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Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !



AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.




LE CRI DES TENEBRES


LE CRI DES TENEBRES
(Funeral Home / Cries in the Night)

Réalisateur : William Fruet
Année : 1980
Scénariste Ida Nelson
Pays : Canada
Genre : Epouvante
Interdiction : -12 ans
Avec Kay Hawtrey, Lesleh Donaldson, Barry Morse, Stephen E. Miller...


L'HISTOIRE : La jeune Heather vient rejoindre sa grand-mère Maude Chalmers afin de l'aider à gérer sa maison, ancien salon funéraire qu'elle a transformé en maison d'hôtes suite à la disparition de son époux. Heather est courtisée par Rick Yates, un garçon du coin. Le travail ne manque pas car pas mal de touristes viennent occuper les chambres en location. Reste qu'Heather s'inquiète pour sa grand-mère, qu'elle entend discuter avec quelqu'un dans la cave. Quand certains locataires viennent à disparaître, le malaise s'intensifie...

MON AVIS : Le réalisateur canadien William Fruet est bien connu des amateurs de cinéma Bis puisqu'il a mis en scène des titres tels Week-end Sauvage en 1976, Trapped : le village de la mort en 1982, Spasms avec Oliver Reed en 1983, Macabre Party en 1986 ou Insect! en 1987. Il s'est ensuite recyclé dans le monde de la série-télévisée. En 1980, on le retrouve donc aux commandes de ce Funeral Home, devenu chez nous Le Cri des Ténèbres. Un film qu n'a pas obtenu un grand succès public et critique à l'époque de sa sortie, l'ombre d'un maître du suspense étant trop présent pour passer inaperçu. Cette ombre, c'est celle de Sir Alfred Hitchcock lui-même, carrément. Une ombre revendiquée par William Fruet, qui ne s'en est jamais caché. Mais de quoi parle-t-on au juste ? En fait, Le Cri des Ténèbres reprend en grande partie tout ce qui faisait le sel et l'originalité d'un classique absolu d'Hitchcock, que je ne nommerai pas ici pour garder la surprise pour ceux qui n'auraient ni vu le film de Fruet, ni vu le film d'Hitchcock. Pour les autres, il est évident que le twist final de Funeral Home sera éventé dès le départ et que le pot-aux-roses sera identifiable en moins de cinq minutes. On peut également détecter une sorte de modernisation horrifique du conte Le Petit Chaperon Rouge, puisque l'histoire nous parle d'une jeune fille se rendant chez sa grand-mère et qu'un méchant loup semble rôder alentour. Des influences qui ne retirent pas au film le fait d'être soigné dans son approche, à défaut d'être original. Clairement, Le Cri des Ténèbres est avant tout un film d'atmosphère, d'ambiance, qui prend son temps pour créer un petit climat étrange et gentiment angoissant. Pas de rythme percutant, pas de scènes d'action, ni même de réelle violence, le bodycount est relativement peu élevé et les quelques morts sont très peu graphique en terme de sang versé à l'écran. Comme déjà dit ci-dessus, Fruet s'intéresse plus à composer un climat oppressant qu'à jouer avec la surenchère sanglante. Pour ce faire, il utilise à bon escient ce qu'il a sous la main, à savoir la maison, ses extérieurs et son casting. La demeure de madame Chalmers n'est pas spécialement angoissante ou morbide, malgré son passé de funérarium. La vieille dame a redécoré l'intérieur et le sous-sol, qui servait de salle d'embaumement et de travail à son mari, n'est pas ouvert au public. Maude Chalmers est interprétée avec conviction par Kay Hawtrey, un nom qui m'était inconnu bien qu'elle ait une longue carrière dans le milieu télévisuelle. Il semble que la relation entre cette dernière et le réalisateur ait été assez conflictuelle, l'actrice ne supportant pas William Fruet, ce qui assombrissait les conditions de tournage, selon les dires de Lesleh Donaldson, qui joue Heather et qu'on reverra par la suite dans Happy Birthday to Me en 1981, dans Les Rats attaquent en 1982 ou dans Curtains en 1983. Toujours est-il que Kay Hawtrey livre une prestation soignée et s'en sort vraiment bien. Il en va de même pour Lesleh Donaldson, qui voit petit à petit sa vie être chamboulée par les réactions de sa grand-mère, qui se veulent des plus étranges et inquiétantes, surtout quand elle se met à chuchoter à quelqu'un dans la cave. Y'a-t-il vraiment une personne enfermée dans cet endroit lugubre, où sont encore stockés les produits d'embaumement ? On se demande bien sûr si le supposé mari parti flirter avec une autre femme a vraiment disparu sans laisser de trace. Madame Chalmers le retiendrait-elle contre son gré dans la cave ? Ou le retient-elle enfermé car il a perdu la tête ? Car il semble bien que le mystérieux tueur qui va s'amuser à occire les malheureux visiteurs soit un homme qui n'a pas toute sa tête. Et les flashbacks concernant James Chalmers ne donnent pas un aperçu agréable de ce dernier, nous le montrant colérique, agressif, même envers des enfants un peu trop curieux. Le mystère demeure donc entier et le restera pour les néophytes, jusqu'au final survolté dans lequel la folie homicide trouvera une belle illustration visuelle. Du déjà-vu, certes, mais amené de manière efficace. Bien sûr, on se demande aussi si le tueur ne serait pas Rick, le charmant petit ami d'Heather, trop gentil pour être honnête, ou l'homme à tout faire de la maison, un brin benêt et simplet qui aime se cacher dans les fourrés pour espionner les locataires. Le tout sous le regard d'un petit chat noir, que filme le réalisateur sous toutes ses coutures et qui donne au film un petit côté Edgar Allan Poe bien sûr. Pas de sang, pas de nudité dans Le Cri des Ténèbres mais une histoire correctement ficelée, qui emprunte à des œuvres bien connues, trop devrais-je dire, ce qui lui retire quand même son potentiel de surprises. Reste une mise en scène correcte de William Fruet, une ambiance travaillée et un bon casting, pour un résultat qui devrait satisfaire les amateurs des téléfilms de Dan Curtis entre autres, auxquels Le Cri des Ténèbres m'a fait penser.

