Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


samedi 31 octobre 2015

RAMBO

RAMBO
(First Blood)

Réalisateur : Ted Kotcheff
Année : 1982
Scénariste : Michael Kozoll
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Action
Interdiction : /
Avec : Sylvester Stallone, Brian Dennehy, Richard Crenna, Bill McKinney...


L'HISTOIRE : John Rambo, un soldat de retour du Viet-Nam, arrive à proximité d’une petite bourgade, pour retrouver un vieil ami de régiment. Apprenant la mort de ce dernier, Rambo décide de se rendre dans le centre-ville pour s’y restaurer. Il tombe alors sur le Shérif Teasle, qui l’arrête pour vagabondage. Commence un bras de fer brutal entre l’ancien soldat et les forces de l’ordre…

MON AVIS : Il est bon de rappeler que le premier Rambo est un classique d'émotion et d'action, proposant une vraie tension dramatique et un ton sérieux bien éloigné de ses trois suites qui verseront quant à elles bien plus dans la grosse série B jouissive et fun. Adaptation d'un livre de David Morrell, Rambo traite du difficile sujet de la réinsertion dans la vie de tous les jours des anciens du Vietnam, un thème déjà brillamment mis en scène dans Voyage au bout de l'Enfer par exemple. Le personnage principal est interprété à la perfection par Sylvester Stallone, promu star grâce à son autre personnage fétiche, à savoir celui de Rocky Balboa bien sûr. Lors du final dantesque de Rambo, l'acteur offre aux spectateurs médusés un long monologue qui restera dans toutes les mémoires de par son intensité et sa gravité, expliquant de façon directe et abrupte la condition de vie de ces vétérans qui ont tout donné pour leur pays et qui ont l'impression d'être oublié par ce dernier, ne trouvant pas de travail ou étant considéré comme des asociaux ou des vagabonds. Doté d'une véritable puissance dramatique, Rambo n'en oublie pas l'aspect énergique pour autant et se transforme même en un survival intense, véritable chasse à l'homme dont le traqué devient rapidement le chasseur en milieu forestier, l'ancien béret vert médaillé pour ses exploits au Vietnam ayant des connaissances en matière de survie en milieu hostile que ne possède pas le shérif et ses hommes. Redevenu bête fauve, parfaite machine à tuer, à cause du comportement du shérif qui est le premier à avoir fait couler "le premier sang", John Rambo se retrouve malgré lui condamné à utiliser la violence pour préserver sa propre vie, les traumatismes du Vietnam étant encore profondément ancré en lui. Ses douloureux souvenirs reviendront encore plus à la surface lorsque son ancien colonel interviendra pour tenter de faire stopper cette traque inhumaine qu'il sait perdu d'avance pour le shérif. Sobrement interprété par l'excellent Richard Crenna, le colonel Trautman est le second personnage emblématique de la saga et il nous régale déjà dans ce premier volet de répliques cultes qui font de John Rambo un homme à la puissance quasi divine ("Je ne suis pas venu sauver Rambo de la police. Je suis venu vous sauver de Rambo"). Avec son sens du rythme très abouti, avec sa tonalité mélancolique, avec son aspect dramatique qui prédomine sur des séquences d'action généreuses et intenses, avec son côté survival qui respecte tous les codes du genre, Rambo n'a rien perdu de sa puissance évocatrice et se révèle encore et toujours être une oeuvre majeure du cinéma, que la musique de Jerry Goldsmith vient transcender à chaque instant..

NOTE : 5/6



dimanche 25 octobre 2015

ROAR

ROAR
(Roar)

Réalisateur : Noel Marshall
Année : 1981
Scénariste : Noel Marshall, Ted Cassidy
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure
Interdiction : /
Avec : Tippi Hedren, Noel Marshall, Mélanie Griffith, John Marshall, Jerry Marshall...


L'HISTOIRE : Madeleine emmène ses enfants dans la jungle africaine pour aller voir son mari Hank, dont elle est depuis longtemps séparée. Hank est un scientifique excentrique qui s'est toujours battu pour la défense d'espèces en danger. Il vit en pleine savane, dans une maison squatté par des centaines de fauves. Parti chercher sa famille, Hank rate le rendez-vous. Sa femme, sa fille et ses deux fils trouvent sa maison mais la cohabitation avec les fauves ne va pas se passer sans anicroches...

