Peter Jackson réalise son rêve de gosse : rendre hommage au chef d'oeuvre réalisé en 1933 par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, King Kong. Si cette version moderne d'un des plus grands films de l'histoire du cinéma ne possède pas le charme de l'original, force est de constater qu'au niveau du spectaculaire, le film de Peter Jackson en a sous le capot. Le spectateur est embarqué durant trois heures dans une magnifique aventure, bénéficiant de décors colossaux et d'effets-spéciaux époustouflants. La reconstitution des années 30 est d'une grande qualité, le soin apporté aux costumes et autres objets de l'époque est phénoménal. Evidemment, c'est bien la découverte de Skull Island qui constitue le point d'orgue du film : tribu primitive inquiétante, muraille géante censée protéger la population d'une menace, dinosaures en pagailles évoluant dans un véritable monde perdu et scènes d'action au rythme effréné viennent dynamiser un spectacle déjà haut en couleurs avant l'apparition de celui qu'on attendait tous : le roi Kong ! Le plus célèbre des gorilles est d'une beauté et d'un réalisme renversant. C'est un véritable prodige qu'a réalisé l'équipe des infographistes de WETA, on pourrait quasiment compté le nombre de poils présents dans la fourrure de Kong dans certain plan. Plus encore, ses attitudes et surtout son regard expriment plus d'émotions que certains acteurs humains ! Un tour de force qui nous fait adhérer entièrement à la cause de Kong. Son duo avec l'actrice Naomi Watts (magnifique ici) est tantôt drôle, tantôt bouleversant. La belle et la bête dans l'une de ses plus belles représentations. Car si Peter Jackson nous en met plein la vue à travers des séquences dantesques (le combat entre Kong et les Tyranosaurus Rex entre autre) qui font hurler les enceintes et le caisson de basse du système Home Cinéma, le réalisateur n'en oublie pas pour autant que King Kong, c'est avant tout une romance, une histoire d'amour entre une belle jeune femme et un primate gigantesque. La grande réussite du film provient vraiment de ces séquences émotionnelles auxquelles on croit. Le final sur le toit de l'Empire State Building est plus que touchant et ce gorille géant entièrement crée sur un ordinateur (tout en bénéficiant de la gestuelle d'Andy Serkis) parvient à nous arracher des larmes lorsqu'il regarde sa dulcinée alors qu'il est à bout de force et qu'il sait que cette fois, le combat est perdu. S'il n'est pas exempt de quelques défauts (une phase d'exposition un peu trop longue à mon goût par exemple, Adrien Brody plutôt fade, les ralentis inutiles...), le King Kong de Peter Jackson reste un grand spectacle de haute volée, un blockbuster qui possède des scènes somptueuses et des plans incroyables, magnifiés par la musique de James Newton Howard.

NOTE : 4/6


mercredi 21 août 2013

LE VOYAGE FANTASTIQUE

LE VOYAGE FANTASTIQUE
(Fantastic Voyage)

Réalisateur : Richard Fleischer
Année : 1966
Scénariste : Harry Kleiner
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Stephen Boyd, Raquel Welch, Edmond O'Brien, Donald Pleasence, Arthur Kennedy...


L'HISTOIRE : Pendant la Guerre froide, les Etats-Unis et l'Union soviétique s'affrontent sur le plan scientifique. Le chercheur Jan Benes découvre une méthode permettant de miniaturiser les objets pour un temps indéfini mais ce dernier est victime d'un attentat en voulant passer à l'ouest du rideau de fer. Afin de le sauver du coma dans lequel il est plongé, un groupe de scientifiques américains miniaturise un sous-marin et pénètre dans le corps de Benes pour le soigner de l'intérieur...

