Légende pour la notation des films

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* * * * * * : The Only One. Le Seul, l'Unique, le film fétiche de l'auteur de ce blog...

AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.


mercredi 2 juillet 2014

DEFENDER

DEFENDER
(Krrish 3)

Réalisateur : Rakesh Roshan   
Année : 2013
Scénariste : Robin Bhatt, Honey Irani, Irfan Kamal, Akarsh Khurana, Rakesh Roshan
Pays : Inde
Genre : Action, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Priyanka Chopra, Hrithik Roshan, Amitabh Bachchan, Vivek Oberoi, Kangana Ranaut...


L'HISTOIRE : Un virus d’un nouveau genre venu d’Afrique du Sud ravage la planète. Tandis que les victimes s’accumulent aux quatre coins du globe, la communauté scientifique cherche désespérément un vaccin. Derrière cette épidémie se cache le Dr Kaal, un chercheur renégat entouré d’une armée de créatures mutantes issues de ses expériences. Alors que le chaos s’étend, tout espoir semble perdu. C’est sans compter sur Blast, un héros masqué, sombre et solitaire, qui hante les hauteurs des mégapoles. Ses pouvoirs sont démesurés : il vole à des vitesses supersoniques, bondit d’immeuble en immeuble et peut soulever des buildings. Mais tout cela est-il suffisant pour endiguer la funeste menace qui plane sur l’humanité ?

