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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




HELLRAISER (2022)

 

HELLRAISER (2022)
(Hellraiser)

Réalisateur : David Bruckner
Année : 2022
Scénariste : Ben Collins, Luke Piotrowski
Pays : Etats-Unis, Serbie
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Odessa A’zion, Jamie Clayton, Adam Faison, Brandon Flynn, Goran Visnjic...


L'HISTOIRE : Riley, ex-toxicomane, accepte d'aller cambrioler avec son petit ami Trevor un entrepôt appartenant à un homme fortuné, Voight, qui a disparu mystérieusement il y a six ans après avoir acquis un étrange puzzle en forme de cube. La jeune femme découvre dans un immense container un coffre-fort qu'elle parvient à forcer et qui renferme le fameux cube. Matt, le frère de Riley, comprend que sa sœur est impliquée dans un vol et il la somme de quitter son appartement. Restée seule dans un parc, Riley parvient à activer le mécanisme du cube et à résoudre le puzzle. Par chance, elle évite le contact d'une lame aiguisée qui était dissimulée dans le cube. Elle voit néanmoins apparaître des créatures infernales, commandées par une femme dont le crâne est hérissé de clous et qui lui demande de donner le cube à quelqu'un d'autre. Matt, pris de remord, à suivi sa sœur et la trouve inanimée. Il se blesse en ramassant le cube. En se rendant dans les toilettes pour se soigner, il est victime des cénobites et disparaît à son tour. Riley n'aura alors de cesse de vouloir retrouver son frère et va mener une enquête sur le mystérieux puzzle qui prend une nouvelle forme à chaque victime...

MON AVIS : Initiée en 1987 par son propre créateur littéraire, à savoir l'Anglais Clive Barker, la saga Hellraiser est l'une des plus longues du cinéma, avec pas moins de 9 suites qui ont suivi le premier volet. Des suites qui ont vu leur niveau grandement décliné après l'épisode 5 et qui ont atteint un seuil de nullité assez flagrant par la suite. L'avant dernier et le dernier épisode, datant respectivement de 2011 et de 2018, ont même vu la star de la saga, Doug Bradley, qui interprète le chef des Cénobites, Pinhead, depuis le premier film, être remplacé par Stephan Smith Collins puis par Paul T. Taylor, pour un résultat on ne peut plus décevant. L'annonce d'un nouveau chapitre en 2022 n'a pas créé un enthousiasme très profond chez les fans des créatures de l'enfer, surtout que Pinhead se voyait devenir une femme, en la personne de l'actrice Jamie Clayton ! Un changement de sexe qui a déboussolé le public mais les premières images de l'actrice bardée de clous et maquillée ont relevé l'intérêt du projet. Hellraiser 2022 n'est d'ailleurs pas une suite mais bel et bien un reboot total, une nouvelle vision des écrits et de l'univers imaginé par Clive Barker, et dont le but principal est de redonner ses lettres de noblesse à une série qui n'a cessé de côtoyer la médiocrité depuis 2002. Une louable intention, confiée à la direction de David Bruckner, le réalisateur de The Signal (2007), du segment Amateur Night de l'anthologie V/H/S (2012), du segment The Accident de l'anthologie Southbound (2015), de The Ritual (2017), de deux épisodes de la série Creepshow (2019) et de La proie d'une ombre (2020). La mission, périlleuse, est-elle remplie ? Bien sûr, il est difficile de faire pire que les épisodes 6, 7, 8, 9 et 10. Hellraiser 2022 se place sans grande difficulté à des années lumières au dessus de ces cinq séquelles, de par sa mise en scène, sa photographie, ses effets spéciaux et de maquillage. Le film a un vrai cachet visuellement parlant, certaines séquences sont vraiment très belles, notamment vers la fin quand le Leviathan débarque dans notre univers. On appréciera également les nouveautés apportées à la mythologie crée par Clive Barker, les scénaristes et auteurs ne s'étant pas contentés de n'utiliser que le matériau à leur disposition. Le fameux Rubik's Cube possède désormais diverses formes, qui évoluent à chaque fois qu'une victime est emportée par les Cénobites. Dans le film, pour parvenir à entrer en contact avec le Leviathan, il faut désormais une série de six victimes, le cube prenant alors six formes différentes, allant du traditionnel cube vu dans les autres films de la saga à des formes plus allongées et triangulaires. L'importance donné au cube est ici amplifiée et c'est plutôt intéressant. Autre point positif, l'apparence des Cénobites bien sûr ! Si la majeure partie a été féminisée, on reconnaît néanmoins les "classiques", comme Pinhead (appelé Priest ici) ou Chatterer et ses dents qui claquent par exemple. De nouveaux Cénobites font également leur apparition et leur design, extrêmement soigné, raviront les fans de ces créatures. Avouons qu'ils sont de toute beauté, avec peau décharnée, mise à nu des muscles ou d'autres parties du corps et j'en passe. Félicitations à l'équipe de maquillage qui a fait un superbe boulot à ce niveau. La musique de Ben Lovett est également à mettre dans les bons points, elle possède sa propre ambiance, ses propres thèmes mais s'autorise parfois des clins d'oeil appuyées à l'excellente partition composée au début de la saga par Christopher Young et qui est reconnaissable à la première note. Niveau horreur visuelle, on est dans la bonne moyenne du genre, je m'attendais toutefois à plus de débordements graphiques mais ce qui est proposé ici est des plus corrects et fait agréablement le job. Pas mal de bons points donc pour ce Hellraiser 2022. Reste que le ressenti final est malheureusement assez mitigé, du moins en ce qui me concerne. Si l'univers est respecté, tous les feux ne sont pas au vert. Le rythme du film est en dent de scie et il faudra attendre au moins 80 minutes pour que ça décolle vraiment, ce qui est, vous le reconnaîtrez, fort long ! Le film dure 121 minutes au compteur et peine à maintenir un intérêt constant, la faute à des personnages peu charismatiques, peu attachants. Ce n'est pas que le jeu des acteurs n'est pas bon mais rien que l'héroïne, jouée par Odessa A’zion, ne m'a pas embarqué avec elle et son comportement m'a même soûlé la plupart du temps. Les clichés obligés à notre époque, avec ce couple gay interprété par Brandon Flynn (échappé de 13 Reasons Why) et Adam Faison, ne servent pas vraiment l'histoire et n'ont pas un réel intérêt au final. Les péripéties et mésaventures de Riley tentant de découvrir des informations sur le cube ralentissent une action déjà peu palpitante et font sombrer le spectateur dans un ennui poli. Et ce n'est pas les trop rares apparitions des Cénobites durant ces 80 premières minutes qui vont nous sortir de notre torpeur. Je n'ai rien contre les films qui prennent leur temps mais là, j'ai trouvé le temps bien long. Heureusement, le tempo s'accélère durant les quarante dernières minutes, les péripéties deviennent plus intéressantes et les Cénobites participent pleinement à l'action cette fois-ci, avec des trouvailles visuelles joliment mises en scène. En leader des enfers, Jamie Clayton s'en sort franchement bien, elle est charismatique sans toutefois égaler la prestance de Doug Bradley. Mais elle n'a pas à rougir de sa prestation. La mission de David Bruckner n'est donc réussie qu'à moitié en ce qui me concerne. Le réalisateur et ses scénaristes ont réussi à se réapproprier la mythologie Hellraiser mais la mollesse du rythme a fait que je me suis trop ennuyé pour être pleinement satisfait. Un résultat en demi-teinte donc, certes supérieur aux navets précédents, mais qui ne m'a pas donné entière satisfaction. Je ne dis pas non à une suite en tout cas, le look des Cénobites donnant vraiment envie de les revoir. 