MON AVIS : Très chouette film de science-fiction qui nous permettait de découvrir l'intérieur du corps humain, avec ses globules rouges, ses globules blancs, les alvéoles du coeur, les poumons et les féroces anticorps nous protégeant des intrus. Les décors conçus pour rendre possible ce voyage fantastique que l'oeil humain ne connaît que grâce au microscope sont absolument superbes, très colorés et ingénieux. Ils ont d'ailleurs obtenus un Oscar en 1967 et ce n'est que justice. Certaines séquences sont fortes en suspense (la scène dans le conduit auditif, l'attaque des anticorps) et les scénaristes ont réservé bien des mésaventures au groupe de scientifiques miniaturisés, parmi lesquels on reconnaîtra le talentueux Donald Pleasence et la jolie Raquel Welch, atout charme de cette aventure extraordinaire, vêtue d'une charmante combinaison moulante qui la rend des plus sexy. Si Le voyage fantastique accuse le poids des années, si certains effets-spéciaux semblent plus que datés (ce qu'ils sont forcément, le film datant de 1966 !), le plaisir ressenti à la vision du film reste quant à lui intact et le charme opère toujours. Pour maintenir notre intérêt éveillé, l'équipage va devoir affronter plusieurs dangers imprévus au sein même du corps humain, auquel s'ajoute la présence d'un saboteur parmi les membres de l'expédition. On s'amusera donc à essayer de deviner qui est le traître même si on s'en doute dès le début. Bref, Le voyage fantastique a bien veilli. Quelques longueurs bien sûr (le début, un peu longuet) mais une solide réalisation de Richard Fleischer et un aspect kitsch qui lui sied à merveille font de ce film un joli spectacle pour qui aime se replonger dans la nostalgie d'une époque révolue et du cinéma d'antan. Un petit fleuron de la SF des 60's, qui s'est vu remaker avec talent par Joe Dante avec L'aventure intérieure en 1987. Pour une fois, ce serait d'ailleurs une bonne idée que de faire une nouvelle version de ce film, la 3D pouvant être mise à contribution pour rendre ce voyage encore plus spectaculaire.

NOTE : 4/6



mardi 20 août 2013

MANIAC (2012)

MANIAC
(Maniac)

Réalisateur : Franck Khalfoun
Année : 2012
Scénariste : Alexandre Aja, Grégory Levasseur
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Action
Interdiction : /
Avec : Elijah Wood, Nora Arnezeder, Megan Duffy, America Olivo, Liane Balaban...


L'HISTOIRE : Dans les rues qu'on croyait tranquilles, un tueur en série en quête de scalps se remet en chasse. Frank Zito est le timide propriétaire d'une boutique de mannequins. Sa vie prend un nouveau tournant quand Anna, une jeune artiste, vient lui demander de l'aide pour sa nouvelle exposition. Alors que leurs liens se font plus forts, Frank commence à développer une véritable obsession pour la jeune fille. Au point de donner libre cours à une pulsion trop longtemps réfrénée - celle qui le pousse à traquer pour tuer...

