Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mercredi 4 juin 2014

WAKEY WAKEY

WAKEY WAKEY
(Wakey Wakey)

- Visionné durant le Sadique Master Virtual Festival -

Réalisateur : Adrian Goodman
Année : 2012
Scénariste :  Adrian Goodman
Pays : Australie
Genre : Drame, Expérimental
Interdiction : /
Avec : Laura Wheelwright, Fabiana Weiner, Shane Nagle, Laura Lattuada...


L'HISTOIRE : Josie est atteinte de narcolepsie. Elle peut s'endormir à tout moment, sans s'en apercevoir, ce qui peut lui causer quelques blessures graves. Obligée de se promener avec un casque sur la tête et ayant l'interdiction formelle de ses parents de sortir de la demeure familiale, la jeune fille ignore que durant ses périodes de sommeil impromptues, sa soeur Samantha l'utilise comme modèle et la met dans des situations dérangeantes qu'elle immortalise par des photos. Peu à peu, la perception qu'a Josie de la réalité se trouve altérée, devenant victime des manipulations de sa soeur...

MON AVIS : Après trois courts-métrages datant de 2009, 2010 et 2011, le réalisateur australien Adrian Goodman passe la vitesse supérieure en 2012 et nous offre un moyen-métrage de 63 minutes qui nous plonge dans les méandres du cinéma expérimental. Si l'histoire n'est pas des plus limpides, si son déroulement pourra rebuter certains spectateurs plus enclin à visionner des films "traditionnels", on ne peut enlever à Wakey Wakey plusieurs qualités. Tout d'abord son casting : les deux actrices, Laura Wheelwright (Josie) et Fabiana Weiner (Samantha), en plus d'être ravissantes, étonnent par leur jeu, leur comportement, leur regard et portent littéralement cette expérience filmique sur leurs épaules. Le réalisateur leur a offert un bel écrin car Wakey Wakey est une pure merveille en terme de réalisation et de photographie. Le somptueux noir et blanc dont se parent les images fait sensation et met particulièrement bien en valeur les costumes de deux héroïnes, qui jouent plus sur la tonalité du blanc pour Josie (son casque, son tee-shirt) alors que Samantha a tout de la jeune fille gothique, entièrement de noir vêtue. Un contraste accentué par le comportement même des deux frangines : Josie apparaît comme une douce rêveuse, gentille, adorable quand Samantha montre une personnalité bien plus sombre et lugubre, qui se confirmera dès que la pauvre Josie sera victime de ses crises de narcolepsie. Un syndrome bien embêtant qui la plonge dans le sommeil sans qu'elle puisse réagir, laissant la porte ouverte aux expériences artistiques de sa soeur, qui en profite pour faire aller son imagination débridée, souvent poétique mais aussi un brin tarabiscoté voire morbide. La séquence dans laquelle elle accroche sa soeur par les pieds et la pend à l'envers en la faisant passer par une fenêtre est assez éloquente à ce niveau, tout comme la promenade à moto ! Pire que tout, Samantha s'amuse à contrefaire la notion de réalité chez Josie, qui au final, ne sait plus si elle est éveillée ou en train de rêver ! Un procédé qui vient d'ailleurs semer le trouble chez le spectateur lui-même, qui se retrouve lui aussi à douter de ce qu'il voit à l'écran et si tout ça ne proviendrait pas de l'imagination ou des rêves de Josie. De par son rythme résolument posé, souvent contemplatif et son aspect expérimental, auxquels il faut ajouter une musique bien dans l'esprit (façon Nick Cave ou Bahaus) et un look général de très bonne tenue, Wakey Wakey déconcerte tout autant qu'il intrigue et fascine. Difficile d'accès, ne contenant que peu de dialogues, il mérite néanmoins qu'on s'y attarde pour en décortiquer toutes les subtilités. A mon humble avis, plusieurs visions sont nécessaires pour comprendre tous les rouages du film. Wakey Wakey peut faire penser à du David Lynch façon Eraserhead par exemple, c'est une oeuvre réellement insolite, étrange, surréaliste voire abstraite, qui possède également une touche d'érotisme sous-jacente qui lui donne un intérêt supplémentaire. La relation qu'entretient Josie avec Samantha n'est en effet pas des plus clairs et il ne serait pas étonnant qu'elle ressente plus que de l'amour fraternel envers elle. Mais comme pour l'ensemble du métrage, rien n'est certain. Une grande liberté d'interprétation est laissée au spectateur, qui se fera sa propre opinion. Réalité, rêve, cauchemar ? Véritable labyrinthe visuel, sensoriel et atmosphérique Wakey Wakey est assurément une bizarrerie à découvrir si vous êtes amateur de film hors-norme, décalé, dans lequel les codes de la narration ou la logique ne sont pas les points principaux mis en avant. L'imaginaire et l'originalité prenant largement le dessus.

NOTE : 4/6


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire