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OXYGÈNE

 

OXYGÈNE
(Oxygène)

Réalisateur : Alexandre Aja
Année : 2021
Scénariste : Christie LeBlanc
Pays : France, Etats-Unis
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Mélanie Laurent, Malik Zidi...

L'HISTOIRE : Une jeune femme se réveille dans une capsule de cryogénisation. Elle ne sait plus qui elle ni pourquoi elle est enfermée dans cette capsule. Avec un niveau en oxygène à un peu plus de 34% qui ne cesse de baisser, elle va devoir rapidement comprendre la situation et demander les bonnes informations à M.I.L.O. le module informatique qui gère la capsule, sous peine de mourir asphyxiée...

MON AVIS : Avec la crise sanitaire du COVID-19, les tournages ont été particulièrement compliqués à mettre en place, tout étant soit reporté, soit purement annulé. Impossible de réunir des dizaines de figurants et toute une équipe technique vu les restrictions et protocoles sanitaires mis en place. Alexandre Aja, réalisateur des excellents Haute Tension, La Colline a des Yeux 2006, Piranha 3D, Crawl, Horns et autre Mirrors a contourné le problème en réalisant un huis-clos avec une actrice. Un seul lieu de tournage, une actrice, auquel on rajoutera quelques petites scènes avec l'acteur Malik Zidi afin de mettre en image les souvenirs de l'héroïne. Mais à plus de 90%, on ne voit que Mélanie Laurent dans son caisson de cryogénisation. Le thriller Buried nous avait déjà plongé dans cette ambiance claustrophobique en 2010.  Aja réitère cet exploit de nous embarquer dans son histoire et ce, durant 101 minutes, sans que l'ennui ne se fasse vraiment ressentir, du moins pour ma part. Je sais que certain ont trouvé Oxygène très chiant, ce n'est pas mon cas. D'ailleurs, pour la petite histoire, c'est son ami Franck Khalfoun qui devait réaliser Oxygène mais avec la COVID-19, c'est finalement Aja qui s'y est attelé, ce qui lui a permit de refaire un tournage en France, ce qui n'était pas arrivé depuis Haute Tension ! Quand à Mélanie Laurent, elle remplace au pied levé l'actrice Noomi Rapace qui avait été sélectionné pour le rôle. En lieu et place du cercueil de Buried, nous avons donc une capsule de cryogénisation. Un espace on ne peut plus exigu, dans lequel il est difficile de faire des mouvements. Impossible de se redresser pour se mettre assise, il est déjà assez compliqué de se contorsionner pour bouger les bras ou attraper quelque chose qui se trouve derrière. La pauvre Mélanie Laurent, donc c'est la première incartade dans le cinéma de science-fiction, n'a pas choisit la facilité et elle nous offre une brillante prestation, nous faisant ressentir sa panique, son stress, sa résilience ou sa combativité à travers ses expressions de visage, sa voix, sa gestuelle réduite. On saluera également l'équipe technique du film qui a réussi à placer les caméras autour de l'actrice tout en conservant à la fois l'aspect anxiogène de la situation et la sensation d'enfermement. La capsule, merveille de technologie, dispose d'un ordinateur central, baptisé M.I.L.O. et dont la voix est celle de Mathieu Almaric. La majorité du film est donc un dialogue entre Mélanie Laurent et M.I.L.O., ce dernier pouvant faire apparaître des hologrammes, des photographies, des vidéos ou des rapports internes devant le visage de l'héroïne. Etant amnésique, la jeune femme va devoir batailler dur pour retrouver des bribes de mémoire, analyser la situation et faire face à ce qui semble inéluctable, à savoir la perte totale d'oxygène. Cette donnée est constamment rappelée et répétée tout au cours de l'aventure, histoire de maintenir le suspense. Et ça fonctionne plutôt bien, puisque, à intervalle régulier, l'héroïne à des flashs de souvenirs qui nous font comprendre un peu plus la situation. Avec des scènes se déroulant dans un hôpital, avec la lecture d'article sur l'héroïne dont on découvre qu'elle est une scientifique, avec l'apparition de tâches sur la peau de son mari et j'en passe, on dénoue petit à petit son histoire qui l'a conduite à être placé dans ce curieux caisson. Le scénario nous réserve plusieurs surprises tout au long de son déroulement, nous fournit des indices en temps voulu, fait progresser l'histoire de manière habile, jusqu'à la révélation finale, qu'on peut avoir vu venir mais qui reste assez efficace. Un scénario bien dans l'air du temps en tout cas. Avec sa mise en scène adéquate, son décor bardé de technologie, son scénario habile, ses événements qui interviennent régulièrement et redynamise l'ensemble et son actrice qui s'en sort vraiment bien, Oxygène est une belle prouesse technique et ce huis-clos science-fictionnel n'est vraiment pas dénué d'intérêt.


CRAWL

CRAWL
(Crawl)

Réalisateur : Alexandre Aja
Année : 2019
Scénariste : Michael Rasmussen, Shawn Rasmussen
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark, Ross Anderson...


L'HISTOIRE : Quand un violent ouragan s’abat sur sa ville natale de Floride, Hayley ignore les ordres d’évacuation pour partir à la recherche de son père porté disparu. Elle le retrouve grièvement blessé dans le sous-sol de la maison familiale et réalise qu’ils sont tous les deux menacés par une inondation progressant à une vitesse inquiétante. Alors que s’enclenche une course contre la montre pour fuir l’ouragan en marche, Haley et son père comprennent que l’inondation est loin d’être la plus terrifiante des menaces qui les attend…

MON AVIS : Dans la longue liste des animaux vedettes des films dits d'agressions animales, les crocodiliens n'arrivent pas en tête de liste. Largement moins représenté que les requins par exemple, nos amis les crocodiles et autres alligators ont toutefois le vent en poupe ces dernières années. Si l'un des premiers films les mettant en vedette est Le Crocodile de la Mort de Tobe Hooper (1977), le début des années 80 et 90 s'y intéresse un peu plus avec des titres comme Crocodile (1980), Alligator (1980), L'Incroyable Alligator (1982), Les Dents de la Mort (1987), Killer Crocodile (1989), Killer Crocodile 2 (1990) ou Alligator II : La Mutation (1991). Il faudra ensuite attendre l'année 1999 pour qu'ils reprennent du poil de la bête avec Lake Placid puis Crocodile (2000), Blood Surf (2001) et Crocodile 2 (2002).  Nouvelle période de vaches maigres jusqu'en 2007 où plusieurs films les utilisent, comme dans Supercroc , Primeval, L'attaque du Crocodile Géant et surtout les deux excellents films que sont Black Water et Solitaire. La décennie 2010 n'est pas tendre avec nos crocodiliens puisque, hormis la saga Lake Placid (5 suites réalisées après le film de 1999), les autres films s'apparentent plus à des nanars qu'autre chose. Il faudra donc attendre l'année 2019 pour que ces animaux à la mâchoire ultra-puissante reviennent sous les feux de la rampe et brillent de mille feux. Sous la direction du talentueux Alexandre Aja (Haute Tension, La Colline à des Yeux, Piranha 3D, Horns...), ce sont les alligators qui vont avoir les honneurs d'être les grands méchants d'une série B de luxe : Crawl. Très franchement, ce nouveau film d'Alexandre Aja représente assurément ce qui se fait de mieux dans le genre. 85 minutes sans temps morts, avec certes une histoire assez classique (un père et sa fille, qui ont des relations assez tendues, se retrouvent coincés ensemble dans le sous-sol d'une maison et vont devoir mettre de côté leur rancœur et s'entraider afin de survivre face à un violent ouragan, à des litres et des litres d'eau et surtout à plusieurs alligators qui profitent de cette montée des eaux justement pour s'infiltrer dans le quartier résidentiel et les habitations...) mais qui permet de se concentrer sur l'essentiel : les attaques d'alligators. Une fois que l'actrice Kaya Scodelario est arrivée chez son père et le retrouve blessé dans les sous-sol de la maison, c'est parti pour un tour de grand huit qui ne prendra fin qu'avec l'apparition du générique final. Crawl prend rapidement des allures de huis-clos, mettant en avant ses deux acteurs principaux : Barry Pepper et l'efficace Kaya Scodelario déjà citée. Ce duo fonctionne parfaitement bien et les deux scénaristes Michael et Shawn Rasmussen leur ont réservé bien des péripéties pour leur pourrir la journée et surtout faire frissonner le spectateur. Avec ses alligators qui surgissent là où on ne les attend pas toujours, Alexandre Aja parvient à faire monter la tension et utilise les codes du film d'agression animale avec brio : vue suggestive, vue sous-marine, quelques jump-scars et surtout une mise en scène ciselée et efficace permettent au film d'être réellement angoissant. Le réalisateur avait d'ailleurs une idée clair de ce qu'il voulait voir à l'écran avec Crawl : l'anti-thèse de son Piranha 3D ! En clair, éliminez quasiment toute trace d'humour et faire un vrai film de terreur là où Piranha 3D relevait plus de la gaudriole gore et ultra-fun. Aja veut également que son nouveau film soit plus réaliste : même si les alligators sont tous réalisés en images de synthèse, ils font vraiment de l'effet une fois à l'écran et les blessures qu'ils infligent aux personnages sont crédibles. En effet, les alligators n'ont pas de dents aiguisées comme les requins et leurs mâchoires broient plutôt que tranchent, ce qui expliquent que l'héroïne parvient à extraire son bras sans que celui-ci ne soit déchiquetés ou en lambeaux par exemple. Un réalisme n'empêche pas d'avoir de jolies marques de morsures à l'écran tout de même, rassurez-vous ! Et parfois, Aja oublie ce réalisme et certains seconds rôles se font quand même bien mettre en charpie et ce, pour notre plus grand plaisir ! Le nombre d'attaques des alligators dans le film ne décevra pas les amateurs d'émotions fortes qui en auront pour leur argent ! En fin connaisseur du genre, Alexandre Aja a réalisé un véritable survival dépouillé de tous artifices et reste constamment concentré sur son sujet. C'est sûr qu'on aurait aimé voir les alligators s'en prendre à une colonie de vacances par exemple et bouffer des tas de gamins mais ce type de scènes, on les a déjà vu dans Piranha 3D et dans d'autres films du genre et c'était justement ce que voulait éviter le réalisateur, préférant miser sur l'ambiance anxiogène et le suspense à couper au couteau. Avec sa maison et ses sous-sols inondés, Aja transforme ce simple décor en labyrinthe de la mort, multiplie les attaques brutales et les plans qui font trembler. On sait que les tournages "dans l'eau" sont particulièrement complexes à mettre en scène. Alexandre Aja a parfaitement réussi le sien, faisant de Crawl une série B pleine de fureur, pleine d'énergie et qui ne ment pas sur la marchandise. Tendu, nerveux, généreux, efficace, tout en étant tout de même bien fun, Crawl rentre sans difficulté dans le haut du panier des films d'agressions animales les plus réussis et on lui pardonnera aisément certaines facilités scénaristiques et le fait que notre belle héroïne est quand même vachement résistante aux dents d'alligators !



HORNS

HORNS
(Horns)

Réalisateur : Alexandre Aja 
Année : 2013
Scénariste : Keith Bunin
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Fantastique, Comédie, Drame, Thriller
Interdiction : -12 ans
Avec : Daniel Radcliffe, Juno Temple, Max Minghella, Joe Anderson...


L'HISTOIRE : Soupçonné d’avoir assassiné sa fiancée, rejeté par tous ceux qu’il connaît, Ignatius a sombré dans le désespoir. Un matin, il se réveille avec une paire de cornes sur la tête. Celles-ci lui donnent un étrange pouvoir, celui de faire avouer leurs plus noirs secrets aux gens qu’il croise. Ignatius se lance alors à la recherche du véritable meurtrier…

MON AVIS : Adaptation d'un roman de Joe Hill (alias le fils de Stephen King !), Horns est un bien curieux film, qui mélange allègrement comédie, fantastique, romance, thriller et drame. Réalisé par le talentueux Alexandre Aja (Furia, Haute Tension, La Colline a des Yeux 2006, MirrorsPiranha 3D), le film permet à l'acteur Daniel Radcliffe de s'échapper totalement de la saga Harry Potter et de confirmer son talent après le très bon La Dame en Noir en 2012. Il interprète ici un jeune homme fou amoureux qui doit surmonter la douloureuse épreuve de la mort de sa dulcinée, sauvagement assassinée. Accusé du meurtre, conspué par les habitants, il se retrouve victime d'un étrange phénomène : deux cornes lui poussent sur la tête, et, telle une créature diabolique, se doit de composer avec. La première partie du film verse joyeusement dans une sorte d'univers fantastico-comique un peu déstabilisant et on se demande où le réalisateur veut nous emmener. La présence des cornes confère au personnage un drôle de pouvoir : toutes les personnes qu'il rencontre se mettent à lui avouer leurs pensées les plus sombres ou cocasses, et n'hésitent pas à les concrétiser, ce qui nous vaut certaines séquences assez marrantes, à l'image de celle se déroulant chez le médecin, qui fantasme sur son assistante (et réciproquement) et qui va se laisser aller à la "sauter" en pleine consultation. Encore plus drôle est la scène dans laquelle le héros, pourchassé par une horde de journalistes, leur propose de se battre pour que le gagnant ait accès à ses déclarations. On assiste alors à un véritable pugilat entre reporters, qu'ils soient masculins ou féminins ! La soif de rapporter "un scoop" est la plus forte et le réalisateur ne lésine pas sur cet aspect pour mettre à mal les journalistes accrocs au spectaculaire et prêt à tout pour obtenir le reportage tant convoité. Ces passages à l'humour corrosif sont assez bien intégrés avec le reste du film, même si on ne sait pas trop sur quel pied danser parfois. Avec mon "côté fleur bleue" (si, si !), j'ai particulièrement apprécié les flashbacks concernant l'enfance du héros et sa rencontre avec sa dulcinée, la naissance de cette love-story conférant au film un pouvoir émotionnel assez fort et qui participe pleinement à augmenter son aspect dramatique lors de la seconde moitié du métrage. L'actrice Juno Temple, dans un rôle pas si facile que ça en fait, est juste magnifique, touchante et la séquence de la rupture dans le bar, cruelle et bouleversante, doit beaucoup à son interprétation. Plus le film avance et plus il bifurque lentement vers le drame et le thriller. Certain de ne pas être le responsable de la mort de sa fiancée, Ignatius utilise le pouvoir de ses cornes pour tenter de faire éclater la vérité et débusquer le véritable coupable. Certain indice nous permette de trouver rapidement de qui il s'agit mais ce n'est pas bien grave et cela ne nuit en rien à l’efficacité de Horns. La mise en scène d'Alexandre Aja fait des merveilles et la beauté picturale du film nous éclate en plein visage, nous happant totalement. L'intérêt du film s'en trouve largement rehaussé et ce qui nous semblait au départ une simple comédie fantastique un peu rock n' roll et déjantée devient un film fantastique passionnant et original. On pourra mettre un petit bémol concernant le final, qui verse un peu dans le grand-guignol. Horns est néanmoins un film surprenant, assez déroutant de par son sujet même, mais qui possède assez de qualités pour emporter l'adhésion au final. Et Dieu qu'elle est belle la révélation finale ! J'en ai versé une petite larme...

