THE HAUNTING OF THE TOWER OF LONDON

 

THE HAUNTING OF THE TOWER OF LONDON
(The Haunting of the Tower of London)

Réalisateur Charlie Steeds
Année : 2022
Scénariste Charlie Steeds
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Tim Cartwright, Reece Connolly, Richard Rowden, Emma Spurgin Hussey, Greg Draven...


L'HISTOIRE Lorsque les cadavres décomposés de deux jeunes princes devant succéder au roi sont découverts à la tour de Londres, un prêtre troublé doit mettre ses croyances de côté pour se lier d'amitié avec un prisonnier qui a des pouvoirs surnaturels pour communiquer avec les morts. Ils vont tous deux tenter de découvrir qui a assassiné les futurs héritiers... 

MON AVIS : Après avoir vu Chevaliers et Loups-Garous puis Un Loup-Garou en Angleterre, j'avoue être pris d'un vrai sentiment de curiosité et d'affection pour les films de Dark Temple Motion Pictures ainsi que pour leur créateur / producteur / scénariste et réalisateur Charlie Steeds. Budget fauché, voir ultra-fauché, tournage en décor naturel, système D à gogo pour les effets spéciaux, casting qu'on recycle dans pas mal de films, tout comme certains costumes ou accessoires d'ailleurs, et, surtout, une vraie passion, une vraie envie de faire quelque chose de bien au final, avec un résultat pas toujours au rendez-vous certes, mais tellement supérieur à des productions bardées de CGI dégueulasses, suivez mon regard. Pour ma troisième incursion dans l'univers Dark Temple, j'ai choisi ce film de 2022 intitulé The Haunting of the Tower of London. On y retrouve les acteurs désormais bien connus de cette société de production, à savoir Tim Cartwright et Reece Connolly. Le premier interprète Richard III, qu'on soupçonne rapidement d'avoir fomenté l'assassinat des deux jeunes princes pour prendre la suite de son frère malade et accessoirement roi. Le second joue le jeune prètre Isaac Crawgyll, qui va vouloir démêler cette sombre histoire de meurtres. Ses investigations vont l'amener à rencontrer Henry Pedrick, un homme qui semble posséder le pouvoir de communiquer avec les défunts. Malheureusement, Henry va rapidement se faire un ennemi de Richard III, qui va l'incarcérer et lui faire subir quelques séances de tortures de la part de son bourreau. Dans une ambiance médiévale, le film de Charlie Steeds joue donc avec les codes du film d'inquisition, avec donjon et salle des tortures au menu. Bon, niveau violence, on est tout de même loin de La Marque du Diable et de ses sévices raffinées, mais on a tout de même un peu de gore à se mettre sous la dent, dont une éviscération façon Ed Gein, avec un corps en position inversée, suspendu la tête en bas donc. Au film de torture, le réalisateur ajoute donc une dimension fantastique et spectrale, puisqu'on a ce personnage pouvant entrer en contacts avec les fantômes de défunts. Plutôt pratique, surtout que les spectres des deux jeunes héritiers semblent hanter les murs du château et provoquent quelques remous et morts suspectes parmi les résidents. Comme dans les deux autres films de Charlie Steeds que j'ai vu, ce dernier se démène pour créer une ambiance, une atmosphère d'épouvante et ce, malgré ses très faibles moyens. Et il y réussi assez bien ici, avec des visions spectrales baignées dans une jolie lumière très fantomatique par exemple. La première victime des spectres vengeurs sera l'acteur Greg Draven, le colosse chevalier vu dans Chevaliers contre Loups-Garous. Vous voyez, on retrouve plein d'acteurs et actrices vus dans les autres films et c'est assez sympa de les voir endosser différents rôles. Clairement, c'est toujours Tim Cartwright qui tire son épingle du jeu. J'aime bien cet acteur et dans The Haunting of the Tower of London, il joue un sacré enfoiré, ça change de ses prestations du côté du bien. Ah un détail qui m'a bien fait sourire, c'est que le réalisateur, en plus de recycler acteurs et décors, il recycle aussi des accessoires et devinez ce qu'on retrouve dans ce film-ci ? Les mains poilus des loups-garous des deux films précités plus haut ! Système D je vous le disais !! Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! A noter une séquence finale avec le spectre-moine visible sur le visuel de l'affiche, qui est vraiment cool et bien mise en scène. Par contre, ne vous attendez pas à voir le superbe château présent sur l'affiche, on a plutôt affaire à un château en ruine dans le film mais les intérieurs font illusions en tout cas. Si The Haunting of the Tower of London n'a rien d'un grand film ou d'un futur classique du genre bien sûr, j'ai bien apprécié sa vision, dans laquelle transpire toujours la passion comme déjà mentionné. Charlie Steeds ne se fout pas de la gueule de son public et j'aimerais beaucoup assister à un de ses tournages, ça doit vraiment être sympa. Pour le moment, c'est le film que j'ai préféré des trois que j'ai vu de Dark Temple Motion Pictures.    


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