GOODNIGHT MOMMY (2014)

 

GOODNIGHT MOMMY
(Ich seh, Ich seh)

Réalisateur : Severin Fiala, Veronika Franz
Année : 2014
Scénariste : Severin Fiala, Veronika Franz
Pays : Autriche
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Lukas Schwarz, Elias Schwarz, Susanne Wuest, Hans Escher, Karl Purker...


L'HISTOIRE : Elias et Lukas sont deux jumeaux. Ils attendent le retour de leur mère dans leur somptueuse maison isolée. Lorsque cette dernière franchit le pas de porte, elle est méconnaissable car elle porte des bandages chirurgicaux sur le visage, suite à une opération qu'elle vient de subir. Rapidement, la tension monte entre la mère et ses deux fils, ces derniers se mettant en tête que la personne qu'ils ont en face d'eux n'est pas leur vraie mère mais une intruse se faisant passer pour elle...

MON AVIS : Ayant découvert le remake américain de 2022 il y a deux jours, j'ai voulu comparer avec le film original de 2014 que je n'avais pas vu, réalisé en Autriche par le duo Severin Fiala et Veronika Franz. Un premier film pour eux, qui a été projeté dans de nombreux festivals, dont celui de Gérardmer, d'où il est repartit avec le prix du Jury SYFY et le prix du Jury Jeunes ! Evidemment, le twist reste le même dans les deux films et vu que j'avais deviné celui du film de 2022 en dix minutes (merci L'Autre de Robert Mulligan - 1972), l'effet de surprise était donc totalement absent pour moi avec la version 2014. Pas bien grave en fait, ça m'a permis de me focaliser sur les détails qui amènent progressivement à ce twist. J'avoue que le film de 2014 est nettement plus subtil à ce niveau, on est dans une approche moins éléphant dans un magasin de porcelaine. L'impression que la mère n'adresse pas la parole à l'un des frères pour le punir d'une mauvaise action est plus présente dans la mise en scène de Severin Fiala et Veronika Franz je trouve et cette dernière fait plus office de "méchante maman" au caractère autoritaire et volontairement antipathique vis à vis de ses fils, ce qui provoque un trouble plus prononcé chez le spectateur. Ces derniers sont également plus sombres que dans la version 2022, avec une dernière demi-heure où les rôles s'inversent de manière bien plus cruelle, le sévice de la bouche collée risque de faire détourner le regard au plus sensible ! Le comportement des jumeaux est lui aussi plus inquiétant dans le film original, avec cette collection de cafards par exemple. L'influence de Lukas sur son frère Elias est également mieux retranscrite à l'écran, elle est plus pernicieuse, plus néfaste et surtout plus sadique. La réalisation est assez clinique, froide, méticuleuse aussi, elle parvient à brouiller la frontière de la réalité et joue vraiment astucieusement sur la dualité entre les deux frères, malmenant le public qui n'a pas deviné le twist final et l'entraînant dans des zones d'ombres qui mettront à mal sa compréhension de l'histoire. Contrairement au film de 2022 qui ajoutait le décor de la vieille grange, lieu où s'est déroulé un accident, le Goodnight Mommy de 2014 se contente du décor de cette luxueuse maison pour faire monter la tension petit à petit. On n'aura pas non plus de détail sur "l'accident" contrairement à la version 2022. Dans les deux versions, on peut y voir un film sur la difficulté de faire le deuil d'un être cher et les troubles que cette disparition peut entraîner. Si la dernière demi-heure se veut nettement plus grand-guignolesque que tout ce qui a précédé, Goodnight Mommy reste un thriller psychologique de bonne tenue, un huis clos oppressant dont l'un des seuls défauts est de voir, pour les plus attentifs, son twist être rapidement éventé. Le résultat final tourne à l'avantage du film de 2014 pour ma part.

    

LA NUIT ÉROTIQUE DES MORTS VIVANTS

 

LA NUIT ÉROTIQUE DES MORTS VIVANTS
(Le Notti Erotiche dei Morti Viventi)

Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1980
Scénariste : George Eastman
Pays : Italie
Genre : Horreur, érotique, porno
Interdiction : -18 ans
Avec : Mark Shannon, Laura Gemser, George Eastman, Dirce Funari, Lucia Ramirez...


L'HISTOIRE : Larry, marin et propriétaire d'un beau voilier, accepte d'emmener John Wilson, un architecte doublé d'un coureur de jupons, ainsi que la belle Fiona qui l'accompagne, sur l'île du Chat. Cette dernière est réputée maudite, la légende voulant qu'un chat ait le pouvoir de ranimer les morts afin de protéger l'île de l'intrusion de visiteurs non désirés. Wilson doit faire des repérages afin de construire un gigantesque complexe hôtelier sur l'île. Larry et ses deux compagnons découvrent que l'île n'est pas totalement déserte : ils font connaissance avec Luna, une superbe femme qui est accompagné par un vieillard aveugle. Ceux-ci les avertissent qu'ils courent un grave danger s'ils restent sur l'île mais Wilson refuse de quitter les lieux...