MON AVIS : Véritable classique du cinéma d'horreur sauvage et malsain des 80's, le Maniac de William Lustig fait partie de ces films cultes qui se suffisent à eux-mêmes. L'annonce d'un remake avait, comme d'habitude, fait hurler les fans, tout comme le fait que le rôle de Frank Zito allait être confié à Elijah Wood ! Frodon Sacquet quittant les paysages du Seigneur des Anneaux pour venir à Los-Angeles afin de scalper des femmes, on aura tout vu ! Eh bien figurez-vous que le résultat vient annihiler toutes nos craintes ! Le Maniac de Franck Khalfoun, supervisé par le duo français Alexandre Aja / Grégory Levasseur est en effet une petite merveille d'efficacité qui ne lorgne pas vers le film d'horreur tout public mais qui, au contraire, s'avère tout aussi glauque et malsain que l'était l'original ! La scène d'introduction est à ce titre assez hallucinante et place d'entrée de jeu la barre assez haute. Plus qu'un remake, cette nouvelle vision du classique de Lustig étonne par sa mise en scène et par son originalité de mise en scène : le choix de la caméra subjective est pour ma part un véritable atout qui nous met perpétuellement dans l'esprit de Frank Zito et nous place véritablement dans la peau du serial-killer. Le choix d'Elijah Wood s'avère également payant, l'acteur parvenant à jouer de sa normalité pour mieux nous effrayer lorsque ses pulsions meurtrières l'emportent sur sa raison. On retrouve évidemment le traumatisme de Zito avec sa mère, son obssession des mannequins et surtout des scalps, sa difficulté à nouer une relation avec une femme, autant d'éléments façonnant la personnalité du tueur qui sont mis en avant de manière tétanisante et les scènes horrifiques, qui ne font pas dans la dentelle, viennent augmenter l'ambiance de folie qui nous prend aux tripes. Une ambiance qui profite également de la superbe partition musicale de Robin Coudert, qui se révèle aussi glauque que celle composée en 80 par Jay Chattaway. Bref, ce Maniac version 2012 est un voyage aux confins de la folie, une excursion déroutante dans l'esprit d'un être dérangé mais qu'on prend néanmoins en affection malgré les atrocités commises, ce qui est une autre force du film. Pari réussi donc pour ce qui est l'un des meilleurs films d'horreur de la décennie 2010's. Et bravo pour le clin d'oeil à l'affiche du film de William Lustig

NOTE : 5/6



lundi 19 août 2013

UNDERWORLD : NOUVELLE ÈRE

UNDERWORLD : NOUVELLE ÈRE
(Underworld : Awakening)

Réalisateur : Måns Mårlind, Björn Stein
Année : 2012
Scénario : Len Wiseman, John Hlavin, J. Michael Straczynski, Allison Burnett
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Kate Beckinsale, Stephen Rea, Michael Ealy, India Eisley, Theo James...


L'HISTOIRE : Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires. Capturée, Sélène passe douze années inconsciente dans un caisson cryogénisé. Lorsqu'elle est réveillée par un inconnu, elle découvre un monde différent où la menace est partout présente. Elle va également faire la connaissance d'une petite fille qui semble bien la connaître...

MON AVIS : Après un troisième épisode qui avait mis de côté Sélène et les aventures qu'elle a vécu dans les deux premiers films, Underworld : nouvelle ère revient dans le droit chemin et c'est avec une joie non dissimulée qu'on retrouve la sublime Kate Beckinsale dans son affriolante tenue de cuir moulante pour ce qui est réellement le troisième volet de la saga Underworld. Le film s'ouvre d'ailleurs sur un petit résumé des deux premiers chapitres afin de poser le décor au cas où on aurait oublié de quoi il s'agit. S'ensuit alors un déferlement d'action ininterrompu, de gunfights ultra jouissifs et de combats dantesques entre vampires et lycans, avec pour fil conducteur un scénario relativement anémique il faut bien le reconnaître qui nous dévoile un nouvel être "hybride" qui s'avèrera être la fille de Sélène et Michael. Rassurez-vous, je n'ai point fait de révélation venant vous gâcher cette surprise, on s'en doute dès le départ et on l'apprend assez vite dans le film. Oui, le scénario de ce quatrième volet est peut-être le moins travaillé de toute la saga. Mais franchement, honnêtement, va-t-on voir un épisode d'Underworld pour le travail scénaristique ? Moi personnellement, ce que je veux voir, c'est Kate Beckinsale avec des lentilles bleu turquoise et vêtue de cuir qui flingue à tout va, qui se bat contre des loups-garous, qui se déplace à la vitesse de la lumière ou saute dans le vide sans sourciller. C'est exactement ce que j'ai eu. Le gore en prime car les deux réalisateurs n'y vont pas de mains mortes concernant les effusions de sang et les maquillages gore durant les combats. Doté d'un rythme qui va à 100 à l'heure, visuellement réussi, possédant quelques effets-spéciaux perfectibles (les Lycans en particulier), Underworld : nouvelle ère est un pur divertissement jubilatoire qui en donne pour son argent aux spectateurs venus en prendre plein les yeux et les oreilles. Avec sa fin ouverte, on se doute que Sélène reviendra une nouvelle fois et je ne vais pas m'en plaindre !

