Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


dimanche 26 avril 2015

SHARKTOPUS VS PTERACUDA

SHARKTOPUS VS PTERACUDA
(Sharktopus vs Pteracuda)

Réalisateur : Kevin O'Neill
Année : 2014
Scénariste : Matt Yamashita
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Robert Carradine, Katie Savoy, Mario Ceara, Akari Endo...


L'HISTOIRE : Un savant, le docteur Rico Symes, mélange l'ADN d'un barracuda avec celui d'un pteranodon, créature préhistorique ailée ayant vécue au Crétacé supérieur. Le monstre engendré est surnommé pteracuda. Alors qu'il semble sous contrôle, le pteracuda se met à refuser les ordres et provoque de nombreuses catastrophes. Dans le même temps, une belle océanologue travaillant dans un parc aquatique, Lorena Christmas, a éduqué un sharktopus trouvé lors d'une session de pèche. Ce croisement entre un requin et une pieuvre est parvenu à l'âge adulte. En apprenant l'existence du sharktopus, le docteur Symes, aidé de son homme de main, décide de kidnapper la créature et de lui implanter une puce afin de la mettre sous son contrôle et de l'envoyer se battre contre le pteracuda...

MON AVIS : Après un premier Sharktopus réalisé en  2010 par Declan O'Brien, il semblait évident que cette curieuse créature au look des plus réussis allait faire son come-back tôt ou tard. C'est donc quatre ans plus tard que le sharktopus revient sur les écrans, toujours sous la houlette de Roger Corman à la production et avec Kevin O'Neill (Dinocroc, Dinoshark ou L'attaque la Pom-Pom Girl Géante entre autre) à la réalisation. Petite série B n'ayant pour autre vocation que celle de divertir, Sharktopus vs Pteracuda y parvient relativement assez bien, se montre même plutôt bien rythmé, ennuie rarement et m'a fait passé un agréable moment devant mon écran. Evidemment, on n'est pas en présence d'un grand film de genre, ni d'un classique mais franchement, je m'attendais à pire et j'ai donc été agréablement surpris par le spectacle proposé. Sharktopus vs Pteracuda en donne pour son argent aux spectateurs et envoie ses deux monstres improbables bouffer des tas de touristes et autres baigneurs, le tout avec pas mal d'effets gores qui éclaboussent l'écran et le casting lui-même. On regrettera que l'ensemble des effets-spéciaux soient à base d'images numériques, le sang en CGI n'étant franchement pas très crédible. Les deux monstres s'en sortent un peu mieux, ça dépend des plans ou des décors dans lesquels ils évoluent (on pense parfois à des images de Playstation 2) mais dans l'ensemble, on va dire que ça passe pas trop mal à ce niveau et qu'on sait de toute façon à quoi s'attendre quand on enclenche le film. En tout cas, s'il y a bien un point sur lequel on ne peut pas faire de reproche à Sharktopus vs Pteracuda, c'est bien sur sa générosité. Le film n'est en effet pas avare en distraction de toute sorte, ne lésine jamais sur les apparitions de ses deux vedettes et nous offre bien ce que le titre laisse envisager : des combats entre monstres génétiquement modifiés ! Ça castagne donc dur entre le sharktopus et le pteracuda et ce, à plusieurs reprises et pour notre plus grand plaisir. Dominant le territoire du ciel, le pteracuda peut également s'amuser en territoire aquatique sauf que là, il a enfin un adversaire à sa taille. A chacun de choisir sa créature préférée et d'ouvrir les paris ! Le casting "humain" s'en sort correctement et joue sur les clichés de ce type de production de façon efficace : le savant  (Robert Carradine) est un clone de Tony Stark, son homme de main est un véritable commando qui n'hésite pas à se mettre en danger pour sauver la situation et l'océanologue (Katie Savoy) est ravissante et assure plutôt bien. Quelques gags ou répliques comiques viennent s'immiscer dans les nombreuses scènes d'action ou de panique pour donner au final un film pas prise de tête, fun, souvent délirant et assumant jusqu'au bout son idée de scénario tordu et son côté nanar. Sharktopus vs Pteracuda s'oubliera sûrement aussi vite qu'il a été vu mais en tout cas, il ne m'a pas fait perdre mon temps, c'est tout à son honneur. Il ne reste plus qu'à attendre 2016, puisqu'il est annoncé un Sharktopus vs Mermantula, toujours réalisé par Kevin O'Neill. Encore tout un programme, qui promet de nouveaux combats titanesques...

