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SLEEPY HOLLOW

 

SLEEPY HOLLOW
(Sleepy Hollow)

Réalisateur : Tim Burton
Année : 1999
Scénario Kevin Yagher, Andrew Kevin Walker
Pays : Etats-Unis, Allemagne
Genre : Fantastique, Epouvante
Interdiction : /
Avec Johnny Depp, Christina Ricci, Miranda Richardson, Michael Gambon...


L'HISTOIRE Dans une petite bourgade de la Nouvelle-Angleterre, baptisé Sleepy Hollow, des crimes mystérieux sont commis. Trois cadavres ont déjà été retrouvés, avec pour signe distinctif, la disparition de leur tête. Les habitants attribuent ces meurtres à un mystérieux cavalier sans tête, semblant sorti tout droit de l'enfer, chevauchant sa monture et fauchant la tête de ses victimes. Le jeune inspecteur new-yorkais Ichabod Crane, aux méthodes d'investigations très avancées mais également très contestées, est choisi pour se rendre sur les lieux et éclaircir cette affaire. A son arrivée, Ichabod Crane fait la connaissance des personnalités importantes du village, ainsi que de la ravissante Katrina Van Tassel, et succombe rapidement à ses charmes. Pour Ichabod, le meurtrier n'a rien d'un fantôme et il commence à mener son enquête. Il se rend vite compte que les habitants du village cachent des secrets et savent des choses sur ces événements...

MON AVIS : Réalisateur iconique de par son originalité et sa créativité visuelle, Tim Burton revient avec un huitième film en 1999, adaptation d'une nouvelle datant de 1820 et écrite par Washington Irving, intitulée La Légende de Sleepy Hollow. Et c'est un nouveau coup de maître pour celui qui nous a subjugué avec Batman le Défi et Edward aux Mains d'Argent ! Avec Sleepy Hollow, Burton rend hommage au cinéma d'épouvante gothique qui a offert tant d’œuvres admirables durant les 50's / 60's, que ce soit en Italie, en Espagne, au Mexique et bien sûr en Angleterre. La présence au début du film, dans un tout petit rôle, de Christopher Lee n'est pas anodine. Burton paye son tribut aux films de la Hammer entre autres, et leur rend un vibrant hommage, alliant leur aspect gothique à la modernité de sa mise en scène. Il embauche à nouveau Johnny Depp pour interpréter l'inspecteur Ichabod Crane, un jeune policier qui bouillonne d'idées et mise sur la technologie naissante pour mener à bien ses enquêtes. L'acteur est absolument parfait, apportant une petite touche humoristique à l'ensemble, voire même de bizarrerie, notamment lors de certaines séquences où il déploie ses inventions originales pour pratiquer une autopsie ou trouver des indices. Pour lui donner la réplique, on trouve la ravissante Christina Ricci, qui retrouve l'univers du cinéma fantastique après les deux Famille Addams ou Casper. L'actrice a troqué sa chevelure brune pour une superbe perruque blonde qui lui va à ravir. Elle sera bien sûr au centre des curieux événements qui se déroulent dans cette petite bourgade mainte fois endeuillée par un supposé spectre vengeur, le fameux cavalier sans tête ! Une bourgade dans laquelle vit de nombreux personnages importants (le bourgmestre, le médecin, le notaire...) qui semblent en savoir plus qu'ils ne veulent le dire sur cette légende urbaine qui a l'air bien réel. Les têtes tombent à foison à Sleepy Hollow, avec des coupures nettes et déjà cautérisées ! Tim Burton ne lésine pas à nous montrer des tas de scènes de décapitations et le film peut impressionner les jeunes spectateurs. Il faut dire que son iconique personnage, ce cavalier sans tête donc, est lui aussi très impressionnant, sortant du brouillard tel un fantôme, chevauchant une monture noire comme les ténèbres et maniant son épée avec une réelle dextérité, le tout dans une atmosphère romantico-gothique au rendu parfait. Il est encore plus impressionnant lors de flashback nous contant son passé, lui donnant le visage de Christopher Walken, les dents limées en forme de pointes acérés ! Visuellement, Sleepy Hollow est une pure merveille, tout flatte la rétine, que ce soit les décors, la palette de couleur utilisée, les costumes, les effets-spéciaux. Le jeu des différents acteurs est à l'avenant, l'histoire est intrigante et passionnante et tout se trouve sublimé par la sublime composition musicale de Danny Elfman. Véritable pierre angulaire de la carrière de Tim Burton, qui ne retrouvera plus ce niveau d'excellence dans ses films suivants, même si certains restent d'un très bon niveau.