MON AVIS : Au début des années 80, Joe d'Amato, adulé par les fans de cinéma d'horreur qui ont visionné Blue Holocaust et Anthropophagous, décide de quitter l'Italie pour aller se réfugier sur l'île de Saint-Domingue, dans les Caraïbes. Là, il va tourner une poignée de films avec la même équipe technique et un casting quasi récurrent, à l'image de Mark Shannon, George Eastman (qui signera plusieurs scénarios également), Dirce Funari, Annj Goren ou Lucia Ramirez entre autres. Sortira alors en 1980/1981 des Sesso Nero, Orgasmo Nero, Porno Holocaust et autre Hard Sensation. Dans certains, il tente de marier l'érotisme torride avec des éléments horrifiques et ce sera le cas avec le film qui nous intéresse ici et qui fait partie de cette liste de films tournés à Saint-Domingue, à savoir La Nuit érotique des Morts Vivants, également connu sous son titre alternatif de La Nuit fantastique des Morts Vivants, ce qui, au vu des images proposées, lui correspond nettement moins bien que le précédent. Car il faut bien avouer que ce qui semble principalement intéressé d'Amato ici, c'est de déshabiller intégralement son casting et de les faire forniquer ensemble, et ce, dans tous les endroits possibles : dans les chambres d'hôtels, sur le voilier et bien sûr sur les superbes plages de sable fin de Saint-Domingue. Sur un scénario de George Eastman, qui s'octroie le rôle de Larry le marin, le réalisateur transalpin va donc, pendant plus d'une heure et des poussières, enchaîner les scènes de sexe, tantôt simulées, tantôt abordées de manière frontale et pornographique, l'acteur Mark Shannon ne rechignant pas à dévoiler sa masculinité ni à en faire profiter les actrices qui ne sont pas réticentes à jouer avec ! Entre deux scènes de baise, on évoque quand même l'île du Chat et la superstition qui l'entoure et on assiste au meurtre d'un médecin venu faire une autopsie sur un cadavre plutôt bien vivant. Mais hormis cela, ce n'est que corps dénudés et accouplements à foison, ce qui provoque rapidement une certaine léthargie du spectateur venu assister à un film de morts vivants et qui se retrouve plutôt avec un épisode d'Emmanuelle. Certes les paysages sont paradisiaques et les filles plutôt jolies, on apprécie toujours de voir George Eastman à l'écran, ce dernier se montrant toujours aussi à l'aise et charismatique mais bon, on aimerait bien aussi avoir quelques séquences sanguinolentes à se mettre sous la dent et les voir, ces fameux morts vivants promis par le titre ! Surtout que la version intégrale du film dure environ 111 minutes et des poussières ! Que c'est long ! La présence de la belle Laura Gemser sur l'île du Chat ravive un peu notre intérêt et nous sort de notre somnolence, surtout qu'on ne sait pas si elle est bien réelle ou si c'est une apparition fantomatique, comme la scène de sexe suggérée entre George Eastman et la belle Indonésienne le laisse à penser. Il ne reste plus beaucoup de temps, une trentaine de minutes environ et ENFIN, les morts vivants décident de sortir de leur tombe. Là, le film voit son niveau s'élever puisqu'on retrouve clairement une ambiance pompée sur L'Enfer des Zombies de Lucio Fulci, réalisé l'année précédente, en 1979 donc. Morts sortant de leur tombe de sable, marchant de manière robotique sur la plage, entre les palmiers, via une séquence filmée en nuit américaine. La violence, très soft pour un film de d'Amato, fait aussi son apparition et on aura droit à quelques décapitations à la machette et quelques tirs en pleine tête plutôt sympathiques mais rien de bien gore, on ne s'explique pas cette retenue au niveau de la violence, peut être pour conserver cette atmosphère poético-horrifique ? Mystère. En tout cas, c'est joliment filmé, très bien photographié et la musique de Marcello Giombini parvient à relever le niveau de l'ensemble. Toujours est-il qu'au final, La Nuit érotique des Morts Vivants peine à convaincre, se montre relativement ennuyeux, assez peu bandant en fait, et ne vaut réellement que pour son final qui lui s'avère réussi. On a connu Joe d'Amato plus inspiré en tout cas.