NOTE : 4/6




dimanche 18 août 2013

KICK-ASS

KICK-ASS
(Kick-ass)

Réalisateur : Matthew Vaughn
Année : 2010
Scénariste : Matthew Vaughn, Jane Goldman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Action
Interdiction : /
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Garrett M. Brown, Chloë Grace Moretz, Nicolas Cage...


L'HISTOIRE : Dave Lizewski est un adolescent gavé de comics qui ne vit que pour ce monde de super-héros et d'incroyables aventures. Décidé à vivre son obsession jusque dans la réalité, il se choisit un nom – Kick-Ass – se fabrique lui-même un costume, et se lance dans une bataille effrénée contre le crime. Dans son délire, il n'a qu'un seul problème : Kick-Ass n'a pas le moindre superpouvoir. Le voilà pourchassé par toutes les brutes de la ville. Mais Kick-Ass s'associe bientôt à d'autres délirants copycats décidés eux aussi à faire régner la justice. Parmi eux, une enfant de 11 ans, Hit Girl et son père Big Daddy, mais aussi Red Mist. Le parrain de la mafia locale, Frank D'Amico, va leur donner l'occasion de montrer ce dont ils sont capables...

MON AVIS : Quel film ! Kick-Ass dynamite et dépoussière le thème du super-héros avec une fougue et un panache qui fait plaisir à voir ! Si le début flirte avec la comédie, avec des gags qui font souvent mouche, aidés par de savoureux dialogues et un casting aux petits oignons, la suite injecte une bonne dose d'action mais aussi de l'émotion et l'ensemble se révèle être un pur plaisir cinéphilique qui va bien au-delà de la culture "geek" et qui devrait satisfaire bon nombre de spectateurs. A la question "pourquoi personne n'a eu l'idée de devenir un super-héros comme dans les comics", Kick-Ass nous apporte la solution à travers le personnage empathique de Dave Lizewski (très bien interprété par Aaron Taylor-Johnson), jeune garçon timide et mal dans sa peau. Nicolas Cage est lui aussi excellent mais la vraie révélation vient de Chloë Grace Moretz qui campe une Hit Girl dont tous les geeks risquent de tomber amoureux ! La jeune actrice s'en sonne à coeur joie et chacune de ses apparitions sous son costume de super-héroïne procurent sensation et jubilation, devenant la star de chorégraphies démentielles qui nous en mettent plein la vue ! Kick-Ass s'aventure également dans le trash et le politiquement incorrect, ne lésinant pas sur les clichés de l'adolescence ni sur l'ultra-violence, le tout dans un style "comic's" et avec une envie de bien faire qui nous met K.O. devant notre écran. Si vous avez des idées noires ou que vous êtes dans une phase de déprime, un remède : visionnez Kick-Ass, effet euphorique garanti !

NOTE : 5/6




samedi 17 août 2013

THE KARATE KID

THE KARATÉ KID
(The Karaté Kid)

Réalisateur : Harald Zwart
Année : 2010
Scénario :  Christopher Murphey
Pays : Etats-Unis, Chine
Genre : Arts-Martiaux
Interdiction : /
Avec : Jaden Smith, Jackie Chan, Taraji P. Henson, Wenwen Han, Rongguang Yu...


L'HISTOIRE : Lorsque la carrière de sa mère l'entraîne à Benjing en Chine, le jeune Dre Parker doit faire face à des changements radicaux. Au bout de quelques jours, il se retrouve mêlé à une altercation au sein de son école, impliquant Cheng, l'un des garçons les plus doués en Kung Fu et qui lui fait définitivement perdre le respect de ses camarades de classe. Témoin de cet affrontement, Mr Han, professeur de Karaté à la retraite et homme à tout faire du lotissement, décide d'aider Dre à regagner le respect de son entourage...

