Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 15 mai 2014

LE CLUB DES MONSTRES

LE CLUB DES MONSTRES
(The Monster Club)

Réalisateur : Roy Ward Baker
Année : 1981
Scénariste : Edward Abraham, Valerie Abraham
Pays : Angleterre
Genre : Epouvante, Films à sketchs
Interdiction : -12 ans
Avec : Vincent Price, John Carradine, Donald Pleasence, Stuart Whitman, Simon Ward...


L'HISTOIRE : Alors qu'il se promène tranquillement, le célèbre romancier R.Chetwynd-Hayes se fait mordre par le vampire Eramus. Ce dernier ne le tue pas et l'invite même à venir passer la soirée avec lui au Club des Monstres. Dans ce drôle d'endroit, R.Chetwynd-Hayes va entendre trois histoires d'épouvante sur les monstres qui pourraient bien lui servir de base pour ses prochains romans horrifiques...

MON AVIS : Compagnie rivale de la Hammer, la firme anglaise Amicus Productions s'est, elle aussi, illustrée dans le cinéma fantastique et d'épouvante avec plus ou moins de réussite (Le Crâne Maléfique, Je suis un Monstre, Le mystère de la Bête Humaine...), et s'est notamment impliquée dans le film à sketchs, avec des titres comme La Maison qui tue, Asylum, Le Train des épouvantes, Histoires d'outre-tombe, Frissons d'outre-tombe ou  Le Caveau de la terreur ou Le Jardin des Tortures entre autre. En 1981, après avoir produit trois films d'aventure à base de monstres préhistoriques, l'Amicus va définitivement fermer ses portes. Pour son chant du cygne, elle signe pour une ultime séance un film à sketchs, Le Club des Monstres, qui fait intervenir quelques célébrités comme Vincent Price, John Carradine ou Donald Pleasence. La difficulté pour un film à sketchs est de parvenir à maintenir un rythme percutant malgré la structure composite du scénario et surtout, de faire en sorte que les différentes histoires soient de même niveau, ce qui n'est quasiment jamais le cas. Le réalisateur Roy Ward Baker nous en propose donc trois, qui viennent entrecoupées le fil conducteur, à savoir la soirée entre Vincent Price (qui interprète un vampire !) et John Carradine dans le fameux Club des Monstres, un endroit insolite dans lequel on trouve des monstres de toutes sortes mais aussi des groupes de rock (on a le droit d'entendre trois ou quatre chansons jouées en live) ou des strip-teaseuses (avec un numéro de nudité vraiment intégrale cette fois, je vous laisse la surprise !). C'est donc dans cet univers coloré et musical franchement kitsch que vont prendre vie les trois histoires. La première met en scène un couple d'escroc qui va tenter d'aller dérober la fortune d'un aristocrate qui vit reclus dans sa demeure, à cause de son physique peu avantageux. Malgré sa laideur, notre homme se montre fort aimable envers sa nouvelle secrétaire et cette dernière n'a plus trop envie de lui dérober ses biens, ce qui dérange fortement son compagnon qui la pousse à accomplir ses méfaits. Ce qu'elle ignore, c'est que son hôte est une créature fantastique, un Shadmock, qui possède le don de brûler intégralement n'importe quoi ou  n'importe qui, rien qu'en sifflant. La seconde histoire nous met en présence d'un petit garçon qui passe peu de temps avec son père, ce dernier dormant le jour et "travaillant" la nuit. Désobéissant à sa mère, il découvre à la cave son père dormant dans un cercueil. Peu de temps après, le garon se fait aborder par un drôle de curé qui est en fait le leader d'une organisation vouée à la destruction des vampires. Le troisième skecth quant à lui nous présente un curieux petit village de la campagne anglaise, dans lequel vient s'échouer un réalisateur de film d'horreur. Ce dernier ne tarde pas à subir les attaques des villageois, en fait des goules en manque de nourriture. Une petite fille étrange va néanmoins tenter de l'aider. Voilà donc pour les trois skecths qui composent Le Club des Monstres. Même s'il n'y a rien de bien transcendant dans tout ça, le réalisateur a eu la bonne idée de proposer trois atmosphères, trois ambiances différentes. Un bien pour un mal, puisqu'on se retrouve avec des sketchs de qualité fort différente. Mais en tout cas, cette variété nous évite un trop grand ennui et assure un spectacle honorable à défaut d'être exceptionnel. Si la première histoire s'avère assez sérieuse et nous entraîne dans une sorte de mélodrame fantastique, la seconde bifurque vers le loufoque avec un humour typiquement anglais quand la troisième verse plus dans l'épouvante gothique. Je me suis bien amusé avec la seconde histoire mais ma préféré reste la troisième, plus mature, bien réalisée et possédant une ambiance soignée et de très beaux décors. En fait, le point faible du film est tout ce qu'il y a autours des trois sketchs. Les morceaux des groupes sont sympas à écouter mais n'ont pas grand rapport avec le reste si ce n'est de faire figure d'entracte musicale. Vincent Price et John Carradine semble s'ennuyer un peu malgré l'agitation qui règne dans ce club farfelu. Heureusement, la scène finale, avec un long dialogue de Vincent Price sur le plus affreux des monstres est très réussi ! Je ne vous en dit pas plus pour ne pas gâcher l'effet de surprise. Le Club des Monstres est donc un film assez mineur dans la production horrifique mais pas si désagréable que certains veulent bien le dire. 

* Disponible en combo DVD + BR et DVD collector chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 3/6



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