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MORT OU VIF


MORT OU VIF
(The Quick and the Dead)

Réalisateur : Sam Raimi
Année : 1995
Scénariste : Simon Moore
Pays : Etats-Unis, Japon
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : Sharon Stone, Gene Hackman, Leonardo DiCaprio, Russell Crowe...


L'HISTOIRE : Chaque année, dans la petite ville de Rédemption, Herod, le tyrannique maître des lieux, organise un grand tournoi de duels de pistoleros, avec, à la clé, une forte somme d'argent à gagner. Parmi les inscrits de ce nouveau tournoi se trouvent Kid, son propre fils, ainsi que Cort, son ancien homme de main virtuose du tir au pistolet. Toujours invaincu, Herod va également voir une nouvelle venue, Ellen, faire partie des participants...

MON AVIS : Quel brillant exercice de style virtuose nous propose Sam Raimi avec ce western atypique ! Le réalisateur nous avait déjà fait part de son sens de la mise en scène et de son habileté à manier une caméra dès son premier film, le culte Evil Dead en 1981, avant de passer à la vitesse supérieure avec Mort sur le Gril en 1985 puis Evil Dead 2 en 1987. S'ensuivra Darkman et L'Armée des Ténèbres en 1990 et 1992. C'est suite à la vision de ce dernier que l'actrice Sharon Stone, devenue une star grâce au succès de Basic Instinct, décide d'imposer Sam Raimi en tant que réalisateur de Mort ou Vif, film qu'elle co-produira, ce qui lui donne l'option d'être présente dans les choix du casting. C'est également elle qui impose à la production les acteurs Russell Crowe et le jeune Leonardo DiCaprio. Des choix payants pour deux futures stars qui prendront un bel envol dans leur carrière respective après ce film, malgré un accueil plus que mitigé à l'époque de sa sortie. Incompréhensible d'ailleurs tant Mort ou Vif est un objet cinématographique jubilatoire, maîtrisé de bout en bout et qui possède un casting de dingue : outre Sharon Stone, Russell Crowe et Leonardo DiCaprio déjà cités, on trouve également : Gene Hackman, Tobin Bell, Lance Henriksen, Woody Strode ou Pat Hingle entre autres, excusez du peu ! Tout ce petit monde va donc se retrouver dans les beaux décors de la petite ville de Redemption, à l'heure du festival de duel de pistolero annuel, orchestré par le maître tyrannique de la ville, Herod, interprété par un Gene Hackman impérial et détestable. Durant 98 minutes, Sam Raimi va donc nous offrir de nombreux duels qu'il parvient à rendre tous aussi intéressants les uns que les autres de par sa mise en scène justement, qui évite la redite et propose des chorégraphies toutes différentes et nous offre une galerie de personnages haut en couleur, avec bien sûr tous les éléments typique du western, qu'il soit américain ou italien. Les influences de Sergio Leone se ressentent, il en va de même pour le pourquoi de la présence du personnage joué par Sharon Stone, qui ne sera pas sans nous rappeler Il était une fois dans l'Ouest. Sharon Stone en ange de la vengeance est parfaite dans ce rôle qui emprunte aussi à l'homme sans nom popularisé par Clint Eastwood. Entre les nombreuses scènes de duels s'intègre parfaitement l'histoire principale, dont les tenants et aboutissants se dessinent tranquillement au fur et à mesure de l'avancée du film, qui dissémine des indices de temps à autre pour mieux nous préparer à la révélation finale, très touchante et qui joue avec les émotions. Jamais parodique malgré une certaine bonne humeur communicative qui s'empare du spectateur, Mort ou Vif respecte le genre même du western et lui rend un vibrant hommage. Ce genre majeur, tombé en désuétude depuis des années et qui a été remis au goût du jour avec le Impitoyable d'Eastwood en 1992, trouve avec Sam Raimi une nouvelle référence qui n'a cessé, depuis sa sortie mitigée, d'être réévaluée. Du beau cinéma qui procure un plaisir immédiat et l'un des meilleurs films de son réalisateur à n'en point douter, qui transcende chaque scène par sa technique et dirige merveilleusement bien son incroyable casting. 

