Légende pour la notation des films

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* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mercredi 1 février 2017

LES COLLINES NUES

LES COLLINES NUES
(The Naked Hills)

Réalisateur : Josef Shaftel
Année : 1956
Scénariste : Josef Shaftel 
Pays : Etats-Unis
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : David Wayne, Keenan Wynn, James Barton, Marcia Henderson...



L'HISTOIRE : En 1849, en pleine ruée vers l’or, Tracy Powell part tenter sa chance en Californie avec son ami Bert Killian. Avec la concurrence difficile, les deux prospecteurs parviennent à trouver juste de quoi survivre. Tracy repart alors chez lui, se marie, et se met à mener une vie paisible dans sa ferme. Mais la fièvre de l’or le reprend, et il repart à l’aventure, au milieu des voleurs, escrocs, et autres bandits...

MON AVIS : Ce qui est bien avec la collection "Les Grands Classiques du Western" de l'éditeur Artus Films, c'est que les vieux qui sont dans la quarantaine comme moi ont l'impression de se retrouver un mardi soir devant leur écran, attendant qu'Eddy Mitchell ne lance le générique de La Dernière Séance, émission culte s'il en est une ! Le western Les Collines Nues aurait très bien pu être diffusé lors de cette émission. Le film a été réalisé par Josef Shaftel en 1956, année marquante pour le genre puisque John Ford nous régalera avec La Prisonnière du Désert, Richard Brooks avec La Dernière Chasse, John Sturges avec Coup de Fouet en Retour, Robert Wise avec La Loi de la Prairie entre autre. Des classiques en puissance qui font passer Les Collines Nues pour un petit western totalement anecdotique il est vrai. Pas d'action, pas de scènes de gunfights tonitruantes, pas de chevauchées fantastiques, pas de shérif, pas d'indiens, pas de règlements de comptes en bon et due forme. Pourtant, j'ai apprécié ce film dont le seul but est de divertir avec une belle histoire. Une histoire qui mêle amitié malmenée, amour contrarié et destin brisé, tout ça avec un unique élément : l'or. La précieuse pierre dorée est en effet au centre du film et va complètement chambouler l'esprit du personnage principal, Tracy Powell, interprété par David Wayne. La soif de l'or va devenir la seule préoccupation de cet anti-héros tragique, obnubilé par la richesse et le pouvoir que peut conférer le métal précieux à celui qui en possède plein. Pire qu'une drogue, la soif de l'or va amener Powell a vivre une véritable descente aux Enfers. Constatant que creuser dans la terre aride ne lui apporte pas la fortune, il délaisse son meilleur ami, Bert Killian (interprété par Denver Pyle, bien connu des spectateurs pour avoir été "l'oncle Jesse" de la série télévisée Shérif fais-moi peur dans les années 80) au profit d'une ordure de premier ordre, Sam Wilkins, lui même aux ordres de Willis Haver, un escroc qui deviendra banquier par la suite, mais qui continuera d'user de l'intimidation pour obtenir ce qu'il désire. Ces deux brigands ont une solution bien plus avantageuse pour s'en mettre plein les poches, comme le constatera Tracy Powell : ils menacent les pauvres Mexicains et leur volent leur exploitation. Simple et beaucoup moins fatiguant ! Mais cette vie ne convient pas à Powell qui garde quand même une certaine dignité. Quand son meilleur ami abandonne cette ruée vers l'or et redescend en ville pour créer une affaire de vêtements, Tracy Powell continue son chemin, rêvant encore et toujours d'or. En plus d'une amitié mise à défaut, Powell en oublie également Julie, une jeune femme folle amoureuse qui ne cesse de l'attendre. Powell lui rend parfois visite mais les rêves de Julie de fonder un foyer, de se marier et d'avoir des enfants s'envolent dès que la folie aurifère de Powell reprend le dessus. Et le revoilà partit dans ses collines nues, persuadé que cette fois-ci sera la bonne. N'y arrivant toujours pas, Il accepte de faire des efforts et commence une vie de fermier avec Julie, enceinte. Tout semble aller pour le mieux jusqu'au moment où un autre chercheur d'or lui fait miroiter fortune et richesse. La spirale infernale recommence et Powell abandonne à nouveau ami et femme, n'assistant même pas à la naissance de son fils, trop occupé à creuser, toujours creuser, pour ne rien trouver, comme toujours. Soif de reconnaissance, soif d'avoir du pouvoir, soif d'en avoir plus que les autres, le destin de Powell est une tragédie sans fin, se répétant jour après jour, l'enfonçant toujours plus profondément dans ses désillusions. Les Collines Nues, à travers le personnage de Julie, revendique une vie simple, basée sur l'affection, l'amitié, l'amour. Des éléments qui ne veulent pas se connecter au cerveau de Powell, qui ne provoque que le malheur et la tristesse autour de lui. Certaines scènes sont fort émouvantes, à l'image de celle dans laquelle le fils de Tracy Powell demande à son père de ne pas partir et de rester un peu. Un enfant qui a grandi sans son père mais qui ne lui en veut pas du tout, désirant seulement pouvoir rattraper le temps perdu. Si on pourra trouver un peu exagéré le côté moralisateur du film, si l'ensemble est quand même pas mal "fleur bleue" et manque de testostérone, Les Collines Nues n'en demeure pas moins un fort joli film, attachant et attendrissant. La courte durée du film, 70 minutes, fait qu'en plus, on n'a guère le temps de s'ennuyer. A réserver avant tout aux cowboys qui n'ont pas une pierre à la place du cœur ! Les autres lui préféreront Le Trésor de la Sierra Madre sans aucun doute...

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS

NOTE : 4/6


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