Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


jeudi 31 mars 2016

LES MACHINES DU DIABLE

LES MACHINES DU DIABLE
(The Losers)

Réalisateur : Jack Starrett
Année : 1970
Scénariste : Alan Caillou
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Guerre
Interdiction : /
Avec : William Smith, Bernie Hamilton, Adam Roarke, Houston Savage, Paul Koslo...



L'HISTOIRE : En pleine guerre du Vietnam, l'armée américaine doit mener à bien une mission de sauvetage afin de récupérer un ponte de la CIA retenu prisonnier dans un camp ennemi. Afin de créer la surprise, le colonel en charge de la mission a une idée originale : engager son frère et ses quatre amis. Petite précision, les cinq hommes ne sont pas des soldats mais des bikers. Après avoir customisé les motos que l'armée leur a fourni, les cinq motards vont pouvoir passer à l'action...

MON AVIS : Ça c'est du scénario ! Envoyer cinq Hells Angels et leurs motos en mission-suicide au Vietnam ! Original en diable ! Réalisé par Jack Starrett, qui avait déjà tâté des bikers avec son premier film L'échappée Sauvage en 1969, Les Machines du Diable avait tout pour être une série B divertissante, mêlant dans un cocktail relevant du jamais vu film de guerre, film d'action et film de bikers donc ! Au final, quelle déception ! Cette horde, qui n'a rien de sauvage, ne provoque la plupart du temps que l'ennui. Après une première séquence un peu explosive, le film nous présente l'arrivée des cinq bikers et leur préparation. Et là, durant une bonne heure, on enchaîne les séquences pas franchement intéressantes : les motards vont dans des bordels, boivent beaucoup de bière, se bagarrent ou se chamaillent avec leur responsable militaire (interprété par Bernie Hamilton, célèbre pour son rôle du capitaine Dobey dans la série Starsky et Hutch). L'un d'entre-eux retourne voir son ancienne petite amie vietnamienne (très jolie au demeurant) et se questionne sur le sens de la vie : vaut-il mieux partir avec sa fiancée ou remplir la mission au côté de ses camarades ? Entre tout ça, on assiste à la séquence sympa de la customisation des motos (pas des Harley hein, des petites Yamaha...), avec ajout de protection, de mitraillettes ou de lance-grenades. On attend que la mission-suicide débute mais le réalisateur, sûrement par manque de moyen, préfère s'attarder sur notre équipe d'anti-héros et leur faire débiter des tonnes de dialogues qui nous plonge dans une torpeur certaine. Enfin, quand il ne reste plus que trente minutes de film, tout le monde se réveille et décide d'aller la remplir, cette foutue mission de sauvetage ! Il était temps ! Le camp ennemi voit donc débarquer des motards au lieu des tanks et des jeeps et on à droit à quelques explosions, un peu de morts qui se prennent des balles au ralenti, avec en sous-texte un plaidoyer anti-militaire puisque les enfants ne sont pas épargnés par les rafales tirées à l'aveugle, que ce soient par les Vietcong ou par les bikers. Durant cet assaut, le titre original du film prend tout son sens (The Losers = les perdants) puisque nos héros meurent, sont fait prisonniers et les survivants finiront par mourir quand même au final, abattus par l'armée américaine elle-même. L'agent de la CIA (interprété par Jack Starrett, qui aimait beaucoup faire l'acteur) est une ordure finie, qui n'a aucune compassion pour ceux qui sont venus le libérer et bien qu'étant particulièrement antipathique, il s'en sortira ! Pas cool ça ! On a donc trente minutes un peu dynamique noyées dans un océan d'ennui, c'est peu. Avec un tel sujet,réalisé alors que la guerre au Vietnam fait rage et durera encore trois ans, Les Machines du Diable aurait pu être une petite perle du cinéma d'action à petit budget. Ce n'est franchement pas le cas pour ma part et c'est d'autant plus dommage que Jack Starrett est loin d'être un manchot derrière une caméra.

* Disponible en DVD chez CROCOFILMS

NOTE : 2/6


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