* Disponible en combo DVD + BR chez RIMINI EDITIONS
Un carton avant le film nous avertit que malgré des efforts de restauration, des défauts persistent et peuvent perturber notre vision du film. Personnellement, hormis quelques légères changement de teintes lors d'une séquences, rien ne m'a choqué et cette édition est parfaite pour découvrir le film de William Fruet.
Livret de Marc Toullec en bonus et toujours un superbe digipack trois volet aux couleurs de la collection Angoisse.  


      

LA FORCE

 

LA FORCE
(The Power)

Réalisateur Stephen Carpenter, Jeffrey Obrow
Année : 1984
Scénariste Stephen Carpenter, Jeffrey Obrow
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Suzy Stokey, Warren Lincoln, Lisa Erickson, Chad Cowgill, Ben Gilbert...


L'HISTOIRE : Le jeune Tommy se retrouve en possession d'une petite idole aztèque représentant la divinité Destacatyl,, qui possède le pouvoir de libérer le côté obscur des individus qui convoitent sa force. Après avoir été témoin d'une manifestation surnaturelle dans sa chambre, il se rend avec ses amis Julie et Matt auprès de Sandy, une journaliste, qui ne peut leur venir en aide. L'ex-petit ami de Sandy, Jerry, se passionne pour cette histoire et entre en possession de l'idole. Rapidement, son comportement commence à devenir de plus en plus agressif...

MON AVIS : La Force a été réalisé par un duo, à savoir Stephen Carpenter et Jeffrey Obrow. Les deux hommes ont coopérer à trois reprises dans les années 80. En 1982, on leur doit La Maison de sang, en 84 La Force et en 1987 The Kindred, qui est peut être leur fait de gloire le plus connu. Par la suite, leur chemin se sont séparés, Stephen Carpenter a réalisé Soul Survivors en 2001 quand Jeffrey Obrow a mis en scène 5 autres films dans les années 90 et 2000, dont Legend of the Mummy en 1998 entre autres. N'ayant jamais eu de gros budget, les deux hommes sont également scénaristes, producteurs, monteurs ou directeur photo. Avec La Force, ils nous livrent un film de possession et tentent de donner le meilleur d'eux-mêmes et ce, avec leur faible moyen financier. Un petit budget 80's donc, qui ne comporte aucun acteur ou actrice réellement connus au générique mais qui se dote toutefois d'un certain Christopher Young en tant que compositeur. Le futur créateur de la musique de La Revanche de Freddy, de Hellraiser 1 et 2, de La Mouche 2, de La Mutante, de Spiderman 3 ou de Sinister fait déjà preuve de talent ici et offre à La Force une partition de qualité qui le plonge dans une ambiance souvent angoissante. L'objet qui va posseder les personnages du film est donc une petite idole aztèque incarnant la divinité Destacatyl. Une idole qui va passer de main en main et qu'on découvre dans la scène introductive dans la malette d'un professeur d'université. Ce dernier l'utilise pour se venger d'un élève un peu trop perturbateur et le spectateur prend conscience que ce petit bout de bois n'est en rien anodin. Le professeur est abordé par un autre homme qui semble connaître le pouvoir de l'idole, s'ensuivra une première scène à effet spéciaux assez réussie, avec lévitation et empalement au programme. Une entrée en matière efficace, qui se poursuit agréablement avec ce second personnage qui se rend dans le désert, toujours à la quête de l'idole. Celle-ci est désormais aux mains d'un vieux prêtre qui nous explique son pouvoir, qui est de corrompre l'âme humaine et de faire surgir la noirceur de cette dernière chez ceux qui convoite sa puissance. Une puissance qui n'agit que sur les adultes, la jeunesse étant épargnée car ne cherchant pas la convoitise. On a donc à nouveau une petite démonstration de la force de la statuette corruptrice, et là, changement radical de décor, on se retrouve à l'université, dans une ambiance qui nous fait penser à celle d'un slasher 80's, même si La Force n'en est pas un, avec trois étudiants qui passent leur temps ensemble, dont Julie, qui est passionnée par le surnaturel. On découvre que Tommy, l'un de nos trois héros, est en possession de Destacatyl, cadeau offert par ses parents lors d'un voyage. On se doute que les ennuis vont commencer et ce sera le cas puisque la bande d'amis va se rendre dans un cimetière pour faire une partie de Ouija, ce qui entraînera la mort brutale du gardien des lieux, lors d'une séquence bien foutue où sa tête est écrasée par un bloc de béton. Tommy sera ensuite victime d'une manifestation de Destacatyl, voyant sa chambre être mise sans dessus dessous par la force, comme la chambre de Regan dans L'Exorciste, film auquel on ne peut s'empêcher de penser lors de cette séquence. A partir de là, La Force va perdre un peu de son début prometteur puisque le film va traîner un peu en longueur, avec l'apparition des personnages de Sandy et de Jerry. Sandy est journaliste, Jerry est son ex-petit ami qui aimerait bien relancer leur relation. Après avoir entendu les trois ados raconter l'histoire de la chambre de Tommy à Sandy, Jerry va s'intéresser de près à l'idode aztèque et va devenir le nouveau réceptacle de Destacatyl. Jerry c'est l'acteur Warren Lincoln et vous verrez, il a une sacrée coupe de cheveux. Petit à petit, il va subir la mauvaise influence de l'idole aztèque et devenir de plus en plus agressif et ténébreux. On comprend bien sûr qu'il est possédé par Destacatyl, qui l'oblige à agir de manière néfaste. Reste que cette partie n'est pas très nerveuse comme déjà dit et on s'y ennuie un peu. On a tout de même une scène dans laquelle, pour montrer sa puissance, la divinité aztèque l'oblige à s'entailler l'avant-bras devant Sandy. La possession ira jusqu'à la transformation physique de Jerry, et notamment de son visage, déformé avec des bladders façon Amityville 2 ou Les Entrailles de l'Enfer, le tout sous la direction de l'artiste Matthew Mungle. Un maquilleur qui a débuté sur des films à petit budget avant de décoller sur des titres prestigieux, récoltant même l'Oscar des meilleurs maquillages pour le Dracula de Coppola en 1992. Honnêtement, ses créations sur La Force sont de qualité et dynamisent les 20 dernières minutes du film, qui là, pour le coup, devient plus nerveux et intéressant, avec plus d'effets spéciaux, une bonne ambiance et des éclairages soignés qui rendent le spectacle agréable à défaut d'être renversant. 

