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HOSTEL CHAPITRE 2

HOSTEL CHAPITRE 2
(Hostel part 2)

Réalisateur : Eli Roth
Année : 2007
Scénariste : Eli Roth
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Lauren German, Heather Matarazzo, Bijou Phillips, Richard Burgi, Vera Jordanova...


L'HISTOIRE : Alors qu'elles sont en vacances en Europe, Beth, Lorna et Whitney, trois jeunes Américaines, rencontrent une superbe femme. Celle-ci se propose de leur faire découvrir pour un week-end un établissement de cure où elles pourront se reposer et s'amuser. Attirées par cette offre, les trois jeunes femmes la suivent et tombent dans son piège. Livrées à de riches clients associant l'horreur au plaisir, les trois jeunes femmes vont vivre un cauchemar absolu...

MON AVIS : Après le succès du premier Hostel, Eli Roth décide de remettre le couvert deux ans après avec Hostel Chapitre 2. Un film qui tient tout autant de la suite que du remake. En effet, on retrouve dès le début l'unique survivant du premier chapitre, à savoir Paxton, toujours interprété par Jay Hernandez. En proie à des cauchemars récurrents, il vit avec sa petite amie, à l'abri des regards, dans la maison de la grand-mère de cette dernière. Malheureusement pour lui, le patron de l'organisation gérant l'usine de l'horreur est sur ses traces et ses cauchemars vont devenir réalité. Une fois Paxton éliminé, Eli Roth bifurque donc de la séquelle au remake, mais un remake inversé pourrait-on dire puisque cette fois, les trois victimes potentielles sont des jeunes femmes américaines. Un changement de sexe qui pourrait faire d'Hostel Chapitre 2 un film d'horreur lambda (une des originalités du premier étant justement que les victimes étaient des hommes) mais qui, au final, ne s'avère pas préjudiciable, bien au contraire. Si la trame narrative est quasi identique à celle du premier film, avec nos trois héroïnes abordées par une slovaque d'une beauté significative (Vera Jordanova) qui va les amener à la fameuse auberge servant de base secondaire à l'organisation des tueurs avant qu'elles soient kidnappées par ladite organisation, le traitement de l'histoire a été revu à la hausse ou du moins, de manière plus sérieuse. La première partie d'Hostel faisait la part belle à la déconnade, à la beuverie. Hostel Chapitre 2 s'en éloigne, pas radicalement, le personnage de Whitney, jouée par Bijou Phillips, ayant aussi des envies de faire la fête et de s'éclater, mais on note une distanciation de ces thématiques, notamment apportée par la jolie Beth (Lauren German) et Lorna (Heather Matarazzo), deux filles qui semblent avoir la tête sur les épaules. De plus, la mise en scène d'Eli Roth dans Hostel Chapitre 2 est nettement plus classieuse, plus travaillée, elle possède une réelle ampleur, comme lors du bal masqué par exemple et toute la partie avant que les filles ne soient kidnappées est vraiment agréable à suivre et permet de ressentir plus d'empathie pour les trois filles qu'on en avait pour les trois garçons du premier film. Autre point positif, le réalisateur nous en apprend plus sur l'organisation responsable des massacres, sur le fonctionnement de celle-ci et ça fait froid dans le dos. En effet, le système d'enchères proposé à des personnalités très riches et vivant dans diverses pays du globe terrestre est une bonne trouvaille qui renforce l'aspect horrifique du thème principal du film. Car on parle bien de faire des enchères sur des vies humaines bien sûr ! Une autre bonne idée est de nous faire suivre en parallèle de la vie des trois héroïnes le parcours de deux futurs tueurs. Deux amis qui ont des motivations différentes de passer à l'acte comme on le découvrira par la suite, interprétés par deux acteurs de la série Desperate Housewives, à savoir Richard Burgi et Roger Bart. L'intégration de ces deux personnages à l'histoire nous permet d'en apprendre encore plus sur l'organisation (comme le fait de se faire tatouer le chien de chasse pour pouvoir avoir accès à l'usine ou l'obligation de ne pas laisser la victime en vie à la fin de la séance par exemple) et servira aussi à apporter un peu d'humour au film, je vous laisse la surprise si vous ne l'avez pas encore vu. Abordons maintenant ce pourquoi on va voir un Hostel : les scènes d'horreur ! Là encore, Eli Roth surprend, et dans le bon sens du terme, avec peu de scènes sanglantes au final mais celles-ci ont été stylisées et possèdent un raffinement qui renvoie aux meurtres des gialli d'antan ! Que dire de la désormais mythique séquence hommage à la comtesse Bathory, d'une cruauté sans pareille et d'un esthétisme qui confine au sublime ? La scène avec Ruggero Deodato (le réalisateur de Cannibal Holocaust, le film préféré d'Eli Roth) est des plus savoureuses, le sort réservé à la pauvre Whitney sera aussi horrible que drôle. Peu de morts violentes mais Eli Roth a eu l'intelligence de nous proposer autre chose qu'une redite du premier Hostel et c'est pour ma part un choix payant. Avec des retournements de situations assez jubilatoires, dont une belle émasculation, avec un soin apporté à l'ambiance (le passage où il n'y a que de la musique avant qu'on entende le claquement d'une porte, magnifique), avec une mise en scène recherchée, avec un casting bien en place et un esthétisme de tous les instants, auquel s'ajoute un rythme jamais ennuyeux et un caméo de la divine Edwige Fenech, qu'on n'avait pas vu sur un écran depuis plus de dix ans, Hostel Chapitre 2 se montre supérieur à son prédécesseur sur tous les niveaux et se permet une critique virulente du capitalisme, en témoigne une des scènes finales qui nous fera bien sourire. L'ambition d'Eli Roth était de faire un meilleur film que le premier Hostel. Il a amplement réussi sa mission avec Hostel Chapitre 2, qui sera suivi d'un affligeant Hostel Chapitre 3 en 2011, réalisé cette fois-ci par Scott Spiegel. 