* Disponible en UHD 4K, BR et DVD chez -> L'ATELIER D'IMAGES <-
  SUPPLÉMENTS EXCLUSIFS
* L'Ange de la vengeance (50 min.) * 
Après avoir rappelé la genèse de Mort ou vif et le contexte de l'époque, Stéphane Moïssakis et Julien Dupuy reviennent sur la production, la stylisation, la revisite du genre western, le casting, la symbolique du film et sa réhabilitation au fur et à mesure des années.
* Analyse de séquence : le duel entre Kid et John Herod (9 min.), par Stéphane Moïssakis et Julien Dupuy 
* Simon Moore : l'écriture de Mort ou vif (19 min.)
Le scénariste Simon Moore, interviewé en 2021 pour L'Atelier d'images, se remémore sans langue de bois son expérience du film.

SUPPLÉMENTS INÉDITS
* Making of (6 min.)
* Scènes coupées (5 min.)
* Bande annonce



DON'T LOOK UP

DON'T LOOK UP
(Don't Look Up)

Réalisateur : Adam McKay
Année : 2021
Scénariste : Adam McKay
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Drame
Interdiction : /
Avec : Leonardo DiCaprio, Jennifer Lawrence, Meryl Streep, Rob Morgan, Cate Blanchett...


L'HISTOIRE : Deux astronomes indépendants découvrent qu'une comète fait route vers la Terre. Après de savants calculs, il faut bien se rendre à l'évidence : la comète, d'une taille gigantesque, va percuter la Terre dans un peu plus de 6 mois et probablement éradiquer tout être vivant à sa surface. Les deux astronomes se lancent dans une course contre la montre pour prévenir les gouvernements qu'il faut agir maintenant si on veut s'en sortir. Malheureusement pour eux, pas grand monde ne les prend au sérieux et le compteur vers l'inéluctable ne cesse de tourner...

MON AVIS : Avec Don't Look Up, le réalisateur Adam McKay livre une satire féroce et malheureusement terriblement réaliste sur ce que nous sommes déjà en train de vivre. On le sait, la crise climatique qui est déjà en marche n'intéresse pas grand monde, en particulier les divers dirigeants du Monde, qui sous-estiment les méfaits à court et long terme du réchauffement de la planète. Qui plus est, les fake news et le discours des climato-sceptiques ne font guère avancer le schmilblick, divisant la population au lieu de la regrouper derrière un ennemi commun. Ce constat, cheval de bataille de l'acteur Leonardo DiCaprio, trouve donc sa métaphore au sein de Don't Look Up, la crise climatique prenant ici l'apparence d'une gigantesque comète qui va venir percuter la Terre dans 6 mois environ. S'inspirant du climatologue Michael E. Mann, le personnage du docteur Randall Mindy, joué par DiCaprio, excellent comme d'habitude, va donc devoir convaincre la présidente des USA du danger à venir, afin que cette dernière fasse passer le message et prenne les mesures qui s'imposent pour tenter de faire dévier la comète de sa trajectoire. A partir de là, Adam McKay nous offre des scènes ahurissantes de drôlerie, chaque partie minimisant ledit danger et prenant les lanceurs d'alerte pour des fous furieux, à l'image de Kate Dibiaski, le personnage interprété par la toujours charmante et talentueuse Jennifer Lawrence ou le Dr. Teddy Oglethorpe (Rob Morgan). Séquence au bureau ovale qui nous laisse aussi consterné que les scientifiques, scènes sur des plateaux-télévisées où seul l'audimat compte et bien sûr, apparition des "Anti" qui refusent toutes données scientifiques et préfèrent privilégier leurs théories complotistes. On trouvera bien sûr un triste écho à la situation actuelle face à la pandémie de Covid-19. La satire s'élève un à haut niveau lorsque le point de vu économique et capitaliste vient creuser son sillon dans le drame en préparation, puisque la comète possède des atouts de rentabilité qui s'élèvent à des milliards ! De là à se dire que sa présence est en fait bénéfique et qu'il faut s'en réjouir, il n'y a qu'un pas, que certains franchiront bien sûr, appâté par le gain ! On ne peut que sourire (jaune) face à toutes les situations proposées, qui s'avèrent vraiment très drôles. Un humour très noir bien sûr, mais qui fonctionne du tonnerre, servi par un scénario original et rentre-dedans, par une pléiade d'acteurs et d'actrices parfaitement en place et par une mise en scène audacieuse et qui tape là où il faut, avec des personnages haut en couleur, caricaturaux mais dont on devine facilement à qui ils font référence. Face à autant de bêtise humaine, on a bien compris que tout est perdu d'avance de toute façon, ne reste plus qu'à souhaiter être mort avant que tout cela n'arrive. Dommage pour les générations futures mais on ne pourra pas dire qu'on a pas été prévenu. Est-il trop tard pour ouvrir les yeux ?