* Disponible en BR chez L'ETAGE DU DESSOUS



WEEK-END DE TERREUR

 

WEEK-END DE TERREUR
(April Fool's Day)

Réalisateur Fred Walton
Année : 1986
Scénariste Danilo Bach
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Deborah Foreman, Amy Steel, Griffin O'Neal, Clayton Rohner, Deborah Goodrich...


L'HISTOIRE : Muffy St. John invite ses amis à passer le week-end du 1er avril dans sa luxueuse maison, seule habitation présente sur une petite île. Le voyage en ferry voit l'un des employés avoir un grave accident suite à une mauvaise blague d'un des amis de Muffy. Après une première soirée festive, la bonne humeur tend à s'amoindrir quand des disparitions commencent à avoir lieu et que le cadavre d'un des garçons est aperçu à bord d'une barque. Les invités ne trouvent plus très drôle le séjour, tandis que Muffy semble sombrer dans une sorte de nonchalance assez troublante...

MON AVIS : En 1971, Mario Bava propose au public La Baie Sanglante, film qui pose les bases de ce que deviendra le sous-genre du slasher movie. Suivront Black Christmas en 1974, Massacre au Drive-In en 1976, Halloween en 1978 et bien sûr Vendredi 13 en 1980, qui fera exploser le genre, qui n'en finira plus d'inonder les écrans durant la première partie des 80's, avec plus ou moins de réussite. Le slasher est souvent décrié pour ses scénarios simplistes, ses personnages caricaturaux, son humour potache, son érotisme gentillet. Un genre qui ne vaudrait en fin de compte que pour ses meurtres, souvent inventifs et sanguinolents. Personnellement, j'aime me divertir devant un slasher bien nerveux et décomplexé. En 1986, on en est déjà au chant du cygne du genre, dont les nombreux représentants ont fini par épuiser le fructueux filon. La quasi majorité des studios se sont engouffrés dans la brèche ouverte par le classique de Sean S. Cunningham et il est donc difficile de se renouveler après 5/6 ans de domination du slasher. Le producteur Frank Mancuso Jr., un des boss de la Paramount, n'en peut plus de produire des Vendredi 13 à tire-larigot, même si le succès est toujours au rendez-vous, notamment en vidéo. Il décide tout de même d'en produire un nouveau, avec dans l'idée de se démarquer un peu et de se tourner plus vers le thriller. Le scénariste Danilo Bach lui propose alors l'idée d'envoyer un groupe d'amis dans un immense demeure faire une "murder-party", un jeu de rôle grandeur nature avec meurtres factices au programme. Une idée qui plait au producteur et au studio. Le scénariste s'inspire alors du film Les Copains d'abord mais aussi du roman Dix Petits Nègres d'Agatha Christie et du film de 1932 de James Whale, La Maison de la Mort, pour pondre son script qui doit mêler adolescents blagueurs, suspense, meurtres et retournements de situation. Pour mettre en scène le film, c'est Fred Walton qui est retenu. Le réalisateur a à son actif Terreur sur la Ligne (1979) qui avait impressionné le public avec sa stressante scène d'introduction, qui inspirera Wes Craven pour celle de Scream. Pourtant, ce dernier n'est pas du tout fan du genre horrifique et encore moins des slashers. Mais sa situation financière lui interdit de refuser la proposition de la Paramount. Et le scénario de Danilo Bach lui fait penser qu'il va pouvoir mettre en scène quelque chose de plus léger, de plus atypique, de plus humoristique. Surtout que l'action du film se déroule un... 1er avril ! Le jour phare des amateurs de blagues en tout genre. C'est d'ailleurs le titre original de Week-end de Terreur et c'est celui qui nous mettra ou aurait dû nous mettre la puce à l'oreille. Atypique, tout en jouant avec