HOSTEL

HOSTEL
(Hostel)

Réalisateur : Eli Roth
Année : 2005
Scénariste : Eli Roth
Pays : Etats-Unis, Allemagne, République Tchèque, Slovaquie, Islande
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : Jay Hernandez, Derek Richardson, Eythor Gudjonsson, Barbara Nedeljakova...


L'HISTOIRE : Paxton et Josh, deux amis américains, voyagent avec Oli, un Islandais, à travers l'Europe. Leur périple les amène à Amsterdam où ils découvrent les joies des bars à haschisch et les boites de nuit torrides. Un soir, ils font la rencontre d'Alex, qui leur donne l'adresse d'une auberge en Slovaquie et dans laquelle les filles seraient chaudes comme la braise. Les trois amis se rendent à l'adresse indiquée et les dires d'Alex se révèlent être la stricte vérité. Après avoir passé une soirée en compagnie de trois superbes filles, Paxton et Josh s'inquiètent de la disparition d'Oli le lendemain. Puis c'est Josh qui demeure introuvable. Paxton se met à la recherche de ses amis et va découvrir une horrible vérité...

MON AVIS : Après s'être fait connaître avec Cabin Fever en 2002 auprès des fans de cinéma d'horreur, le réalisateur Eli Roth frappe un grand coup en 2005 avec son second film : Hostel. Précédé d'une réputation de film à scandale, d'oeuvre choquante, et parrainé par l'incontournable Quentin Tarantino, Hostel a fait couler beaucoup d'encre et a autant été encensé que décrié à l'époque de sa sortie. Avec son affiche choc et son sujet qui l'est tout autant (on parle d'hommes riches qui payent pour pouvoir tuer, torturer et mutiler des victimes kidnappées par la mafia locale...), le film d'Eli Roth a marqué les esprits, de par sa radicalité et sa violence assez crue, même si cette dernière n'est pas non plus toujours présentée de de manière frontale mais joue aussi avec la suggestivité. Le film débute comme un simple road movie dans lequel on fait la connaissance de nos trois héros, Paxton, Josh et Oli, interprétés respectivement par Jay Hernandez, Derek Richardson et Eythor Gudjonsson. Ces derniers ne pensent qu'à une chose : faire la fête, s'éclater, profitez de la vie. Alcool, fumette et sexe sont au programme de leur voyage en Europe et Eli Roth filme leurs dérives festives sans fard, avec un érotisme frontal et un aspect comédie décomplexée qui fonctionne pas mal. La suite de l'aventure va les amener en Slovaquie, dans une auberge de jeunesse assez spéciale, où les chambres sont "mixtes", ce qui ne semble pas du tout déranger les superbes filles présentes ici, dont l'actrice Barbara Nedeljakova, beauté slovaque dont le charme et les formes ne peuvent laisser aucun mâle indifférent ! Si Hostel a pour le moment tout d'une teen-comédie parfois vulgaire, à l'humour potache, la disparition d'Oli puis celle de Josh vont rapidement faire bifurquer le film dans l'horreur pure et dure, nous présentant un endroit des plus sordides, glauques et insalubres, sortie d'usine désaffectée aux nombreuses salles dans lesquelles une chaise d'acier est placée au milieu de la pièce, entourée de tables ou de râteliers où sont posées ou suspendues toutes sortes d'armes, allant du simple couteau à la tronçonneuse ! Des outils divers et variés qui ne servent qu'à une seule chose : permettre à des hommes vêtus d'un tablier de cuir, de gants et d'un masque chirurgical de se laisser aller à