* Disponible en DVD chez PROGRAM STORE

NOTE : 3/6


mercredi 15 avril 2015

DEAD BALL

DEAD BALL
(Deddobôru)

Réalisateur : Yudai Yamaguchi
Année : 2011
Scénariste : Yudai Yamaguchi, Keita Tokaji
Pays : Japon
Genre : Gore, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Tak Sakaguchi, Kai Atô, Mickey Curtis, Erina, Masayoshi Haneda...


L'HISTOIRE : Jubeh Yakyu est la terreur des terrains de Baseball. Après avoir causé accidentellement la mort de son père avec un lancer de balle mortel, Jubeh jure de ne plus jamais jouer et devient un dangereux criminel. Il est envoyé dans un centre de détention pour délinquants juvéniles dirigé d’une main de fer par la sadique directrice Ishihara. Malgré qu’il ait promis de ne plus jouer au Baseball, Jubeh est contraint de reprendre la batte pour sauver la vie d’innocents en péril. Un dangereux tournoi commence, où tous les coups sont permis. Jubeh ne joue plus pour gagner, mais pour survivre !

MON AVIS : Le réalisateur Yudai Yamaguchi (scénariste de Versus l'ultime guerrier) a déjà traité du Baseball (sport particulièrement apprécié au Japon) dans son film de 2003, Battlefield Baseball. Il est également connu pour avoir mis en scène le gore Meatball Machine en 2005. En 2011, il revient au baseball avec Dead Ball, film produit par la firme déjantée Sushi Typhoon et dont on retrouve nombre d'éléments qui ont fait la réputation de cette dernière chez les amateurs de "manga live gore". Au programme des festivités proposées, entre autre joyeusetés : un héros charismatique (Tak Sakaguchi) qui peut lancer une balle à vitesse supersonique ou faire apparaître une cigarette comme bon lui semble, une gardienne de prison ultra sadique en tenue de SS, des nazis, un mécha, une équipe de baseball composée de tout un tas de jolies filles qui ne respectent pas vraiment les règles, des personnages exubérants, des fouilles anales (!!), du vomi de prisonnier en guise de nourriture et bien sûr du gore et des massacres en pagaille, malheureusement réalisé en image de synthèse qui pique les yeux. Avec ce mélange d'ingrédients détonants, on se dit que le spectacle va assurer un maximum et ce, malgré les effets numériques de piètre qualité ! Manque de bol, Dead Ball se montre tellement foutraque, tellement sans queue ni tête que la sauce a bien du mal à prendre et qu'au final, on reste plutôt sur notre faim. Bien sûr, le film se montre souvent fun et décomplexé du bulbe mais là, je ne sais pas, ça n'a pas fonctionné sur moi. Qui plus est, le film oublie quasiment ce pour quoi on veut le voir : le fameux match de baseball entre l'équipe du héros et l'équipe des Black Dahlia, entièrement composée, comme déjà dit, de ravissantes (mais mortelles) jeunes filles plutôt très sexy ! Certes, on assiste bien à quelques séquences opposant les deux équipes, dont certaines sont assez sympas et plutôt bien gores, mais on n'a pas un vrai match de baseball sous les yeux. Et ça, c'est franchement dommage ! J'imagine le même film avec un pur match filmé façon "Olive et Tom versus Dragon Ball" ! Ça aurait trop déchiré et ça aurait mis tout le monde K.O. mais là, l'impression finale reste juste : "bof". Trop décousu, brassant trop de clichés, manquant d'un vrai scénario, d'un vrai fil conducteur, Dead Ball rate sa cible, se montre un brin trop long, trop lourd aussi, et ne divertit pas autant qu'on pouvait le penser. On a vu largement mieux chez Sushi Typhoon

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 3/6


dimanche 12 avril 2015

DEAD SUSHI

DEAD SUSHI
(Deddo sushi)

Réalisateur : Noboru Iguchi
Année : 2012
Scénariste : Noboru Iguchi 
Pays : Japon
Genre : Gore
Interdiction : -12 ans
Avec : Rina Takeda, Kentarô Shimazu, Takamasa Suga, Takashi Nishina, Asami...