les codes du slasher et du old dark house, le film de Fred Walton l'est, assurément. Notamment avec son final, que je ne vous dévoilerai pas bien sûr, et qui risque de faire grincer quelques dents. Maintenant, est-ce que Week-end de Terreur est un bon slasher ? Bah, pas vraiment. Le côté humoristique est présent, trop présent, et il plombe une ambiance qui ne provoquera jamais la terreur promise dans le titre français. Il faut se coltiner trente à quarante bonnes minutes durant lesquelles on a des tas de blagues qui ne volent pas haut, à base de fermeture éclair non fermée, de coussins péteurs, de chaises au pieds rétractables, de robinets montés à l'envers, de poignées de porte escamotables et j'en passe. C'est amusant au début mais on aimerait bien que le rythme s'accélère un peu, que le sang vienne éclabousser notre écran et que les cadavres s'amoncellent. Alors oui, on aura des disparitions mais niveau violence et gore, c'est l'encéphalogramme (quasi) plat. Tout est filmé en hors-champ, vous pouvez regarder le film avec vos enfants, aucun problème à ce niveau, hormis la scène de l'oeil au début. Dommage car on a une séquence franchement cool, celle du puits, qui, pour le coup, développe une certaine tension et se montre réellement efficace. Le corps posé dans une barque et que deux tourereaux se faisant des calins voient à travers des lattes de bois est sympa aussi. Mais sinon, Week-end de Terreur est probablement l'un des slashers les moins violents qui existe. Idem pour la nudité, totalement absente ici. Bien sûr, qui dit tueur dit suspects potentiels et il y en a plusieurs évidemment qui pourraient remplir ce rôle : on a l'employé victime d'un accident sur le ferry qui pourrait avoir envie de se venger par exemple ; ou bien l'un des invités qui aurait une quelconque rancoeur contre l'un des autres invités ; on a aussi le comportement de l'hôtesse des lieux, jouée par Deborah Foreman, qui évolue au fil de la journée et on a l'impression qu'elle sombre dans une sorte de dépression, qui a peut-être un lien avec la mort de ses amis. Le mystère demeure. Niveau casting, on trouve pas mal d'inconnus mais aussi Tom Wilson, le fameux Biff de Retour vers les Futur, la sexy Deborah Goodrich qui joue la petite allumeuse du groupe et qu'on a vu dans Meurtre en VHS en 1988, et surtout la blondinette Amy Steel, la final girl de Vendredi 13 chapitre 2 - le Tueur du Vendredi en 1981. Elle a un rôle assez conséquent dans Week-end de Terreur et on a du plaisir à la revoir dans un slasher. Reste que le film de Fred Walton a de forte chance de ne pas trouver son public étant donné le cap qu'il emprunte, son manque de meurtres graphiques et son hallucinante conclusion. Cette comédie slasheresque ne fait, pour ma part, qu'enfoncer le genre, déjà appauvri, dans une décadence peu glorieuse et ne le tire pas vers le haut, ne parvenant pas à transcender ses codes, malgré une noble intention de se démarquer de ses prédecesseurs. Pour le renouveau, il faudra bien sûr attendre Scream en 1996.

* Disponible en combo DVD + BR + Livret 24 pages de Marc Toullec chez RIMINI EDITIONS

  

UN LOUP-GAROU EN ANGLETERRE

 

UN LOUP-GAROU EN ANGETERRE
(A Werewolf in England)

Réalisateur Charlie Steeds
Année : 2020
Scénariste Charlie Steeds
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Tim Cartwright, Reece Connolly, Natalie Martins, Jéssica Alonso, Mark McKirdy...


L'HISTOIRE Dans l'Angleterre victorienne, un conseiller paroissial et un criminel se réfugient dans une auberge de campagne isolée, ignorant que des loups-garous affamés de chair humaine habitent les bois...

