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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




ONCE UPON A TIME IN... HOLLYWOOD

ONCE UPON A TIME IN... HOLLYWOOD
(Once Upon a Time in... Hollywood)

Réalisateur : Quentin Tarantino
Année : 2019
Scénariste : Quentin Tarantino
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Chine
Genre : Comédie, Drame
Interdiction : /
Avec :  Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Margaret Qualley, Julia Butters...


L'HISTOIRE : En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, tentent de poursuivre leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. Ils vont croiser le chemin des nouvelles stars du cinéma, comme Bruce Lee, Roman Polanski ou Sharon Tate. Leur route va également croiser celle de Charles Manson et de sa "famille"...

MON AVIS : Quand on a appris que Quentin Tarantino allait réaliser un film utilisant le drame de Cielo Drive, à savoir l'atroce meurtre de l'actrice Sharon Tate, enceinte du réalisateur Roman Polanski, par la "famille" de Charles Manson, le 9 août 1969, les attentes les plus folles se sont créées. A l'arrivée, on peut dire que c'est une surprise de taille que nous a concocté Tarantino. Car avec Once Upon a Time in...Hollywood, le réalisateur cinéphile nous offre en fait une sincère déclaration d'amour à tout un pan du cinéma qui n'existe plus, et dont l'année 1969, et les meurtres perpétrés par la secte de Manson, représentent le levier qui a tout fait basculer et qui a tout fait changer. Le Hollywood d'antan n'est plus, l'Amérique est en train de changer de visage, drogue, violence et meurtres deviennent monnaie courante, et le pays de l'Oncle Sam s'enlise dans le Vietnam. L'industrie du cinéma évolue également, les westerns n'ont plus la côté, les stars des séries-télévisées tentent de poursuivre leur carrière au cinéma, parfois avec succès mais le plus souvent avec des échecs. Avec un regard emplit de nostalgie et de bienveillance, Tarantino, qui n'avait que six ans en 1969, se met à fantasmer cette époque révolue, et on comprend assez rapidement qu'il aimerait bien pouvoir remonter le temps et se replonger dans l'ancien Hollywood. A travers ses deux personnages principaux, c'est lui-même qu'il met en scène, sans le dire. Mais personne n'est dupe. Interprétant avec une maestria sans pareille Rick Dalton et Cliff Booth, Leonardo di Caprio et Brad Pitt excellent dans leur rôle de ces deux losers que la modernité et la transformation de l'industrie cinématographique s’apprêtent à laisser sur le carreau. Margot Robbie en Sharon Tate est absolument divine et le reste du casting est à l'unisson. La reconstitution ultra-minutieuse du Hollywood de 1969 est juste époustouflante, et ce, dans ses moindres détails. La mise en scène de Tarantino est au diapason de tous les talents qui ont travaillés sur ce film, que ce soit le directeur de la photographie, les équipes de décorateurs, les acteurs et j'en passe. Tout en faisant preuve d'une réelle mélancolie pour cette époque révolue, Once Upon a Time in... Hollywood distille son émotion à travers sa galerie de personnages haut en couleur, et en leur compagnie, on prend un réel plaisir de cinéphile. Ce serait d'ailleurs le petit reproche qu'on pourrait faire à ce neuvième opus de mister QT, celui de s'adresser avant tout aux fans de cinéma, à ceux qui sauront qui est Sergio Corbucci ou Antonio Margheriti par exemple. Les autres pourront se sentir un peu exclus des allusions et références qui émaillent le film. Il leur restera tout de même le plaisir indiscutable d'assister aux facéties du fameux Rick Dalton, tout à tour colérique, passionné et émouvant (la séquence avec la petite actrice est formidable, tout comme la scène dans laquelle elle vient lui dire qu'elle n'a jamais assisté à une aussi bonne prestation de la part d'un acteur), de jubiler devant les reconstitution de séries-télévisées ou de scènes de film, de délirer au côté d'un Brad Pitt charismatique comme jamais, et surtout, d'halluciner devant la séquence finale, qui voit la violence se déchaîner enfin (jamais film de Tarantino n'a été aussi sage en la matière) et prendre le contre-pied de nos attentes, en nous balançant à la figure une version totalement fantasmée de la réalité. Une version de la réalité qui devient un conte de fée, comme le laissait pourtant entendre le titre même du film, peut-être la version que Tarantino aurait voulu être la vraie réalité. Malheureusement, quand le générique de fin se termine et que les lumières se rallument, on sait que cette fin n'est que du cinéma. On aurait aussi aimé y croire. Mais non, les événements de 1969 ont bel et bien eu lieu à Cielo Drive. Un final prétexte à polémique, comme la fameuse séquence avec Bruce Lee qui a enflammé les réseaux sociaux. Qu'importe. Once Upon a Time in... Hollywood est un film brillant, plus complexe, plus dense qu'il n'y paraît de prime abord et qui méritera d'autres visions pour en comprendre toutes les ficelles. Assurément le film le plus personnel, le plus intime de Quentin Tarantino.  

* Disponible en DVD, BR et BR 4K chez SONY PICTURES



THE BOAT

THE BOAT
(The Boat)

Réalisateur : Winston Azzopardi
Année : 2018
Scénariste : Joe Azzopardi, Winston Azzopardi
Pays : Malte, Angleterre
Genre : Thriller, Fantastique
Interdiction : /
Avec :  Joe Azzopardi


L'HISTOIRE : Un jeune marin part en mer sur sa petite embarcation. Pris dans une nappe de brouillard, il découvre un voilier qui semble abandonné. Une fois monté sur l'embarcation et après avoir inspecté les lieux, le marin découvre que son propre bateau a disparu. Il se retrouve seul en mer, sur un voilier qui semble ne pas vouloir lui faciliter la tâche...

MON AVIS : Tiens, un film de bateau fantôme. Enfin je pense au vu de l'affiche et du résumé. Le thème n'est pas nouveau, on a déjà eu des films traitant de ce sujet avec Le Triangle du Diable en 1975, Le Bateau de la Mort en 1980, Le Vaisseau de l'Angoisse, Abîmes et Le Bateau des ténèbres en 2002, Visitors en 2003, Haunted Boat en 2005 ou bien encore l'excellent Triangle en 2009. Le film de Winston Azzopardi, The Boat, réalisé en 2018, a d'ailleurs quelques points communs avec le film de Christopher Smith, ne serait-ce que par le nom des bateaux, qui est le même dans les deux films : Aeolus, référence évidente à Eole, le dieu des vents qui donna à Ulysse une outre remplie de mauvais vents qui lui compliquèrent la tâche de rentrer à bon port. Le fait que le bateau de The Boat s'appelle comme celui présent dans Triangle est très certainement un indice de la part des deux scénaristes, à savoir le réalisateur Winston Azzopardi et son fils Joe Azzopardi, qui sera l'unique acteur du film. Un indice important quand à la signification même du film, ce dernier étant on ne peut plus avare en explication, ce qui risque de laisser le spectateur sur sa faim lorsque le générique va se mettre à défiler au bout de 90 minutes. En effet, The Boat, qui peut être vu comme un croisement entre Duel, Triangle et même Christine, laisse son public totalement maître de ses réflexions et ne lui balise jamais le chemin, le laissant seul à interpréter ce qu'il a envie d'interpréter. La nappe de brouillard et l'apparition du voilier abandonné fait clairement penser à un film de fantôme par exemple. Certaines séquences vont même plus loin et nous donnent l'impression que le bateau est carrément vivant, refusant par exemple que le marin prisonnier dans les toilettes ouvre la porte pour tenter de reprendre le contrôle sur la trajectoire. Les visions de la barre à roue de navigation bougeant toute seule ou du mat qui semble avoir percuté le marin pour le faire tomber à l'eau amplifient ce sentiment qu'une force invisible est présente à bord ou que le voilier agit par lui-même. Pris au piège, le marin semble perdre peu à peu la raison et s'imagine qu'il y a une personne à bord qui s'amuse au jeu du chat et de la souris avec lui. Bruits de pas, porte camouflée permettant de se déplacer sans être vu sont-ils issus de l'imagination mis en exergue par la dépression naissante chez le marin, qui ne voit aucun échappatoire à sa condition de prisonnier ou y-a-t'il réellement quelqu'un qui tente de le rendre fou ? Le mystère demeure et chacun ira de sa petite théorie. L'influence de Duel de Spielberg est largement palpable lors de l'excellente séquence dans laquelle le héros s'est construit un radeau de fortune et s'éloigne du voilier qui va se mettre à littéralement le pourchasser, sans qu'aucun navigateur ne soit présent sur l'embarcation. Concernant Christine de Carpenter, on aperçoit le bouton de la porte des toilettes, bien mis à mal par le marin dans sa tentative d'évasion, être redevenu comme neuf par la suite ! Et le fait que le voilier porte le même nom que le bateau dans Triangle pourrait également signifier que le malheureux marin se trouve dans une boucle temporelle et que le sang découvert dans l'armoire à pharmacie soit déjà le sien. Il y a aussi cette image furtive, vers la 54ème minutes, lorsque le marin soulève un drap en regardant comme par hasard dans la direction opposée et où, pour ma part, j'ai vu les jambes d'une personne. En faisant arrêt sur image, il semble bel et bien que ce soit des jambes en tout cas. Bref, The Boat nous laisse dans la perplexité et la scène finale, très intrigante, ne viendra pas plus nous éclairer. Toujours est-il que ce huis-clos maritime, intimiste au possible puisqu'il n'y a à l'écran que le voilier et un acteur, s'avère plutôt réussi, le suspense fonctionnant plutôt bien vu le nombre de péripéties dramatiques que va vivre le marin : perdu en pleine mer sans aucun moyen de trouver son chemin, retenu prisonnier dans l'espace très réduit des toilettes à cause d'une porte réfractaire, se blessant continuellement dans ses tentatives de survie, victime d'un début d'inondation, coincé alors qu'une violente tempête apparaît et j'en passe, tout est fait pour pourrir la journée de notre malheureux marin, très bien interprété par un Joe Azzopardi qui donne de sa personne. Ne manque que la présence de requins dans les parages pour que la carafe soit pleine. Bénéficiant d'une réalisation très soignée, The Boat est un film mystérieux qui vous fait réellement ressentir une atmosphère oppressante et l'angoisse de vous retrouver seul en pleine mer. Très peu d'action mais un intérêt qui réussi à se maintenir durant 90 minutes ! Un petit exploit déjà quand on n'a qu'un seul lieu et un seul acteur à l'écran. 

* Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO

LE BR
Image magnifique, sans aucun défaut. VOSTF et VF en DTS HD 5.1 et, petit bonus, un bonus caché justement, qui nous montre les coulisses du tournage durant 1 minute 54 approximativement. On aurait aimé un interview du réalisateur pour avoir sa façon d'appréhender son histoire.



EVIL DEAD (1981)

EVIL DEAD
(The Evil Dead)

Réalisateur : Sam Raimi
Année : 1981
Scénariste : Sam Raimi
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec :  Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Richard DeManincor, Betsy Baker, Theresa Tilly


L'HISTOIRE : Scott, Sheryl, Linda, Shelley et Ash partent se reposer dans une vieille cabane perdue au milieu des bois. Ils remontent du sous-sol un vieux magnétophone à bande et un étrange livre. L'écoute des bandes sur le magnéto va réveiller d'antiques forces du mal. Celles-ci vont s'attaquer au petit groupe et les transformer un à un en démon...

MON AVIS : Difficile pour moi d'être objectif devant Evil Dead puisque c'est le premier film d'horreur que j'ai vu de ma vie, et au cinéma qui plus est, lors d'une rediffusion en 1984 dans un petit cinéma de quartier. J'avais dix ans un peu passé et j'ai réussi à convaincre mon père de m'y emmener. Séance à 21h. Quelques 1h23 plus tard, le choc absolu. Cauchemars durant une bonne semaine et naissance d'une passion ad vitam eternam pour le cinéma fantastique. Mais comment un jeune homme d'à peine 20 ans a-t-il pu réaliser un film pareil, avec autant de talent ? Car oui, Sam Raimi était un p'tit jeunot à l'époque du tournage mais quelle maîtrise de la mise en scène, quelle virtuosité dans le maniement de la caméra, quelle imagination débordante pour faire vivre à ses cinq protagonistes une nuit infernale ! Le public de connaisseurs de l'époque et les magazines spécialisés ne s'y sont pas trompés non plus, faisant une véritable ovation à cet opéra de la terreur virtuose. Sur un scénario somme toute basique et classique, Sam Raimi nous convie à une nuit d'horreur qui laisse des traces dans les esprits. Revu aujourd'hui même, il apparaît clairement que le réalisateur a réellement voulu faire un film qui fasse peur, à contrario de Evil Dead 2 et de L'armée des Ténèbres qui jouent d'avantage sur l'aspect comédie et humour noir. Si il y a aussi un peu d'humour noir dans Evil Dead, c'est bien la peur qui prédomine tout au long du film. Musique angoissante, superbe travail sur les effets sonores, suspense, jump-scares à gogo, maquillages répulsifs et gore outrancier, autant d'éléments qui viennent magnifier une réalisation sans faille et des trouvailles cinématographiques qu'on n'avait jamais vu auparavant. Les vingt dernières minutes du film sont à ce titre exemplaire au niveau des mouvements de caméras et du montage, à l'exemple des scènes où la caméra prend la place de la force démoniaque qui se déplace à travers la forêt ou dans la maison avec une aisance déconcertante. Evil Dead procure toujours autant de plaisir et je crois que je ne pourrais jamais me lasser de ce film hors du commun.