MON AVIS : Surnommé "le film le plus dangereux du monde", Roar est une production assez atypique dans le paysage cinématographique. Ce "titre honorifique" intriguant est du au fait que le tournage ne fut pas de tout repos pour l'équipe technique et les acteurs. Il faut bien avouer qu'être entouré par des centaines de fauves divers et variés (lions, lionnes, tigres, guépards, panthères noires et j'en passe) doit être plus que flippant et même si les animaux étaient supposés être amicaux et apprivoisés (mais pas dressés !), il n'en reste que leur instinct de prédateur ne peut être contrôlé à la perfection et bien des incidents sont venus émaillés un tournage fleuve, qui a duré 6 ans ! Morsures, agressions, multiples blessures sont monnaie courante et même un "scalpage" pour le chef opérateur Jan de Bont (futur réalisateur de Speed 1 et 2, Twister ou Lara Croft 2), qui s'en est tout de même sorti avec plus de 120 point de sutures ! La toute jeune Mélanie Griffith a également été blessé au visage et Roar peut se vanter d'avoir plus de 70 accidents de tournage à son actif ! L'idée du film est venue à l'actrice Tippi Hedren et à son mari Noel Marshall suite à un voyage en Afrique. Elle décide alors d'acheter un ranch et le transforme en village africain. Elle fait venir plus de 150 fauves et décide de les laisser agir ou se déplacer librement, sous la supervision d'un seul dompteur. Son mari décide de réaliser le film et de jouer le personnage principal. Leurs deux fils seront de la partie, tous comme la fille de Tippi Hedren donc. Une affaire de famille donc pour un scénario qui joue avec cet aspect. Si le tournage a duré si longtemps, c'est en grande partie due aux nombreux accidents mais également à la réaction imprévisible des fauves, qu'on ne "dirige" pas comme un acteur. Le film se fait selon leurs humeurs et leurs envies, d'ou un délai qui s'est vu fortement allongé. Si le scénario s'avère relativement simpliste, évoluant en fonction du comportement des fauves, il n'empêche que les péripéties vécues par les héros du film sont franchement impressionnantes et on saluera les acteurs devant tant de sang froid. Les attaques des fauves, et notamment des lions, font réellement froid dans le dos et on ressent dans nos chairs la force brute et la puissance dévastatrice qui émanent des coups de pattes du roi des animaux et de ses confrères. Si Roar se veut être avant tout un beau film d'aventure teinté de comédie, il ne dépareille pas dans la catégorie des films dits d'agressions animales même si l'aspect horrifique est ici totalement absent. Néanmoins, les attaques de fauves sont relativement nombreuses et les trésors d'ingéniosité déployée par la famille de Hank pour ne pas servir de dîner aux redoutables prédateurs transforment souvent ce film tout public en un "survival" haletant et assez stressant. Dans une scène, un éléphant attrape Tippi Hedren et l'envoie valser dans les airs, l'actrice se retrouvant avec une jambe cassée ! Affirmer dans un but promotionnel que le tournage de ce film a été le plus dangereux du monde n'est donc pas un mensonge ou un simple coup de bluff. On est loin des tournages contemporains dans lesquels toutes les précautions sont prises, dans lesquels les acteurs côtoient les animaux dangereux bien à l'abri d'une cage qu'on efface à l'ordinateur quand l’animal n'est pas lui-même créé en image de synthèse. Véritable hymne à la nature sauvage dans ce qu'elle a de plus beau, de plus naturel, de plus libre mais aussi de plus dangereux, voilà ce que vous propose Roar, dont la carrière cinématographique a été un échec, ce qui n'est pas mérité. On ne s'attardera donc pas devant la maigreur du scénario mais on se laissera absorber par les somptueuses images proposées. A noter que le ranch de Tippi Hedren existe toujours et que l'endroit est devenu une réserve d'animaux. 

