Légende pour la notation des films

Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !

Légende pour la notation des films / 6

* * * * * * Nul / * * * * * * Mauvais / * * * * * * Passable / * * * * * * Moyen / * * * * * * Bien / * * * * * * Excellent / * * * * * * Chef-d'oeuvre
* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


vendredi 9 juin 2017

WONDER WOMAN

WONDER WOMAN
(Wonder Woman)

Réalisateur : Patty Jenkins
Année : 2017
Scénariste : Allan Heinberg 
Pays : Etats-Unis, Chine, Hong Kong
Genre : Action, Super-héros
Interdiction : /
Avec : Gal Gadot, Chris Pine, Robin Wright, Danny Huston, David Thewlis ...


L'HISTOIRE : C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs et son véritable destin...

MON AVIS : Les quarantenaires se souviennent tous de la série télévisée de 1975 Wonder Woman avec la magnifique Lynda Carter. Quarante ans plus tard, une nouvelle amazone s'accapare le lasso de vérité, les bracelets anti-balles et la tenue rouge, bleu et or mais au cinéma cette fois. Déjà entrevue dans Batman vs Superman : l'aube de la justice, la nouvelle Wonder Woman est donc interprétée par le top model israélien Gal Gadot, toute aussi charmante que sa consœur des années 70. Une apparition qui n'a pas laissé de marbre Bruce Wayne / Batman qui faisait sa petite enquête à la fin du film et tombait sur une photo de Wonder Woman semblant dater de la première guerre mondiale dans un vieux journal. C'est ce cliché qui sera le point de départ du film de la réalisatrice Patty Jenkins (Monster en 2003) et qui provoquera chez Diana Price un flashback émotionnel, nous ramenant à son enfance et aux événements qui l'ont conduit à devenir la célèbre super-héroïne. Cette première partie du long métrage se déroule donc sur l'île des amazones et on découvre Diana encore enfant et déjà désireuse de s'initier aux techniques de combats, ce qui ne semble pas être du goût de sa mère. Un secret entoure la naissance de Diana, notamment au sujet de son père. Cette partie est vraiment excellente, fait preuve de dynamisme et d'émotion, et se clôturera sur un affrontement titanesque entre amazones et soldats allemands, ces derniers pourchassant un espion américain (joué par Chris Pine qui sera le second héros du film) et tombant par hasard sur l'île des amazones. Les scènes de combats sont musclés, et les tirs à l'arc (arme des amazones) sont d'une efficacité redoutable. La réalisatrice use peut-être un peu trop des effets de ralentis mais on ne peut nier que sa mise en scène est d'une efficacité redoutable. On appréciera également le rôle important de l'actrice Robin Wright, ex Kelly de la série Santa Barbara. Cette excellente introduction à l'univers de Wonder Woman laisse donc une impression plus que positive et on a hâte de découvrir la suite des événements. Le théâtre de l'action se focalisera ensuite en Angleterre avant de se déplacer dans les terribles tranchées de la guerre 14-18. Personnellement, j'ai trouvé que la partie en Angleterre mettait un gros coup de mou au film, s'essayant à de l'humour un peu gnan-gnan (Diana qui découvre la vie des humains, essaye des centaines de robes...) et que sa durée aurait largement pu être revue à la baisse. Fort heureusement, une fois nos héros en pleine guerre des tranchées (avec une restitution très soignées des horreurs de cette Guerre, même si on notera l'absence de français sur le champ de bataille), l'énergie reprend son droit et le film redevient des plus divertissants tout en jouant sur le registre dramatique. L'attaque du village à travers les lignes ennemies est un grand moment du film et fait du personnage de Wonder Woman une figure iconique assez saisissante. On mettra un petit bémol quand au "méchant" du film, peu crédible lors du combat final, qui est de plus pourvu d'effets visuels pas toujours au top. Mais malgré ces quelques défauts, Wonder Woman est assurément un beau spectacle de qualité, qui mêle, pas toujours habillement certes, diverses influences (film mythologique, film de guerre, film noir), est porteur d'un beau message d'amour et de paix et qui reste porté par le charisme de son actrice principale, dont la destiné exceptionnelle de son personnage est bien mis en avant. On pourra rapprocher ce film du premier Captain America au niveau de son ambiance. On félicitera au passage le compositeur Rupert Gregson-Williams qui nous offre une bande-originale de toute beauté et qui accompagne merveilleusement bien les images qu'elle illustre. 

NOTE : 4,5/6



lundi 5 juin 2017

CONSPIRACY

CONSPIRACY
(Unlocked)

Réalisateur : Michael Apted
Année : 2017
Scénariste : Peter O'Brien
Pays : Angleterre
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Orlando Bloom, Noomi Rapace, Toni Collette, Michael Douglas, John Malkovich...


L'HISTOIRE : Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration...