leurs plus vils instincts sur de malheureuses victimes menottées à ladite chaise de métal. Inutile de dire que pour rien au monde on ne voudrait être à la place de ces dernières. Avec un joli travail sur le son et l'ambiance, Hostel devient psychologiquement très dur et on ressent physiquement la peur et l'angoisse de ceux qui vont se faire torturer de la pire façon possible. Le pauvre Josh va avoir un sort peu enviable et la scène des talons d’Achille fera bien grincer des dents. Éprouvant, Hostel le sera pour le néophyte en la matière mais avouons qu'en fait, il n'y a pas tant de gore que ça dans le film : on a bien un tranchage de doigt ou de ventre à la tronçonneuse, un homme éventré sur lequel s'amuse un apprenti-chirurgien, un égorgement, la vision d'une tête coupée et la fameuse séquence de l’œil brûlé au chalumeau et exorbité que le pauvre Paxton va être obligé de couper au ciseau ! Reconnaissons aussi que cette séquence, très bis dans l'esprit, se révèle assez ridicule en fin de compte, la fille qui doit supporter ce double-supplice ne tombant même pas dans les pommes, ce qui est, de mon avis, très peu crédible. Il est aussi dommage que l'humour refasse son apparition au sein même de la partie du film se déroulant dans cette industrie de l'Enfer. On aurait préféré qu'Eli Roth poursuive dans une approche sérieuse, ce qui aurait sûrement provoqué une réelle sensation de malaise au final mais cette sensation, présente lors du supplice de Josh, se trouve amoindrie, désamorcée ensuite, en particulier quand c'est Paxton qui se retrouve sur la chaise infernale, en présence d'un Allemand dont les réactions nous feront plus rire qu'autre chose. Dommage. L'idée même d'Hostel est venue à l'esprit d'Eli Roth après que ce dernier ait entendu qu'un site internet thaïlandais proposait de se faire tuer en échange de fortes sommes d'argent, reversées aux famille des victimes volontaires. Impossible de ne pas penser qu'à notre époque, un tel trafic d'êtres humains destinés à satisfaire les pulsions morbides de personnes fortunées ne puisse réellement exister, ce qui laisse un arrière-goût amer dans la gorge. Hostel ne fait pas non plus une très bonne publicité aux pays de l'Est, avec ces enfants traînant dans des rues sales et sordides et n'hésitant pas à tuer pour une poignée de chewing-gums. Revu en 2019 pour rédiger cet avis, j'avoue que j'ai ressenti une impression mitigée une fois la vision du film terminée. Je l'avais beaucoup apprécié au cinéma en 2005 mais force est de constater qu'Hostel a perdu de sa superbe en ce qui me concerne. Si revoir  Barbara Nedeljakova est toujours aussi agréable, si la scène avec Josh est encore efficace, l'aspect humoristique qui revient à la charge ensuite m'a un peu déstabilisé et m'a fait beaucoup moins adhéré au propos et à l'ambiance. Et puis par pitié, ne me faites pas croire que si vous arriviez à vous sortir de cet Enfer, vous y retourneriez pour sauver une parfaite inconnue rencontrée trente secondes à l'auberge ! Non, vous prendriez vos jambes à votre cou et vous la laisseriez mourir dans d'atroces souffrances ! Même si Hostel n'est pas un mauvais film, loin de là, il ne s'est pas bonifié avec le temps et son aspect provocant s'est évaporé avec les années, lui conférant aujourd'hui un simple statut de film d'horreur lambda.


