Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 2 août 2013

MARTIN

MARTIN
(Martin)

Réalisateur : George A. Romero
Année : 1976
Scénario : George A. Romero
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec :  John Amplas, Lincoln Maazel, Christine Forrest, Tom Savini...


L'HISTOIRE : Dans le train de nuit 6006, à destination de Pittsburgh, un jeune homme de 17 ans attend patiemment que les autres passagers s’endorment. Il s’approche des compartiments couchettes et crochète la serrure d’une des portes. Une fois à l’intérieur, il se terre dans l’ombre, une seringue à la main, attendant sa proie, une jeune femme repérée au préalable. Ce jeune homme, c’est Martin, et il pense être un vampire…

MON AVIS : Avec Martin, George A. Romero nous livre en 1976 un film des plus étranges, dont le style et le rythme contemplatif risque de déconcerter la jeune génération pensant visionner un film de vampire moderne. Moderne, Martin l'est. Ce qui fait la force du film, c'est toute l'ambiguité du personnage principal : est-il réellement un vampire ? Un garçon perturbé mentalement ? Un tueur en série ? Pas de canines pointues, aucun effet de l'ail ou du soleil, idem pour le crucifix, Martin est un ado un peu paumé, perdu dans un environnement austère, triste et morne. Une sorte d'exclu de la société, qui s'éveille au désir et à l'amour avec toute l'appréhension qu'on peut ressentir à son âge sur ces sujets. Tragique et dramatique la majeure partie du temps, le film est également bourré d'humour (Romero voulait en faire une comédie au départ), notamment avec le personnage de Cuda, personnage pittoresque totalement investi par ses croyances et par la religion, qui ne cesse d'appeler son neveu "Nosferatu" et qui désire mettre fin à ses agissements nocturnes, quitte à aller jusqu'à l'exorcisme. Cuda permet à Romero de critiquer violemment la religion et l'extrémisme religieux. La séquence où Martin se déguise en vampire, avec cape noire et faux dentier pour faire peur à son oncle et lui montrer combien ses croyances sont ridicules, est à mourir de rire tout en ayant une véritable force dans ce qu'elle dénonce. A contrario, les scènes dans lesquelles Martin part agresser de jeunes femmes en utilisant une drogue qu'il leur injecte à l'aide d'une seringue pour ensuite abuser d'elle et leur ouvrir les veines à l'aide d'une lame de rasoir pour se rapaître de leur sang ne prêtent pas à rire et versent plus dans le malsain, le glauque. Le spectateur est malmené par ces images, bien éloignées des films de la Hammer ou de la Universal. D'ailleurs, à bien y regarder, Martin n'a rien de "fantastique" et se révèle être plus un drame humain sordide. Martin définie lui-même le mal dont il souffre comme étant une maladie. Le vampirisme sous forme de pathologie, voilà ce que George A. Romero nous propose ici. Une variation moderne et réaliste du mythe, que l'interprétation parfaite de John Amplas vient magnifier. On appréciera les sortes de visions en noir et blanc qui assaillent fréquemment l'esprit de Martin, qui, elles, renvoient au traitement classique des films de vampires tout en s'en détachant également, ce qui entraîne encore une confusion supplémentaire chez le spectateur qui ne sait vraiment plus si Martin est vraiment un vampire ou juste un malade qu'il faut aider. En tout cas, Martin ne laissera personne indifférent. Ce film est l'un des préférés de son réalisateur, l'un de ses plus personnels également. C'est une expérience à part, hors norme et qui mérite d'être rangé au côté du film de Bob Clark, Le mort-vivant ou de Moi, Zombie, Chronique de la douleur, de par son ambiance et son originalité.

* DISPONIBLE EN DVD COLLECTOR CHEZ WILD SIDE

NOTE : 5/6



1 commentaire:

  1. Une péloche à découvrir absolument, l'un des chefs-d'œuvre méconnus de Big George, qui prouve ici que son talent ne se limite pas au zombie flick. Cependant, on peut dire de "Martin" qu'il est au film de vampire, ce que "La nuit des morts-vivants" est au film de zombie : une bande personnelle et pertinente, dont la portée sociale et humaine ont marqué le fantastique d'une pierre blanche.

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