* Disponible en Blu-Ray chez -> LE CHAT QUI FUME <-
• BLURAY - 1920x1080/24p
• Français et italien en DTS-HD MA 2.0
• Sous titres: Français
BONUS:
• Le vrai étalon italien avec Mark Shannon (45 mn)



GOODNIGHT MOMMY (2022)

 

GOODNIGHT MOMMY
(Goodnight Mommy)

Réalisateur : Matt Sobel
Année : 2022
Scénariste : Kyle Warren
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Naomi Watts, Cameron Crovetti, Nicholas Crovetti, Peter Hermann...


L'HISTOIRE : Elias et Lukas sont deux jumeaux. Ils retournent dans la maison de leur mère qui est séparée de son mari. Lorsque les jumeaux voient leur mère, cette dernière porte des bandages chirurgicaux sur le visage, la rendant méconnaissable. Constatant que son comportement même envers eux a changé, Elias et Lukas se demandent s'il s'agit bien de leur vraie mère sous ses bandages...

MON AVIS : En 2014 est sortit Goodnigt Mommy, un film autrichien réalisé par le duo Severin Fiala et Veronika Franz, qui ont depuis récidivé avec le très bon The Lodge en 2019. Voici qu'en 2022, le réalisateur Matt Sobel livre un remake de Goodnight Mommy, portant le même titre mais avec de nouveaux acteurs, dont Naomi Watts dans le rôle de la mère au visage bandé et les jumeaux Cameron et Nicholas Crovetti dans le rôle des deux enfants. N'ayant pas vu le film autrichien, c'est donc vierge de toute attente que j'ai démarré le visionnage du film. Je ne sais pas si c'est parce que j'ai l'habitude de regarder des films de genre que j'ai capté le twist dès les dix premières minutes ou si parce que les indices sont proposés de manière ultra-flagrante. Même ma femme, qui est très loin d'être une experte ou même une fan de films de genre a capté le truc. Il faudra que je regarde le film de 2014 pour voir s'il se montre plus subtil à ce niveau. Toujours est-il que j'avais donc deviné un des éléments essentiels de l'histoire dès le départ. Bon. Honnêtement, ça ne m'a pas vraiment dérangé en fait, même si, forcément, ça amoindri un peu l'impact recherché. Mais il reste d'autres zones d'ombre à éclaircir, comme de savoir si c'est réellement la mère des jumeaux qui est sous ces bandages. Les fans de Naomi Watts en seront donc pour leur frais car leur actrice fétiche a le visage dissimulé durant quasiment tout le film, à l'exception des vingt dernières minutes peut-être. La raison de la présence de ces bandages viendrait d'une opération chirurgicale, un lifting facial précisément, histoire de retrouver un peu de jeunesse perdue. Reste que les jumeaux ont du mal à accepter l'idée que ce soit bien leur mère là-dessous, car elle semble ne pas être totalement la même, notamment au niveau de son comportement envers eux par exemple. Elle se montre plus distante, moins compréhensive, moins mère-poule et cela déstabilise les deux garçons. Huis clos à trois personnages principalement, Goodnight Mommy fait monter crescendo la tension, joue avec son décor quasi unique (la maison et une vielle grange fermée à clé, interdite aux garçons) et tire partie de son casting plutôt bien en place. Si on reste concentré sur les images proposées, d'autres subtilités du récit ne tardent pas à être devinées, comme la présence d'une poutre tâchée de sang par exemple. Forcément, si vous avez vu l'excellent film de 1972 de Robert Mulligan, L'Autre, tout ça vous paraîtra un peu usité et sans grande originalité. Mais dans l'ensemble, ce Goodnight Mommy de 2022 reste un thriller paranoïaque de bonne facture, qui devrait satisfaire les spectateurs lambda en mal d'émotions fortes. Ne reste plus qu'à comparer avec le film de 2014 pour voir si ce remake US était utile ou non et s'il y a des divergences dans le récit...