MON AVIS : En 1984, Karaté Kid - le moment de vérité devenait rapidement un titre phare pour toute une génération d'adolescents et popularisait le karaté à travers le monde. En 2010, une version moderne (pour ne pas dire "remake") sort sur les écrans, sponsorisait par Will Smith, qui avait à coeur de montrer au monde entier les talents de son fils Jaden. Soit un spectacle familial d'une durée de 2h20, qui fait effectivement la part belle à ce petit bonhomme de 11 ans qui possède d'indéniable capacités physiques et qui s'en sort plutôt bien en tant qu'acteur. Ce qui fonctionnait à plein régime dans le film de 84, c'était l'alchimie entre le duo  Ralph Macchio / Pat Morita. Coup de bol, le duo moderne Jaden Smith / Jackie Chan est également en parfaite adéquation et la relation qui va s'instaurer entre le jeune élève et ce vieux professeur à la retraite est franchement très sympathique et participe pleinement au plaisir ressenti durant la vision du film. Dans un rôle beaucoup plus sérieux qu'à son habitude, Jackie Chan se révèle franchement étonnant, voire même bouleversant lors de certaines séquences, notamment lors de la scène où il se remémore la tragédie qui a coûté la vie à sa femme. Si dans les grandes lignes le scénario reste le même qu'en 1984, ce nouveau Karaté Kid se veut néanmoins plus percutant, plus spectaculaire. S'il perd un peu niveau charme et émotion, il gagne une certaine tonicité, une certaine énergie qui passe bien à l'écran. Avec son cocktail d'humour, d'action, de bons sentiments, de valeurs universelles (respect d'autrui, respect des traditions...) et un casting judicieusement choisi, The Karaté Kid version 2010 s'avère être un divertissement hautement recommandable pour une bonne soirée détente. On pourra pinailler sur le fait que l'art-martial enseigné dans le film est le kung-fu et non le karaté. Un petit détail sur lequel on passe rapidement devant certaines trouvailles (l'actualisation des séances d'entrainement toujours aussi drôle, les clin d'oeil au film de 84 avec la voiture dans le salon ou la mouche que Jackie essaye d'attraper avec ses baguettes et qui trouve une conclusion pleine d'humour). On appréciera également que le film ait été tourné en Chine, ce qui nous offre de somptueux paysages (la cité interdite, la muraille de Chine) et un vrai dépaysement.

NOTE : 4/6



vendredi 16 août 2013

TRUE GRIT

TRUE GRIT
(True Grit)

Réalisateur : Ethan Coen, Joel Coen
Année : 2010
Scénario : Ethan Coen, Joel Coen
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Jeff Bridges, Hailee Steinfeld, Matt Damon, Josh Brolin, Barry Pepper...


L'HISTOIRE : 1870, juste après la guerre de Sécession, sur l'ultime frontière de l'Ouest américain. Seul au monde, Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père, abattu de sang-froid pour deux pièces d'or par le lâche Tom Chaney. L'assassin s'est réfugié en territoire indien. Pour le retrouver et le faire pendre, Mattie engage Rooster Cogburn, un U.S. Marshal alcoolique. Mais Chaney est déjà recherché par LaBoeuf, un Texas Ranger qui veut le capturer contre une belle récompense. Ayant la même cible, les voilà rivaux dans la traque. Tenace et obstiné, chacun des trois protagonistes possède sa propre motivation et n'obéit qu'à son code d'honneur. Ce trio improbable chevauche désormais vers ce qui fait l'étoffe des légendes : la brutalité et la ruse, le courage et les désillusions, la persévérance et l'amour...

