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samedi 7 juillet 2018

KING KONG REVIENT

KING KONG REVIENT
(A*P*E)

Réalisateur : Paul Leder
Année : 1976
Scénariste : Paul Leder, Reuben Leder
Pays : Corée du Sud, Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Rod Arrants, Joanna Kerns, Alex Nicol, Nak-hun Lee, Yeon-jeong Woo...


L'HISTOIRE : Un singe géant de neuf mètres de haut est prisonnier dans les cales d'un paquebot qui navigue près des côtes coréennes. L'animal parvient à se libérer et après avoir détruit le navire qui le retenait captif puis avoir affronté un requin, il accoste en Corée où il sème la panique, détruisant tout sur son passage. Les généraux de l'armée américaine, présents sur place, avec l'aide de l'armée coréenne, vont tout faire pour stopper le monstre. Ce dernier tombe sous le charme de Marilyn Baker, une actrice de cinéma. Tom Rose, le fiancé de celle-ci, va tenter de libérer sa dulcinée de son imposant amant...

MON AVIS : Le King Kong de 1933, véritable chef-d'oeuvre du cinéma, a laissé dans son sillage bon nombre de films voulant surfer sur les singes géants, avec plus ou moins de bonheur. Surtout moins d'ailleurs la plupart du temps. Rien que sa suite, également réalisée en 1933, Le Fils de Kong, avait tout du mauvais film. Parmi les œuvres nettement plus sympas, on citera, sans exhaustivité aucune, Monsieur Joe (1949), Konga (1961), Le Colosse de Hong Kong (1977), King Kong (1976), King Kong (2005) ou Kong : Skull Island (2017) par exemple. Le reste est à classer dans la catégorie des navets ou des nanars rigolos, à l'image du film dont je vais vous parler ici, à savoir le fameux King Kong Revient. Ayant eu vent des intentions du producteur Dino de Laurentis de concevoir en 1976 un remake du film de 1933 (le King Kong de John Guillemin) et voulant concurrencer le Japon dans les films de monstres géants - la saga des Godzilla mais aussi King Kong contre Godzilla (1962) et King Kong s'est échappé (1967) - la Corée du Sud décide de s'allier avec les Etats-Unis afin de réaliser A*P*E, qui se fera également appeler King Kong Revient ! Avec sa fabuleuse affiche, qui laisse augurer de combats titanesques entre le plus célèbre des singes géants et un requin ou un serpent géant, le film de Paul Leder fait saliver et on a plus que hâte de voir le résultat à l'écran. Si je vous dis que King Kong Revient est considéré comme étant l'un des plus mauvais films jamais réalisé, vous allez être déçu ou vous n'allez pas me croire. Jusqu'à ce que vous ayez, vous aussi, visionné le film. Imaginez Ed Wood décidant de réaliser sa propre version de King Kong avec ses budgets faméliques et vous aurez une petite idée de ce qui vous attend. Nanar haut de gamme, qui fera la joie des amateurs de films rigolos pas prise de tête, King Kong Revient va vous en donner pour votre argent si vous êtes réceptif à ce type de production ultra-fauchée. Rien que la scène d'introduction vaut le visionnage du film. Enfermé dans la cale d'un bateau et destiné à devenir une attraction chez Disneyland, un singe géant parvient à s'échapper et détruit le bateau qui le retenait prisonnier. Ne vous attendez pas à voir une animation image par image comme dans le film de 1933. Pas assez de budget pour ça. On a donc droit (comme c'est quasiment toujours le cas dans les productions asiatiques) à un acteur dans un costume de singe ! Fan de San Ku Kaï, Spectreman ou autre X-Or, vous serez aux anges. Ma femme a vu le gorille à l'écran, elle m'a dit "mais c'est un Chewba-Kong ??" j'étais mort de rire. Le plus drôle arrive ensuite, quand un requin attaque notre singe géant. Bon, très clairement, le squale est mort depuis belle lurette, l'acteur n'a donc qu'à le saisir et à faire du catch avec lui dans le bassin qui sert d'océan, ce qui est totalement ridicule mais hautement épuisant pour nos zygomatiques. Tout le reste sera à l'avenant. Notre héros simiesque va débarquer en Corée du sud et va s'amuser à détruire des tas de maquettes de bâtiments censés être en béton armé, l'acteur déguisé s'acharnant sur les fausses maisons, leur marchant dessus, quitte à perdre l'équilibre et de manquer de tomber parmi les décors de carton-pâte. Bien sûr, un tel comportement va alerter les autorités militaires et on aura droit à des nombreuses scènes de militaires causant aux téléphones en évoquant les divers incidents commis par le monstre poilu. Assez répétitives, ces séquences téléphoniques viennent ralentir le rythme du film, qui n'est déjà pas très soutenu. Heureusement, les scénaristes vont avoir l'idée de s'inspirer du film de 1933 et de créer une petite romance entre le singe géant et une jolie blondinette. Interprétée par Joanna Kerns, la vedette féminine du film est donc une actrice venu jouer dans un film dont le tournage se déroule en Corée. Elle va avoir le redoutable honneur de devenir le centre d'intérêt de ce Kong du pauvre, ce dernier ayant été subjugué par son jeu d'actrice. On se demande encore comment l'équipe technique ne l'a pas aperçu, je rappelle que notre géant est censé mesurer dans les neuf mètres de haut quand même ! C'est d'ailleurs la même chose lors de nombreuses séquences de foule en panique, personne n'a vu Kong arriver !! Neuf mètres de haut, c'est grand pourtant et ça doit se repérer facilement non ? Bon, on est plus à ça près de toute façon puisque tout King Kong Revient relève du non-sens absolu. Image surréaliste qui restera dans toutes les mémoires, celle de l'enjambé de vache ! Kong se promène dans un champ et évite d'écraser une pauvre vache qui traînait par là, cette dernière étant un simple jouet que l'acteur déguisé va enjamber ! Impayable. Il en va de même quand notre acteur tient une poupée Barbie dans sa main, censée être l'actrice Joanna Kerns précédemment citée. Il faut le voir pour le croire ! Et quant on sait que le film a été réalisé en 3D (d'où les nombreux plans de lancers d'objets qui foncent, accrocher à des câbles visibles à 1 mètre, vers le spectateur), on se dit qu'on aurait bien aimé voir le film dans cette version. Le final étire en longueur le combat entre Kong et l'armée et multiplie les explosions, les jouets en forme d'hélicoptères devenant la cible des poings de Kong et j'en passe, jusqu'à la mort tragique de notre grand héros.Une telle naïveté confondante durant les 86 minutes que dure le film fait de ce dernier une perle nanaresque idéale pour se payer une bonne tranche de rigolade entre potes !

* Disponible dans un beau digipack chez CINE 2 GENRE



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