CÉRÉMONIE MORTELLE

 

CÉRÉMONIE MORTELLE
(Mortuary)

Réalisateur : Howard Avedis
Année : 1982
Scénariste : Howard Avedis, Marlene Schmidt
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Slasher
Interdiction : -12 ans
Avec : Mary Beth McDonough, David Wysocki, Bill Paxton, Christopher George...


L'HISTOIRE : Christie Parson est hantée par la mort de son père, noyé dans la piscine familiale. Elle est certaine qu'il s'agissait d'un meurtre, contrairement à sa mère, qui croit à un simple accident. Bientôt, elle se rend compte que quelqu'un la surveille, nuit et jour, un inquiétant rôdeur vêtu de noir, qui semble lié à la morgue locale, théâtre d'étranges cérémonies. Avec son petit ami Greg, elle va tenter de faire la lumière sur le mystérieux rôdeur...

MON AVIS : Tiens, voici un film 80's que je n'avais jamais eu l'occasion de voir, malgré sa disponibilité en VHS. Avant toute chose, je tiens à informer mes lectrices et lecteurs que Cérémonie Mortelle n'est en rien un film de mort-vivant comme l'affiche ou le matériel publicitaire d'époque pourraient le laisser croire. Cette main surgissant d'une tombe ou, plus encore, cette fameuse bande-annonce ne proposant aucune image du film mais mettant en vedette l'acteur Michael Berryman (qui ne joue pas dans le film) dans le rôle d'un fossoyeur se faisant engloutir sous la terre peuvent prêter à confusion et faire naître une attente chez le public qui ne sera donc pas comblée puisqu'en réalité, Cérémonie Mortelle joue dans la cour du slasher movie et ne fera jamais intervenir de zombie putride à la démarche robotique. Le réalisateur Howard Avedis, plus connu pour ses films d'exploitation 70's, avait senti que le slasher avait le vent en poupe au début des 80's, suite au succès d'Halloween en 1978 et surtout de Vendredi 13 en 1980, deux films qui ont engendré pléthore de suites et autres déclinaisons qui ont inondé les écrans et provoqué une rapide saturation du marché, entraînant une fin prématurée du slasher movie avant la fin des 80's, jusqu'à ce qu'il ne resurgisse des abîmes en 1996 avec le Scream de Wes Craven. Rien que pour l'année 1983, qui voit Cérémonie Mortelle débarquer sur les écrans américains, on dénombre environ 15 ou 16 slashers ! Forcément, une telle profusion ne permet pas une qualité égale et le meilleur côtoie souvent le moyen et le mauvais. Pour tenter de se démarquer de la concurrence, Howard Avedis pimente son slasher d'autres éléments, comme le spiritisme entre autres, ce qui explique que le titre original Mortuary (qui désigne la morgue ou l'agence mortuaire, un des lieux principaux du film) soit devenu en France Cérémonie Mortelle. Oui, on aura bien quelques scènes avec des membres encapuchonnés se livrant à une curieuse cérémonie ou bien encore à une séquence classique de spiritisme, avec table qui bouge en fonction des questions posées au défunt. Le titre français peut aussi s'expliquer par la très bonne séquence finale, qui m'a un peu rappelé celle du slasher Happy Birthday de J. Lee Thompson, également disponible chez l'éditeur Rimini Editions ! Sans être un grand slasher, loin s'en faut, Cérémonie Mortelle se veut une petite série B horrifique de bonne tenue, divertissante et agréable, qui ne marque pas les esprits ni ne fait partie des classiques du genre, mais qu'on prend plaisir à déguster, l'ambiance 80's apportant sa petite touche nostalgique qui participe souvent à se montrer plus indulgent. Niveau casting, on trouve ici toute une pléiade d'acteurs et d'actrices issus du milieu de la télévision, comme Mary Beth McDonough qui a débuté sa carrière dans des séries-télévisées à l'âge de 2 ans (!) et qui interprète ici, à 22 ans, l'héroïne Christie Parson, ou bien encore David Wysocki (vu également dans Humongous en 1982) qui joue Greg, le petit ami de Christie. Pour interpréter la mère de Christie, c'est l'actrice Lynda Day George qui a été choisi, on a pu la voir dans la