MON AVIS : Allez, après Chevaliers contre Loups-Garous, j'enchaîne sur un second film de la société Dark Temple Motion Pictures. Et on a encore du loup-garou avec Un Loup-Garou en Angleterre, film réalisé avant l'oeuvre précitée et dont le titre est évidemment un clin d'oeil au célèbre An American Werewolf in London de John Landis bien sur. En fait, j'ai choisi ce film pour une unique raison : voir comment Charlie Steeds a utilisé ses costumes de loups-garous wish dans ce film et comment il les a recyclé dans Chevaliers contre Loups-Garous. Voilà, le but est avoué. Sans surprise, on retrouve au casting Tim Cartwright et Reece Connolly, acteurs phares des productions Dark Temple mais aussi Natalie Martins, Rory WiltonEmma Spurgin Hussey ou James Swanton entre autres, des têtes qu'on retrouve dans diverss films de la firme et qu'on reconnaît sans mal. Un Loup-Garou en Angleterre se veut être une sorte de comédie fantastique horrifique. On y suit les mésaventures d'un conseiller paroissial (Tim Cartwright) qui doit ramener un prisonnier accusé de meurtre à la cour pour être jugé (Reece Connolly). Les deux hommes s'arrêtent dans un petite auberge (encore une référence au Loup-Garou de Londres...) pour y passer la nuit, sans se douter que les deux tenanciers ont conclu n paccte avec une horde de loups-garous vivant dans les bois avoisinant. En clair, le couple attire les touristes et les livrent en pature aux monstres poilus en échange de leur sécurité. Le film de Charlie Steeds a donc une approche qui nous fait bien sûr penser au film L'Auberge Rouge, et va développer un comique de situation à travers ce postulat, plaçant les voyageurs égarés en facheuse position et en proie à deux menaces distinctes : le couple de tenanciers tueurs et les fameux loups-garous qui interviendront par la suite. La relation entre le conseiller et le prisonnier est assez drôle, puisque les deux hommes sont menottés ensemble, ce qui donne lieu à des séquences assez amusantes. L'humour noir est omniprésent et on s'amuse avec ce duo improbable, comprenant rapidement que notre prisonnier supposé meurtrier est en fait un brave gars et qu'il va devenir le héros de l'histoire, protégeant une prostituée mère de famille par exemple. On a donc un buddy movie dont les facéties viennent pimenter une histoire classique mais qui trouve un second souffle une fois les loups-garous entrant en jeu. Le film devient un huis clos façon La Nuit des Morts Vivants, avec une menace extérieure parvenant à s'introduire au sein de l'auberge et devenant rapidement mortelle pour les résidants. Le gore s'invite aussi gentiment à la fête et on a même une scène totalement what the fuck?! qui vous fera écarquiller les yeux devant votre écran ! Traqués par les loups-garous, le conseiller et un résidant s'abritent derrière un meuble tandis que la bête poilu se place au dessus d'eux, ne les ayant pas encore repérés. Et là, sous nos yeux incrédules, le lycanthrope se met à... chier ! Oui, vous lisez bien ! Il envoie l'intéreur de ses intestins façon diarrhée et ce, sur le visage des deux malheureux ! C'est dégueulasse, fort drôle et totalement imprévisible et inattendu ! Niveau look, on a donc des costumes enfilés par des acteurs, type costumes d'halloween, sorte de pyjama recouverts d'une tonne de poils pour faire illusion. Alors, les costumes passent mieux que dans Chevaliers contre Loups-Garous, parce que les lumières sont ici plus travaillées, tamisées, et qu'on n'est pas en plein jour. Donc ça reste un peu risible mais pas tant que ça en fait et le résultat est légèrement plus convaincant. Ca n'empêchera pas les spectateurs peu habitués à regarder des micro-budgets de s'esclaffer et de trouver ça complètement nul bien sûr. Bref, à découvrir si vous êtes curieux et amateur de série Z fauchée mais qui veut bien faire et s'en donne les moyens, à la hauteur de son budget, très faible. C'est cool et assez sympa...


THE HAUNTING OF THE TOWER OF LONDON

 

THE HAUNTING OF THE TOWER OF LONDON
(The Haunting of the Tower of London)

Réalisateur Charlie Steeds
Année : 2022
Scénariste Charlie Steeds
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Tim Cartwright, Reece Connolly, Richard Rowden, Emma Spurgin Hussey, Greg Draven...


L'HISTOIRE Lorsque les cadavres décomposés de deux jeunes princes devant succéder au roi sont découverts à la tour de Londres, un prêtre troublé doit mettre ses croyances de côté pour se lier d'amitié avec un prisonnier qui a des pouvoirs surnaturels pour communiquer avec les morts. Ils vont tous deux tenter de découvrir qui a assassiné les futurs héritiers... 