ONCE UPON A TIME IN... HOLLYWOOD

ONCE UPON A TIME IN... HOLLYWOOD
(Once Upon a Time in... Hollywood)

Réalisateur : Quentin Tarantino
Année : 2019
Scénariste : Quentin Tarantino
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Chine
Genre : Comédie, Drame
Interdiction : /
Avec :  Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Margaret Qualley, Julia Butters...


L'HISTOIRE : En 1969, la star de télévision Rick Dalton et le cascadeur Cliff Booth, sa doublure de longue date, tentent de poursuivre leurs carrières au sein d’une industrie qu’ils ne reconnaissent plus. Ils vont croiser le chemin des nouvelles stars du cinéma, comme Bruce Lee, Roman Polanski ou Sharon Tate. Leur route va également croiser celle de Charles Manson et de sa "famille"...

MON AVIS : Quand on a appris que Quentin Tarantino allait réaliser un film utilisant le drame de Cielo Drive, à savoir l'atroce meurtre de l'actrice Sharon Tate, enceinte du réalisateur Roman Polanski, par la "famille" de Charles Manson, le 9 août 1969, les attentes les plus folles se sont créées. A l'arrivée, on peut dire que c'est une surprise de taille que nous a concocté Tarantino. Car avec Once Upon a Time in...Hollywood, le réalisateur cinéphile nous offre en fait une sincère déclaration d'amour à tout un pan du cinéma qui n'existe plus, et dont l'année 1969, et les meurtres perpétrés par la secte de Manson, représentent le levier qui a tout fait basculer et qui a tout fait changer. Le Hollywood d'antan n'est plus, l'Amérique est en train de changer de visage, drogue, violence et meurtres deviennent monnaie courante, et le pays de l'Oncle Sam s'enlise dans le Vietnam. L'industrie du cinéma évolue également, les westerns n'ont plus la côté, les stars des séries-télévisées tentent de poursuivre leur carrière au cinéma, parfois avec succès mais le plus souvent avec des échecs. Avec un regard emplit de nostalgie et de bienveillance, Tarantino, qui n'avait que six ans en 1969, se met à fantasmer cette époque révolue, et on comprend assez rapidement qu'il aimerait bien pouvoir remonter le temps et se replonger dans l'ancien Hollywood. A travers ses deux personnages principaux, c'est lui-même qu'il met en scène, sans le dire. Mais personne n'est dupe. Interprétant avec une maestria sans pareille Rick Dalton et Cliff Booth, Leonardo di Caprio et Brad Pitt excellent dans leur rôle de ces deux losers que la modernité et la transformation de l'industrie cinématographique s’apprêtent à laisser sur le carreau. Margot Robbie en Sharon Tate est absolument divine et le reste du casting est à l'unisson. La reconstitution ultra-minutieuse du Hollywood de 1969 est juste époustouflante, et ce, dans ses moindres détails. La mise en scène de Tarantino est au diapason de tous les talents qui ont travaillés sur ce film, que ce soit le directeur de la photographie, les équipes de décorateurs, les acteurs et j'en passe. Tout en faisant preuve d'une réelle mélancolie pour cette époque révolue, Once Upon a Time in... Hollywood distille son émotion à travers sa galerie de personnages haut en couleur, et en leur compagnie, on prend un réel plaisir de cinéphile. Ce serait d'ailleurs le petit reproche qu'on pourrait faire à ce neuvième opus de mister QT, celui de s'adresser avant tout aux fans de cinéma, à ceux qui sauront qui est Sergio Corbucci ou Antonio Margheriti par exemple. Les autres pourront se sentir un peu exclus des allusions et références qui émaillent le film. Il leur restera tout de même le plaisir indiscutable d'assister aux facéties du fameux Rick Dalton, tout à tour colérique, passionné et émouvant (la séquence avec la petite actrice est formidable, tout comme la scène dans laquelle elle vient lui dire qu'elle n'a jamais assisté à une aussi bonne prestation de la part d'un acteur), de jubiler devant les reconstitution de séries-télévisées ou de scènes de film, de délirer au côté d'un Brad Pitt charismatique comme jamais, et surtout, d'halluciner devant la séquence finale, qui voit la violence se déchaîner enfin (jamais film de Tarantino n'a été aussi sage en la matière) et prendre le contre-pied de nos attentes, en nous balançant à la figure une version totalement fantasmée de la réalité. Une version de la réalité qui devient un conte de fée, comme le laissait pourtant entendre le titre même du film, peut-être la version que Tarantino aurait voulu être la vraie réalité. Malheureusement, quand le générique de fin se termine et que les lumières se rallument, on sait que cette fin n'est que du cinéma. On aurait aussi aimé y croire. Mais non, les événements de 1969 ont bel et bien eu lieu à Cielo Drive. Un final prétexte à polémique, comme la fameuse séquence avec Bruce Lee qui a enflammé les réseaux sociaux. Qu'importe. Once Upon a Time in... Hollywood est un film brillant, plus complexe, plus dense qu'il n'y paraît de prime abord et qui méritera d'autres visions pour en comprendre toutes les ficelles. Assurément le film le plus personnel, le plus intime de Quentin Tarantino.  