série culte Mission Impossible dans les 70's et dans tout un tas d'autres séries et téléfilms, comme dans Ants - Les Fourmis en 1977 par exemple. Elle apparaît aussi en 1982 dans le culte Le Sadique à la Tronçonneuse de Juan Piquer Simon ! Plus connus des fans de cinéma, on trouve dans Cérémonie Mortelle un jeune Bill Paxton qui joue un embaumeur au service de son père, ce dernier étant interprété par Christopher George, que les fans de Lucio Fulci connaissent bien puisqu'il est l'un des héros de Frayeurs ! A noter que Christopher George est le mari à la ville de Lynda Day George ! Tout ce petit monde va donc se retrouver mêlé à cette mystérieuse histoire qui va plonger la charmante Christie, très affectée par la mort de son père (dont nous, spectateurs, savons qu'il ne s'agit pas d'un accident), dans un univers cauchemardesque, où somnambulisme, spiritisme, tueur vêtu de noir et portant un masque et meurtres sanglants vont s'entremêler de manière correcte sans être transcendante. L'originalité des crimes dans Cérémonie Sanglante (très peu nombreux mais assez sympa) vient de l'arme utilisée, à savoir un trocard permettant de remplacer le sang du défunt par du formol lors des soins de thanatopraxie. Une sorte de longue aiguille pour faire simple. L'univers du mortuaire est bien représenté dans Cérémonie Mortelle, avec l'utilisation des salles des pompes funèbres comme décor, que ce soit la salle de vente de cercueil ou la salle de thanatopraxie par exemple. L'intrigue tente de nous perdre un peu, pour épaissir le mystère, avec notre héroïne qui est atteinte de somnambulisme donc et qui va devenir la proie d'un tueur qui semble bien déterminé à s'occuper d'elle. Les codes du slasher movie sont respectés, avec caméra en vue subjective, course-poursuite, mulitples coupables potentiels, tentatives de meurtre et même un peu d'érotisme, marque de fabrique du réalisateur. Les spectateurs ayant trouvé que Mary Beth McDonough était vraiment charmante seront tristes d'apprendre que c'est une doublure qui la remplace lors de la scène de sexe avec son petit ami. Dommage !! La prestation de Bill Paxton s'avère assez savoureuse et le climax, déjà cité, donne un petit cachet supplémentaire à Cérémonie Mortelle qui parvient à maintenir notre intérêt et à nous intriguer, ne serait-ce qu'avec les participants des séances de spiritisme dont on se demande de quoi il en retourne vraiment. Production typique des 80's, avec sa musique au synthé, ses coupes de cheveux rétro et même sa séquence dans un "skating parc", Cérémonie Mortelle fait gentiment le job et s'avère une petite curiosité à découvrir pour les complétistes du genre !  

* Disponible en combo DVD + BR chez RIMINI EDITIONS
Film présenté dans un digipack trois volets sous fourreau, au couleur de l'excellente collection initiée par l'éditeur ! VF et VOSTF au menu
BONUS
- Présentation du film par Gilles Penso
- Livret 20 pages de Marc Toullec sur les slashers de 1983




LA MORT A SOURI A L'ASSASSIN


LA MORT A SOURI A L'ASSASSIN
(La Morte ha Sorriso all'Assassino)

Réalisateur : Joe d'Amato
Année : 1973
Scénariste : Claudio Bernabei, Joe D'Amato, Romano Scandariato
Pays : Italie
Genre : Giallo, épouvante
Interdiction : -12 ans
Avec : Ewa Aulin, Klaus Kinski, Giacomo Rossi Stuart, Angela Bo, Sergio Doria...


L'HISTOIRE : 1909, en Europe – Greta von Holstein, qui entretient une liaison incestueuse avec Franz, son frère bossu, perd la mémoire à la suite d’un accident de calèche survenu devant la demeure des von Ravensbrück. Appelé au chevet de la malade, le Dr. Sturges semble surtout s’intéresser à l’étrange médaillon inca qu’elle porte autour du cou et qui pourrait l’aider dans ses recherches sur la résurrection. Restée auprès de Walter et Eva von Ravensbrück qui se sont entichés d'elle, la belle Greta semble en proie à une ombre. La maisonnée est bientôt la cible d’une vague de crimes particulièrement violents...