* Disponible en DVD version restaurée chez RIMINI EDITIONS

NOTE : 4/6




samedi 24 octobre 2015

HOTEL TRANSYLVANIE

HOTEL TRANSYLVANIE
(Hotel Transylvania)

- visionné via le Blu-Ray 3D -

Réalisateur : Genndy Tartakovsky
Année : 2012
Scénariste : Peter Baynham, Robert Smigel
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, animation
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE :Bienvenue à l’Hôtel Transylvanie, le somptueux hôtel de Dracula, où les monstres et leurs familles peuvent enfin vivre leur vie, se détendre et faire « monstrueusement » la fête comme ils en ont envie sans être embêtés par les humains. Pour l’anniversaire de sa fille, la jeune Mavis, qui fête ses 118 printemps, Dracula invite les plus célèbres monstres du monde – Frankenstein et sa femme, la Momie, l’Homme Invisible, une famille de loups-garous, et bien d’autres encore. Tout se passe très bien, jusqu’à ce qu’un humain débarque par hasard à l’hôtel et se lie d’amitié avec Mavis…

MON AVIS : Je ne sais pas si vous avez connu ce dessin-animé intitulé Le Croque-Monstres Show mais moi, avec mon grand âge, oui. Un dessin-animé que j'adorais vu qu'il mettait en vedette les monstres que j'adulais, tels Dracula, la créature de Frankenstein, la Momie ou le Loup-Garou par exemple. Et bien, avec Hotel Transylvanie, j'ai retrouvé cet univers délirant, parodique tout en étant respectueux, qui mise avant tout sur le divertissement et l'humour plutôt que sur le frisson et la peur. Bien sûr, cette oeuvre est calibrée pour plaire avant tout aux (grands) enfants, avec ce melting-pot de personnages extravagants, ces situations loufoques et cet enchaînement de gags sans temps mort. L'animation est des plus correctes, les couleurs sont éclatantes et l'imagination des scénaristes puise dans les grands classiques du cinéma fantastique et d'épouvante pour mieux détourner les codes et les références, s'amusant comme le spectateur avec un bestiaire des plus hétéroclites, que les fans  reconnaîtront aisément. Outre les personnages cultes (Dracula, le monstre de Frankenstein, la momie, le loup-garou...), Hotel Transylvanie nous fait profiter de la présence d'un blob vert, d'un cerveau volant provenant sûrement de "la planète Arous", de l'homme invisible, du yéti, de la mouche noire, de Quasimodo, de l'Hydre, de la Créature du Lac Noir et j'en passe. Tous les monstres terrifiant les humains sont réunis dans l'hôtel du comte Dracula, ce dernier voulant offrir à toutes les créatures pourchassées ou traquées par la gent humaine un abri, un lieu pour se reposer sans crainte, un havre de paix éloigné de toute présence humaine (présentée ici comme la véritable menace). Le confort est de toutes les pièces de ce gigantesque manoir, avec cimetière à proximité, cuisine cinq étoiles dirigée par le chef Quasimodo, serveurs et femmes de ménages à chaque étage prêts à se mettre en quatre pour satisfaire les demandes de chaque client. Evidemment, une telle profusion de monstres ne laissent peu de temps pour s'attarder sur chacun d'eux et le réalisateur Genndy Tartakovsky se focalise plus spécialement sur certains d'entre-eux, et notamment Dracula et sa fille Mavis. Cette dernière, adolescente âgée de 118 ans (!!) va fêter son anniversaire et la jeune vampire n'a qu'une seule envie : découvrir le monde, au grand dam de son papa qui, depuis la mort de son épouse, terrassée par des humains, n'a plus qu'un but dans la vie : protéger sa fille chérie. Drôle mais aussi émouvant, le personnage de Dracula nous fera bien rire et si les puristes n'apprécieront peut-être son traitement dans Hotel Transylvanie, il m'a bien fait sourire pour ma part car je n'imaginais pas le plus célèbre des vampires en papa-poule ! Impayable sont les scènes dans lesquelles il tente de masquer la vérité à sa fille, créant un "village humain" de toute pièce pour l'effrayer par exemple. Plus drôle encore, l'intrusion de Jonathan (prénom se référant à Jonathan Harker bien sûr), un jeune adolescent bien déjanté, va venir gripper les rouages de ses préparatifs et il devra déployer des trésors d'imagination pour que Mavis ne tombe pas amoureuse de cet humain pourtant charmant, comme il le découvrira par la suite. Les bons sentiments et une jolie morale forment les bases du spectacle, proposé dans une 3D convaincante même si on aurait pu s'attendre à de meilleurs effets de projection vers l'avant, notamment lorsque Dracula ou sa fille sont sous leurs formes de chauve-souris par exemple. La romance vampire / humain est bien mise en avant et apporte un peu de répit à la cascade de gags qui déferlent sur l'écran, ne nous laissant que peu de temps pour soulager nos zygomatiques. Bref, Hotel Transylvanie est un film d'animation bien sympathique que je recommande vivement pour une soirée détente en famille...