L'HISTOIRE : Fille d'une grande lignée de Sushiman, Keiko est élevée dans la pure tradition familiale pour prendre le relais de ses illustres aïeux. Lasse d'un entrainement âpre à la découpe de sashimis, elle décide de s'enfuir pour échapper à son destin. Trouvant refuge dans un hôtel réputé pour ses sushis, Keiko tente de s'adapter malgré ses maladresses. Elle ne s'imagine pas qu'elle va devoir faire face à des hordes de sushis cannibales. Face à ses propres démons et une destinée qui la poursuit, la jeune fille n'a plus le choix et doit désormais achever les poissons morts par la lame de son Ghinzu le plus aiguisé...

MON AVIS : Après ses délires comico-gores que sont The Machine GirlRoboGeishaMutant Girls Squad ou Zombie Ass: The Toilet of the Dead, le réalisateur japonais frappadingue Noboru Iguchi nous a offert un sujet encore plus hallucinant en 2012 avec le bien nommé Dead Sushi ! Niveau originalité, on peut dire que ce film fait quand même très fort ! Des sushis tueurs, il fallait l'inventer ! De quoi regarder différemment les sushis dans nos assiettes ! Comment est-ce possible me direz-vous ? Simple : un scientifique a inventé un sérum redonnant la vie aux poissons morts. Petit soucis, le sérum déclenche chez ces derniers des instincts meurtriers et cannibales. Une bonne aubaine pour le scientifique, devenu clochard après avoir été renvoyé de son entreprise, et qui voue une haine farouche à son ex-employeur, lequel, grand amateur de sushis, débarque avec des membres de sa société dans l'hôtel où travaille dorénavant la jolie héroïne du film interprétée par Rina Takeda. Il lui suffit de contaminer les poissons frais du Sushiman de l'hôtel pour que les clients et le personnel de l'établissement se retrouvent confrontés à une invasion relevant du jamais vu : des sushis volants, dotés de petites dents aiguisés et particulièrement agressifs ! Attention à la crevette ou au thon rouge ! Par contre, le sushi à l'omelette pourra devenir votre allié, les sushis aux poissons ne l'appréciant pas vraiment ! Avec un tel scénario, inutile de préciser que le sérieux n'a pas sa place dans Dead Sushi, qui aligne tantôt gags balourds ou réussis, personnages exubérants, référence scatologique, gore à l'ancienne, effets numériques (plutôt laid il faut bien l'avouer), un brin d'érotisme et pleins de jolies filles, certaines se transformant en "body sushi" pour notre plus grand plaisir ! Plutôt bien rythmé malgré quelques baisses de rythme de ci-delà, le film se veut avant tout être une comédie mêlant action, kung-fu, humour et gore, ce dernier élément étant bien représenté (décapitations, morsures de sushi, arrachage de langue et même "une douche de sang" du plus bel effet entre autre) sans être prépondérant non plus. La galerie de personnages loufoques vaut son pesant de cacahuètes et certaines scènes versent vraiment dans le grand n'importe quoi, à l'image de cette "danse robotique" exécutée par la directrice de l'hôtel, du "baiser à la japonaise" (je vous laisse la surprise !) ou ce combat de l'héroïne ayant pour arme un nunchaku-sushis ! Et je ne vous cause même pas de "l'homme-thon" ! Défouloir décomplexé qui ne recule devant aucune excentricité, Dead Sushi se montre suffisamment divertissant et délirant pour qu'on y prenne du plaisir, même si on préférera les autres titres mis en scène par Noboru Iguchi. Ils sont quand même bien frappés les Japonais...

