Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


lundi 4 avril 2016

PHANTOM OF THE PARADISE

PHANTOM OF THE PARADISE
(Phantom of the Paradise)

Réalisateur : Brian de Palma
Année : 1974
Scénariste : Brian de Palma
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Film musical
Interdiction : /
Avec : Paul Williams, William Finley, Jessica Harper, Gerrit Graham, George Memmoli...



L'HISTOIRE : Le compositeur Winslow Leach vient d'écrire une cantate sur le thème de Faust. Sa création attire l'attention de Swan, célèbre producteur de la maison de disques Death Records, qui rêve d'ouvrir Le Paradise, un temple de la musique rock. Ce dernier vole la partition de Leach et envoie le pauvre compositeur à la prison de Sing Sing où il perd sa voix. Leach parvient à s'échapper et va tout tenter de reprendre son oeuvre. Un accident le défigure et il est laissé pour mort. Mais sa détermination est sans limite. Leach va se transformer en ange exterminateur et, vêtu d'un masque, il va semer la terreur au Paradise, jusqu'à ce que Swan lui propose un contrat et le laisse choisir la muse qui chantera sa cantate : Phoenix. Mais Swan est-il vraiment un homme de confiance ?

MON AVIS : Depuis quelques années déjà, la majorité des scénaristes n'a plus de génie créatif et le fan de cinéma fantastique ou d'horreur croule sous une invasion de remake se contentant de reprendre les idées des films originaux sans réellement faire un travail d'adaptation pour se montrer un brin imaginatif et se différencier du modèle. Tous les "remakers" devraient sans hésiter visionner Phantom of the Paradise. Le roman de Gaston Leroux, Le Fantôme de l'Opéra, a été adapté au cinéma en 1925, puis en 1943 et en 1962. En 1974, Brian de Palma se lance lui aussi dans la réalisation d'une nouvelle version de cette histoire. La différence avec les autres ? Il explose totalement les codes, les clichés et plutôt que de faire une énième variation sur le schéma d'un film d'épouvante classique, il prend le contre-pied total de ce qui a été fait et transforme cette histoire de compositeur vengeur en un formidable opéra-rock qui fourmille de mille idées de génie. Phantom of the Paradise ne se contente pas de copier, de reproduire, d'user de la facilité. Non, Phantom of the Paradise propose, innove, transcende la notion même de remake. L'idée géniale de De Palma de mêler film musical, opéra rock et fantastique, de mélanger le thème du fantôme de l'Opéra avec celui de Faust et du Portrait de Dorian Gray permet à Phantom of the Paradise de dynamiter les conventions et d'offrir aux spectateurs qui n'en reviennent pas un divertissement de tous les instants, qui donne la banane et nous plonge dans un moment extatique qu'on voudrait voir durer éternellement. Le casting est aux petits oignons, avec notamment Paul Williams dans le rôle de Swan, William Finley dans le double-rôle de Winslow Leach et du Fantôme ou encore Jessica Harper dans le rôle de Phoenix (et qu'on reverra dans le génial Suspiria de Dario Argento). Ce trio magnifique, ce triangle amoureux infernal porte littéralement le film dans les hautes sphères mais tous les seconds rôles ne sont pas en reste, que ce soit Gerrit Graham dans le rôle du déjanté Beef, George Memmoli dans le rôle de l'imprésario de Swan ou les membres des groupes inventés The Juicy Fruits / The Beach Bums ou The Undeads. Bien sûr, un film musical ne serait rien sans ses musiques et ses chansons et celles de Phantom of the Paradise sont au diapason de l'ensemble et procurent un plaisir toujours intact de nos jours. La mise en scène de De Palma est dynamique, inventive, avec utilisation du split-screen bien sûr, sa marque de fabrique, et permet au film d'atteindre des moments de folie totale, comme lors du show de Beef, véritable hommage à Frankenstein, avec ce public qu'on mutile pour de faux afin d'avoir les différentes parties du corps qui vont servir à créer ce rockeur déjanté et qui se conclura de façon apocalyptique. Ce n'est qu'un exemple parmi d'autre, le film regorgeant de séquences cultes. Cette proposition vivifiante de De Palma n'est pas exempte d'une certaine critique vis à vis du monde du show-business et Swan représente le parfait manipulateur, ne voyant que son intérêt financier et personnel, n'hésitant pas à sacrifier ses vedettes si cela plait au public et permet de rentabiliser son entreprise. Que dire d'autre sur ce monument détonnant et ravageur ? Franchement, ceux qui ne l'ont jamais vu se doivent de le faire séance tenante, les autres n'hésiteront pas à se replonger dans ce délire musical tonitruant qui reste d'une étonnante modernité malgré son aspect kitsch, ses couleurs éclatantes très pop ou ses costumes hippies. Inclassable, indémodable, une oeuvre-référence.

NOTE : 6/6


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