Légende pour la notation des films

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Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mardi 16 août 2016

A PERFECT CHILD OF SATAN

A PERFECT CHILD OF SATAN
(A Perfect Child of Satan)

Réalisateur : Lucifer Valentine
Année : 2012
Scénariste : Lucifer Valentine
Pays : Canada
Genre : Drame, Horreur, Court-Métrage
Interdiction : -16 ans
Avec : Chelsea Chainsaw, Lucifer Valentine ...


L'HISTOIRE : Sarah, une jeune prostituée adepte de la domination, tombe amoureuse d'un garçon qu'elle n'a jamais vu mais avec qui elle discute passionnément via internet. Ce dernier lui  propose enfin de venir dans une chambre d'hôtel pour le rencontrer "en vrai". Ce premier rendez-vous galant ne va pas se passer comme prévu pour la pauvre Sarah...

MON AVIS : Le réalisateur Lucifer Valentine est bien connu du public underground depuis la sortie de Slaughtered Vomit Dolls en 2006, premier volet de sa quadrilogie choc dans laquelle il laisse exploser sa passion pour le gore répugnant et... le vomi ! Des films à ne pas mettre devant tous les yeux et qui repoussent les limites du supportable. Antithèse totale du cinéma grand public, les "œuvres" de Lucifer Valentine sont devenues culte auprès d'une horde de fans avisés et réceptifs à ses débordements graphiques et vomitifs. En 2012, il délaisse le "vomit-gore" pour réaliser un petit court-métrage de vingt-et-une minutes mettant en garde les adolescentes qui utilisent le tchat sur internet sans se méfier, un peu à la manière du glacial Megan is Missing. Avec A Perfect Child of Satan, Lucifer Valentine continue d'expérimenter tout de même puisqu'il n'a jamais vu la seule actrice de son court-métrage (Chelsea Chainsaw) et refusera de le faire avant la fameuse rencontre dans la chambre d'hôtel. Il lui a laissé des indications sur son personnage ainsi que le texte à prononcer et Chelsea a donc du se débrouiller pour s'auto-filmer façon "journal intime en vidéo". En effet, toute la première partie du court-métrage est vu à travers l'objectif de la caméra dont se sert le personnage de Sarah, qui filme sa vie au lieu de l'écrire dans un journal intime. Prostituée qui joue les dominatrices auprès de ses clients qui ont pour fantasme d'être l'esclave sexuel d'une femme, Sarah nous parle donc de son métier, de sa vie mais aussi de "l'homme de ses rêves". Un prince charmant qu'elle n'a jamais vu mais dont elle est tombée amoureuse via des discussions dans un tchat internet. Il est d'ailleurs amusant (et inquiétant) de voir que la jeune fille a une vision angélique de cet inconnu et qu'elle gobe tout ce qu'il lui écrit, que ce soit sa taille ou ses yeux bleus. Les prédateurs sexuels présents sur le net sont sûrement bien différents de ce qu'ils prétendent être et ne seront que le reflet des désirs des internautes naïves, sans défense. Cette première partie dure dans les quatorze minutes et si elle a pour but de nous faire prendre en empathie Sarah, pour mieux ressentir l'horreur de la situation à venir, force est de reconnaître qu'elle est diablement ennuyeuse. Il ne se passe vraiment pas grand chose et les élucubrations de cette jeune fille nous paraissent sans fin. Le format vidéo apporte par contre une touche de crédibilité à l'ensemble car nulle doute qu'un journal intime sur vidéo ressemblerait effectivement à ça. La seconde partie du film va changer le point de vue que le réalisateur nous a imposé au départ. En effet, une fois Sarah toquant à la porte de son prince charmant, nous devenons les yeux de ce dernier. Interprété par Lucifer Valentine, nous ne verrons jamais son visage, la caméra jouant avec la subjectivité et nous plaçant dans la peau du prédateur sexuel. A Perfect Child of Satan devient alors de plus en plus glauque car si la discussion semble bien se passer entre les deux amoureux, la caméra, c'est à dire les yeux du prédateur, s'attardent de plus en plus sur le visage et le corps de Sarah.Sa respiration s'intensifie, sa voix change lentement, l'exaltation se ressent à travers la caméra. Les pulsions meurtrières sont en train de faire surface et quand la musique qui accompagne les images s'arrête, on sait que le prédateur va frapper sa proie. Tel sera le cas et la malheureuse Sarah va vivre plusieurs minutes infernales, se faisant violer, frapper, étrangler, traîner au sol avant que la fureur des coups ne viennent mettre un terme à sa séance de torture et par la même occasion, à sa vie. Un final brutal, sans concession, et l'aspect vidéo renforce le côté glacial et "réel" de la scène. Nul doute que les non-initiés seront choqués par ce déferlement de violence. Le message de ce court-métrage est en tout cas à faire passer pour que ce genre de rencontre ne se produise plus. Sur internet, nos enfants peuvent être la cible facile de pervers sexuel de toutes sortes. A Perfect Child of Satan est donc intéressant pour cette approche, dommage qu'il soit si ennuyeux  au final.

NOTE : 2/6




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