MARS ATTACKS !

MARS ATTACKS !
(Mars Attacks !)

Réalisateur : Tim Burton
Année : 1996
Scénariste : Jonathan Gems
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-fiction, Comédie
Interdiction : /
Avec : Jack Nicholson, Pierce Brosnan, Sarah Jessica Parker, Lukas Haas, Natalie Portman...


L'HISTOIRE : Effervescence sur la planète Terre. Les petits hommes verts ont enfin décidé de nous rendre visite. Ils sont sur le point d'atterrir dans leurs rutilantes soucoupes en provenance de Mars. La fièvre des grands jours s'empare de l'Amérique. Tous ont les yeux rivés sur les écrans quand l'ambassadeur martien atterrit sur Terre pour la première fois. Une première fois qui n'est pas ce à quoi s'attendait le Président des Etats-Unis, ni le public présent...

MON AVIS : En prenant comme base scénaristique une série de "trading cards" de 1962, Tim Burton rend hommage à tout un pan du cinéma de science-fiction dans lequel les envahisseurs de l'espace venait sur Terre avec une attitude belliqueuse. Comédie avant tout, Mars Attacks ! recèle de nombreux moments jubilatoires, et notamment chaque séquence dans laquelle les martiens sont présents. Avec leur combinaison verte et le casque de verre sur la tête, avec leur gros yeux, leur cerveau proéminent et leur langage incompréhensible ("Gniarkk Gniarkk !), les petits hommes verts de la planète rouge ont un look exceptionnel et les effets spéciaux, de grande qualité, rendent crédible cette invasion meurtrière, rythmée au son des pistolets lasers réduisant en cendres ou en squelette coloré les pauvres humains. La façon qu'ils ont de rire ou, osons le dire, de se foutre de nous, participe pleinement à rendre le film fun et sympathique. Bref, quand les martiens sont à l'écran, Mars Attacks ! a tout bon ! Là où le bat blesse, c'est justement quand ils ne sont pas présents à l'écran. Trop de personnages, trop de bla-bla, trop de scènes pas franchement intéressantes viennent affaiblir le film de Tim Burton. La première demi-heure est assez laborieuse, voire même ennuyeuse. On zappe d'un personnage à un autre sans vraiment s'y attacher : le Président des USA ou l'investisseur de Las Vegas, tous deux joués par Jack Nicholson ;  la mère de famille jouée par Pam Grier ; l'ancien boxeur reconverti joué par Jim Brown ; le couple de présentateurs télé joué par Michael J. Fox et Sarah Jessica Parker ;  la famille du jeune Richie, avec sa grand-mère, très drôle, et j'en passe. Ça meuble dans tous les sens sans vraiment nous passionner et seul les interventions du scientifique interprété par Pierce Brosnan ou celles de l'impayable Général Decker (Rod Steiger) parviennent à être intéressantes. Lisa Marie, en plantureuse femme extra-terrestre, parvient quant à elle à nous captiver et nous offre une séquence haute en couleurs et assez drôle. Mars Attacks ! n'est en rien un film raté mais un rythme plus enlevé et moins de personnages trop disparates n'aurait pas été un luxe. On passe tout de même un bon moment avec le film, sans toutefois être totalement convaincu, comme on avait pu l'être avec Edward aux mains d'argent ou Sleepy Hollow par exemple. 

NOTE : 4/6


EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT
(Edward Scissorhands)

Réalisateur : Tim Burton 
Année : 1990
Scénariste : Caroline Thompson  
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Johnny Depp, Winona Ryder, Dianne Wiest, Kathy Baker, Vincent Price...


L'HISTOIRE : Edward n'est pas un garçon ordinaire. Création d'un inventeur, il a reçu un cœur pour aimer, un cerveau pour comprendre. Mais son concepteur est mort avant d'avoir pu terminer son œuvre et Edward se retrouve avec des lames de métal en guise de mains. Quand une représentante en produits cosmétiques le découvre et le ramène chez elle, elle ne se doute pas qu'elle va transformer la vie d'Edward mais également celle de sa famille et celle du voisinage...