MON AVIS : Joe d'Amato, le Jess Franco italien, l'homme à la filmographie avoisinant les 200 films en tant que réalisateur, en était encore à ses débuts lorsqu'il signa La Mort a souri à l'Assassin en 1973. Souvent décrit comme étant un réalisateur d'entrée de gamme, alors qu'il est mondialement reconnu en tant que chef-opérateur, Joe d'Amato, de son vrai nom Aristide Massaccesi, fait pourtant preuve d'un réel savoir-faire sur bon nombre de ses films les plus connus qui ont fait la joie des amateurs de bis rital. Ce savoir-faire, il en fait d'ailleurs preuve sur La Mort a souri à l'Assassin, un giallo assez original puisqu'il oeuvre également dans l'épouvante et propose une histoire assez rocambolesque, voire même tarabiscotée qui ne manquera pas de perdre le spectateur dans ses méandres labyrinthiques. La construction même du récit complexifie la compréhension du scénario, avec de multiples flashbacks et allers-retours entre passé et présent. Le réalisateur et ses deux scénaristes semblent même s'amuser à perdre leur public en leur proposant tout un tas d'événements qui ne respectent pas une vraie ligne chronologique. Qui plus est, comme dit plus haut, le film prend des airs de giallo mais bifurque souvent vers le cinéma d'épouvante façon Mario Bava ou Antonio Margheriti, avec des références à Edgar Allan Poe entre autres. On a aussi la thématique de la mort qui est présente et même celle de la résurrection, notamment avec le personnage du médecin joué par Klaus Kinski, ce dernier travaillant sur un liquide pouvant faire revivre les défunts, liquide issu d'un code mystérieux qui viendrait de l'époque des Incas ! Le scénario s'amuse à nouveau à brouiller les pistes avec le personnage joué par la ravissante Ewa Aulin, jolie petite blondinette au sourire charmeur et dont on se demande si elle ne serait pas elle-même revenue d'entre les morts ! Elle est le personnage principal de l'histoire et possède une présence parfois spectrale, ce qui nous interroge sur ce qu'elle est vraiment. Il faut dire que pour compliquer encore les choses, de nombreux protagonistes de l'histoire semblent être victimes de visions fantomatiques la concernant, ce qui donne lieu à de très jolies séquences, comme celle se déroulant dans le cimetière par exemple. Les décors sont bien utilisés par le réalisateur, qui parvient à créer une atmosphère inquiétante et perturbante malgré l'aspect un peu fourre-tout de son récit. Joe d'Amato se laisse également aller au niveau de l'érotisme, soft mais suave, ainsi que sur le maquillage gore , via quelques effets bien sanguinolents qui laissent entrevoir ce qu'il mettra en scène dans ses futurs films de genre : viscères sortant d'un ventre empalé, visage ravagé par un tir de carabine, chat griffant sans répit un visage et autres petites joyeusetés sont au programme et malgré un aspect un peu outrancier, ces effets gore donnent un intérêt supplémentaire à ce curieux film qui, lors de certaines séquences, peut évoquer le Blue Holocaust qu'il réalisera en 1979. Bordélique, ce giallo d'épouvante érotico-horrifique l'est assurément au niveau de sa narration mais n'en demeure pas moins intéressant par ce qu'il propose, son ambiance délicieusement macabre et morbide, sa touche très prononcée de ghost story, ses thèmes intrigants et provocateurs (nécrophilie, inceste, lesbianisme...), son casting bien en place, ses excès de violence visuelle, sa mise en scène de très bonne tenue aux fulgurances esthétiques indéniables et sa belle partition musicale due à Berto Pisano. On retiendra également cette image finale qui n'est pas sans rappeler, en moins tétanisante, celle du Trauma de Dan Curtis. A noter que le film est signé du vrai nom du réalisateur et pas de ses célèbres pseudonymes, ce qui est assez rare pour être signalé. La Mort a souri à l'Assassin est une oeuvre atypique, soignée, foutraque mais pourvue de bonnes trouvailles, qui devrait satisfaire les amateurs s'ils n'en attendant pas un giallo dans la pure tradition du genre.

* Disponible en BR chez -> LE CHAT QUI FUME <-   
Magnifique copie encore une fois, proposée en VOSTF uniquement.
BONUS:
• Le talentueux Mr D'Amato avec l'assistant réalisateur Gianlorenzo Battaglia (19 min)
• Ewa a souri à l'assassin avec l'actrice Ewa Aulin (10 min)
• Film annonce




MEURTRE PAR INTÉRIM

 

MEURTRE PAR INTERIM
(Un Posto ideale per Uccidere)

Réalisateur : Umberto Lenzi
Année : 1971
Scénariste : Lucia Drudi Demby, Antonio Altoviti, Umberto Lenzi
Pays : Italie, France
Genre : Giallo
Interdiction : -12 ans
Avec : Irene Papas, Ray Lovelock, Ornella Muti, Michel Bardinet, Calisto Calisti...


