Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


dimanche 17 mai 2015

OUT OF THE DARK

OUT OF THE DARK
(Out of the Dark)

Réalisateur : Lluís Quílez
Année : 2014
Scénariste : Javier Gullón, Àlex Pastor, David Pastor
Pays : Etats-Unis, Espagne, Colombie
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Julia Stiles, Scott Speedman, Stephen Rea, Pixie Davies...


L'HISTOIRE : Paul et Sarah Harriman, un jeune couple américain, s'expatrient en Colombie avec leur petite fille, Hannah, afin de reprendre l'entreprise familiale dirigée par le père de Sarah. Ils s'installent à Santa Clara, une ville hantée par un passé très sanglant. Ils emménagent dans une grande maison en dehors de la ville. Mais très vite d'étranges phénomènes commencent à se produire dans leur nouvelle demeure...

MON AVIS : Premier long métrage du réalisateur Lluís Quílez, repéré par la production suite à ses courts-métrages dans lesquels il semblait être très à l'aise pour créer une ambiance et faire monter la tension, Out of the Dark respire le cinéma d'épouvante à l'espagnol dans tous ses pores malgré son casting américain.Je croyais d'ailleurs avoir affaire à un film made in USA au départ mais plus j'avançais dans le métrage, plus je me disais que ça devait être un film espagnol, tant l'ambiance, la façon de filmer et les thématiques me rappelait des œuvres comme L'orphelinat pour n'en citer qu'une. Une fois découvert que le réalisateur est bien espagnol et que Out of the Dark est une production colombo-américano-espagnole, tout devenait clair et expliquait mon ressenti. La majeure partie du film joue avec les codes du film de maison hantée et l'introduction, efficace, nous a donné une longueur d'avance sur les protagonistes principaux qui vont débarquer dans cette ville au passé trouble et venir habiter dans cette demeure qui ne l'est pas moins. Le couple composé par la toujours excellente Julia Stiles et Scott Speedman fonctionne très bien et on félicitera également la toute jeune actrice Pixie Davies qui interprète leur petite fille avec un naturel et un charme désarmant et qui tient presque le film sur ses frêles épaules. Durant une bonne partie du métrage, on se questionne à savoir si les événements mystérieux et angoissants qui ont lieu dans la maison sont véritablement l'oeuvre de fantômes ou non, ce qui donne tout son intérêt à Out of the Dark. Bien sûr, on ne peut pas vraiment dire que le film de Lluís Quílez propose quelque chose de neuf ou d'original. Même si le scénario utilise avec intelligence l'histoire d'enfants massacrés vivants par les Conquistadors il y a plusieurs décennies, drame qui est célébrer dans la ville chaque année et permet de créer une certaine tension chez les personnages, si l'aspect social est fortement présent également, avec une virulente critique des effets néfastes sur l'environnement de l'implantation d'entreprise américaine en Colombie, si certaines séquences jouent plutôt bien avec le suspense et si la mise en scène et le travail sur la photographie sont des plus corrects, avouons qu'on reste dans le déjà-vu et que Out of the Dark se contente de ressasser les effets et les stéréotypes vus dans d'autres films de ce type. On se doute qu'un secret familial est à l'origine des événements qui placent dans une situation délicate le personnage interprété par Julia Stiles et surtout sa petite fille, qui semble être la proie choisie par ce qui semble être des fantômes d'enfants. Le final ne laisse plus aucun doute sur la nature de la menace et flirte totalement avec le fantastique et le drame. Relativement soft sur l'aspect horrifique, Out of the Dark est davantage un thriller teinté d'un aspect dramatique et fantastique. Son seul soucis est d'arriver après tant d'autres œuvres du même genre, ce qui rend sa vision pas désagréable, loin de là, mais il ne parvient jamais à se démarquer de ses modèles et reste en fait juste quelconque, noyé dans la masse en quelque sorte.

* Disponible en DVD et BR chez WILD SIDE VIDEO

NOTE : 3/6


mercredi 13 mai 2015

JESSABELLE

JESSABELLE
(Jessabelle)

Réalisateur : Kevin Greutert
Année : 2014
Scénariste : Robert Ben Garant
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Sarah Snook, Mark Webber, Joelle Carter, David Andrews...


L'HISTOIRE : Victime d'un terrible accident, Jessie est de retour dans la maison de son enfance, une demeure isolée dans les bayous de Louisiane. Son père y vit seul depuis le décès de sa mère survenue peu après sa naissance. La jeune femme ne tarde pas à découvrir un mystérieux enregistrement vidéo que sa mère lui a laissé en héritage. Sa découverte et le secret qu’il contient vont provoquer l’ire d’un esprit vaudou que rien ne semble pouvoir arrêter...

MON AVIS : Principalement connu pour son travail en tant que monteur sur les films de la saga SawKevin Greutert est passé derrière la caméra en 2009 et a réalisé Saw 6 puis Saw 3D en 2010. Après un break de quatre ans, il fait son retour en tant que metteur en scène en 2014 avec Jessabelle, film dont il a également assuré le montage. Le film bénéficie de l'interprétation réussie de son actrice principale, la ravissante Sarah Snook qui passe son temps dans un fauteuil roulant, ce qui lui confère une certaine fragilité et nous la fait prendre en empathie. Elle s'en sort vraiment bien dans la retranscription de diverses émotions telles la joie, la tristesse, l'angoisse et la frayeur. Jessabelle jongle sur plusieurs thématiques du cinéma horrifique et s'amuse avec les codes et clichés du film de fantôme, du film de malédiction et du film traitant du vaudou. L'action de Jessabelle a d'ailleurs lieu en Caroline du Sud, ce qui permet au réalisateur de créer une atmosphère moite et inquiétante qui sied particulièrement bien à l'esthétique de son long métrage et à sa volonté de faire monter la tension chez le spectateur. La scène dans le bayou, avec la découverte d'une tombe sur laquelle figure la date de naissance de l'héroïne, est franchement réussie et maintient un suspense à couper au rasoir. Il en va de même avec les séquences dans lesquelles Jessie visionne de vieilles VHS retrouvées au domicile familiale. Sur les bandes, des images de sa mère enceinte et qui, se sachant atteinte d'un cancer incurable, a voulu léguer un souvenir vidéo à sa fille qui n'aura pas eu la joie de la connaître. Adepte du tirage de cartes de tarot, les prédictions que sa mère lui fait, prédictions imposées par les fameuses cartes, ne sont guère rassurantes et font naître un certain malaise, aussi bien sur l'héroïne que chez le spectateur, et renforce l'intérêt que l'on porte à l'histoire et ses rouages. Jessabelle n'est, de plus, pas avare en "jump-scares" et certain sont assez efficaces, avec notamment une scène dans une baignoire qui fait son petit effet. L'apparition d'une créature féminine, ses cris et ses attaques sur Jessie, m'ont même fait penser aux démons du remake d'Evil Dead. Bien sûr, le film ne fait pas preuve d'une originalité des plus folles, et le final nous renvoie même au long métrage de Iain Softley, La Porte des Secrets. Malgré tout, Jessabelle se montre efficace et sait nous tenir en haleine. Le film de Kevin Greutert a rempli pour ma part son contrat et sa vision a été des plus plaisantes. Bon casting, bonne ambiance, beau décor, histoire classique mais rondement menée et quelques doux frissons. Idéal pour passer une soirée "épouvante" sympa...

* Disponible en DVD et BR chez Metropolitan

NOTE : 4/6