Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


dimanche 23 août 2015

LES VAMPIRES DU DR. DRACULA

LES VAMPIRES DU DR. DRACULA
(La Marca del Hombre Lobo / Frankenstein's Bloody Terror)

Réalisateur : Enrique López Eguiluz
Année : 1968
Scénariste : Paul Naschy
Pays : Espagne, Allemagne
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Paul Naschy, Dyanik Zurakowska, Manuel Manzaneque, Aurora de Alba, Julián Ugarte...


L'HISTOIRE : En pillant le caveau d’un vieux château, des bohémiens retirent une croix en argent du cœur de Imre Wolfstein. Loup-garou revenu à la vie, celui-ci sème à nouveau la terreur dans la région. Participant à une battue pour occire la bête, Waldemar Daninsky, pris en affection par la comtesse Janice von Aarenberg, se fait mordre et devient loup-garou à son tour. Pour contrer cette malédiction, il demande l’aide du docteur Mikhelov et de sa femme, réputés pour être des spécialistes de la lycanthropie. Mais ces derniers sont en réalité des vampires...

MON AVIS : Alors que l'Angleterre connaît un âge d'or du cinéma fantastique grâce notamment aux productions de la Hammer, l'Espagne se montre aux abonnés absents en ce qui concerne les films de terreur. On mettra un petit bémol à cette phrase puisque Jess Franco a tout de même réalisé L'Horrible Dr. Orlof en 1962, Les Maîtresses du Dr. Jekyll en 64 ou Le Diabolique Dr. Z en 66. On est quand même loin de la production anglaise et c'est ce que se dit Jacinto Molina, un acteur espagnol qui a joué de petits rôles dans quelques films et qui est passionné par le cinéma fantastique. Les fans du genre le connaissent mieux sous le nom de Paul Naschy bien sûr. Le monsieur décide donc de populariser le film de terreur dans son pays et ce, malgré la censure implacable qui y règne. Il rédige le scénario de La Marca del Hombre Lobo et voit son projet accepté, devant juste changer le lieu de l'action, l'Espagne devant la Pologne. Ne trouvant pas l'acteur adéquat pour jouer le personnage de Waldemar Daninsky (Paul Naschy voulait Lon Chaney Jr. mais ce dernier avait des soucis de santé), les producteurs propose à Paul Naschy de s'y coller ! Un rêve qui se réalise, voilà ce qu'a du ressentir l'acteur en cette année 1968, se voyant donc scénariste et acteur du film qui lança l'âge d'or du cinéma fantastique espagnol ! Un film qui possède plusieurs titres dont le ridicule Frankenstein's Bloody Terror (là, il faudra m'expliquer) ou Les Vampires du Dr. Dracula. La France a préféré miser sur l'aspect vampirique du film (il y a bien un docteur vampire, sauf qu'il ne s'appelle pas Dracula mais bon, mercantilisme quand tu nous tient) plutôt que sur l'aspect "loup-garou" retenu par l'Espagne. Tout ça n'est pas bien grave car ce qu'il faut retenir du film, c'est que, malgré des défauts de rythme, dus principalement à des scènes de dialogue entre le Comte et le Maire du village, qui viennent interférer dans l'action, Les Vampires du Dr. Dracula est un chouette film d'épouvante, nourri aux classiques des années 30 mais aussi à ceux du cinéma anglais de la Hammer et du cinéma italien de Mario Bava. Si Paul Naschy n'est pas très charismatique, à l'inverse d'un Peter Cushing ou d'un Christopher Lee, il s'en sort relativement bien pour un premier rôle important. On sent qu'il n'est pas toujours à l'aise, surtout au niveau de sa gestuelle mais ça passe. Les actrices du film, notamment Dyanik Zurakowska (la comtesse Janice von Aarenberg) et Rosanna Yanni (la femme du bohémien) sont par contre dans la droite lignée de celles de la Hammer, c'est à dire belle, pulpeuse et sachant crier. Les décors sont également à mettre en avant car le chef décorateur à fait de l'excellent travail, tout comme le jeu de lumière, qui renvoie parfaitement au cinéma gothique de Mario Bava, avec un travail sur l'éclairage et les couleurs lors des séquences d'épouvante qui est très réussi. Si le film s'enlise un peu dans la parlotte, les séquences mettant en vedette le loup-garou viennent rehausser notre intérêt. Pas de transformation à la Hurlements à cette époque évidemment, le réalisateur Enrique López Eguiluz utilise donc l'image floutée pour faire apparaître à l'écran sa vedette poilue. Le faciès du lycanthrope est particulièrement agressif, avec dents pointues, poils hirsutes, grognements effrayants et gestuelles dynamiques, parfois même un peu trop ! Le monstre saute sur ses victimes tel un diablotin et ne leur laisse aucune chance. On aurait aimé voir un peu plus souvent le loup-garou au cours du récit mais pour un premier essai, c'est déjà pas mal. Plus théâtrale est l'interprétation du docteur vampire, faisant des mouvements avec sa cape qui frise parfois le ridicule. Un bémol qui n’entache pas beaucoup le plaisir éprouvé à la vision du film, qui brasse large et se révèle être un sympathique divertissement qui veut en donner pour son argent aux spectateurs. Revu de nos jours, le film possède un charme suranné intact et s'il n'atteint pas le niveau de certains chefs-d'oeuvre de la Hammer, il n'en reste pas moins un spectacle agréable et plaisant. A noter que le film a été tourné en 3D à l'époque.

* Disponible en DVD chez Artus Films

NOTE : 4/6


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