MON AVIS : Le western est l'un des genres dans lequel on dénombre un nombre assez hallucinant de très grands films, quand ces derniers ne sont pas tout simplement des chefs-d'oeuvres. Les frères Coen décident de s'attaquer au genre en 2010 en faisant un remake de 100 dollars pour un shérif, classique de 1969 avec John Wayne, film pour lequel l'acteur reçu son unique Oscar. Avec True Grit, le spectateur n'est pas dépaysé et retrouve tous les ingrédients du genre : paysages somptueux, gunfights, personnages pittoresques, course-poursuite et grands sentiments. C'est du grand et beau cinéma auquel les Coen nous convie une fois encore. Jeff Bridges est parfait dans ce rôle de Marshall alcoolique qui va trouver dans la quête vengeresse de la jeune Mattie matière à rédemption. Alors que seul l'argent motivait sa démarche, il va, petit à petit, au contact de la jeune fille, se trouvait une raison de vivre pleinement cette aventure. La vraie révélation du film se trouve dans l'interprétation de la jeune actrice Hailee Steinfeld, qui joue Mattie Ross ; malgré son jeune âge, la fillette va se révéler posséder une force de caractère et un tempérament assez unique, ce qui nous vaudra quelques sourires lors de dialogues finement ciselés par les deux frangins. Certaines séquences sont vraiment admirables et se trouvent magnifiées par la partition de Carter Burwell. Le monde de l'enfance confronté à la dure réalité des adultes, voilà également ce que nous propose True Grit, à travers une histoire simple, peut-être pas très originale, mais qui, sous la caméra des Coen, se transforme en une véritable épopée, en une véritable fresque de l'Ouest qui procure bien du plaisir. Un très beau film.

NOTE : 5/6



lundi 12 août 2013

IDENTITÉ SECRÈTE

IDENTITÉ SECRÈTE
(Abduction)

Réalisateur : John Singleton
Année : 2011
Scénario : Shawn Christensen
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : /
Avec : Taylor Lautner, Lily Collins, Alfred Molina, Maria Bello, Denzel Whitaker...


L'HISTOIRE : Nathan Harper a toujours éprouvé la désagréable impression de mener une vie qui n’est pas la sienne. Lorsqu’il tombe par hasard sur une photo de lui, enfant, sur un site de personnes disparues, ses peurs les plus sombres deviennent brusquement réalité. Ses parents ne sont pas les siens, sa vie n’est qu’un mensonge soigneusement fabriqué pour cacher une vérité aussi mystérieuse que dangereuse. Alors qu’il commence à rassembler les pièces du puzzle, Nathan est pris pour cible par des tueurs. Il est obligé de fuir en compagnie de la seule personne en qui il ait confiance, sa voisine, Karen. Tandis que les deux jeunes gens s’efforcent d’échapper à une armée de tueurs et d’agents gouvernementaux, Nathan réalise que sa seule chance de survivre – et de résoudre le mystère de sa véritable identité – est d’affronter la situation à sa façon…