MON AVIS : Après avoir vu Chevaliers et Loups-Garous puis Un Loup-Garou en Angleterre, j'avoue être pris d'un vrai sentiment de curiosité et d'affection pour les films de Dark Temple Motion Pictures ainsi que pour leur créateur / producteur / scénariste et réalisateur Charlie Steeds. Budget fauché, voir ultra-fauché, tournage en décor naturel, système D à gogo pour les effets spéciaux, casting qu'on recycle dans pas mal de films, tout comme certains costumes ou accessoires d'ailleurs, et, surtout, une vraie passion, une vraie envie de faire quelque chose de bien au final, avec un résultat pas toujours au rendez-vous certes, mais tellement supérieur à des productions bardées de CGI dégueulasses, suivez mon regard. Pour ma troisième incursion dans l'univers Dark Temple, j'ai choisi ce film de 2022 intitulé The Haunting of the Tower of London. On y retrouve les acteurs désormais bien connus de cette société de production, à savoir Tim Cartwright et Reece Connolly. Le premier interprète Richard III, qu'on soupçonne rapidement d'avoir fomenté l'assassinat des deux jeunes princes pour prendre la suite de son frère malade et accessoirement roi. Le second joue le jeune prètre Isaac Crawgyll, qui va vouloir démêler cette sombre histoire de meurtres. Ses investigations vont l'amener à rencontrer Henry Pedrick, un homme qui semble posséder le pouvoir de communiquer avec les défunts. Malheureusement, Henry va rapidement se faire un ennemi de Richard III, qui va l'incarcérer et lui faire subir quelques séances de tortures de la part de son bourreau. Dans une ambiance médiévale, le film de Charlie Steeds joue donc avec les codes du film d'inquisition, avec donjon et salle des tortures au menu. Bon, niveau violence, on est tout de même loin de La Marque du Diable et de ses sévices raffinées, mais on a tout de même un peu de gore à se mettre sous la dent, dont une éviscération façon Ed Gein, avec un corps en position inversée, suspendu la tête en bas donc. Au film de torture, le réalisateur ajoute donc une dimension fantastique et spectrale, puisqu'on a ce personnage pouvant entrer en contacts avec les fantômes de défunts. Plutôt pratique, surtout que les spectres des deux jeunes héritiers semblent hanter les murs du château et provoquent quelques remous et morts suspectes parmi les résidents. Comme dans les deux autres films de Charlie Steeds que j'ai vu, ce dernier se démène pour créer une ambiance, une atmosphère d'épouvante et ce, malgré ses très faibles moyens. Et il y réussi assez bien ici, avec des visions spectrales baignées dans une jolie lumière très fantomatique par exemple. La première victime des spectres vengeurs sera l'acteur Greg Draven, le colosse chevalier vu dans Chevaliers contre Loups-Garous. Vous voyez, on retrouve plein d'acteurs et actrices vus dans les autres films et c'est assez sympa de les voir endosser différents rôles. Clairement, c'est toujours Tim Cartwright qui tire son épingle du jeu. J'aime bien cet acteur et dans The Haunting of the Tower of London, il joue un sacré enfoiré, ça change de ses prestations du côté du bien. Ah un détail qui m'a bien fait sourire, c'est que le réalisateur, en plus de recycler acteurs et décors, il recycle aussi des accessoires et devinez ce qu'on retrouve dans ce film-ci ? Les mains poilus des loups-garous des deux films précités plus haut ! Système D je vous le disais !! Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ! A noter une séquence finale avec le spectre-moine visible sur le visuel de l'affiche, qui est vraiment cool et bien mise en scène. Par contre, ne vous attendez pas à voir le superbe château présent sur l'affiche, on a plutôt affaire à un château en ruine dans le film mais les intérieurs font illusions en tout cas. Si The Haunting of the Tower of London n'a rien d'un grand film ou d'un futur classique du genre bien sûr, j'ai bien apprécié sa vision, dans laquelle transpire toujours la passion comme déjà mentionné. Charlie Steeds ne se fout pas de la gueule de son public et j'aimerais beaucoup assister à un de ses tournages, ça doit vraiment être sympa. Pour le moment, c'est le film que j'ai préféré des trois que j'ai vu de Dark Temple Motion Pictures.    


CHEVALIERS CONTRE LOUPS-GAROUS

 

CHEVALIERS CONTRE LOUPS-GAROUS
(Werewolf Castle)

Réalisateur Charlie Steeds
Année : 2021
Scénariste Charlie Steeds
Pays : Angleterre
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Peter Lofsgard, Jay O'Connell, Greg Draven, Tim Cartwright, Reece Connolly...


L'HISTOIRE : Le jeune Thorfinn Garstang assiste au massacre de son village par une horde de loups-garous dirigée par le cruel Wolfstan. Son seigneur, encore en vie, demande l'aide de quatre chevaliers pour éradiquer la menace lycanthrope. Thorfinn, rongé par la culpabilité de n'avoir rien tenté pour secourir sa fiancée, propose ses services pour guider les chevaliers à travers la contrée, ce qui n'enchante guère Hal Balfanger, l'un des chevaliers...