MON AVIS : Franchement, c'est quoi cette mode de renommer un titre anglais en un autre titre anglais ?? The Autopsy of Jane Doe devient The Jane Doe Identity et Unlocked devient donc Conspiracy. Un nouvel effet de mode ?? Bizarre. Conspiracy est un film de Michael Apted, réalisateur de Gorilles dans la Brume, Blink, Le Monde ne suffit pas, Plus jamais ou bien encore Le monde de Narnia: L'odyssée du passeur d'aurore. Une carrière éclectique pour ce monsieur de 76 ans qui renoue donc avec le thriller pour sa dernière réalisation en date, Conspiracy évidemment. Mettant en scène Noomi Rapace dans un rôle de femme forte à la Jason Bourne, mais également Orlando Bloom, le charismatique Michael Douglas ou John Malkovich, Conspiracy nous propose 98 minutes de suspense et d'action, avec des événements proches de notre réalité actuelle, puisqu'on y parle de menaces terroristes liées à l'Islam radical, du rôle de certains Imans porteur d'un message de haine (ou pas), mais aussi de menaces bactériologiques, ce qui donne à réfléchir sur notre futur avenir, bien peu radieux, le tout sur fond de trahison et de conspiration. Assez rondement mené, Conspiracy ne ménage pas son temps en discussion stérile et préfère miser sur le dynamisme et l'action. Noomi Rapace se montre très à l'aise quand il s'agit de se battre avec des méchants armés jusqu'aux dents et les gunfights et autres bagarres sonnent plutôt justes et ne donnent pas l'impression d'être chorégraphiés. Moins percutante que Jason Statham ou Matt Damon, Noomi Rapace s'en sort toutefois avec les honneurs et sa prestation d'action-woman mérite d'être saluée. Si on devinera assez facilement quelques rouages du scénario, qui ne révolutionne pas grand chose avouons-le, on se laisse facilement porter par le rythme du film et on passe un bon moment si on n'en attend pas trop. Conspiracy reste un thriller classique, pas franchement original, qu'on oubliera assez vite après l'avoir vu mais on ne regrettera pas sa vision en tout cas car le travail est fait avec sérieux...

NOTE : 3,5 / 6



dimanche 4 juin 2017

THE JANE DOE IDENTITY

THE JANE DOE IDENTITY
(The Autopsy of Jane Doe)

Réalisateur : André Øvredal
Année : 2016
Scénariste : Ian B. Goldberg, Richard Naing
Pays : Angleterre, Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur, Sorcellerie
Interdiction : -12 ans
Avec : Brian Cox, Emile Hirsch, Ophelia Lovibond, Olwen Catherine Kelly...


L'HISTOIRE : Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium...

MON AVIS : Changer un titre anglais pour un autre titre anglais, voilà encore un mystère dont seul le distributeur français du film possède la réponse. The Autopsy of Jane Doe devient donc en France The Jane Doe Identity. Allez savoir pourquoi. Bref, passons sur ce détail saugrenu et sans grand intérêt en fait pour nous intéresser au film lui-même. Tout auréolé d'avis positifs et de diverses récompenses (2ème prix du public au TIFF, prix du jury jeune à Gerardmer, prix spécial du jury à Sitges entre autres), ainsi que d'un tweet valorisant de Stephen King lui même ("Visceral horror to rival ALIEN and early Cronenberg. Watch it, but not alone."), The Jane Doe Identity est un voyage cauchemardesque dans l'univers de la médecine légale et la quasi totalité du métrage se déroulera dans la salle d'autopsie des Tilden, médecins-légistes de père en fils. De la même manière que le traumatisant Aftermath de Nacho Cerda, rien ne nous sera épargné dans The Jane Doe Identity en ce qui concerne l'autopsie. Âmes sensibles s'abstenir donc car si vous ne supportez pas la vision d'un scalpel découpant la peau d'un cadavre ou d'une scie circulaire mettant à nu la calotte crânienne, vous risquez fort d'avoir la nausée en visionnant le nouveau film du réalisateur norvégien André Øvredal, celui-là même qui nous avait offert le sympathique Troll Hunter. L'aspect gore de The Jane Doe Identity, percutant et nécessaire, n'est cependant pas la seule chose qu'on retiendra du film, bien plus malin et intriguant qu'on ne le pense. Le mystère qui entoure le cadavre de cette jeune fille, qui ne présente absolument aucune trace de violence extérieure sur sa peau, à contrario de "son intérieur", ménage un suspense des plus  tendus et les montées de stress seront bien palpables, que ce soit sur les protagonistes du film ou chez les spectateurs. Au fur et à mesure que les éléments et les révélations se mettent en place, la peur se fait de plus en plus présente et les deux acteurs de ce huis-clos, Brian Cox et Emile Hirsch, participent pleinement à rendre effrayante cette autopsie pas comme les autres. Mention spéciale également à notre mystérieux cadavre, superbement interprétée par Olwen Catherine Kelly, qu'on félicitera d'avoir réussi à rester immobile durant de longues heures et de parvenir à faire naître une angoisse indicible rien qu'avec son regard gris et vide. Si The Jane Doe Identity se perd un peu en cours de route, brouillant les pistes en jouant sur divers registres (film de spectre ? film de zombie ? autre ?), la révélation finale sur l'identité de cette "Jane Doe" est par contre excellente pour ma part, parvenant à faire de l'original avec un thème vu et revu. Franchement une très bonne surprise que The Jane Doe Identity, qui mise sur une ambiance oppressante et anxiogène, et s'évertue réellement à faire peur. Simple mais efficace, un film d'horreur qui devrait combler les amateurs du genre. 

NOTE : 4,5 / 6