Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 28 juin 2014

L'HOMME QUI POUVAIT ACCOMPLIR DES MIRACLES

L'HOMME QUI POUVAIT ACCOMPLIR DES MIRACLES
(The Man Who Could Work Miracles)

Réalisateur : Lothar Mendes, Alexander Korda 
Année : 1936
Scénariste : H.G. Wells, Lajos Biró
Pays : Angleterre
Genre : Comédie, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Roland Young, Ralph Richardson, Edward Chapman, Ernest Thesiger, Sophie Stewart...


L'HISTOIRE : George Fotheringay est un homme simple, travaillant comme drapier dans une importante entreprise. Un soir, une divinité céleste, très intéressé par le comportement des humains, lui offre le pouvoir absolu : celui de faire des miracles. Seule restriction, celle de ne pouvoir influencer le comportement émotionnel des personnes. Rapidement, la vie de Fotheringay se trouve bouleversé, pour le meilleur mais pas toujours...

MON AVIS : Le triomphe des films de la Universal incite le célèbre Alexander Korda à se lancer lui aussi dans l’aventure du cinéma fantastique. L’homme fait une première collaboration avec le non moins célèbre écrivain H.G.Wells qui scénarise lui-même une de ses nouvelles pour ce qui deviendra au cinéma La Vie Future, réalisé par William Cameron Menzies en 1936. Les deux hommes décident de collaborer à nouveau la même année et adaptent un autre récit de Wells, qui le scénarise à nouveau. Mais des tensions apparaissent entre les deux hommes et Korda fait remanier le scénario par Lajos Biró. Sous la direction de Lothar Mendes, mais aussi avec des prises de vues exécutées par Korda lui-même, L’Homme qui pouvait accomplir des Miracles sort également en 1936 et se révèle être une petite comédie fantastique sans prétention autre que de divertir, tout en ayant néanmoins un discours un tantinet philosophique et moral derrière son propos, à même de faire réfléchir les spectateurs. En effet, le personnage principal, superbement interprété par Roland Young, se voit doter du don de réaliser n’importe quel miracle. Faire apparaître des fleurs, guérir une entorse, faire disparaître des tâches de rousseur, faire apparaître de la nourriture. Des petites prouesses sans grande répercussion sur le monde qui entoure notre gentil héros. Mais un tel pouvoir attire vite des convoitises et de nombreuses personnes ne tarderont pas à venir prodiguer des conseils à notre pauvre bougre, qui se voit vite dépassé par les événements. Doit-il céder aux avances de son patron et lui réserver l’exclusivité de son don, afin de faire prospérer ses entreprises et lui permettre d’avoir le monopole mondial dans l’industrie du textile ?  Doit-il suivre les conseils du vicaire, désirant éradiquer la guerre, les discriminations, les maladies et offrir l’abondance à chaque être humain, les privant du « besoin », notion nécessaire la vie en société ? Ou doit-il simplement penser à lui et faire ce qu’il lui semble juste tout en bénéficiant du côté positif de son don ? Des conflits d’intérêt apparaissent donc entre les riches, les pauvres, les vertueux, les cupides, pensant plus à eux-mêmes qu’aux autres. Ce qui semblait être un pouvoir des plus réjouissants au premier abord se transforme vite en un poids sur les épaules vulnérables de ce pauvre monsieur Fotheringay, qui comprend rapidement que chaque partie souhaite le manipuler. Avec cette critique du pouvoir, L’Homme qui pouvait accomplir des miracles se montre donc plus intelligent qu’il ne veut le faire paraître. Ce qui ne l’empêche pas de remplir sa fonction primaire, à savoir celle de nous faire rire et de nous faire passer un bon moment devant notre écran. Les miracles qu’accomplit ce brave monsieur Fotheringay jouent admirablement bien sur le comique de situation et si on ne rit pas à gorge déployée, on sourit souvent devant ces facéties fantastiques, qui bénéficient en outre d’effets-spéciaux de bonne facture. Lampe à bougie qui se retrouve la tête en bas, lit qui décolle du sol, transformation des habits d’une jeune femme en tenue de Cléopâtre, apparition/ disparition d’objets, changement d’une cave pleine de whisky en eau et ce, pour le plus grand déplaisir de son propriétaire et même envol d’un policier directement… aux Enfers ! Roland Young interprète ce faiseur de miracle de façon exemplaire, nous apparaissant presque un brin benêt  mais en tout cas, d’une gentillesse à toute épreuve. Face à lui, on trouve des têtes bien connus, comme celle de Sir Ralph Richardson, l’un des acteurs les plus réputés d’Angleterre, ou celle d’Ernest Thesiger, le célèbre docteur Prétorius vu dans La Fiancée de Frankenstein. Un casting bien en place au service d’une comédie fantastique légère mais rigoureuse, et fortement marquée par son époque, ce qui est loin d'être un point négatif si vous êtes fans des films d'antan. On appréciera la scène finale, dotée d’un monologue des plus efficaces et d’un retournement de situation qui justifie la réflexion et la thématique énoncées durant tout le film. Et vous, que feriez-vous si vous aviez le pouvoir absolu ?

* Disponible en DVD chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 4/6



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