DEATH WISH

DEATH WISH
(Death Wish)

Réalisateur : Eli Roth
Année : 2018
Scénariste : Joe Carnahan
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Bruce Willis, Vincent D'Onofrio, Elisabeth Shue, Camila Morrone, Dean Norris...


L'HISTOIRE : Quand il ne sauve pas des vies, Paul Kersey, chirurgien urgentiste, mène une vie de rêve, en famille, dans les beaux quartiers de Chicago. Jusqu’au jour où tout bascule. Sa femme est sauvagement tuée lors d’un cambriolage qui tourne mal et sa fille de 18 ans est plongée dans le coma. Face à la lenteur de l’enquête, il se lance dans une chasse à l’homme sans merci...

MON AVIS : On se souvient tous du film de Michael Winner, Un Justicier dans la Ville, réalisé en 1974 avec un Charles Bronson iconique qui se laissait aller à de vils instincts afin de venger sa femme et sa fille, déambulant des les rues de New York pour abattre divers malfrats. En 2018, Eli Roth, réalisateur de Cabin Fever, Hostel 1 & 2, The Green Inferno et Knock, Knock envisage de tourner un remake de ce petit classique du vigilante movie et de faire jouer le rôle du docteur Paul Kersey à Bruce Willis. Une idée que d'aucun auront trouvé saugrenue, le film de Michael Winner bénéficiant déjà de 4 séquelles dans les années 80 et 90. Personnellement, ce projet de remake ne m'inspirait guère non plus, seul le nom d'Eli Roth derrière la caméra me donnait envie de m'y intéresser un tant soit peu, vu que j'aime beaucoup les films de ce réalisateur. J'ai enfin visionné ce Death Wish version 2018 et en toute franchise, même si ce n'est pas le film du siècle et que je le trouve inférieur à l'original de 1974, j'avoue que j'ai passé un bon moment en compagnie d'un Bruce Willis qui campe un bon Paul Kersey, apportant au personnage son charisme tout en n'en faisant pas un "John McLane" bis, si ce n'est lors de la scène finale. L'acteur parvient être crédible dans ce rôle de père de famille qui voit sa petite vie tranquille être brisée par la violence urbaine. Le réalisateur insiste bien sur le fait que Paul Kersey n'est, au départ, pas du tout un adepte de la gâchette. Après la tragédie ayant causée la mort de sa femme (Elisabeth Sue, la jolie blondinette amoureuse de Ralph Macchio dans Karaté Kid entre autres) et plongée sa fille dans le coma (Camila Morrone), il laisse faire la justice, attend patiemment que la police appréhende les voyous auteurs du drame et tente de se reconstruire, ce qui nous permet de voir une autre facette de Bruce Willis, celle d'un homme qui a tout perdu, qui a des failles et qui ne sait plus comment agir. Ça change des rôles dont il a l'habitude de jouer même si le naturel va évidemment revenir au galop lors de la suite des événements. Comme le film de Michael Winner, Death Wish aborde la question de la loi du talion et place le spectateur dans une position ambiguë : celle de savoir s'il faut cautionner les actes de Paul Kersey, qui se montre bien plus efficaces que la police, ou s'il faut les condamner et attendre que la justice fasse son travail. Ce débat