* Disponible en DVD et BR chez ELEPHANT FILMS

NOTE : 4/6


mardi 7 avril 2015

MORT OU VIF... DE PRÉFÉRENCE MORT

MORT OU VIF... DE PRÉFÉRENCE MORT
(Vivi o preferibilmente morti / La chevauchée vers l'Ouest)

Réalisateur : Duccio Tessari
Année : 1969
Scénariste : Ennio Flaiano
Pays : Italie, Espagne
Genre : Western, Comédie
Interdiction : /
Avec : Giuliano Gemma, Nino Benvenuti, Sydne Rome, Cris Huerta...


L'HISTOIRE : Afin de toucher un héritage familial, Monty Mulligan, jeune dandy et joueur de poker invétéré, doit se rendre dans l'Ouest sauvage et passer 180 jours en compagnie de son frère Ted, qu'il n'a pas vu depuis des années. Les retrouvailles ne se passent pas comme prévu et les deux frères vont devoir faire face à une horde de brigands et à bien d'autres imprévus...

MON AVIS :  En 1962, le réalisateur Duccio Tessari s'empare du péplum et fait dériver ce genre vers la comédie et le pastiche avec Les Titans, qui mettait en scène le beau Giuliano Gemma. Les deux hommes retravailleront ensemble à maintes reprises et notamment pour sur des westerns, tels Un pistolet pour Ringo et sa suite Le retour de Ringo par exemple. En 1969, Tessari et Gemma se retrouvent à nouveau pour Mort ou vif... de préférence mort, western sur lequel le réalisateur italien va à nouveau apporter une touche comique et parodique, pour un résultat un peu bancal mais divertissant. Point fort du film, son excellent duo d'acteurs, composé de Giuliano Gemma et Nino Benvenuti, qui nous concoctent un tandem irrésistible façon Laurel et Hardy, et qui n'en ratent pas une au niveau des gaffes et autres loufoqueries. Véritable "Pierre Richard" malchanceux, le personnage interprété par Gemma commet bêtises sur bêtises, et provoque un comique de situation souvent fort drôle : par exemple, en voulant faire le noir dans la maison de son frère pour repousser une attaque de brigands, il tire sur la lampe à pétrole et s'avère fort fier de son geste, avant de s’apercevoir que le pétrole répandu à terre est en train de mettre le feu à la maison en bois qui se verra ravagée par les flammes. Un exemple parmi tant d'autre qui transforme ce western en un véritable festival de gags façon Tex Avery. Certaines séquences comiques font preuves d'une inventivité originale et provoquent bien des fous rires, à l'image de la séquence endiablée dans laquelle Gemma est dans une baignoire, les savonnettes envoyées à terre provoquant nombre de chute chez ses assaillants. La séquence finale dans un train est également haute en couleurs et fait preuve d'un entrain et d'une énergie qui fait plaisir à voir. Autre plaisir à voir justement, la très jolie Sidne Rome qui interprète une jeune femme qui se fait kidnapper par le duo de héros et qui va s'avérer être bien plus encombrante que prévu, cette ravissante lady n'ayant pas la langue dans sa poche et ne se laissant nullement démonter par le fait d'être retenue prisonnière. Si l'aspect "pochade burlesque" tient la dragée haute dans ce film de Duccio Tessari, le réalisateur n'en a pas oublier pour autant les codes du western et les bagarres et autres gunfights sont également bien présents, tout comme le méchant de service, interprété avec panache par un Cris Huerta qui en fait des tonnes et ne cesse de se trouver sur le chemin de Gemma / Benvenuti et ce, pour le plus grand malheur de ces derniers. Mort ou vif... de préférence mort est au final un western comique qui amuse et se montre généreux, qui plaira certainement aux amateurs des films de Terence Hill mais rebutera les amoureux de western plus classique. Si j'ai passé un bon moment de détente devant mon écran en compagnie de Giuliano Gemma, il est vrai que je préfère pour ma part les westerns italiens plus crépusculaires, plus sérieux. Pas déplaisant, c'est sur, mais pas inoubliable pour autant. 

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 3,5/6