MON AVIS : Plus gros producteur de films au monde, devançant largement les Etats-Unis à ce niveau, l’Inde a eu bien du mal à faire connaître ses réalisations au monde occidental. Le changement s’est opéré en 2001 avec la sortie du film Coup de foudre à Bollywood qui a fait découvrir aux spectateurs un univers à part, coloré, flamboyant et musical. Les films indiens ont cette particularité d’inclure de nombreux passages dansés et chantés au beau milieu des intrigues et ce, quelque soit le genre traité. Les fans de Freddy Krueger pourront par exemple se tourner vers le film Mahakaal – the monster qui reprend les grandes lignes du film de Wes Craven et dans lequel on trouve des scènes dansées et chantées, ce qui est pour le moins original dans un film d’horreur. Autre particularité des films en provenance de Bollywood : leur durée ! Il est rare celle-ci ne dépasse pas les 2h30 de bobine ! Comme dans tous les pays, l’Inde ne déroge pas à la règle et possède ses vedettes stars, aussi bien féminines que masculines, ses réalisateurs fétiches et j’en passe. On trouve par exemple la famille Roshan, dont les membres sont aussi bien producteurs, réalisateurs, acteurs ou compositeurs. Rakesh Roshan est l’un des metteurs en scène qui a le plus de succès là-bas et possède par exemple à son palmarès le film Kaho Naa…Pyaar Hai, réalisé en 2000 et qui est le film le plus récompensé du cinéma bollywoodien. En bon père de famille, Rakesh Roshan a mis sur le devant de la scène son fils Hrithik Roshan et en a fait une star. C’est d’ailleurs lui le héros du film qui nous intéresse ici, à savoir Defender, titre américanisé qui dissimule en fait Krrish 3, qui est donc le troisième volet de la saga Krrish, débutée en 2006. Krrish est le nom du super-héros, qui devient dans la version européenne "Blast". Une version européenne qui a zappé toutes les séquences dansées et chantées, raccourcissant la durée du film de 2h26 à 2h11 environ. Cette chronique a été faite à partir de la version bollywoodienne, la plus intéressante à mon goût et la plus respectueuse du matériau d’origine. Film de super-héros et film à gros budget, Defender est un véritable blockbuster bollywoodien, qui en donne pour son argent aux spectateurs, ne lésinant pas sur les cascades, sur les combats, sur les effets-spéciaux et les prouesses techniques. Notre héros masqué possède tout un tas de supers pouvoirs et les utilise sans sourciller pour faire régner la justice  et ce, pour notre plus grand plaisir. Les chorégraphies, confectionnées par un maître chinois expert en la matière, sont très réussies et les effets visuels sont également d’un bon niveau, permettant à Blast de courir à une vitesse prodigieuse, de sauter à des hauteurs incroyables, de franchir les immeubles en faisant des sauts gigantesques, de virevolter dans les airs, sur terre et d’effectuer des prouesses en combat au corps à corps qui nous en mettent plein la vue. Franchement, Defender n’a pas à rougir de la comparaison d’avec ses homologues américains et s’il n’atteint pas le réalisme d’Avengers ou de Capitaine America : le soldat de l’hiver, il reste que ce long métrage indien de  Rakesh Roshan assure le spectacle comme un grand et que le travail au niveau des scènes d’action a été rudement bien effectué, avec par exemple un final dantesque dans lequel les séquences de destructions pulvérisent la majorité des décors, qu’ils soient réels ou virtuels. Je ne m’attendais pas à une telle qualité, pensant plus voir un nanar sympathique qu’un bon film de super-héros, ce que Defender est assurément. Qui plus est, Blast est un super-héros un peu hors norme : il est marié, se retrouve sans cesse à la recherche d’un emploi (son activité de super-héros le faisant continuellement arriver en retard à ses différents jobs, ce qui ne plait guère aux patrons), va prochainement devenir papa d’un petit garçon, se montre très attaché à sa famille, et surtout, il nous apparaît profondément touchant car derrière cette carapace de héros invincible, se cache un être sensible qui n’hésite pas à pleurer devant les drames de la vie quotidienne ou lorsque des innocents périssent. Defender nous offre tout un panel d’émotions, balance des discours sur l’honneur, la loyauté et le courage, met en garde les enfants contre le danger qu’il y a à essayer de reproduire ce qu’il arrive à faire grâce à ses pouvoirs. Bref, même si certaines scènes peuvent apparaître un peu naïves à ce niveau, l’ensemble fonctionne vraiment bien et on prend un réel plaisir à suivre les exploits de ce personnage haut en couleur, véritable protecteur au grand cœur. Outre ses scènes d’action et ses effets-spéciaux de qualité, Defender doit beaucoup à son casting, qui est tout bonnement excellent. Déjà cité, l’acteur Hrithik Roshan se voit interpréter trois rôles différents dans le film, à savoir le père du héros, le héros lui-même et son alter ego aux supers pouvoirs ! Rien que ça ! Une performance à saluer tant il parvient à effectuer des prestations diamétralement différentes en fonction des personnages qu’il interprète à l’écran. La gente féminine appréciera la musculature de l’acteur, qui possède un torse et des abdos en béton armé qui en feront pâmer plus d’une, ainsi qu’un brushing qui résiste à tout et qui jamais ne se défait ! Hrithik Roshan n’hésite pas non plus à se mettre en danger dans les trois séquences dansées et chantées qui parsèment le film et dans lesquelles il se donne à fond au niveau du déhanché !  Des séquences qui au final ne servent pas à grand-chose au niveau de l’histoire en elle-même (la version européenne les a d’ailleurs totalement zappé sans que cela provoque des difficultés de visionnage), qui peuvent même être prise à part (on peut les comparer à des clips vidéos de toute beauté) mais qui font partie intégrante du cinéma bollywoodien. Bien sûr, on pourra trouver que de telles scènes dénotent au milieu de l’histoire mais elles apportent une touche dépaysante, originale, se montrant assez kitsch en fait mais dans le cinéma préformaté d’aujourd’hui, elles offrent une petite bouffée d’air frais qui n’est pas négligeable. La femme de notre héros est quant à elle magnifiquement interprétée par la sublime Priyanka Chopra, qui fut Miss Monde 2000 et ce n’est que justice tant son visage d’ange et son corps absolument parfait laisse rêveur. Elle se révèle en plus bonne actrice, ce qui ne gâche rien. Qui dit film de super-héros dit obligatoirement super-vilain et ce dernier est ici interprété par Vivek Oberoi, qui campe un personnage détestable, qui n’hésite pas à faire propager un terrible virus qui cause la mort de milliers de personnes pour ensuite en proposer l’antidote et gagner ainsi de nombreux billets verts. Ce méchant possède en outre lui aussi quelques pouvoirs qui mettront à mal le statut d’invincibilité de Blast. Le grand final met particulièrement bien en avant ce personnage qui nous offre lui aussi des séquences d’action époustouflantes. A noter que l’armée de ce super-vilain est composée de mutants façon L’île du docteur Moreau, à savoir des hommes ayant le pouvoir de différents animaux, comme le caméleon, le rhinocéros ou la grenouille par exemple. L’un de ces mutants, la jolie Kaya (interprétée par la non moins charmante Kangana Ranaut), verra la naissance de sentiments tel l’amour et son comportement agressif et sans pitié  en sera profondément modifié, ce qui nous donnera encore une fois de jolies scènes emplies d’émotions. Defender est donc un divertissement de grande qualité, épique, virtuose, qui mélange action, humour, drame, émotion, danse et chants dans un cocktail parfaitement dosé. Bénéficiant d’un casting impeccable, d’une réalisation nerveuse et dynamique empruntant au standard de l’actionner US (on pense à Matrix entre autre pour certaines chorégraphies et le look du héros), d’une volonté de bien faire qui se ressent à chaque image, d’une composition musicale accompagnant parfaitement les images qu’elle illustre et d’un super-héros charismatique, portant un masque de toute beauté et vêtu d’un long manteau noir qui ne cesse de virevolter dans le vent pour notre plus grande joie. Visuellement magnifique, le film aurait pour rares défauts sa durée (2h26 au compteur donc, scènes dansées et chantées incluses) mais le spectacle proposé est tellement généreux qu’on en oublie ce détail tant il est rare que l’ennui ne vienne poindre le bout de son nez. Une très bonne surprise donc que ce film bollywoodien, qui prouve qu’il n’y a pas que les Etats-Unis qui savent faire des films de super-héros. Le réalisateur Rakesh Roshan a su passer outre les difficultés d’un tel projet (il n’y a aucune culture « comics » en Inde comme on peut en trouver aux USA) et son histoire, qui tient la route, permet donc à Defender de rentrer dans la catégorie blockbuster indien haut de gamme. Un film à découvrir dans son montage original pour pouvoir apprécier toute la richesse de ce cinéma « autre » qui fait du bien par où il passe.

* Disponible en DVD et BR chez CONDOR

NOTE : 5/6



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