MON AVIS : En 2016, le réalisateur indépendant britannique Charlie Steeds décide de monter sa propre boite de production, à savoir Dark Temple Motion Pictures. Il va alors produire et réaliser des tas de films à micro-budget, qui sont soit des commandes d'acheteurs basées sur les idées de ces derniers, soit des films basés sur les histoires originales des membres de Dark Temple. On a donc des titresg comme Deadman Apocalypse, Escape from Cannibal Farm, Death Ranch, Vampire Virus, A Werewolf in England, Freeze, The Haunting of Tower of London ou ce Chevaliers contre Loups-Garous entre autres. Ces films font le tour de festivals indépendants et sont disponibles sur support physique ou sur les chaînes de streaming. En France, c'est Prime Vidéo qui en diffuse la plupart. En 2020, Charlie Steeds réalise donc A Werewolf in England, inspiré par Le Loup-Garou de Londres de John Landis bien sûr. Il se dit, comme Roger Corman l'aurait fait, qu'il peut tirer encore partie des costumes de loups-garous utilisés sur ce film et il va donc les recycler l'année suivante dans Werewolf Castle, titre original de ce Chevaliers contre Loups-Garous. Avec des acteurs récurrents au sein de Dark Temple, tels Tim Cartwright ou Jay O'Connell par exemple, Charlie Steeds, animé d'une belle passion pour le cinéma de genre, va donc tenter de recréer un univers médiéval avec ses faibles moyens budgétaires. Il va filmer en décors naturels et fait tout son possible pour faire illusion, avec cette histoire d'un jeune couard, Thorfinn Garstang, qui va vouloir racheter sa lâcheté en prenant part à une quête digne du Seigneur des Anneaux ! Bon, j'exagère bien sûr, le budget de Chevaliers contre Loups-Garous devant être équivalent au budget sandwichs de la trilogie de Peter Jackson, et encore ! Le pauvre réalisateur n'a même pas pu avoir de montures pour ses chevaliers, qui se déplacent donc... à pied. Pas très grave en fait. Il donne à ses héros un aspect très RPG, avec un chevalier maniant l'épée, un autre taillé comme un géant et préférant une lourde massue et j'en passe. Parmi eux, on trouve un élément rebelle, pas très accueillant, sorte de chien fou qui ne semble pas avoir le même code d'honneur que ses compagnons. On se demande si ce ne serait pas un espion, un traître à la solde du chef des loups-garous bien sûr. Et puis on a donc Thorfinn, qui lui dispose d'une hache dont la lame est en argent. Ah, ça peut aider ça ! Il n'y a plus qu'à espérer qu'il se montre brave et ne s'enfuit pas à la moindre encartade. Et c'est donc parti pour des périgrinations à travers bois et plaines sauvages, avec quelques jolis plans de caméra, sûrement filmés à l'aide d'un drône pour les vues aériennes. Le rendu visuel manque de grain, l'image est très lisse et ne possède pas un rendu très cinématographique mais c'est un micro-budget, il faut garder ça en tête. Les mésaventures de notre groupe héroïque se montrent assez plates et guère originales, le but étant de réussir à se rendre au château du roi afin de réclamer son aide. Bon, vu le titre original du film, le petit twist est eventé avant même de démarrer. Reste qu'on sent réellement une envie de bien faire chez Charlie Steeds, ce qui donne un petit côté bien sympathique à son oeuvre, même si elle peine à convaincre sur la durée. On a un peu de violence, un peu de gore de temps à autre et on a donc une armada de loups-garous en guise de menace. Petit souci : hormis leur faciès qui est plutôt crédible, les costumes utilisés semblent provenir du marchand de farce et attrape du coin, sorte de pyjama tout velu, tout poilu mais assez risible de prime abord. Il faut dire que les attaques de nos lycnathropes d'Halloween se passent souvent en plein jour et que l'effet n'est pas vraiment celui escompté en terme d'efficacité. Bah oui, on a vraiment l'impression de voir des acteurs en pyjama se déplacer dans les bois ou la campagne. Par contre, les scènes d'attaques nocturnes passent nettement mieux, sans être extraordinaires bien sûr, mais ça passe. On aura une seule scène de transformation, le méchant Wolfstan (joué par Reece Connolly) s'ouvrant le crâne pour laisser surgir son faciès lycanthropique. On a donc pas besoin de pleine lune ici, puisqu'on nous explique que si un homme commet de vilaines choses, sa nature bestiale prend le dessus durant un certain laps de temps, avant de l'autoriser à retrouver sa forme humaine, à l'exception de ses canines qui restent bien pointues. Je ne sais pas si c'est issu d'une légende médiévale existante mais pourquoi pas après tout. Bon, on ne saura pas non plus pourquoi il faut parfois de l'argent et parfois non pour tuer les loups-garous, ni pourquoi notre jeune héros deviendra une créature hybride à la fin. Les aléas du scénario. Chevaliers contre Loups-Garous est donc un film de passion sans pognon, qui subira flopée de critiques négatives à n'en point douter et qui se fera sans aucun doute traiter de nanar de haute volée. Je ne vous dirais pas que c'est un bon film mais je louerai tout de même l'énergie de Charlie Steeds a faire de son mieux avec les moyens du bord et à aller au bout de ses rêves et de ses projets, que la qualité soit au rendez-vous ou non, ça reste à l'appréciation de chacun. C'est clairement le type de films qu'on ferait entre potes, avec du système D, pas d'argent mais des idées et de l'envie. Y'a mieux, mais y'a aussi pire. Si vous appréciez les séries Z, tentez une vision ! 



BAMBI LA VENGEANCE

 

BAMBI LA VENGEANCE
(Bambi : The Reckoning)

Réalisateur Dan Allen
Année : 2025
Scénariste Felix Salten, Rhys Warrington
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -16ans
Avec : Roxanne McKee, Samira Mighty, Tom Mulheron, Nicola Wright, Adrian Relph...


L'HISTOIRE : Le jeune Bambi voit ses parents être tués par des braconniers. Apprenant à vivre seul, il devient adulte et croise la route d'une jeune biche, qui lui donne un faon. Mais les humains provoquent la mort de la biche et kidnappe le faon, laissant Bambi pour mort. Ce dernier va boire des produits chimiques que les kidnappeurs ont déversé dans la forêt. ce qui le transforme en un cerf monstrueux, bien décidé à venger la mort de sa bien-aimé et à récupérer sa progéniture. C'est ce que vont découvrir Xana et son jeune fils Benji, après que Bambi ai pris d'assaut le taxi qui les emmenait rejoindre leur famille dans une maison perdue au fond des bois. La soirée familiale se transforme rapidement en un effroyable cauchemar...