passionnant et passionné est d'ailleurs intelligemment traité dans le film à travers de courtes séquences dans lesquelles des animateurs radios se positionnent d'une part et d'autre, faisant de Kersey un "héros ou un zéro". Baptisé par la population le "Grim Reaper" (celui qui apporte la mort), Paul Kersey découvre lui aussi ce qu'on pense de ses actions à travers la télévision ou des articles de journaux et même si on voit qu'il en ressent une certaine fierté, on sent aussi qu'il se pose des questions quant à la légitimité de la mise en oeuvre de sa vengeance. Bien malin, Eli Roth prend son temps avant d'envoyer son justicier dans la ville, lui fait visiter un magasin de vente d'armes, l'entraîne à tirer et lui fait connaître un petit revers de médaille lors de sa première sortie. Plus le film avance, plus l'action devient présente et plus la violence s'intensifie, jusqu'à nous réserver quelques petits plans gores bien sympathiques. La scène du cric de voiture est assez jubilatoire par exemple. Mais on remarque qu'ici, le réalisateur ne s'attarde pas sur de longs plans contemplatifs lors de ces séquences mais préfère filmer une violence crue, brutale et assez directe, ce qui a pour effet de dynamiser l'action et de présenter la violence d'une manière plus froide, plus réaliste. Autre élément appréciable, la présence de Dean Norris dans le rôle de l'inspecteur de police chargé de l'affaire Kersey. L'acteur, excellent dans la série Breaking Bad, fait le job et on peut dire que ce type de rôle lui correspond tout à fait. La mise en scène d'Eli Roth se montre percutante et convient parfaitement à ce vigilante movie des années 2010, lui apportant à la fois une certaine modernité tout en gardant un certain classicisme propre à ce style de film. Les fans de Charles Bronson apprécieront la dernière image de Bruce Willis, qui reprend l'une des poses emblématiques du film de 1974. Loin d'être décevant, ce Death Wish 2018 s'avère un spectacle correct, pas inoubliable, loin de là, mais qu'on apprécie le temps de sa vision.

* Disponible en DVD et BR chez TF1 VIDEO


THE GREEN INFERNO

THE GREEN INFERNO
(The Green Inferno)

Réalisateur : Eli Roth
Année : 2013
Scénariste : Guillermo Amoedo, Eli Roth
Pays : Etats-Unis, Chili
Genre : Horreur, cannibales
Interdiction : -16 ans
Avec : Lorenza Izzo, Ariel Levy, Aaron Burns, Kirby Bliss Blanton, Magda Apanowicz...


L'HISTOIRE : Justine, fille d'un membre haut placé des Nations-Unis, rejoint un groupe d'activistes dirigé par Alejandro. Ce dernier veut se rendre au Pérou afin de mener une action contre les bulldozers qui détruisent la forêt amazonienne et menacent la vie des natifs de la région. Une fois sur place, Alejandro et ses activistes réussissent leur coup médiatique. Mais le petit avion qui les ramène aux Etats-Unis se crashe en plein milieu de l'Amazonie. Les survivants, dont Justine, se font capturer par une étrange peuplade primitive. Une fois dans le village des indigènes, le petit groupe découvre avec horreur que ces derniers sont cannibales...