L'HISTOIRE : À Copenhague, Ingrid Sjoman et Dick Butler forment un jeune couple de marginaux qui subsiste tant bien que mal en vendant à la sauvette des revues et photos pornographiques. Ils décident de partir en Italie, dans l’espoir de gagner plus d’argent. Là-bas, en Toscane, recherchés par la police, ils trouvent refuge dans une vaste villa isolée, près de Florence, où vit Barbara Slater, femme issue d’un milieu aisé. Si, dans un premier temps, celle-ci se montre hostile à leur égard, ils finissent par se faire accepter d'elle sans imaginer dans quel traquenard ils sont tombés...

MON AVIS : Avec plus de soixante films à son actif, le réalisateur italien Umberto Lenzi est l'une des personnalités les plus appréciées des fans de cinéma populaire, ayant œuvré tout aussi bien dans le péplum que dans le film d'aventure, le film de guerre, le film d'espionnage, le western, le film d'horreur, le film policier et bien sûr le giallo ! Il en a déjà réalisé trois depuis 1969 quand il s'attelle, en 1971, à la mise en scène de Meurtre par Intérim. Avertissons de suite les amateurs de tueur masqué et ganté trucidant à tour de bras à l'arme blanche que Meurtre par Intérim est un giallo de machination, qui ne possède aucun meurtre sanglant, ni tueur mystérieux vêtu de noir et maniant le couteau en virtuose. Lenzi a voulu faire de son film une sorte de road movie mettant en scène deux jeunes hippies (Ray Lovelock et Ornella Muti) partis vagabonder sur les routes à bord de leur voiture Spider et qui vont s'arrêter là où il ne fallait pas, à savoir dans la demeure de Barbara Slater (Irene Papas), suite à une panne d'essence. Très rapidement, le film, après avoir joué sur un petit aspect subversif en faisant vendre des photos pornographiques à nos deux jeunes héros, ce qui était sûrement tabou à l'époque (même si Lenzi, qui n'est pas à l'origine de cette idée du scénario, due au producteur Carlo Ponti, reconnaît qu'en 1971, ce tabou était déjà dépassé et qu'on trouvait déjà de nombreux magazines érotiques ou pornos en Italie et ailleurs), va se transformer en un huis clos à trois personnages, qui va concentrer la majorité de son action dans la maison de madame Slater et faire évoluer la machination mise en place par cette dernière. Rassurez-vous, ce n'est point un spoiler, on le devine aisément et le fait que l'on sache cette information permet à Meurtre par Intérim de maintenir un intérêt constant puisqu'on se demande perpétuellement comment cette dernière va réussir à faire porter le chapeau à nos jeunes héros et comment ceux-ci vont réussir à se sortir d'affaire. C'est un vrai jeu du chat et de la souris auquel nous convie Umberto Lenzi, qui va donc en faire voir de toutes les couleurs à ses trois personnages. Si le choix de Ray Lovelock a été immédiat pour le réalisateur, les deux protagonistes féminins ont posé plus de souci. Pour interpréter madame Slater, on suggère Carroll Baker à Lenzi mais celui-ci refuse car il a déjà tourné avec cette ravissante actrice à deux reprises et ne souhaite pas s'enfermer dans la redite. Une autre actrice est retenue mais face à son incapacité à pouvoir être présente sur le tournage, le choix se tourne donc vers la Grecque Irene Papas, qui s'en sort plutôt bien dans ce rôle fort ambigu et machiavélique. La jolie Ingrid est quant à elle interprété par la sublime Ornella Muti, qui n'avait que 17 ans lors du tournage. Son personnage ayant des scènes dénudées, Umberto Lenzi a du avoir recours à une doublure. Désolé messieurs, ce ne sont donc pas les seins d'Ornella qu'on voit dans ce film ! Le réalisateur est également un peu déçu qu'on l'ait obligé à tourné des scènes ne servant qu'à meubler et à allonger la durée du film, comme celles avec le motard fou par exemple, qui, c'est vrai, n'apportent rien à l'intrigue elle-même. Meurtre par Intérim se révèle au final assez académique et possède un rythme en dent de scie. Le film est principalement porté par son trio d'acteurs et le charme d'Ornella Muti. Il est joliment mis en scène par contre, avec de beaux mouvements de caméra mais on reste tout de même un petit peu sur sa faim. Le final est plutôt bien pensé par contre, avec un revirement de situation qui sera à l'avantage de... je vous laisse la surprise. Un film de machination correct donc mais qui manque de tonus et n'atteint pas le niveau de ses rivaux dans le genre. A noter que Lenzi s'était permis de filmer quelques images plus crues au niveau de l'érotisme qui ont été supprimé du montage final. On peut voir ces images en bonus sur l'édition du Chat qui Fume qui fait définitivement bien les choses. 

* Disponible en BR chez -> LE CHAT QUI FUME <-
Excellente copie, proposée en VF et VOSTF
BONUS:
• Le crime imparfait avec Umberto Lenzi (23 mn)
• Scènes coupées
• Film Annonce