Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 11 janvier 2014

L'HOMME AU MASQUE DE CIRE

L'HOMME AU MASQUE DE CIRE
(House of Wax)

- Visionné via le BR 3D -

Réalisateur : André De Toth
Année : 1953
Scénariste : Crane Wilbur 
Pays : Etats-Unis
Genre : Epouvante
Interdiction : /
Avec : Vincent Price, Frank Lovejoy, Phyllis Kirk, Carolyn Jones, Paul Picerni...


L'HISTOIRE : En 1900 à New York, le sculpteur Henry Jarrod et Matthew Burke possèdent un musée de cire dont les plus belles réussites sont une Marie-Antoinette et une Jeanne d'Arc. Pour toucher une importante prime d'assurance, Burke met le feu au musée, après y avoir assommé Jarrod. Tout est détruit et le corps du sculpteur n'est pas retrouvé. Peu de temps après, Burke est assassiné. Cathy Gray, sa petite amie est également retrouvé morte. Dans le même temps, Jarrod, qui a survécu à l'incendie, ouvre un nouveau musée. Lors de l'inauguration, Sue Allen est fascinée par la statue de Jeanne d'Arc, sosie de son amie Cathy...

MON AVIS : Quel bonheur que de revoir ce film dans sa conception originale, à savoir en 3D ! Réalisé en 1953 par André de Toth, qui était borgne et ne pouvait donc pas percevoir les effets 3D  (un comble !), L'homme au masque de cire est une pure merveille de mise en scène, d'ambiance, d'épouvante. Évidemment, le premier mérite du film est d'avoir confié le rôle de Jarrod à l'extraordinaire Vincent Price, qui nous régale ici de l'une de ses plus brillantes compositions. La sublime scène d'introduction, dans laquelle le malheureux sculpteur voit ses créations partir en fumée lors d'un incendie ravageur, est admirable et donne toute son épaisseur psychologique au personnage. Ses poupées de cire, il les aime comme des personnes vivantes et leur destruction est pour lui une terrible épreuve qui va à jamais dénaturer son esprit. Auparavant tourné vers la beauté, Jarrod va céder à l'attente des spectateurs et leur donner ce qu'ils veulent voir dans son nouveau musée : une chambre des horreurs réaliste, des représentations en cire de célèbres meurtres historiques. Mais avant d'ouvrir ce nouveau musée, le film nous présente un mystérieux personnage, tout de noir vêtu, portant un chapeau et présentant un visage atrocement défiguré et brûlé. L'archétype du tueur des giallo italien ! Ce dernier va d'ailleurs commettre des meurtres et nous offrir des séquences à suspense de haute volée, magnifiées par l'effet de profondeur de la 3D. Une 3D immersive, absolument magistrale dans les séquences mettant en avant les poupées de cire. Si Vincent Price titille les plus hauts sommets de l'interprétation, on appréciera également de voir dans le rôle de son assistant un Charles Bronson sourd-muet mais très inquiétant. Les fans de Morticia Addams seront un peu moins aux anges car André de Toth fait assassiner Carolyn Jones assez rapidement. Heureusement, on retrouvera l'actrice sous l'apparence de... Jeanne d'Arc. Phyllis Kirk, qui interprète la frèle Sue Allen, en verra de toutes les couleurs et le sort tragique que lui réserve le sculpteur fou ne sera pas très enviable. Grand classique du cinéma d'épouvante, L'homme au masque de cire est avant tout un drame humain, celui de Jarrod, qu'une histoire d'argent transforme en monstre sanguinaire. On ne peut s'empêcher d'éprouver de l'affection pour ce personnage malgré les monstruosités commises. Possédant un rythme alerte, proposant des scènes d'épouvante stupéfiantes de modernité, bénéficiant d'excellents maquillages dus à Gordon Bau, jouant savemment sur les effets 3D (la présentation du nouveau musée par un artiste de cirque utilisant des raquettes de jokari est excellente !) et avec sa mise en scène inspirée et son casting parfait, L'homme au masque de cire, remake plus que réussi du Masques de cire de Michael Curtiz (1933), est assurément une pierre angulaire du cinéma fantastique (c'est LE film qui lança la seconde carrière de Vincent Price et remis au goût du jour l'épouvante gothique qui allait enflammer les salles peu après...) et un pur plaisir de cinéphile.

NOTE : 5/6



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