MON AVIS : Eli Roth est assurément le fier représentant d'un cinéma bis contemporain qui rend hommage aux classiques d'antan et nous replonge avec délice dans les excès et les déviances de ce cinéma sans tabou et sans limite. Avec The Green Inferno, le réalisateur américain nous renvoie aux grandes heures du cinéma bis italien des 70's / 80's, et plus particulièrement à la vague "cannibal movies" dont les deux plus grands représentants à ce jour reste le Cannibal Ferox d'Umberto Lenzi et le Cannibal Holocaust de Ruggero Deodato, à qui The Green Inferno est d'ailleurs dédié. Après quelques difficultés d'ordre financière qui ont retardé sa sortie (le film date de 2013), on peut enfin voir The Green Inferno en France, d'abord sous forme de séance en e-cinéma avant de voir le film sortir en DVD et BR début d'année 2016. Après une bonne quinzaine de minutes nécessaire à la présentation des personnages et de leur motivation à aller se perdre en forêt amazonienne, le film se met à décoller une fois les protagonistes sur place et le rythme ne faiblira plus jamais jusqu'à la fin du métrage. Très joliment filmé et bénéficiant de superbes paysages, Eli Roth nous plonge en plein cœur de l'Enfer vert et va nous en donner pour notre argent avec un crash d'avion assez spectaculaire qui annonce les joyeusetés à venir en terme d'imagerie horrifique. Sans perdre de temps, les survivants se retrouvent prisonniers d'une peuplade indigène dont la quasi majorité des membres ont le corps peinturluré en rouge, ce qui offre un étonnant contraste avec le vert de la végétation. Se démarque du lot des natifs un sorte de sorcier au corps peint tout en noir et la chef de la tribu, d'un beau jaune doré. Et on enchaîne direct avec un premier repas gastronomique un peu spécial puisqu'un l'un des héros va se faire énucléer des deux yeux puis totalement démembré avant que son corps ne soit assaisonné et grillé selon la coutume locale, ce qui ne manquera pas de plonger dans la panique le reste des survivants qui ne s'imaginait sûrement pas servir de garde-manger à une tribu cannibale ! Bourré de clin d'oeil aux grands classiques du "cannibal movies" mais réussissant à garder son identité propre grâce à son imagination et son humour, The Green Inferno offre ce pour quoi on est venu le voir : un spectacle jubilatoire, fun et gore, véritable film bis des années 2010, généreux, efficace, nanti d'un casting plus que correct (on reconnaîtra Nicolás Martínez, vu dans Aftershock, film produit par Eli Roth), dont Lorenza Izzo qui tire son épingle du jeu haut la main. La partition musicale de Manuel Riveiro colle parfaitement aux image qu'elle accompagne et offre au film une belle ampleur lors de certaines séquences. Sachant très bien qu'il ne pourrait rivaliser en intensité avec Cannibal Holocaust, Eli Roth a donc préféré miser sur l'aspect divertissement avec The Green Inferno et il s'en sort franchement très bien, largement mieux que les derniers "cannibal movies" de Bruno Mattei par exemple. Spectacle barbare tout autant que jouissif, The Green Inferno ravive la flamme du cinéma bis italien avec grande classe et fait plaisir à voir ! Je ne sais pas à quoi s'attendait les détracteurs du film mais y'a vraiment pas de vol sur la marchandise ! 

NOTE : 4,5/6


HOSTEL CHAPITRE 3

HOSTEL CHAPITRE 3
(Hostel part 3)

Réalisateur : Scott Spiegel
Année : 2011
Scénariste : Michael D. Weiss
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur, Torture Porn
Interdiction : -16 ans
Avec : Kip Pardue, Brian Hallisay, Sarah Habel, John Henseley, Chris Coy, Skyler Stone...


