Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mardi 22 mars 2016

BELLE STARR STORY

BELLE STARR STORY
(Il mio corpo per un poker / Belle Starr)

Réalisateur : Lina Wertmüller, Piero Cristofani 
Année : 1968
Scénariste : Piero Cristofani
Pays : Italie
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Elsa Martinelli, Robert Woods, George Eastman, Francesca Righini...



L'HISTOIRE : Belle Starr est une rousse incendiaire dont la tête est mise à prix. Après avoir perdu une partie de poker dont elle était le prix, elle passe la nuit avec le vainqueur, Larry Blackie. Agacée par le comportement machiste de ce dernier, Belle Starr se débrouille pour le rencontrer à nouveau. Elle lui raconte son passé et pourquoi elle est devenue une hors-la-loi. Les deux desperados au tempérament explosif vont développer une relation complexe, et notamment quand Belle Starr va vouloir doubler Larry Blackie lors d'un vol de bijoux...

MON AVIS : Girl Power au programme de ce western européen atypique qui met en vedette une héroïne sublimement interprétée par Elsa Martinelli, atout charme que les fans de Lucio Fulci ont pu voir dans Perversion Story au côté de Marisa Mell. Le personnage de Belle Starr a réellement existé, c'était une célèbre hors-la-loi dans les années 1880 et divers films ont exploité son potentiel, comme par exemple La Reine des Rebelles en 1941 (avec Gene Tierney) ou La Femme aux revolvers (avec Jane Russell) en 1952 entre autre. Belle Starr Story lui octroie une place d'honneur et les spectateurs masculins ne résisteront pas au charme d'Elsa Martinelli, notamment quand cette dernière se retrouve en guêpière sexy. Les fans d'Emma Peel ou de Cathy Gale, deux héroïnes de Chapeau Melon et Bottes de Cuir, la préféreront en tenue de cuir noir justement, qu'elle porte merveilleusement bien durant la dernière partie du film. Un film qui a commencé à être réalisé par Piero Cristofani, également scénariste, mais ce dernier a été mis au placard car il ne convenait pas à madame Martinelli. Pour le remplacer derrière la caméra, on choisit une femme, Lina Wertmüller, ce qui n'est pas anodin quand au élan féministe de l'oeuvre. Belle Starr est un personnage de femme forte, qui maîtrise son destin et ne laisse personne lui dicter ses choix et sa conduite de vie, d'où sa relation un brin tumultueuse avec Larry Blackie, son penchant masculin. Ce dernier est interprété par un acteur bien connu des fans de cinéma bis puisqu'il s'agit de Luigi Montefiori, plus connu sous son nom américanisé de George Eastman (Anthropophagous, Horrible, Les Guerriers du Bronx, Les Nouveaux Barbares...). Il campe ici un desperado plutôt macho et à l’ego surdimensionné ("Si la coutume était de mettre sa signature sur les cadavres, les cimetières seraient des musées pleins de mes autographes !") qui ne pourra s'empêcher de trouver fort attirante cette Belle Starr qui lui résiste et lui donne bien du fil à retordre. Ce drôle de duo va se croiser à maintes reprises tout au long de l'aventure, qui peut être divisée en trois parties : la première se compose d'une étonnante partie de poker, assez drôle et qui va prendre une tournure moins avantageuse pour Belle Starr avec l'intervention de Larry Blackie. Cette première rencontre entre les deux héros va établir les bases de leur future relation houleuse. La seconde partie correspond à un très long flashback dans lequel Belle Starr nous raconte sa vie d'avant, sa relation avec son père et la rancœur qu'elle va porter à ce dernier lorsqu'il veut la marier de force avec un vieux monsieur riche. Ce sera l'occasion pour la jeune fille de fuguer et de rencontrer son premier hors-la-loi et son premier véritable ami, Cole Harvey, interprété par Robert Woods, futur acteur de Jess Franco. Dans des paysages bucoliques, très différent de ce qu'on trouve régulièrement dans les westerns, le film prend des tournures romantiques, mêlées à une histoire de vengeance et de parricide, qui vont forger le tempérament bien trempé de Belle Starr et en faire la hors-la-loi connue de tous. Un deuxième acte hautement sympathique. Troisième et dernière partie, la préparation du casse du siècle par Belle Starr, à savoir le vol de bijoux dans un coffre-fort. Une partie originale car le coffre-fort se trouve à l'étage d'un bâtiment dans lequel sont réunis tout une poignée de tireurs d'élite. Le moindre bruit pouvant les alerter, Belle Starr et son équipe sont obligées de se mettre un foulard devant la bouche afin de ne faire aucun son. Pas facile de rester silencieux quand des traites tentent de piquer les bijoux et il sera évidemment impossible à Belle Starr d'user de son pistolet. La séquence de bagarre "au couteau" est donc vraiment bien trouvée et apporte une certaine inventivité au film. Sans être un grand western ou même un classique du genre, Belle Starr Story se montre néanmoins intéressant dans sa façon de mettre en vedette une héroïne dans un monde de brutes épaisses et il faut bien avouer que le charme d'Elsa Martinelli n'est pas étranger au fait qu'on prend bien du plaisir à suivre les aventures de la belle desperado. Les amateurs du genre trouveront ce western un peu trop gentillet et pas assez rythmé mais les fans de ciné bis lui laisseront assurément sa chance et y prendront certainement leur pied tant il dénote du paysage traditionnel pour s'aventurer dans des contrées plus fun et chaotiques.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6


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