* Disponible en EDITION ULTIME, BR 4K, BR et DVD chez L'ATELIER D'IMAGES

LE BR
Revoir Evil Dead dans une qualité HD est un pur bonheur, surtout que l'image a conservé un grain cinéma tout en étant d'une définition exquise. Et surtout, le format d'origine, le 1.33 a été également conservé ! Cerise sur le gâteau, nous avons ENFIN la joie de pouvoir voir le chef-d'oeuvre de Sam Raimi en VOSTF évidemment mais aussi dans sa VF d'époque, l'atroce redoublage des années 2000 étant également présent pour les masochistes.
Niveau bonus, alors là, c'est le festival, de quoi rendre dingue tous les fans du film, avec :
- un commentaire audio de Sam Raimi, Robert G. Tapert et Bruce Campbell
- Tout ce que vous ne savez pas sur la Saga Evil Dead (excellent documentaire)
- Les trésors de la salle de montage, avec des images inédites non retenues pour le film
- À la découverte d'Evil Dead
- Test de maquillage
- Discussion avec l'équipe du film lors d'une convention
- Jeu de questions / réponses avec l'équipe du film lors d'une convention
- Rencontre à la cinémathèque d'Hollywood
- Bandes annonces et spots TV
- Les Pages du Livre des Morts
- Le Carrousel aux images, bonus inédit d'époque (1982) nous permettant de voir Sam Raimi, Ted Raimi et Tim Sullivan interviewés...
Une nouvelle édition de grande qualité donc, à posséder impérativement !




NEKROTRONIC

NEKROTRONIC
(Nekrotronic)

Réalisateur : Kiah Roache-Turner
Année : 2018
Scénariste : Kiah Roache-Turner, Tristan Roache-Turner
Pays : Australie
Genre : Comédie, S-F, Horreur, Action
Interdiction : /
Avec : Ben O'Toole, Monica Bellucci, Caroline Ford, Tess Haubrich, Epine Bob Savea...


L'HISTOIRE : Avec l’aide de Molly et Torquel, deux sœurs chasseuses de démons, Howard doit apprendre à maîtriser les pouvoirs dont il a hérité pour détruire des hordes de créatures démoniaques. Entre les rafales d’armes automatiques, les attaques de zombies hystériques, les chairs explosées, les éclairs de plasma et les assauts de sa mère qui essaie de manger son âme immortelle, Howard va vivre une véritable journée en enfer en compagnie de Rangi, son meilleur ami...

MON AVIS : En 2014, les frères Roache-Turner débarquent de l'Australie pour nous présenter Wyrmwood: Road of the Dead, un pur délire mêlant action, comédie et horreur, et qui connaîtra un bon petit succès lors de ses différents passages en festival. Quatre ans plus tard, ils reviennent en force avec Nekrotronic, un film totalement WTF !? comme disent les d'jeunz et qui mélange à nouveau plusieurs genres, comme la science-fiction, la comédie, l'action et les effets gores ! Rien qu'à voir la visuel de l'affiche, on se dit "mon dieu, mais c'est quoi ça ??" et cette impression de tenir entre les mains un O.F.N.I. (Objet Filmique Non Identifié) se confirme une fois le film lancé. Mais ce qui semble être une grosse poilade non-sensique au début se transforme petit à petit en un divertissement décérébré hautement jouissif qui finit par emporter l’adhésion tant les frères Roache-Turner ont de l'énergie et de la passion à revendre et s'autorise tous les excès les plus frappadingues avec une bonne humeur communicative. J'avoue que lors de la première demi-heure, je me disais "mais qu'est-ce qu'est venue faire Monica Bellucci dans cette galère ?" tellement le film allait loin son délire ! Imaginez quand même : la belle actrice italienne interprète la reine des démons Finnegan, qui utilise les dernières technologies pour pouvoir répandre sa horde de sous-fifres démoniaques à travers le monde et agrandir ses rangs grâce aux humains possédés. Pour ce faire, rien de plus simple : les humains étant devenus des moutons passant leur temps sur les téléphones portables, il lui suffit de surfer sur le phénomène Pokemon Go en lançant le même type de jeu mais avec des démons à trouver et à attraper ! Malheureusement, le double-clic permettant de les attraper libère la force démoniaque du démon capturé, ce dernier prenant alors possession de l'enveloppe humaine de celui qui l'a attrapé ! Un scénario de dingue non ? Mais ce n'est pas tout, restez là ! Pour contrer Finnegan et espérer sauver l'humanité, il existe des Nekromanciens, c'est à dire des humains possédant des pouvoirs surnaturels et dont le métier est chasseur de démons ! Ouf, nous voilà rassuré ! Et figurez-vous que le héros du film, Howard (interprété par Ben O'Toole) va découvrir par inadvertance qu'il est Nekromancien ! Et qu'en plus, Finnegan est sa véritable mère ! WTF !!! Ah, je vous avez prévenus, hein, qu'on tenait du lourd avec Nekrotronic ! La chance est du côté du pauvre Howard car un groupe de Nekromanciens est justement dans les parages et ils vont pouvoir lui servir de mentor et l'aider à comprendre ses pouvoirs et à les utiliser à bon escient. Double-chance, deux des Nekromanciens sont des filles et disons-le sans ambages, elles sont bonnes les deux chasseuses de démons !! Torquel est jouée par la charmante Tess Haubrich (vue dans la série Wolf Creek ou dans Alien Covenant) et Molly par la non moins charmante Caroline Ford (Lake Placid: The Final Chapter ou la série Once Upon a Time). Deux bimbos lourdement armées, qui n'hésitent jamais à se mettre en danger pour détruire les démons et qui vont prendre en main Howard, pour le meilleur et pour le pire. Ce dernier ne semble pas très doué dans son nouveau métier et de nombreux gags viendront ponctuer son apprentissage, qui s'avérera assez drôle en effet. Heureusement, Howard peut aussi compter sur Rangi (Epine Bob Savea), qu'il a transformé en... spectre ! Une fois la fine équipe réunie, Nekrotronic devient un véritable fourre-tout d'influences, allant de Matrix à Tron, en passant par S.O.S. Fantômes entre autres. Le film va à cent à l'heure, mitraille à tout va dans de grandes gerbes de sang en CGI, envoie Howard et sa future dulcinée, en tenue de cuir futuriste du plus bel effet, armés de pistolets à plasma dézinguer du démon à tour de bras, laisse le casting cabotiner à mort et ne s’embarrasse d'aucune convention. Ce qui ne l'empêche pas de se montrer très soigné, bien mis en scène, et de bénéficier de jolis costumes et de décors réussis. Alors oui, c'est extrêmement con, ça frôle la débilité totale mais vu que c'est fait exprès et qu'en plus, c'est totalement assumé, ça finit par payer ! Passer la surprise de regarder un truc WTF !?, on se prend au jeu, on se laisse aller, on met son cerveau sur OFF et on profite pleinement du spectacle ahurissant et déjanté que les frères Roache-Turner nous ont concocté. Véritablement autre, Nekrotronic va vous en faire voir de toutes les couleurs, à vous de voir si vous êtes prêts à l'apprécier pour ce qu'il est...

* Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO


CHERNOBYL

CHERNOBYL
(Chernobyl)

Réalisateur : Johan Renck
Année : 2019
Scénariste : Craig Mazin
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Drame, Historique, Série-télé
Interdiction : -12 ans
Avec : Jessie Buckley, Jared Harris, Stellan Skarsgård, Emily Watson, Paul Ritter...


L'HISTOIRE : Le 26 avril 1986, une explosion secoue la centrale nucléaire soviétique située à Tchernobyl et réveille la ville de Prypiat. Tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la centrale, scientifiques, ingénieurs et habitants n'ont aucune idée du drame qui se joue et qui deviendra la plus grande catastrophe nucléaire au monde...

MON AVIS : Qu'est-il réellement arrivé à Tchernobyl ? Pourquoi le réacteur a-t-il explosé ? A qui la faute ? Nous a-t-on dit toute la vérité sur ce drame qui a secoué le monde en avril 1986 ? Toutes ces questions, et bien plus encore, vont trouver une réponse dans cette mini-série de 5 épisodes, réalisée en 2019 par Johan Renck et acclamée de par le monde. A juste titre tant on est happé avec les personnages dans cette tragédie humaine qui fait froid dans le dos et ne laissera personne indifférent devant son écran. Assurément l'une des séries dramatiques les plus intenses vues sur un écran, de par son aspect historique, ses images chocs et les révélations qui viennent étayer la vérité, Chernobyl est un véritable uppercut qu'on se prend en pleine face et qui en dit long sur la nature humaine. Tout ça pour un simple désir carriériste de la part du supérieur en chef assurant la gestion de la centrale et qui a dénigré toutes les consignes de sécurité en vigueur lors d'une phase de test et ce, afin de satisfaire son propre supérieur et espérer en retirer toute la gloire. Une suite de mauvaises décisions et d'ordres donnés aux pauvres techniciens de nuit qui n'avaient jamais été briffés sur cette phase de test sont donc la cause de la plus grande catastrophe nucléaire que la Terre ait connu. Une catastrophe aux terribles conséquences, ces dernières ayant été minimisées par le pouvoir en place et ce, encore aujourd'hui, malgré les preuves apportées par le personnage principal, le scientifique Valery Legasov, superbement interprété par l'acteur Jared Harris. Il en va de même pour le nombre de morts provoqué par la catastrophe de Tchernobyl, largement sous-estimé par les autorités. Les cinq épisodes de Chernobyl vont donc mettre en lumière la responsabilité de chacun, décrire avec une minutie extrême tout ce qui a précédé la catastrophe, tout ce qui s'est passé durant la catastrophe et ce, jusqu'au procès des trois principales personnes mises en examen. De l'explosion jusqu'à l'évacuation des villes avoisinantes, de la mise en oeuvre des travaux permettant de stabiliser la situation aux morts provoqués par les terribles radiations (avec des images terrifiantes de réalisme), des mensonges du gouvernement, des actions du KGB jusqu'à la prise de conscience de la part des hautes autorités de la portée du drame à travers le monde, des actes héroïques des services de secours et de la population à la vie "après la catastrophe", tout est montré, présenté, décortiqué sans sensationnalisme aucun, avec une justesse confondante de désespoir. A juste titre terriblement nihiliste, Chernobyl ne respire pas la joie de vivre, c'est le moins que l'on puisse dire. Avec un casting impeccable, une mise en scène à la fois sobre et impressionnante parvenant à rendre toute l'intensité de la dramaturgie de ce terrible épisode historique, cette mini-série fait date et mérite absolument d'être visionné. Glaçant.

* Disponible en DVD et BR chez HBO



SCARY STORIES

SCARY STORIES
(Scary Stories to Tell in the Dark)

Réalisateur : André Øvredal
Année : 2019
Scénariste : Dan Hageman, Kevin Hageman
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Zoe Margaret Colletti, Michael Garza, Gabriel Rush, Austin Zajur, Kathleen Pollard...


L'HISTOIRE : En 1968, le soir d'Halloween. Poursuivi par une bande de jeunes à qui ils ont fait une mauvaise blague, un groupe d'amis se réfugie dans un manoir abandonné réputé hanté, et trouve une pièce secrète ainsi qu'un livre qui raconte des histoires terrifiantes. L'ouvrage appartenait à Sarah Bellows, une jeune fille qui s'est pendu en 1898 après avoir été accusé de l'empoisonnement de plusieurs enfants de la ville. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie. Stella, Auggie, Chuck et Ramon vont tenter de percer le mystère du livre avant que ce dernier n'en fasse des victimes...

MON AVIS : Parmi les nombreux livres d'épouvante destinés principalement aux adolescents, on cite souvent les fameux Chair de Poule écrits par  R. L. Stine. Mais un autre auteur américain est également à mettre en avant, Alvin Schwartz, auteur des Scary Stories to Tell in the Dark, des histoires à faire peur prenant racine dans les légendes urbaines et qui ont connu un très grand succès, notamment grâce aux sublimes et terrifiants dessins en noir et blanc de Stephen Gammell illustrant les ouvrages. Des histoires tellement horrifiantes qu'elles ont été interdites dans les bibliothèques scolaires anglaises depuis 1984. Passionné par ces histoires et les dessins des Scary Stories to Tell in the Dark, le prestigieux réalisateur Guillermo Del Toro rêve d'en faire une adaptation au cinéma. Un projet qui date de 2014, repris en main par Del Toro en 2016, qui a décidé tout compte fait de ne pas le réaliser lui-même mais d'en confier la tâche à André Øvredal, à qui l'on doit le sympa Troll Hunter (2010) et l'excellent The Jane Doe Identity en 2016, tout en assurant la production, en supervisant de très près l'avancée du projet et le design des différentes créatures du film. Un gage de qualité donc que de voir ces deux personnes rattachés à Scary Stories, ce que viendra confirmer la vision du film. Principale surprise en ce qui me concerne : je m'attendais à voir un film à sketch, pensant que les histoires lues à travers le livre trouvé dans le vieux manoir allaient prendre vie indépendamment du fil conducteur, comme c'est le cas dans ce type de films dont le plus fier représentant reste le Creepshow de George A. Romero. Raté ! L'originalité de Scary Stories tient dans le fait que les différentes histoires vont prendre vie dans l'intrigue principale et impacter les personnages principaux et ce, de manière très intelligente et maîtrisée. On n'a pas l'impression d'assister à un film décousu mais bel et bien à une histoire structurée dans laquelle vient s'intégrer les éléments issus des récits du livre. C'est franchement bien foutu et très efficace. Principalement destiné à un public adolescent de par sa source d'inspiration, Scary Stories met en avant un casting composé de jeunes acteurs et une ambiance qui n'est pas sans nous rappeler les productions Amblin des 80's ou plus récemment Ça chapitre 1 ou la série Stranger Things. Bien que se déroulant en 1968, les mésaventures que vont vivre Stella (Zoe Margaret Colletti), Ramon (Michael Garza), Auggie (Gabriel Rush) et Chuck (Austin Zajur) nous renvoient au Goonies et autres productions du même genre, version horrifique bien sûr. Le casting est impeccable, les acteurs ados remplissent parfaitement leur rôle, la jeune Zoe Margaret Colletti étant au-dessus du lot. Stella, son personnage, on aurait tous aimé l'avoir pour petite copine ! Une nana plutôt jolie qui a des affiches de vieux films d'épouvante dans sa chambre, lit des comics d'horreur et connaît par cœur les dialogues de La Nuit des Morts Vivants, le rêve ! Autre atout majeur de Scary Stories, outre sa mise en scène chiadée, millimétrée, ses superbes décors (l'intérieur décrépi du manoir entre autres) et son casting, ses monstres ! Avec Guillermo Del Toro à la production, on se doutait que les créatures du film bénéficieraient d'un traitement particulier, lui qui leur voue un culte si particulier. Rien à dire à ce sujet, elles sont juste superbes et, cerise sur le gâteau, réalisées en grande partie à l'ancienne, avec prothèses, latex et acteur crevant de chaud sous les costumes, bénéficiant de l'ajout d'images de synthèse uniquement quand il le faut. Épouvantail revanchard, zombie cherchant son orteil, Dame Pâle au sourire glaçant, araignées s'extirpant d'une pustule s'étant développée sur la joue d'une pauvre fille, spectre blafard ou monstre contorsionniste cauchemardesque (l'impressionnant Jangly Man, interprété par l'acteur noir Troy James à l'incroyable flexibilité corporelle), tous ont bénéficié d'un traitement aux petits oignons et chacun aura ses minutes de gloire, laissant un souvenir tangible dans l'esprit du spectateur. Alors oui, on pourra parfois faire la fine bouche en disant que la scène de l'épouvantail reste du déjà-vu, que la profusion de jump-scares parfois téléphonés est un peu envahissant et qu'il n'y a quasiment pas la moindre goutte de sang à l'horizon, à l'exception de l'encre servant à écrire les histoires. Des points légèrement négatifs qui ne feront pas oublier la beauté visuelle du film ni son efficacité à maintenir l'intérêt du public tout au long du déroulement de l'histoire. Largement au-dessus de la moyenne en terme de réalisation et de production-design, Scary Stories s'avère le film parfait à visionner entre ados pour fêter Halloween ! Aventure, rire et frisson s'entremêlent dans une bonne alchimie et le film contient un sous-texte historique plus intelligent qu'il n'y paraît, le choix de l'année 1968 n'étant pas un hasard (Nixon, le Vietnam...). C'est aussi une belle déclaration à l'écriture et aux pouvoirs des mots. Même si le public visé est clairement les adolescents, Scary Stories ravira tout autant les adultes car le film adopte un ton assez mature dans son ensemble. C'est un bon tour de train fantôme pour tout les publics en somme ! Et le film donne envie de découvrir les histoires d'Alvin Schwartz, dont un ouvrage de 352 pages est paru en France en 2019 chez Castelmore, avec les dessins de Stephen Gammell en prime ! 

* Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO
Qualité de l'image superbe, VO et VF en DTS 5.1 et nombreux bonus au programme, nous faisant aller à la rencontre du réalisateur, de Del Toro, du casting et de l'équipe derrière la confection des créatures. Il y a même un bonus caché, comme à la grande époque ! 



LE ROI LION (2019)

LE ROI LION
(The Lion King)

Réalisateur : Jon Favreau
Année : 2019
Scénariste : Jeff Nathanson
Pays : Etats-Unis
Genre : Aventure, Drame, Animation
Interdiction : /
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L'HISTOIRE : Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…

MON AVIS : Dans leur projet pharaonique de remettre au goût du jour leurs dessins-animés cultes en version "live", il était impossible pour les studios Disney que le film d'animation plébiscité par une très grande majorité de fans comme étant le meilleur, Le Roi Lion bien sûr,  réalisé en 1994, échappe à ce traitement. Après Cendrillon, Le Livre de la Jungle, La Belle et la Bête, Dumbo ou Aladdin entre autres, et en attendant Mulan ou La Petite Sirène, penchons-nous sur le cas du Roi Lion, qui a divisé les foules lors de sa sortie. C'est le réalisateur Jon Favreau qui s'est collé à la tâche, celui-là même qui avait mis en scène Le Livre de la Jungle en 2016 ainsi que les deux premières aventures du super-héros Iron Man en 2008 et 2010. Les principales critiques autour de sa version en images de synthèse du Roi Lion tiennent principalement au fait que Jon Favreau n'a jamais cherché à s'écarter des sentiers balisés par le dessin-animé de 94. L'histoire est la même, les chansons sont les mêmes (bien que réinterprétées par de nouveaux chanteurs, avec quelques légères variations), les rebondissements sont les mêmes, les répliques sont (quasiment) les mêmes (avec de nouvelles voix par contre) et j'en passe. Quelle utilité alors, me direz-vous, si on vient juste regarder un copié-collé d'une oeuvre culte, qui, en son temps, avait déjà provoqué la polémique en ne disant jamais qu'elle était une adaptation (plagiat ?) du dessin-animé japonais Le Roi Léo ? Il est vrai que si on connaît bien l'animé de 1994, on ne peut s'empêcher tout au long du film d'y penser et de se dire "ah oui, c'est vraiment l'animé refait à l'identique en synthèse". Pourtant, il est difficile de ne pas prendre de plaisir à regarder cette version 2019 malgré cette impression un peu gênante tant la beauté des images proposées vient flatter les rétines. Il faudrait quand même être de mauvaise foi pour ne pas être émerveillé devant la prouesse technique réalisée par Jon Favreau et son équipe de magiciens de l'image. Le réalisme absolument bluffant des divers animaux présentés dans le film nous montre qu'on a encore monté le niveau d'un cran dans ce domaine : les poils, les crinières, le pelage, la texture, les expressions, la fluidité des mouvements sont juste époustouflants. Et même le regard et ce qu'il y a derrière (l'âme ?), cette notion tellement difficile à recréer en image de synthèse (l'exemple de Peter Cushing dans Rogue One est le plus flagrant, le corps et la visage du défunt acteur étant magnifiquement reproduits quand son regard reste froid et sans "âme justement) parvient ici à trouver crédit au yeux du public. Impossible de rester insensible à cette petite boule de poils qu'est bébé Simba au début du film, tout comme la sagesse et la démarche de Mufasa en impose. Timon et Pumba sont également exemplaires en terme de recréation synthétique. La démonstration technique est poussée à son plus haut niveau de crédibilité et bien souvent, je me demandais si j'avais en face de moi de vrais animaux ou des CGI. Il en va de même pour les sublimes décors du film, d'un réalisme incroyable et pourtant entièrement numérisés à partir d'endroits existants au Kenya. Les scènes emblématiques du dessin-animé répondent toutes à l'appel et m'ont procuré tout autant d'émotions, que ce soit la mort de Mufasa, la romance entre Simba et Nala, l'attaque des Hyènes et le combat final par exemple. Alors oui, la version 1994 a encore de beaux jours devant elle et reste indétrônable. Mais cette version 2019 a quand même de sacrés atouts et la magnificence de ses images est franchement à couper le souffle. Un peu plus de prise de risques et d'innovations au niveau de l’histoire n'auraient pas été de trop (quitte à faire rager les puristes) pour insuffler un petit renouveau et donner un réel intérêt à cette modernisation. Je comprends ceux qui trouvent cette version 2019 totalement vaine et inutile du fait de son approche "je refait la même chose au découpage de plan près" mais en ce qui me concerne, j'ai tout de même été happé par l'ambiance et le réalisme des animaux (les hyènes plus vraies que nature) et j'ai trouvé assez intéressant également l'approche du réalisateur qui voulait de l'ultra-réalisme justement : les animaux, quand ils parlent ou chantent, n'ont évidemment pas les mêmes expressions que dans le dessin-animé, leurs expressions sont plus "rigides", moins grandiloquentes sous couvert de ce réalisme. Et bien ça ne m'a pas choqué plus que ça, au contraire, je trouve que le film, de ce point de vu, est même plus "crédible" que le dessin-animé et que dans la "vraie vie", ça se passerait justement comme ça si on avait la chance d'être invisible et de pouvoir assister aux mêmes événements dans la savane. C'est un peu comme si on était dans un documentaire animalier scénarisé en fait. Ça peut déplaire tout autant que ça peut plaire. En tout cas, cette démonstration technologique est d'une réelle beauté et la prouesse réalisée pour ce divertissement sophistiqué mérite d'être saluée. Longue vie au Roi !

* Disponible en BR 4K, BR et DVD chez Walt Disney France