NOTE : 4/6


vendredi 9 octobre 2015

SIN CITY : J'AI TUÉ POUR ELLE

SIN CITY : J'AI TUÉ POUR ELLE
(Sin City : A Dame to Kill For)

- visionné via le Blu-Ray 3D -

Réalisateur : Robert Rodriguez, Frank Miller
Année : 2014
Scénariste : Robert Rodriguez, Frank Miller
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Mickey Rourke, Eva Green, Jessica Alba, Josh Brolin, Joseph Gordon-Levitt, Rosario Dawson...


L'HISTOIRE : Dans une ville où la justice est impuissante, les plus désespérés réclament vengeance, et les criminels les plus impitoyables sont poursuivis par des milices. Marv se demande comment il a fait pour échouer au milieu d'un tas de cadavres. Johnny, jeune joueur sûr de lui, débarque à Sin City et ose affronter la plus redoutable crapule de la ville, le sénateur Roark. Dwight McCarthy vit son ultime face-à-face avec Ava Lord, la femme de ses rêves, mais aussi de ses cauchemars. De son côté, Nancy Callahan est dévastée par le suicide de John Hartigan qui, par son geste, a cherché à la protéger. Enragée et brisée par le chagrin, elle n'aspire plus qu'à assouvir sa soif de vengeance. Elle pourra compter sur Marv. Tous vont se retrouver au célèbre Kadie's Club Pecos de Sin City…

MON AVIS : Que l'attente a été longue depuis le choc visuel Sin City en 2005 ! Neuf ans à en entendre parler sans rien voir et puis enfin, Robert Rodriguez et Frank Miller remettent le couvert et nous offre l'adaptation du roman graphique "J'ai tué pour elle", le plus gros album de la saga Sin City. On retrouve donc avec un plaisir intact certains personnages du premier film (Marv, la belle Nancy, John Hartigan par exemple, toujours interprété par Mickey Rourke, Jessica Alba et Bruce Willis...) et des petits nouveaux, dont Johnny, joueur de poker émérite ou la sublime et ténébreuse Ava Lord. Cette dernière est interprétée par la sculpturale Eva Green, qui se dévoile en tenue d'Eve à de maintes reprises, ce qui ne sera pas pour déplaire au public masculin. Tout se petit monde va s'entrecroiser pour le meilleur mais surtout pour le pire et les différentes histoires de chaque protagoniste vont interférer et s'impacter dans les autres et ce qui semblait n'être qu'une succession de scénettes va tout compte fait créer un véritable scénario au service d'une mise en scène somptueuse et magnifiée par un esthétisme et un rendu absolument dantesque en 3D. L'image en noir et blanc façon comic confère au film un rendu bluffant et le contraste apporté par les quelques touches de couleurs achèvent de nous séduire et de nous mettre une belle claque visuelle. Sombre, très violent, érotique, Sin City 2 est tout cela à la fois et le film peaufine cet univers jamais vu sur un écran depuis le premier volet. Sa galerie de personnages atypiques, ses scènes affriolantes et son ambiance de polar pessimiste dans lequel les femmes tirent leur épingle du jeu en font un titre aussi virtuose, voir même plus, que le Sin City de 2005, même si j'ai préféré les histoires de ce dernier.

NOTE : 5/6



dimanche 4 octobre 2015

THE GREEN INFERNO

THE GREEN INFERNO
(The Green Inferno)

Réalisateur : Eli Roth
Année : 2013
Scénariste : Guillermo Amoedo, Eli Roth
Pays : Etats-Unis, Chili
Genre : Horreur, cannibales
Interdiction : -16 ans
Avec : Lorenza Izzo, Ariel Levy, Aaron Burns, Kirby Bliss Blanton, Magda Apanowicz...