MON AVIS : Tout auréolé de son image de sex-symbol aux abdos en béton depuis son rôle de Jacob dans la saga Twilight, Taylor Lautner allait forcément recevoir des propositions pour jouer dans d'autres films. Entre Twilight chapitre 3 et Twilight chapitre 4, le beau gosse est apparu dans Identité secrète, thriller nerveux que l'on doit à John Singleton, responsable du très réussi Boyz N' the Hood en 1991, puis de films plus musclé comme Shaft en 2000 ou 2 Fast 2 Furious en 2003. Avec Identité secrète, on ne peut pas dire qu'il fasse preuve d'une très grande originalité. Le scénariste Shawn Christensen encore moins me direz-vous. La lecture du synopsis vous aura très certainement évoqué un autre film d'action au concept quasi similaire, à savoir La mémoire dans la peau avec Matt Damon. Si Identité secrète n'est pas un mauvais film d'action, certaines séquences de bastons ou de course-poursuites étant très correctement réalisées et offrent pas mal d'adrénaline, on ne peut s'empêcher de penser au film de Doug Liman et au personnage de Jason Bourne. Ce qui amoindri nettement l'impact du film. De plus, on a quand même pas mal de difficulté à imaginer un ex-adolescent bagarreur se sortir de cette histoire, poursuivi par la CIA qui tente de le protéger mais aussi par un groupe de tueurs prêt à tout pour récupérer une liste informatique. Même si les muscles de Taylor Lautner sont en acier trempé, son jeune âge (19 ans) réduit quand même fortement le taux de crédibilité de l'entreprise. Nul doute qu'à sa place, je serais déjà mort depuis belle lurette. Identité secrète est donc un thriller d'action qui semble formater pour plaire aux teenagers, avec histoire d'amour à la clé. Pas mal de grosses ficelles scénaristiques, pas mal de clichés, pas mal de scènes un peu surréalistes s'entremêlent au milieu d'une mise en scène néanmoins efficace qui fait qu'on n'a peu le temps de s'ennuyer. Mais un sentiment de déjà-vu tenace fait que le spectacle reste gentillet mais ne parvient pas à convaincre totalement.

NOTE : 3/6



jeudi 8 août 2013

SIMON WERNER A DISPARU

SIMON WERNER A DISPARU...
(Simon Werner a disparu...)

Réalisateur : Fabrice Gobert
Année : 2010
Scénario : Fabrice Gobert
Pays : France
Genre : Thriller
Interdiction : /
Avec : Jules Pélissier, Ana Girardot, Audrey Bastien, Selma El Mouissi, Laurent Delbecque, Arthur Mazet...


L'HISTOIRE : Mars 1992 dans une petite ville de la région parisienne. Lors d’une soirée bien arrosée, des adolescents découvrent dans la forêt un corps apparemment sans vie, enfoui dans les broussailles. 
Quinze jours plus tôt.
Au lycée Léon Blum, un élève de Terminale C, Simon Werner manque à l’appel. Des traces de son sang sont retrouvées dans une salle de classe. Fugue, enlèvement, suicide, meurtre ? Toutes les hypothèses sont envisagées par ses camarades. Quelques jours plus tard, une élève de la même classe est notée absente sans que ses parents sachent où elle est. Une jeune fille apparemment sans histoire et sans lien direct avec Simon.
Le lendemain, un troisième élève, toujours de la même classe, disparaît à son tour…

MON AVIS : Bonne surprise que ce film français qui mélange teen movie, thriller et chronique adolescente avec une belle maestria. Tout comme dans Rashomon en 1950, le réalisateur Fabrice Gobert, dont c'est le premier long métrage, a choisi de nous raconter son histoire à travers la vision de quatre personnages principaux. Chacun leur tour, ils vont dévoiler aux spectateurs ce qu'ils ont vécu, ce qu'ils ont vu durant plusieurs journées. Nous, spectateur, avons donc sous les yeux la même histoire présentée sous quatre angles différents, ce qui nous apportent différents indices, quand ça ne remet pas tout simplement en cause l'idée qu'on s'était forgée au vu des éléments découverts chez un autre personnage. Très habile et très malin, le scénario ainsi développé nous fait prendre conscience d'une chose : quand on n'a pas tous les éléments d'une histoire, les rumeurs les plus folles peuvent naître et porter préjudice à des personnes innocentes. C'est d'ailleurs ce qui arrive et nous-même, devant notre écran, on se met à penser que untel est peut-être responsable de tel acte, que ce prof être peut-être un pédophile, que cette bagarre n'a aucune importance, que cet élève est un peu louche, etc. Plus le film avance, plus de nouvelles visions s'offrent à nous et plus on imagine des choses sur certaines personnes, sans véritable fondement, juste parce qu'on a vu telle ou telle image. Des bribes d'informations qui viennent déformer la réalité. Le tout porté par d'excellents comédiens, attachants et touchants, qui sont admirablement dirigés. Une belle découverte que je vous recommande chaudement.