* Disponible en DVD et BR chez Metropolitan Filmexport

NOTE : 4/6




PIRANHA

PIRANHA
(Piranha 3D)

Réalisateur : Alexandre Aja
Année : 2010
Scénariste : Pete Goldfinger, Josh Stolberg
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Comédie
Interdiction : -12 ans
Avec : Elisabeth Shue, Jerry O'Connell, Steven R. McQueen, Kelly Brook, Jessica Szohr, Riley Steele, Eli Roth, Christopher Lloyd, Richard Dreyfuss


L'HISTOIRE : Un tremblement de terre ouvre un faille sous-marine dans le lac bordant la ville de Lake Victoria, libérant des centaines de piranhas préhistoriques. Une aubaine pour les poissons carnivores car la fête du Spring Break va bientôt battre son plein. Dans le même temps, le jeune Jake Forester accepte de servir de guide touristique à Derrick Jones, célèbre réalisateur de film porno, venu avec ses belles naïades, Danni et Crystal...

MON AVIS : "Sea, sex and...blood" ! Voilà un slogan qui colle parfaitement avec ce qu'on voit dans le film ! Du soleil, de superbes paysages, un lac, des centaines de jeunes filles se trémoussant avec ou sans maillot de bain sur de la musique techno, la ravissante actrice porno Riley Steele, la non moins charmante Kelly Brook et des tas de vedettes venues s'amuser sur le film d'Alexandre Aja, tel Richard Dreyfuss (Les dents de la Mer, Rencontres du Troisième Type), Elisabeth Shue (Karaté Kid, Link, Retour vers le futur 2 & 3), Christopher Lloyd (Retour vers le futur) ou bien encore Eli Roth (réalisateur des deux Hostel, acteur dans Inglorious Basterds...) par exemple. S'amuser, le terme est bien choisi car c'est vraiment ce qu'on fait durant la vision du film. Sur un rythme qui ne faiblit jamais et avec beaucoup d'humour, Alexandre Aja s'en donne à coeur joie et nous concocte des scènes jubilatoires d'attaques de piranhas, qui donnent des résultats bien gores à l'écran, jusqu'au massacre final lors du Spring Break qui atteint un joli score au niveau du nombre de victimes grignotées par les féroces poissons, le tout servi par des effets spéciaux et de maquillages superbement réalisés. Niveau plaisir des yeux, les spectateurs masculins seront plus gâtés que le public féminin puisqu'on ne compte plus les filles qui se baladent en monokini, auquel vient s'ajouter un très joli et sensuel ballet sous-marin entre Kelly Brook et la bombe anatomique Riley Steele. Attention à votre tension cardiaque messieurs. Bref, il faut prendre Piranha pour ce qu'il est : un film extrêmement fun, divertissant, qui ne lésine pas sur le gore mais toujours dans la bonne humeur et qui bénéficie d'une réalisation hyper soignée, comme lors de l'exploration de la faille sous-marine par deux plongeurs. Pas un chef d'oeuvre mais le film idéal pour passer une bonne soirée un samedi soir entre copains, avec Coca et Pop-corn ! Plus les lunettes 3D si vous aimez ce procédé, le film ayant été pensé pour être vu de cette façon.

NOTE : 4/6