L'HISTOIRE : Justine, fille d'un membre haut placé des Nations-Unis, rejoint un groupe d'activistes dirigé par Alejandro. Ce dernier veut se rendre au Pérou afin de mener une action contre les bulldozers qui détruisent la forêt amazonienne et menacent la vie des natifs de la région. Une fois sur place, Alejandro et ses activistes réussissent leur coup médiatique. Mais le petit avion qui les ramène aux Etats-Unis se crashe en plein milieu de l'Amazonie. Les survivants, dont Justine, se font capturer par une étrange peuplade primitive. Une fois dans le village des indigènes, le petit groupe découvre avec horreur que ces derniers sont cannibales...

MON AVIS : Eli Roth est assurément le fier représentant d'un cinéma bis contemporain qui rend hommage aux classiques d'antan et nous replonge avec délice dans les excès et les déviances de ce cinéma sans tabou et sans limite. Avec The Green Inferno, le réalisateur américain nous renvoie aux grandes heures du cinéma bis italien des 70's / 80's, et plus particulièrement à la vague "cannibal movies" dont les deux plus grands représentants à ce jour reste le Cannibal Ferox d'Umberto Lenzi et le Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, à qui The Green Inferno est d'ailleurs dédié. Après quelques difficultés d'ordre financière qui ont retardé sa sortie (le film date de 2013), on peut enfin voir The Green Inferno en France, d'abord sous forme de séance en e-cinéma avant de voir le film sortir en DVD et BR début d'année 2016. Après une bonne quinzaine de minutes nécessaire à la présentation des personnages et de leur motivation à aller se perdre en forêt amazonienne, le film se met à décoller une fois les protagonistes sur place et le rythme ne faiblira plus jamais jusqu'à la fin du métrage. Très joliment filmé et bénéficiant de superbes paysages, Eli Roth nous plonge en plein cœur de l'Enfer vert et va nous en donner pour notre argent avec un crash d'avion assez spectaculaire qui annonce les joyeusetés à venir en terme d'imagerie horrifique. Sans perdre de temps, les survivants se retrouvent prisonniers d'une peuplade indigène dont la quasi majorité des membres ont le corps peinturluré en rouge, ce qui offre un étonnant contraste avec le vert de la végétation. Se démarque du lot des natifs un sorte de sorcier au corps peint tout en noir et la chef de la tribu, d'un beau jaune doré. Et on enchaîne direct avec un premier repas gastronomique un peu spécial puisqu'un l'un des héros va se faire énucléer des deux yeux puis totalement démembré avant que son corps ne soit assaisonné et grillé selon la coutume locale, ce qui ne manquera pas de plonger dans la panique le reste des survivants qui ne s'imaginait sûrement pas servir de garde-manger à une tribu cannibale ! Bourré de clin d'oeil aux grands classiques du "cannibal movies" mais réussissant à garder son identité propre grâce à son imagination et son humour, The Green Inferno offre ce pour quoi on est venu le voir : un spectacle jubilatoire, fun et gore, véritable film bis des années 2010, généreux, efficace, nanti d'un casting plus que correct (on reconnaîtra Nicolás Martínez, vu dans Aftershock, film produit par Eli Roth), dont Lorenza Izzo qui tire son épingle du jeu haut la main. La partition musicale de Manuel Riveiro colle parfaitement aux image qu'elle accompagne et offre au film une belle ampleur lors de certaines séquences. Sachant très bien qu'il ne pourrait rivaliser en intensité avec Cannibal Holocaust, Eli Roth a donc préféré miser sur l'aspect divertissement avec The Green Inferno et il s'en sort franchement très bien, largement mieux que les derniers "cannibal movies" de Bruno Mattei par exemple. Spectacle barbare tout autant que jouissif, The Green Inferno ravive la flamme du cinéma bis italien avec grande classe et fait plaisir à voir ! Je ne sais pas à quoi s'attendait les détracteurs du film mais y'a vraiment pas de vol sur la marchandise ! 

NOTE : 4,5/6