Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mardi 23 août 2016

SEPT ANS DE RÉFLEXION

SEPT ANS DE RÉFLEXION
(The Seven Year Itch)

Réalisateur : Billy Wilder
Année : 1955
Scénariste : Billy Wilder, George Axelrod
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Romance
Interdiction : /
Avec : Marilyn Monroe, Tom Ewell, Evelyn Keyes, Sonny Tufts...


L'HISTOIRE : Après avoir déposé à la gare sa femme et son fils qui partent en vacances, Richard Sherman, agent publicitaire dans une maison d'édition, reste seul dans son appartement. Devant respecter les interdictions de son épouse durant son absence, comme ne pas boire ni fumer, Richard tente de prendre sur lui et de résister aux démons de la tentation. Mais quand ceux-ci prennent l'apparence d'une ravissante locataire venant tout juste de s'installer dans l'appartement situé au dessus de chez lui, sa mission devient vite compliquée, surtout que sa libido se réveille par la même occasion...

MON AVIS : Sept ans de Réflexion est l'adaptation cinématographique d'une pièce de théâtre à succès. Le scénario du film et sa thématique même, à savoir le désir d'adultère naissant après sept années de mariage, a subit la foudre du code Hays, texte qui fixe les règles de ce qui peut être dit ou montré au cinéma à l'époque. Les deux scénaristes, dont le réalisateur, ont donc eu l'obligation de modifier des passages et des dialogues faisant ouvertement référence à l'adultère. Le réalisateur Billy Wilder l'a toujours regretté et ce carcan de la bonne morale qu'on lui a imposé durant le tournage ne lui a pas rendu la vie facile. Pourtant, on ne ressent pas vraiment ce manque de liberté durant la vision du film. Il subsiste en effet de nombreuses allusions au désir masculin, personnifié par le personnage de Richard Sherman. Ce dernier se parle souvent à lui-même à voix haute, comme s'il s'adressait directement aux spectateurs, voire même à sa propre conscience. Sûr de son sex-appeal et de son charisme auprès de la gente féminine malgré son âge, il s'imagine comme un apollon faisant craquer toutes les femmes et nous fait partager son univers fantasmatique à travers diverses scénettes très marrantes : on citera par exemple celle dans laquelle il se voit en train d'en embrasser une sur la plage, dans la même position que Burt Lancaster et Deborah Kerr dans Tant qu'il y aura des hommes ! Amusant, Sept ans de Réflexion l'est très souvent et le deviendra encore plus quand le personnage de la jolie voisine ingénue et un peu gourde viendra plonger notre héros dans un bel embarras. Il faut dire que ce personnage féminin a les courbes et le visage de Marilyn Monroe, on comprend dès lors un peu mieux l'attirance sexuelle qui s'empare du pauvre Richard Sherman, lui-même bien interprété par Tom Ewell. Toute la bonne volonté de Sherman pour rester dans le droit chemin s'envole en éclat dès le premier regard, ce qui nous donne par la suite des séquences franchement réussie, à l'humour grinçant. Il s'imagine maître de la situation, sûr de sa capacité à ne pas céder au démon de midi, prépare soigneusement ses répliques et fait tout l'inverse lorsqu'il se retrouve devant les beaux yeux de Marilyn ! Impayable. Le potentiel érotique de la star est flagrant, notamment lors de la célèbre séquence de la bouche de métro qui fait relever sa jupe. Cette scène culte, qui arrive juste après que les deux personnages soient sortis d'une salle de cinéma dans laquelle ils ont vus L'étrange Créature du Lac Noir (!) a coûté son mariage à Marilyn. En effet, la production avait décidé de tourner cette séquence à New-York même, devant une foule de badauds en extase, ce qui déplût fortement au mari de Marilyn Monroe, L'actrice due continuer le tournage tout en voyant son mariage s'achever de bien triste manière. Si l’influence théâtrale se ressent tout au long du film (la majorité des scènes se déroulent dans le décor de l'appartement du héros), cela ne gâche en rien le plaisir éprouvé à la vision de Sept ans de Réflexion : les dialogues sont finement ciselés et touche au but à de nombreuses reprises ; les situations versent dans la comédie de mœurs à tendance burlesque (comme lorsque le héros se fait tout un monde en pensant soudain aux rumeurs qui pourraient courir si quelqu'un le voyait en compagnie de sa belle voisine ou qu'il fait une séance de psychanalyse dans son bureau) et nous font souvent émettre des rires spontanés ; même dans son rôle de godiche, Marilyn Monroe illumine l'écran à chacune de ses apparitions ; la critique du machisme et le thème de l'adultère sont bien mis en exergue par l'histoire et la mise en scène. Divertissant, caricatural dans le bon sens du terme, Sept ans de Réflexion fait partie de ces comédies romantiques à tendance satirique qu'on prend plaisir à voir et revoir. Idéal pour se détendre et oublier les tracas du quotidien.

NOTE : 4/6


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire