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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LAKE BODOM

LAKE BODOM
(Bodom)

Réalisateur : Taneli Mustonen
Année : 2016
Scénariste : Aleksi Hyvärinen, Taneli Mustonen
Pays : Finlande, Estonie, Nouvelle-Zélande
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Nelly Hirst-Gee, Mimosa Willamo, Mikael Gabriel, Santeri Helinheimo Mäntylä...


L'HISTOIRE : Deux amis, Elias et Atte,  invitent deux jeunes filles, Ida-Maria et Nora, à passer un week-end au lac Bodom, lieu qui fût le théâtre d'une tragédie durant les années 60. Si les filles pensent passer un séjour tranquille avec les garçons, ces derniers, et notamment Atte, ont une toute autre idée : se servir des deux filles pour tenter une reconstitution des crimes des années 60 et essayer de comprendre qui est responsable du massacre. Un projet qui est plutôt mal accueilli par Ida-Maria et Nora. La tension augmente entre filles et garçons...

MON AVIS : Le 4 juin 1960, quatre adolescents, deux filles de quinze ans et leurs petits-amis respectifs âgés de dix-huit ans, partent faire du camping sur les rives du lac Bodom, en Finlande. A 11h du matin, le 5 juin, un promeneur découvre quatre corps. Les deux filles et l'un des garçons ont été battus et poignardés à mort. Le quatrième corps, celui du dernier garçon, est encore animé de vie., malgré une commotion cérébrale et des fractures de la mâchoire et des os du visage. Cet ultime survivant déclarera avoir vu "des yeux noirs et rouge vif venir vers eux". Près de 44 ans après les meurtres, l'unique survivant des meurtres du lac Bodom est arrêté par la police et suspecté d'être le meurtrier de ses trois amis. Mais le procès n'aboutit pas et il est relaxé. A ce jour, l'affaire du lac Bodom n'a toujours pas été résolu. Une affaire qui a profondément marqué le peuple finlandais, et notamment le groupe Children of Bodom dont le nom s'inspire de cette affaire criminelle. En 2014, Gergö Elekes et József Gallai réalise Bodom, un found-footage sur cette affaire. En 2016, c'est Taneli Mustonen qui se prête au jeu avec Lake Bodom, un petit thriller plutôt sympa et qui réserve quelques beaux retournements de situations que, personnellement, je n'avais pas vu venir. Le début du film est très classique : deux ados invitent deux filles à passer un week-end sur les rives du lac Bodom. L'un des garçons, Atte (Santeri Helinheimo Mäntylä), à un comportement bizarre et on comprend rapidement qu'il est totalement subjugué par l'affaire criminelle ayant eu lieu dans les années 60. On commence par se demander si son but est de recréer les meurtres pour de vrai. Cette question trouve rapidement une réponse : non, il veut juste faire une reconstitution pour émettre des hypothèses sur les circonstances du drame et étayer sa théorie, qui est qu'effectivement, c'est bel et bien l'unique survivant l'auteur des meurtres, par jalousie très certainement. Avec une ambiance forestière qui fait très "Le Projet Blair Witch", notamment quand la nuit tombe, Lake Bodom installe petit à petit son atmosphère macabre, joue à faire sursauter son casting féminin et développe un peu de suspense en accentuant les bruits et la possibilité d'une cinquième présence inconnue dans les parages. Le film s'oriente un peu vers le slasher movie, mais vraiment juste un peu et même le premier meurtre ne permet pas vraiment de le classer dans cette catégorie car la suite des événements va venir changer la donne. Sans vous en dire plus, au risque de vous gâcher l'effet de surprise, les rebondissements qui vont suivre le premier meurtre sont assez jubilatoires et inattendus. Le scénario se montre assez machiavélique et, sans réellement se montrer d'une originalité folle, le film tient la route et divertit ce qu'il faut. Ce second acte procure bien du plaisir, mais le réalisateur ne s'arrête pas en si bon chemin et va proposer un troisième et dernier acte qui va encore venir changer la donne et faire bifurquer Lake Bodom vers une ambiance survival à la Wolf Creek. S'il ne renouvelle en rien le genre, Lake Bodom s'avère tout de même assez plaisant, le scénario s'amuse avec le spectateur, brouille les données et le met sur de fausses pistes de manière efficace. Si on pourra être un peu rebuté par les vingt premières minutes, la suite se veut bien plus intéressante et efficace et le film parvient à maintenir notre intérêt. Qui plus est, les deux actrices du film, qui paraissaient un peu fade au début, Nelly Hirst-Gee et Mimosa Willamo, s'en sortent en fait vraiment bien au final et tirent le film vers le haut. Sans prétention, Lake Bodom est un petit thriller horrifique qui fait le job, et qui le fait plutôt bien. 


TOUS LES DIEUX DU CIEL

TOUS LES DIEUX DU CIEL
(Tous les Dieux du Ciel)

Réalisateur : Quarxx
Année : 2019
Scénariste : Quarxx
Pays : France
Genre : Drame, Fantastique, Sience-fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Jean-Luc Couchard, Melanie Gaydos, Zelie Rixhon, Thierry Frémont...


L'HISTOIRE : Simon, quarantenaire, travaille à l'usine et vit reclus dans une ferme décrépite. C'est un homme solitaire, en charge de sa sœur Estelle, lourdement handicapée à la suite d'un jeu qui a mal tourné dans leur enfance. Malgré ses remords et l'agressivité du monde environnant, Simon garde au plus profond de sa chair le secret espoir de sauver sa sœur en la libérant de la pesanteur terrestre. Et si leur salut venait des cieux ?

MON AVIS : Artiste doué dans divers domaines, notamment la peinture et la photographie, Quarxx a toujours rêvé de cinéma. Dès 2006, il tourne des courts-métrages à l'univers décalé, comme Rasta-Kamikaze Bang-Bang, Zeropolis ou Nuit Noire. Alors qu'il prépare une exposition photo sur le thème de la mort, il se retrouve dans une morgue pour assister à une autopsie, celle de Véronique, 30 ans. Une femme qui vivait avec son frère, ce dernier ne parvenant pas à se faire à l'idée que sa sœur était morte. Il conserva son cadavre plus de trois semaines, dormant avec elle, s'occupant d'elle, comme si elle était toujours en vie. Une histoire macabre et déroutante, qui donna à Quarxx une idée de scénario pour son nouveau court-métrage, Un Ciel Bleu presque Parfait, qu'il tourne en 2016 et qui reçoit de nombreux prix et éloges dans les divers festivals où il est projeté. Un format court-métrage imposé par le manque de budget, Quarxx ayant d'emblée l'idée de réaliser un long-métrage. Suite au succès d'Un Ciel Bleu presque Parfait, les portes de divers producteurs s'ouvrent enfin à lui et il va pouvoir réaliser son rêve : tourner le long-métrage qu'il désirait à partir du scénario d'Un Ciel Bleu presque Parfait. Ce dernier étant une telle réussite, Quarxx ne se sent pas de retourner les mêmes séquences deux ans plus tard. Il décide alors d'intégrer la quasi totalité du court-métrage dans le long; Un travail néanmoins plus complexe que prévu puisqu'il a fallu recréer les lieux du court-métrage à l'identique et surtout, faire que la photographie soit équivalente à celle du court de 2016, un travail minutieux que le directeur de la photographie Antoine Carpentier a réussi haut la main. Les 45 minutes d'Un Ciel Bleu presque Parfait s'intègre donc parfaitement aux scènes rajoutées de Tous les Dieux du Ciel, et permettent d'intensifier les relations entre les personnages emblématiques, d'en ajouter de nouveaux (dont l'excellente Zelie Rixhon qui joue la petite Zoé et qui aura un rôle réellement marquant et utile à la relation Simon/Estelle) et de mettre encore plus en avant la folie mentale du héros, Simon. Atypique dans le paysage du cinéma français, Tous les Dieux du Ciel l'est assurément. Oubliez les comédies franchouillardes à la noix qui polluent régulièrement les écrans et plongez dans cet univers au fort potentiel, qui mélange divers genres, le drame, l'insolite, la science-fiction, l'onirisme. Avec Tous les Dieux du Ciel, Quarxx malmène le spectateur, le sort de sa zone de confort, lui propose des séquences malaisantes qui marquent les esprits, le transporte dans une ambiance souvent étouffante, presque sordide, mais toujours emprunte d'une réelle poésie visuelle qui donne un intérêt supplémentaire à cette réalisation qui prouve, une fois n'est pas coutume, que le cinéma de genre français a des choses à dire, des choses à raconter et que lorsque son réalisateur est totalement investit, il le dit et le raconte bien, détail qu'il faudrait que les producteurs frileux se mettent à comprendre un jour et croit dans ce type de cinéma. A travers un drame de jeunesse (scène ultra dérangeante), Quarxx nous prend par la main et nous entraîne dans la vie mortifère et désespérée de Simon, un simple ouvrier vivant en pleine ruralité, psychologiquement perturbé depuis ce drame d'enfance qui a laissé sa sœur Estelle totalement paralysée et marqué à vie au visage. Tous le début du film nous donne l'impression d'assister à un drame rural, avec cette relation frère/sœur qui provoque quelques remous dans notre for intérieur tant elle paraît crédible. Un réel sentiment de mal-être et de malaise s'immisce chez le spectateur, qui regarde, presque gêné, Simon s'occuper de sa sœur handicapée, lui donner son bain, lui faire la lecture, se fâcher contre elle parfois. L'actrice mannequin Melanie Gaydos (vu entre autre dans le clip de Rammstein - Mein Herz Brennt), qui souffre d'une maladie génétique, la dysplasie ectodermique, confère au personnage d'Estelle cette dimension malaisante de par son apparence physique, et elle tient littéralement le film sur ses épaules, même si la prestation admirable de Jean-Luc Couchard est également à saluer. Petit à petit, le drame rural, presque façon "redneck" pourrait-on dire, invite d'autres éléments à sa trame scénaristique, à ses arcs narratifs qui ont bénéficié d'une écriture inspirée, comme la science-fiction entre autre ! Dans la folie mentale qui ne cesse de l'envahir et dont Quarxx nous fait témoin, le personnage de Simon croit en effet (ou l'est-il réellement ? A chacun de se faire sa propre idée du film) être en communication avec des extra-terrestres, et ce, depuis le drame de son enfance. Il attend alors leur venue, persuadé qu'une abduction de leur part sera pour Estelle et lui une réelle délivrance, leur emmenant hors de cette condition humaine dont ils ne se sentent plus appartenir. On n'en dévoilera pas plus. Avec cette histoire hors du commun, ses personnages atypiques et perturbants, Tous les Dieux du Ciel est une invitation à un voyage original, bien éloigné des codes du cinéma traditionnel. La beauté esthétique de certaines scènes est indéniable, les effets-spéciaux du talentueux David Scherer font mouches et, mis au service d'une mise en scène soignée, participent pleinement à créer l'ambiance voulue. L'influence de Lovecraft est parfois palpable (j'ai même eu l'impression à diverses reprises que les Grands Anciens étaient ces "Dieux du Ciel" sans qu'ils ne soient jamais montrés), les amateurs de Crop-Circle et d'extra-terrestres en auront aussi pour leur argent. Tous les Dieux du Ciel est véritablement un Objet Filmique Non Identifié et si certaines longueurs se font parfois sentir, sans pour autant nuire au film, il est impossible de rester de marbre face à cette proposition courageuse, à cette prise de risque qui fait grandir le cinéma de genre made in France, le fait sortir de sa léthargie ambiante. Dire que j'attend avec impatience la seconde proposition de Quarxx au cinéma est un doux euphémisme.

* Disponible en combo édition collector DVD et BR chez EXTRALUCID FILMS

LE COFFRET COLLECTOR
Pour sa première sortie, le nouvel éditeur Extralucid Films a vu les choses en grand et propose une édition on ne peut plus soignée et techniquement irréprochable. Magnifique boitier trois volets sous fourreau bénéficiant d'un somptueux design de Jeremy Pailler et John Capone, image sans aucun défaut, livret 24 pages informatif et pléthore de bonus sont au programme, dont un commentaire audio de Quarxx et Jean-Luc Couchard, un entretien avec Quarxx, un entretien avec David Scherer, un Making of du film, des scène rallongées, et, cerise sur le gâteau, les courts-métrages de Quarxx : Un ciel bleu presque parfait / Nuit noire / Rasta Kamikaze Bang-Bang. Plus des bandes-annonces. Pour une première sortie, on ne peut qu'applaudir le travail fourni ! 


CARNIVAL ROW SAISON 1

CARNIVAL ROW SAISON 1
(Carnival Row season 1)

Réalisateur : Thor Freudenthal, Jon Amiel, Anna Foerster, Andy Goddard...
Année : 2019
Scénariste : Travis Beacham, Peter Cameron, René Echevarria, Stephanie K. Smith...
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique, Thriller, Série-TV
Interdiction : -16 ans
Avec : Orlando Bloom, Cara Delevingne, Tamzin Merchant, David Gyasi...


L'HISTOIRE : Dans un monde fantastique à l’époque victorienne, où les créatures mythologiques doivent cohabiter avec les humains, le détective Rycroft Philostrate et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante. Mais Vignette cache un secret qui pourrait mettre Philo en danger au cours de l’enquête la plus importante de sa vie : une série de meurtres atroces à même de mettre en péril la paix déjà précaire...

MON AVIS : Excellente surprise que cette première saison de Carnival Row ! Si j'ai commencé à visionner cette série de par la présence au générique de Cara Delevingne, qui possède un charme certain en ce qui me concerne, j'ai très rapidement été happé par l'ambiance générale, les somptueux décors, la reconstitution de l'époque victorienne, le monde Steampunk façon The Order 1886 (très bon jeu vidéo sorti en 2015), la galerie de créatures diverses (fées, trolls, pucks, géants, loups-garous et autres entités monstrueuses), la sublime photographie, la bande originale, les rebondissements, l'émotion qui se dégage de nombreuses séquences, la romance brisée entre les deux héros, la performance d'Orlando Bloom, excellente, l'histoire en elle-même, les divers arcs narratifs qui, semblant totalement distincts au départ, finissent par s'inter-pénétrer et fusionner, ainsi que par tout le contexte social (racisme des humains envers les créatures mythologiques, apparition de mouvements religieux intégristes desdites créatures, jalousie des humains quand un Puck possédant fortune vient s'installer dans le quartier et j'en passe...) qui n'est évidemment pas sans nous rappeler notre monde actuel, avec la peur des migrants, des étrangers, ainsi que l'augmentation du communautarisme religieux, véritable fléau de notre époque. Plus on avance à travers les huit épisodes qui composent cette première saison, plus on prend du plaisir à suivre Orlando Bloom, Cara DelevingneTamzin Merchant et le reste du casting dans des intrigues mêlant enquêtes policières, suspense, fantastique, épouvante et romance. La violence, tout comme certaines scènes de sexe, sont proposées de manière brute, la série ne cherchant pas à jouer sur le hors-champ. Les liens entre les personnages progressent d'épisodes en épisodes, en prenant le temps qu'il faut, sans se presser, mais nous réserves de nombreuses surprises, ce qui maintient l'intérêt constant. Les effets-spéciaux numériques sont de bonnes qualités, on en a pour notre argent. La prestation des acteurs est tout aussi bonne, chacun étant véritablement impliqué à donner le meilleur de lui-même et ça se ressent, ce qui permet de créer une réelle empathie pour la plupart des personnages et notamment les deux héros principaux, l'inspecteur Rycroft Philostrate et la fée Vignette Stonemoss. Carnival Row est une bien jolie fable, un conte souvent cruel magnifié par tous les éléments cités plus haut. Hâte de découvrir la saison 2. Une bien belle découverte que je vous recommande chaudement ! 

LES ÉPISODES :

S01E01 - Le Mal se Réveille

Rycroft "Philo" Philostrate enquête sur "Unseelie Jack", un mystérieux agresseur qui en veut aux Fées. Vignette Stonemoss s’échappe de Tirnanoc et arrive à Burgue à la recherche d'un nouveau départ. Imogen Spurnrose rencontre son nouveau voisin. Au Parlement, la lutte contre les critchs s'intensifie.

S01E02 - Aisling

Philo enquête sur le meurtre d'une mystérieuse fée. Tourmaline présente Vignette à un nouveau groupe de fées. Imogen essaie de faire sortir Agreus du quartier. Jonah disparaît.

S01E03 - Les Royaumes de la Lune

Lorsqu’il était un soldat burguois, Philo était chargé de la protection d’un ordre religieux de fée. Tandis que Le Pacte s'abat sur eux, Philo rencontre Vignette et trouve l'amour dans les endroits les plus improbables.

S01E04 - Union Étrange

Philo enquête sur le meurtre du directeur de son école d’enfance. Vignette s’attire les faveurs du Corbeau Noir. Imogen élabore un plan pour aider son frère. Breakspear passe à l'offensive avec Longerbane.

S01E05 - Plus de Larmes

Philo consulte un Haruspex pour trouver des indices sur le tueur. Vignette se rapproche de sa nouvelle famille. Jonah est de retour chez lui. Ses parents le surveillent d'un œil plus attentif alors qu'un nouveau joueur fait parler de lui au Parlement. Imogen fait entrer Agreus dans son cercle.

S01E06 - La Fée Esseulée

Les pièces du puzzle commencent à s'assembler pour Philo. Vignette s'est installée dans un endroit qu'elle n'aurait jamais imaginé. Jonah se faufile pour voir quelqu'un qu'il ne devrait pas voir. Imogen et Agreus sortent ensemble en public.

S01E07 - Le Monde à Venir

Parce qu'il a caché des preuves à ses collègues détectives, Philo est accusé d'être celui qui se cache derrière la série de meurtres et est jeté en prison. Contre toute attente, c'est Vignette qui lui tend la main. Ailleurs, Ezra s'insurge contre la relation d'Imogen et Agreus. Sophie propose un marché à Jonah.

S01E08 - Le Crépuscule

Alors que les tensions montent sur Carnival Row, Philo doit affronter à la fois l'incarnation du mal et l'entité qui la contrôle. Vignette comprend la vraie nature de Burgue. Imogen laisse libre cours à ses sentiments pour Agreus. Les secrets de Breakspear le rattrapent.







NIGHTMARE ISLAND

NIGHTMARE ISLAND
(Fantasy Island)

Réalisateur : Jeff Wadlow
Année : 2020
Scénariste : Jillian Jacobs, Christopher Roach, Jeff Wadlow
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Michael Peña, Maggie Q, Lucy Hale, Austin Stowell, Jimmy O. Yang...


L'HISTOIRE : L’énigmatique M. Roarke donne vie aux rêves de ses chanceux invités dans un complexe hôtelier luxurieux et isolé. Mais quand leurs fantasmes les plus fous se transforment en véritables cauchemars, les invités n’ont d’autre choix que de résoudre les mystères de cette île pour en sortir vivants...

MON AVIS : Alors là, je l'ai pas vu venir. Il faut dire que je n'avais rien lu ni rien vu au sujet de ce film avant d'aller le voir au cinéma, dans un CGR à Colmar (superbe ville au passage) pour cause de journée sans neige dans les Vosges. Je découvre que Lucy Hale est une des actrices principales, je l'avais découverte en brune dans la très sympathique série-télévisée Pretty Little Liars. Hormis le fait qu'elle a changé de couleur de cheveux dans Nightmare Island, elle est toujours aussi mignonne. Pour le reste, je zieute vite fait le résumé de l'histoire et c'est parti pour 1h50 en charmante compagnie sur une île paradisiaque dont son propriétaire aurait le pouvoir de réaliser tous les rêves et fantasmes les plus fous de ses clients. Vu le dessin sur l'affiche et le titre du film, on se doute qu'il y a anguille sous roche et que tout ne va pas se passer comme prévu pour les clients justement. Une seule règle pour bénéficier du pouvoir de l'île : une fois que l'aventure commence pour le client, il faut que ce dernier aille jusqu'au bout de son fantasme, même si l'arrivée n'est pas de son goût. Les héros du film de Jeff Wadlow (Cry Wolf, Kick-Ass 2, Action ou Vérité, déjà avec Lucy Hale pour ce dernier) vont l'apprendre à leur dépens. Si tout semble se dérouler pour le mieux au départ, les souhaits vont vite prendre une allure cauchemardesque et se révéler bien moins sympathiques que prévu. Tout le début du film s’intéresse donc aux souhaits prononcés par les cinq clients fraîchement débarqués par avion dans ce décor de rêve : Lucy Hale veut se venger d'une ancienne camarade de classe qui lui a pourri la vie, Maggie Q veut dire oui à une demande en mariage qu'elle a refusé, Austin Stowell veut participer à une mission militaire dirigé par son père... décédé au combat, Jimmy O. Yang et Ryan Hansen veulent s'éclater entourés de jolies filles et de beaux mecs. Les premiers grains de sable viennent pervertir les rouages de l'île aux fantasmes et les situations se mettent à dégénérer. Pas désagréable, on suit ces mésaventures avec amusement, et on y trouve même un petit intérêt quand on découvre que les souhaits de nos cinq clients semblent être inter-connectés entre-eux alors qu'ils ne se connaissent pas ! Enfin, c'est ce qu'on croit. Petit à petit, les éléments se mettent en place, des révélations viennent complexifier le scénario et le film se laisse voir sans déplaisir aucun. Malheureusement, l'histoire s'étire plus que de raison et on commence à ressentir un ennui poli devant des séquences qui ne servent qu'à remplir et à allonger la durée d'un film qui aurait du être bien plus court d'une bonne demi-heure au moins. Le film prend diverses directions, utilise les codes du thriller, du slasher, du film d'aventure, mais peine à maintenir le cap et à réellement nous embarquer avec lui. Ce n'est pas mauvais, on a vu bien pire et de loin, mais l'ensemble semble un peu vain au final. Et puis arrive l'ultime séquence, avec l'obligation d'un protagoniste à rester sur l'île en compagnie du patron. Le héros explique au boss qu'il a un drôle de tatouage et lui montre. Le boss décide alors qu'il l’appellera désormais ainsi ! Et là, bam, explosion dans mon cerveau, je comprend enfin tout ! Nightmare Island est une sorte de préquelle fantastico-horrifique de la vieille série-télévisée L'Île Fantastique !! Hallucinant ! Le titre original du film est d'ailleurs Fantasy Island ! Franchement, j'ai rien vu venir et j'ai pas fais la connexion avec les aventures de monsieur Roarke et du nain Tattoo de la série des années 70 ! Une bonne surprise pour moi que ce final, qui relève un peu l'avais mitigé que j'avais du film lui-même et qui donne envie de se replonger dans quelques épisodes de L'Île Fantastique


LA VOUIVRE

LA VOUIVRE
(La Vouivre)

Réalisateur : Georges Wilson
Année : 1989
Scénariste : Georges Wilson
Pays : France
Genre : Drame, Fantastique
Interdiction : -12 ans
Avec : Lambert Wilson,  Jean Carmet, Suzanne Flon, Laurence Treil...


L'HISTOIRE : 1919. Arsène Muselier, jeune paysan disparu à la guerre, réapparaît un jour au village au grand étonnement de tous. Mais une autre nouvelle met le village en émoi, l'apparition de "la Vouivre", la folle des eaux qui, dit-on, est revenue avec son diamant pour tenter les hommes. Arsène va tenter de percer le mystère de cette étrange créature...

MON AVIS : Unique réalisation de Georges Wilson, papa de Lambert Wilson, qui fait de son fils le héros de son film, La Vouivre est l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Marcel Aymé paru en 1943, lui-même inspiré d'une légende venue de Franche-Comté. Dans le Larousse des Littératures, on trouve ce texte : "En Franche-Comté, La Vouivre est un animal fabuleux, sorte de grand serpent aux ailes de chauve-souris, qui a la particularité, lorsqu'elle se baigne, de déposer sur le rivage la pierre précieuse qu'elle porte habituellement au front. Dans son récit, Marcel Aymé en a fait une ravissante jeune femme qui vient se mêler à la vie quotidienne des paysans des environs de Dole..." En effet, dans le film de Georges Wilson, la Vouivre prend l'apparence de Laurence Treil, jeune actrice qui va déambuler à travers les marécages entièrement nue, déposant son collier composé d'un énorme diamant au pied de la berge quand elle va se baigner. Un collier qui attire bien des convoitises et qui va faire tourner la tête de quelques hommes du village, dont Requiem, le fossoyeur alcoolique interprété par Jean Carmet. Mais attention, la séduisante Vouivre ne déambule jamais seule lorsqu'elle est dans les marécages. Elle commande aux dangereuses vipères qui nagent ou se déplacent avec elle, prêtes à attaquer quiconque voudrait dérober le précieux collier ou s'en prendre à leur maîtresse. Le personnage de la Vouivre relève du fantastique de par ses capacités à communiquer avec les batraciens et les reptiles. Les habitants disent d'elle qu'elle est également immortelle. Georges Wilson joue sur l’ambiguïté de ce curieux personnage au charme certain sans jamais nous en dire trop, préférant laisser planer le mystère. Est-elle réellement une créature fantastique, une vision issue du subconscient des personnes qui croient l'avoir aperçue, un fantasme qui puise sa source des légendes racontées au coin du feu ? Autant de question auquel le réalisateur n'apporte peu ou pas de réponse. D'ailleurs, le spectateur pourra être un peu déçu du peu de temps de présence à l'écran de Laurence Treil car, au final, La Vouivre est avant tout un drame rural nous présentant une galerie de personnages assez antipathiques voir caricaturaux. Je ne sais pas si Georges Wilson a quelque chose contre les gens de la campagne mais force est de constater que les protagonistes de son film tirent plus vers le "redneck campagnard" que vers le brave paysan sympa. Fossoyeur alcoolique (Jean Carmet) amoureux d'une femme elle aussi alcoolique et qui semble bien ravagé du ciboulot (Macha Méril), fille de paysan dont le seul but semble de se faire sauter par tous les gars du village (Kathy Kriegel) et j'en passe, les héros de cette chronique rurale dans laquelle la légende de la Vouivre vient prendre vie sont tous des rustres qui ne donnent guère une bonne image de la ruralité. Même le curé n'a pas une bonne image dans ce film, notamment lorsqu'il organise un défilé pour tordre le cou aux superstitions et pour bénir le village. Une scène emblématique de l'hypocrisie ambiante qui règne parmi les protagonistes, puisque le maire, quelques secondes avant la procession, déclare que jamais dans son village le curé n'aura le droit de mener une procession justement et on voit le maire défiler et chantant à tue-tête, avec, en tête de cortège et portant la croix, la fille qui passe son temps à se faire sauter par la population masculine ! Même Lambert Wilson, soldat revenu de la guerre, semble avoir des problèmes, avec cette rumeur qui voudrait qu'il soit devenu impuissant. Est-ce réellement le cas ? Est-ce cette impuissance suggérée qui lui fait voir la Vouivre ? Si La Vouivre de George Wilson ne répond pas entièrement à nos attentes et s'oriente plus vers le drame, il n'en reste que c'est un joli film, filmé dans les décors naturels du Berry, servi par un casting de qualité, qui possède de jolies scènes, dont le final, et on aurait aimé que le fantastique ou le mystère soit encore plus mis en avant. Une oeuvre oubliée qui récompensa à l'époque l'actrice Suzanne Flon (la mère du héros), qui obtient le César de la meilleure actrice dans un second rôle.

* Disponible en DVD chez GAUMONT A LA DEMANDE


GAME OF THRONES SAISON 6

GAME OF THRONES SAISON 6
(Games of Thrones season 6)

Réalisateur : Jeremy Podeswa, Daniel Sackheim, Jack Bender, Miguel Sapochnik...
Année : 2016
Scénariste : David Benioff, D.B. Weiss, Bryan Cogman
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Aventure, heroic fantasy
Interdiction : -16 ans
Avec : Emilia Clarke, Peter Dinklage, Kit Harington, Lena Headey, Sophie Turner...


L'HISTOIRE : Après avoir été publiquement humiliée, Cersei Lannister cherche à se venger de ses ennemis et à reprendre le pouvoir. Alors que Sansa Stark et Theon Greyjoy sont en fuite, Arya Stark essaie tant bien que mal de survivre, et poursuit son entraînement pour devenir une Sans-Visage. A Meereen, Tyrion Lannister tente par tous les moyens d’éviter une guerre en l’absence de Daenerys. Pendant ce temps, à Châteaunoir, Alliser Thorne prend le commandement de la Garde de Nuit, tandis que Tormund s’efforce de libérer les derniers partisans de Jon Snow. De son côté, Bran Stark continue d'apprendre à maîtriser ses pouvoirs avec la Corneille à trois yeux, mais ses visions du passé pourraient avoir de lourdes conséquences tant sur le présent que sur le futur...

MON AVIS : George R.R.Martin est très en retard sur l'écriture de sa monstrueuse saga littéraire et c'est avec la saison 6 que débute les épisodes qui ne sont plus des adaptations des romans. Cela va-t-il nuire à la série ? Pas du tout ! Et les dix épisodes de cette sixième saison sont encore là pour le prouver ! Après nous avoir laissé la bouche béante lors des divers cliffhangers de l'épisode 10 de la saison 5, c'est bien évidemment avec Jon Snow que la saison 6 débute. Et comme d'habitude, les créateurs de la saga télévisée vont nous réserver bien des surprises et poursuivre de manière intelligente le développement des différents arcs narratifs correspondant aux personnages principaux, dont certains vont finir par se télescoper, par s'imbriquer, afin de donner encore plus de cohérence à l'ensemble. Retrouvailles entre Jon et Sansa, puis Rickon par exemple, retour de Daenerys à Meereen et donc retrouvailles avec Tyrion, Ver-Gris et Missandei. Bien sûr, on est dans Game of Thrones et ces rapprochements de personnages ne se feront pas forcément dans la joie et l’allégresse. Si personnellement l'arc narratif de Bran Stark est celui qui m'intéresse "le moins", force est de reconnaître qu'il devient particulièrement intéressant dans cette saison 6, notamment par le fait que notre corneille à trois yeux va avoir des visions du passé, visions de l'époque où son tout jeune père, Ned Stark, allait batailler contre les Targaryen pour retrouver Lyanna Stark. Des visions qui se solderont sur une révélation choc qui va de nouveau redistribuer les cartes et laisser des tas de questions en suspens qui devait trouver réponse dans la saison 7, avec certainement perte et fracas, il serait difficile qu'il en soit autrement vu la "bombe" lancée par les scénaristes. L'arc de Bran Stark est également passionnant ici car il nous dévoile l'enfance d'Hodor et le pourquoi de son handicap verbal, lors d'une séquence particulièrement épique. Mais cette séquence va se trouver balayer d'un simple revers de la main avec le monumental épisode 9 et la Bataille des Bâtards, véritable prouesse, aussi bien en ce qui concerne la mise en scène que le visuel. C'est bien simple, on a l'impression de se retrouver dans l'introduction culte de Il Faut Sauver le Soldat Ryan mais dans l'univers de Game of Thrones ! Cette longue scène de bataille, pleine de bruit et de fureur, reste du jamais vu sur un petit écran et peut même se targuer de surpasser nombre de séquence similaire au cinéma ! Il faut dire que la saison 6 a bénéficié d'un budget faramineux, plus de 10 millions de dollars par épisodes, et ça se voit ! Techniquement, c'est du très haut de gamme, y'a rien à redire ! Les dragons de Daenerys sont absolument époustouflants de réalisme et les fans de la Mère des Dragons vont prendre leur pied comme jamais lors de la Bataille de Meereen ! Un véritable souffle épique se propage à travers cette saison 6, qui est franchement très dynamique et nous en met plein la vue. Niveau politique, de nouvelles alliances prennent vie et renforcent l'intérêt de l'histoire. Le fanatisme religieux, au centre de la saison 5, est toujours présent ici et le Grand Moineau poursuit sa conquête religieuse de Port-Réal, se trouvant un allié inattendu en la personne du Roi Tommen lui-même ! Le procès de Cercei se rapproche à grand pas, tout comme celui de Ser Loras Tyrell. Le fabuleux épisode 10, magnifié par les compositions de Ramin Djawadi, notamment avec le sublime thème Light of the Seven, est à ce titre d'une puissance émotionnelle assourdissante. Franchement, on n'est jamais déçu avec Game of Thrones et cette épopée médiévale fantastique enterre tout ce qui a été vu précédemment. On a hâte de voir la saison 7 car, comme Ned Stark le répète depuis la saison 1, Winter is Coming et avec lui, la plus grande menace que le royaume des Sept Couronnes n'a jamais connu.

LES ÉPISODES :

S06E01 - La Femme rouge

Jon Snow mort, ses fidèles acculés à Château Noir doivent trouver un moyen de faire face à la rébellion et rendre justice au Lord Commandant. De retour de Dorne, Jaime apprend la terrible nouvelle à propos de Myrcella à Cersei. En fuite, Sansa et Theon sont traqués dans le Nord. Ramsay entend leur faire payer leur trahison. Daenerys disparue, le peuple de Meereen craint d'avoir été abandonné par la Mère des dragons. Pendant que Jorah et Daario sont à la recherche de la Khaleesi, Tyrion et Varys cherchent à savoir qui a orchestré l'attaque des Fils de la Harpie...

S06E02 - La Maison

Pendant que Bran s'entraîne avec la corneille à trois-yeux, Davos est poussé dans ses derniers retranchements à Château Noir. Honteux de sa lâcheté, Tommen se présente enfin à Cersei, alors que Jaime tient tête au Grand Moineau. Malgré de nombreuses pertes, Ramsay est prêt à tout risquer pour traquer Sansa jusqu'au Mur. Découragée, Melisandre voit Davos lui faire une étonnante requête...

S06E03 - Le Briseur de serments

Alors que Daenerys est confrontée à son futur, Bran poursuit son apprentissage avec la corneille à trois-yeux en explorant le passé. Varys et Tyrion tentent de découvrir qui a financé l'attaque contre leur Reine. A Port Réal, Cersei entend prendre sa revanche, avec l'aide de Jaime, pendant que Tommen confronte le Grand Moineau. Quant à Arya, elle est mise à l'épreuve pour devenir une sans-visage...

S06E04 - Le Livre de l'Étranger

Une surprise attend Jon Snow alors qu'il s'apprête à quitter Château Noir. Lord Petyr convainc le jeune seigneur du Val qu'ils doivent lancer une armée contre Bolton afin de sauver Sansa. Tyrion use de diplomatie pour trouver un terrain d'entente avec les nobles de Volantis, les ennemis de la Reine qui ont sollicité les Fils de la Harpie. L'initiative n'est pas au goût des anciens esclaves. Daario et Jorah tentent de libérer leur souveraine, retenue prisonnière dans un temple Dothraki dédié aux khaleesis veuves. Quant à Cersei, elle se trouve d'improbables alliés.

S06E05 - La Porte

Sansa affronte Lord Petyr, lequel l'a laissée entre les mains du sadique Ramsay Bolton. Arya a une nouvelle chance de faire ses preuves. Et Bran en apprend un peu plus sur les secrets du passé. Chez les Fer-nés, Yara Greyjoy espère succéder à son défunt père. A Meereen, Tyrion cherche toujours un moyen pour que le peuple, en dépit des rancoeurs et croyances diverses, se soumette complètement à sa Reine...

S06E06 - De mon sang

Alors que Bran et Meera tentent d'échapper aux Marcheurs Blancs, Sam, la honte de sa famille, doit faire face aux siens. Il appréhende particulièrement la réaction de son père, le Seigneur Tarly. Le Grand Moineau accorde à Tommen le droit de voir son épouse, emprisonnée dans l'attente de sa marche d'expiation. Quant à Arya, parviendra-t-elle à accomplir la mission qui lui permettra de devenir une sans-visage ?

S06E07 - L'Homme brisé

Sur les conseils du Grand Moineau, Margaery tente d'amener sa grand-mère sur le chemin de la Foi. Jon et Sansa essaient de rassembler les troupes, sachant qu'un Nord divisé ne pourra pas combattre leurs ennemis et regagner Winterfell. Sur les ordres du Roi, Jaime arrive à Vivesaigues avec la mission de reprendre le château à Brynden Tully pour le céder à leur allié Walder Frey...

S06E08 - Personne

Grièvement blessée, Arya se tourne vers la seule personne susceptible de lui venir en aide. Grâce à son pacte avec ses ennemis, Tyrion se réjouit de voir Meereen reprendre vie sous ses yeux. Brienne de Tarth espère convaincre La Silure de s'allier à Sansa pour défendre le Nord. Quant à Jaime, il tente de trouver un moyen de reprendre Vivesaigues. Sandor Clegane reprend les armes dans l'intention de venger ceux qui l'avaient recueilli...

S06E09 - La Bataille des bâtards

L'heure est au combat sur tous les fronts. De retour à Meereen, Daenerys est prête à riposter pour contenir l'attaque de ses ennemis. Tyrion la conseille sur la stratégie à adopter. Dans le Nord, les Stark s'apprêtent à croiser le fer pour récupérer Winterfell. Confiant et arrogant, Ramsay Bolton recourt aux jeux de l'esprit pour décontenancer l'adversaire...

S06E10 - Les Vents de l'hiver

Le jour du jugement est arrivé : Cercei et Loras vont devoir répondre de leurs actes devant le Grand Septon dirigé par le Grand Moineau. La Reine Mère trouvera-t-elle un moyen de se sortir de cette impasse ? A Meereen, épaulée de Tyrion, Daynerys s'apprête à mettre le cap vers Westeros avec la flotte des Fer-nés. Acculée par les Lannister, Olenna Tyrell se voit offrir une alliance inattendue. A Winterfell, la question de la succession se pose : qui de Sansa ou de Jon règnera sur la Maison Stark... et sur un Nord uni pour faire front contre leurs ennemis ?

COUNTDOWN

COUNTDOWN
(Countdown)

Réalisateur : Justin Dec
Année : 2019
Scénariste : Justin Dec
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Elizabeth Lail, Jordan Calloway, Talitha Eliana Bateman, Peter Facinelli...


L'HISTOIRE : Voulez-vous savoir combien de temps il vous reste à vivre ? Téléchargez l’application Countdown ! Lorsque Quinn, une jeune infirmière, télécharge cette application à la mode, elle découvre qu’il ne lui reste que 3 jours à vivre. Elle doit trouver un moyen d’échapper à son sinistre destin avant la fin du compte à rebours...

MON AVIS : A l'origine, Countdown était un court-métrage réalisé par Justin Dec. Celui-ci envoie son oeuvre dans divers festivals ainsi qu'à divers producteurs, dont Sean Anders et John Morris. Ces derniers trouvent le concept très intéressant et veulent que Justin Dec transforme son court-métrage en long. Avec l'aide d'un troisième producteur, John Rickard, le budget est finalisé et l'aventure commence. A l'arrivée, on ne peut pas vraiment dire que Justin Dec ait choisi de faire dans l'originalité la plus pure. La lecture du scénario de Countdown nous fait automatiquement penser à deux grandes sagas du cinéma fantastique : la série Ring et la série des Destination Finale. Nous sommes en effet face à une sorte de malédiction à la Ring une fois que vous avez lancé l'application vous donnant la date de votre mort. Et pas question d'échapper à votre funeste destin car, comme dans Destination Finale, l'entité maléfique qui se cache derrière l'application téléphonique Countdown va vous traquer si vous effectuez des actes vous permettant de biaiser la date de votre mort. Ce dernier point est l'un des plus intéressants du film d'ailleurs ! Imaginez : vous deviez prendre un autobus et ce dernier va avoir un accident provoquant votre mort. En téléchargeant l'application, Countdown vous dis que vous allez mourir dans X temps et vous faites le rapprochement avec le trajet que vous devez effectuer en autobus. Pas bête, vous décidez de ne pas prendre ce moyen de transport et donc, par la même occasion, vous déjouez votre macabre destin ! Et hop, vous voilà tirez d'affaire ! Raté ! Comme dans la série des DF, on ne trompe pas la mort et on ne la prive pas d'une victime, c'est d'ailleurs clairement indiqué dans les clauses de l'application Countdown quand vous l'installez sur votre portable ! Une application dont le logo, une tête de bouc, nous indique clairement qui est son créateur : un démon des Enfers, qui se dévoilera lors du final du film. Là où Countdown se différencie quelque peu des Destination Finale, c'est dans l'âge des protagonistes principaux. Point de jeunes adolescents ici (hormis la sœur de l'héroïne) mais des adultes qui vont se voir confronter à l'inexplicable. Actrice principale, la charmante Elizabeth Lail interprète une infirmière fraîchement diplômée, qui va être confrontée à divers problèmes dont une date de mort d'à peine trois jours ! Un délai très court, mais comme si ça ne suffisait pas, Justin Dec lui rajoute en plus du harcèlement sur son lieu de travail de la part d'un médecin peu scrupuleux, interprété par Peter Facinelli, décidément abonné au rôle de docteur depuis la saga Twilight. La course à la survie ne va pas être de tout repos pour notre infirmière qui va néanmoins trouvé de l'aide en la personne de Matt Monroe (Jordan Calloway), un noir qui se retrouve lui aussi piégé par la malédiction Countdown ! Avec une mise en scène plutôt efficace, réservant de nombreux jump-scares destinés à faire frissonner le public, Countdown remplit son contrat et sans se montrer innovant ou inattendu, coche toutes les cases du cahier des charges de ce type de production. L'humour n'est pas aux abonnés absents et permet de détendre un peu l'atmosphère. Justin Dec prouve qu'il est à l'aise derrière une caméra et qu'il connaît bien les ficelles du genre ! Certaines scènes sont franchement réussies (la séquence d'introduction par exemple), l'ambiance est travaillée, la photographie est bonne et le casting bien choisi. Le look de l'entité démoniaque répond aux canons du genre et l'ultime image nous fait penser qu'une suite est plus qu'envisageable. Alors Countdown, nouvelle franchise à succès ? Le futur nous le dira. En tout cas, ce premier film de Justin Dec se montre divertissant et énergique et, même s'il ne révolutionne rien, vous fera passer un bon moment devant votre écran.

* Disponible en DVD et BR chez METROPOLITAN VIDEO