L'HISTOIRE : Pour fêter l’enterrement de vie de garçon de leur copain Scott, ses amis Carter, Justin et Mike lui concoctent une super soirée à Las Vegas. Champagne, casino et filles sexys se succèdent lors d’une soirée endiablée. Dans ce lieu de débauche, les quatre copains font la connaissance de Kendra et Nikki, deux escort girls qui leur proposent d’aller dans un club privé situé dans un quartier glauque de la ville. Le lendemain, Scott, Carter et Justin se retrouvent sans nouvelle de Mike. Ils parviennent à retrouver Kendra qui n’a plus de nouvelles de Nikki. Le groupe se fait alors kidnapper par une organisation secrète spécialisée dans le meurtre payant…

MON AVIS : Avec Hostel chapitre 3, Scott Spiegel tente de s’affranchir un peu des deux chapitres réalisés par Eli Roth en déplaçant l’action du film : exit les pays de l’Est, bienvenue Las Vegas ! Un changement notable qui n’est pas inintéressant, montrant que l’organisation meurtrière a des ramifications partout dans le monde mais qui affaiblit quand même l’aspect sordide et malsain des deux premiers films ; là où le décor des pays de l’Est et de ses quartiers sordides renforçait considérablement l’impression de malaise naissant et nous faisait être mal à l’aise devant notre écran, les lumières et les paillettes de Las Vegas et de ses casinos pharaoniques font l’effet inverse et on ne se sent quasiment jamais en danger même si on est bien conscient que la menace existe réellement. Le réalisateur en a d’ailleurs sûrement eu conscience puisqu’il emmène ses protagonistes dans un quartier sombre et lugubre, composé de bâtiments massifs et sans personne alentours. En tout cas, Las Vegas nous donne l’occasion d’admirer les courbes affriolantes de nombreuses go-go danseuses, ce qui n’est pas pour nous déplaire. Et je ne parle pas des serveuses privées de l’organisation elle-même, aux corps absolument parfaits. Un aspect érotique fort soft mais tout de même bien présent, qui nous met en appétit avant de bifurquer vers l’horreur graphique. La faiblesse de Hostel chapitre 3, hormis un budget qu’on devine inférieur aux deux premiers, vient de l’aspect horrifique lui-même ; les amateurs qui avaient apprécié les séquences de tortures concoctées par Eli Roth en seront pour leur frais dans ce troisième volet bien plus light niveau horreur et gore. Si on excepte la séquence du prélèvement de visage façon Les yeux sans visage, le reste est franchement en deça de nos attentes et on aurait aimé bien plus de sauvagerie visuelle. Si l’idée de placer des voyeurs fortunés qui peuvent miser sur l’instrument utilisé par exemple n’est pas mauvaise, il est dommage qu’on ne ressente absolument rien concernant les pauvres victimes. Si la souffrance et l’agonie des victimes dans le film de 2005 étaient palpables, ces deux notions sont absentes de ce troisième volet car les meurtres sont orchestrés comme une sorte de pièce de théâtre, ce qui nous fait décrocher et ne crée pas de malaise. Evidemment, voir des dizaines de cafards pénétrer dans la bouche d’une gentille fille provoque un effet répulsif certain. Mais dans Hostel, le simple fait de voir une victime assise sur la fameuse chaise des tortures provoquait des émotions chez le spectateur. Emotions absentes ici. Bref, que les amateurs de barbaries à l’écran ne s’attendent pas à un spectacle de boucherie, il n’en trouveront pas. Hostel chapitre 3 n’est au final pas un mauvais film. On sent que Scott Spiegel a mis toute son énergie pour le concevoir. Les images sont jolies, le casting est sympathique, notamment la séduisante Sarah Habel. C’est une petite série B classieuse qui manque juste d’un brin de folie plus percutant et de séquences horrifiques plus marquantes. On appréciera le twist concocté par le scénariste ainsi que la scène finale assez jubilatoire. Hostel chapitre 3 est un Dtv de qualité honorable qui s’avère plaisant à visionner mais qui nous laisse avec une note de déception lorsque débute le générique de fin…

NOTE : 3/6