NOTE : 4/6


vendredi 2 août 2013

MARTIN

MARTIN
(Martin)

Réalisateur : George A. Romero
Année : 1976
Scénario : George A. Romero
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  John Amplas, Lincoln Maazel, Christine Forrest, Tom Savini...


L'HISTOIRE : Dans le train de nuit 6006, à destination de Pittsburgh, un jeune homme de 17 ans attend patiemment que les autres passagers s’endorment. Il s’approche des compartiments couchettes et crochète la serrure d’une des portes. Une fois à l’intérieur, il se terre dans l’ombre, une seringue à la main, attendant sa proie, une jeune femme repérée au préalable. Ce jeune homme, c’est Martin, et il pense être un vampire…

MON AVIS : Avec Martin, George A. Romero nous livre en 1976 un film des plus étranges, dont le style et le rythme contemplatif risque de déconcerter la jeune génération pensant visionner un film de vampire moderne. Moderne, Martin l'est. Ce qui fait la force du film, c'est toute l'ambiguité du personnage principal : est-il réellement un vampire ? Un garçon perturbé mentalement ? Un tueur en série ? Pas de canines pointues, aucun effet de l'ail ou du soleil, idem pour le crucifix, Martin est un ado un peu paumé, perdu dans un environnement austère, triste et morne. Une sorte d'exclu de la société, qui s'éveille au désir et à l'amour avec toute l'appréhension qu'on peut ressentir à son âge sur ces sujets. Tragique et dramatique la majeure partie du temps, le film est également bourré d'humour (Romero voulait en faire une comédie au départ), notamment avec le personnage de Cuda, personnage pittoresque totalement investi par ses croyances et par la religion, qui ne cesse d'appeler son neveu "Nosferatu" et qui désire mettre fin à ses agissements nocturnes, quitte à aller jusqu'à l'exorcisme. Cuda permet à Romero de critiquer violemment la religion et l'extrémisme religieux. La séquence où Martin se déguise en vampire, avec cape noire et faux dentier pour faire peur à son oncle et lui montrer combien ses croyances sont ridicules, est à mourir de rire tout en ayant une véritable force dans ce qu'elle dénonce. A contrario, les scènes dans lesquelles Martin part agresser de jeunes femmes en utilisant une drogue qu'il leur injecte à l'aide d'une seringue pour ensuite abuser d'elle et leur ouvrir les veines à l'aide d'une lame de rasoir pour se rapaître de leur sang ne prêtent pas à rire et versent plus dans le malsain, le glauque. Le spectateur est malmené par ces images, bien éloignées des films de la Hammer ou de la Universal. D'ailleurs, à bien y regarder, Martin n'a rien de "fantastique" et se révèle être plus un drame humain sordide. Martin définie lui-même le mal dont il souffre comme étant une maladie. Le vampirisme sous forme de pathologie, voilà ce que George A. Romero nous propose ici. Une variation moderne et réaliste du mythe, que l'interprétation parfaite de John Amplas vient magnifier. On appréciera les sortes de visions en noir et blanc qui assaillent fréquemment l'esprit de Martin, qui, elles, renvoient au traitement classique des films de vampires tout en s'en détachant également, ce qui entraîne encore une confusion supplémentaire chez le spectateur qui ne sait vraiment plus si Martin est vraiment un vampire ou juste un malade qu'il faut aider. En tout cas, Martin ne laissera personne indifférent. Ce film est l'un des préférés de son réalisateur, l'un de ses plus personnels également. C'est une expérience à part, hors norme et qui mérite d'être rangé au côté du film de Bob Clark, Le mort-vivant ou de Moi, Zombie, Chronique de la douleur, de par son ambiance et son originalité.

* DISPONIBLE EN DVD COLLECTOR CHEZ WILD SIDE

NOTE : 5/6