* Disponible en DVD, BR et BR 4K chez SONY PICTURES



GATSBY LE MAGNIFIQUE

GATSBY LE MAGNIFIQUE
(The Great Gatsby)

- Visionné via le BR 3D -

Réalisateur : Baz Luhrmann
Année : 2013
Scénariste : Baz Luhrmann, Craig Pearce
Pays : Etats-Unis, Australie
Genre : Drame, Romance
Interdiction : /
Avec : Leonardo DiCaprio, Carey Mulligan, Tobey Maguire, Joel Edgerton, Elizabeth Debicki, Isla Fisher...


L'HISTOIRE : Printemps 1922. L'époque est propice au relâchement des mœurs, à l'essor du jazz et à l'enrichissement des contrebandiers d'alcool. Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s'installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d'un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s'étourdit en fêtes mondaines, de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C'est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges...

MON AVIS : En 1996, Baz Luhrmann signe une adaptation moderne d'un célèbre texte de Shakespeare avec Roméo + Juliette et fait éclater son univers visuel et coloré, faisant de Leonardo DiCaprio une star. Il récidive en 2001 avec le sublime Moulin Rouge, qui mêle époque d'antan et chansons contemporaines avec un rare brio. Cet univers si particulier, Luhrmann l'abandonne en 2008 avec Australia, avant de replonger de plein fouet dedans en 2013, avec son adaptation de Gatsby le Magnifique, grand classique littéraire de Francis Scott Fitzgerald qui avait déjà été plusieurs fois adapté pour le cinéma, la plus célèbre version étant celle de 1974, réalisé par Jack Clayton avec Robert Redford dans le rôle-titre et Mia Farrow dans celui de Daisy. Dans cette version 2013, c'est Leonardo DiCaprio qui endosse le costume de Gatsby et ce, avec une classe et un talent certain, même si sa prestation dans ce film n'est pas la meilleure de l'acteur. Pour lui donner la réplique, Luhrmann a fait appel à la ravissante Carey Mulligan, mignonne à croquer en Daisy, et à Tobey Maguire, parfait en en écrivain dépressif se remémorant sa vie aux côtés de Gatsby. Un trio autour duquel gravite de nombreux autres protagonistes qui auront tous un rôle à jouer dans ce beau mélodrame. Si la première demi-heure peine à nous plonger dans le film, la suite réhausse le niveau et on finit par accrocher à cette reconstitution d'époque dont le seul but, au final, est de nous présenter une love-story impossible et de faire vibrer des émotions diverses. Certainement trop long et ayant gagné à être un peu raccourci, Gatsby le Magnifique bénéficie en premier lieu de la mise en scène virtuose de Baz Luhrmann, que certains ne manqueront pas de qualifier de "tape-à-l'oeil". Certes, les décors, les costumes, les couleurs éclatantes, les mouvements de caméra, l'utilisation de chansons modernes et la présence de la 3D, ici de toute beauté, nous ramènent aux deux films cités plus haut et font de Gatsby le Magnifique un film flamboyant et splendide, un spectacle visuel de tous les instants qui régale les pupilles et nous en met plein la vue. Une débauche de trouvailles visuelles et sonores qui n'en font pas oublier pour autant que le film nous raconte une histoire d'amour qui est la seule raison d'exister du personnage principal. Tout ce que fait Gatsby est au service de sa romance avec Daisy. Des tonnes de sueur dépensées pour sa dulcinée malheureusement déjà mariée et cette romance, on s'en doute, finira dans une dimension tragique inévitable. Si le film possède quelques défauts notables, le personnage même de Gatsby est profondément attachant. C'est un doux rêveur, qui vit dans le monde qu'il s'est lui-même créé, sans se douter qu'un simple grain de sable peut enrayer son univers qu'il croit contrôler entièrement. Les dialogues du film, et notamment ceux du personnage interprété par Tobey Maguire, narrateur nous contant toute l'histoire, sont franchement très bons et apportent une vraie dimension dramatique au film, principalement lors du final fort émouvant. Il faudrait être assez difficile pour bouder son plaisir devant Gatsby le Magnifique et même s'il n'est pas un chef-d'oeuvre et s'avère être en deça de Romeo + Juliette ou de Moulin Rouge, on ne pourra pas reprocher à Baz Luhrmann d'avoir accompli un travail colossal au niveau de la mise en scène, peut-être même trop au dépend de l'histoire elle-même et de la consistance de certains personnages.