MON AVIS : En 2023, le réalisateur indépendant Rhys Frake-Waterfield a la curieuse idée de vouloir transformer les héros de notre enfance en monstres abominables. Un projet qui s'intitule Twisted Childhood Universe et qui débute donc par Winnie the Pooh - Blood and Honey et qui va enchaîner avec Winnie the Pooh - Blood and Honey 2 en 2024 puis avec Peter Pan's Neverland Nightmare et ce Bambi la Vengeance en 2025. Entre-temps, d'autres réalisateurs indépendants vont surfer sur cette idée bizarroïde et faire de même avec d'autres personnages iconiques, à l'image de Popeye the Slayer Man qui met en scène le célèbre marin dans une version horrifique ou de Screamboat qui fait de la gentille souris Mickey Mouse un personnage monstrueux. On nous annonce prochainement des versions horrifiques de Blanche Neige, de Mary Poppins, de Pinocchio, de la Belle et la Bête et même de Tigrou, ainsi que des suites aux films déjà réalisées et même un rassemblement façon Avengers ! Tout un programme ! Mais revenons au film qui nous intéresse ici, à savoir Bambi la Vengeance. J'avoue en toute honneteté n'avoir encore vu aucun des titres précités ci-dessus, même si j'ai visionné leur bandes-annonces. Ma première impression me faisait plutôt penser qu'on avait affaire à des nanars un peu gore et ça ne m'attirait pas trop pour le moment. J'avais un peu d'appréhension en enclanchant Bambi la vengeance et le résultat m'a donc assez surpris ! Déjà, on note que la mise en scène est des plus correctes et qu'un travail sur l'ambiance a été fait. On se doute que c'est un film avec un petit budget mais l'atmosphère horrifique fonctionne bien ici, notamment l'aspect lugubre de la forêt, lieu dans lequel on n'a pas trop envie de s'aventurer. L'histoire en elle-même reste assez classique, on a une mère et son fils qui se rendent dans une maison familiale située dans les bois, on note l'absence du père qui semble ne pas trop s'occuper de son fils vu les dialogues, ce qui créée quelques tensions. En parralèle, on a un groupe de chasseurs qui semblent savoir quelle menace règne dans la forêt et qui ont pour mission de l'éradiquer. Tout ce petit monde va bien sûr se téléscoper à un moment donné. Pas de quoi se relever la nuit, mais ça fait le taf. Le casting est plutôt bon, notamment le personnage principal interprété par Roxanne McKee, qu'on a vu dans le rôle de Doreah dans Game of Thrones entre autres ! Le jeune acteur Tom Mulheron se montre également très à l'aise et livre une bonne prestation. Le traitement des chasseurs par Dan Allen fera plaisir puisqu'on ne peut pas dire qu'ils respirent l'intelligence. On a quelques séquences de cascades, dont un renversement de voiture dû à notre cerf mutant qui s'avère efficace. Bon, ce fameux cerf, parlons-en puisque c'est lui la star du film ! Il est dôté d'un aspect réellement monstrueux et transforme Bambi la vengeance en vrai film d'agressions d'animales, n'hésitant pas à s'incruster dans une maison en broyant tout sur son passage, à courser les personnages s'enfuyant en voitures et à provoquer quelques morts bien violentes, qui bénéficient d'effets spéciaux convaincants et joliment gore : corps sectionné en deux, décapitation et arrachage de tête à coup de dents font parties des quelques joyeusetés proposées. Notre Bambi radioactif est principalement animé en CGI, mais on a aussi une tête en animatronique pour les gros plans. Franchement, si les CGI se distinguent évidemment, y'a pas le budget d'Avatar ici, j'ai trouvé que ce n'était pas ridicule et que ça s'intégrait plutôt bien avec l'environnement réel, et clairement, j'ai pris mon pied à voir cette version colossale et terrifiante de Bambi dézinguer le casting à tour de bras ou à tour de cornes plutôt ! Le réalisateur a même pensé à inclure le fameux lapin Panpan dans le film, sous une forme horrifique lui aussi, et ça nous vaudra deux séquences festives et réussies d'attaques de lapins qui nous feront bien jubiler devant notre écran. Bien sûr, en sous-texte, on a un message écologique sur le respect de la nature et des animaux qui y vivent, sur le fait que la vraie menace reste l'homme, qui s'en fout et déverse des produits toxiques dans la forêt et j'en passe. Très librement inspiré du livre Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois de Felix Salten, paru en 1923 et interdit en 1936 par le régime nazi, ce Bambi la vengeance m'a agréablement convaincu de par ses réelles qualités, son envie de bien faire, d'en donner pour son argent au public et de remplir son contrat visant à faire du gentil Bambi un monstre vengeur, protecteur de la forêt. Sur un sujet des plus casse-gueules, Dan Allen s'en sort vraiment bien et l'annonce d'une suite potentielle à la fin du film me ravie déjà ! 

* Disponible en DVD, combo BR + 4K chez ARCADES