NOTE : 4,5/6



ROMEO + JULIETTE

ROMEO + JULIETTE
(Roméo + Juliet)


Réalisateur : Baz Luhrmann
Année : 1996
Scénariste : Baz Luhrmann, Craig Pearce d'après l'oeuvre de William Shakespeare
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Romance
Interdiction : /
Avec : Leonardo DiCaprio, Claire Danes, John Leguizamo, Harold Perrineau, Pete Postlethwaite


L'HISTOIRE : Deux familles, les Capulet et les Montague, se déchirent à Vérone. Les querelles se transforment en rixes meurtrières et rien ne peut sembler apporter la paix dans cette guerre des clans. Lors d'une réception organisée dans la demeure des Capulet, Roméo Montague, venu incognito grâce à son fidèle ami Mercutio, croise le regard de Juliette Capulet, fille unique de son ennemi. Le coup de foudre entre les deux jeunes adolescents est immédiat. Leur amour résistera t'il à la haine qui oppose leur famille respective ?

MON AVIS : Faire une version moderne de la plus grande histoire d'amour ayant jamais existé à partir du texte de William Shakespeare, en conservant le phrasé en vers, pouvait paraître risqué. C'était sans compter sur le génie de cet auteur majeur, dont le texte, à travers ce film de Baz Luhrmann, nous apparaît d'une étonnante modernité. Le réalisateur a su tirer partie d'une oeuvre connue de tous pour en faire une tragédie mêlant le bruit et la fureur, tout en gardant une place prépondérante à l'Amour, avec un grand A. Musique branchée ou mélancolique, costumes jeunes et dynamiques (les chemises hawaïennes de Roméo et de sa bande), querelles entre membres des familles opposées qui se transforment en duel "westernien" du plus bel effet, montage nerveux, parfois clipesque, et surtout un casting époustouflant, Leonardo DiCaprio et Claire Danes en tête, qui donne toute sa force à ce long-métrage, dans lequel on trouve des séquences absolument magnifiques (la première rencontre de Roméo et de Juliette à travers un aquarium ou la scène du balcon revisitée de manière fort astucieuse) ou réellement tragiques (la mort de Mercutio, sublime). Roméo + Juliette version 1996 est un chef d'oeuvre assourdissant, d'une grande puissance émotionnelle, qui fait passer le spectateur par diverses émotions, jusqu'à lui arracher des larmes. Superbe et grandiose !

NOTE : 6/6