MON AVIS : Considéré comme le chef-d'oeuvre de Tim Burton, Edward aux mains d'argent est un petit bijou cinématographique, un diamant sculpté par un orfèvre, une oeuvre atypique qui mêle dans une totale cohésion la comédie, l'humour, mais aussi la poésie, l'amour et la tragédie. Les aventures et mésaventures de ce garçon pas comme les autres nous émerveillent à chaque instant et on se laisse bercer par les images qui composent ce conte de fée moderne, elles-mêmes magnifiées par la sublime partition musicale composée par Danny Elfman. La séquence de "la danse sous la neige", accompagnée avec le thème musicale The ice dance, est un pur moment d'émotion et jamais Wynona Ryder n'a été aussi belle. L'univers de Tim Burton a trouvé ici un écrin magnifique et son Edward ne pouvait être interprété que par Johnny Depp, assurêment l'un des meilleurs acteurs de la nouvelle génération. Ne prononçant quasiment aucune parole, l'acteur livre une splendide composition et parvient à rendre plus qu'attachant son personnage, qu'on a envie de défendre et de protéger. Traitant de la différence et de l'acceptation de l'autre quand il n'est pas conforme à la masse, Edward aux mains d'argent délivre son message de paix et de tolérance avec conviction et humour. Personnage "Frankenstenien", Edward se verra, comme la créature interprété par Boris Karloff, rejeté et conspué par la foule pour sa différence. La satire est douce-amère puisqu'au départ, Edward était accueilli avec joie par les habitants du quartier, heureux d'avoir un "nouveau jouet" a étudier. Une fois bien essoré, il n'y a plus qu'à jeter la trouvaille à la poubelle. L'hypocrisie dans toute sa splendeur. Le final, tragique à souhait, nous touche au plus profond et on aurait aimé que la romance entre Edward et la jolie Wynona fonctionne. Mais comme dans toute tragédie, les histoires d'amour finissent mal. Cerise sur le gâteau, la présence du grand Vincent Price dans le rôle du créateur d'Edward, pour ce qui sera sa dernière apparition dans un long métrage. Féérique, magique, envoûtant, Edward aux mains d'argent est un très beau film dont chaque vision procure le même plaisir intense...

NOTE : 6/6



FRANKENWEENIE (1984)

FRANKENWEENIE
(Frankenweenie)

Réalisateur : Tim Burton
Année : 1984
Scénariste : Leonard Ripps
Pays : Etats-Unis
Genre : Court-métrage, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Shelley Duvall, Daniel Stern, Barret Oliver, Joseph Maher, Sofia Coppola...


L'HISTOIRE : Un accident de la route coûte la vie à Sparky, le chien du jeune Victor Frankenstein. Inconsolable, Victor n'a plus goût à rien. Jusqu'au jour où son professeur de sciences fait un cours sur les propriétés de l'électricité. Le cerveau du jeune garçon se met en ébullition et il n'a plus qu'une idée en tête : aller déterrer Sparky et le faire revivre grâce à la puissance de la foudre...

MON AVIS : C'est âgé de 26 ans que Tim Burton réalise ce court-métrage pour les studios Disney. Adaptation personnelle de la célèbre histoire inventée par Mary Shelley, Frankenweenie est une comédie fantastique brillante dans laquelle tout l'univers de Tim Burton est présent. Les références et autres clins d'oeil au Frankenstein et à La Fiancée de Frankenstein de James Whale sont légions et parfaitement adaptés au scénario qui remplace la créature interprétée par Boris Karloff par un Bull-Terrier répondant au doux nom de Sparky ! Filmé dans un superbe noir et blanc, ce Frankenweenie de 1984 est joué par de véritables acteurs et par un vrai chien, ce qui le différencie de son excellent remake réalisé en 2012 qui lui a eu recours à l'animation de figurines. Le jeune Victor Frankenstein est interprété par le très bon Barret Oliver, qu'on verra également dans L'histoire sans Fin, Invitation pour l'Enfer, Daryl, Cocoon et Cocoon 2 entre autre. Il est très touchant dans ce court-métrage et parvient à faire passer des émotions quand à sa relation avec Sparky. La scène de la résurrection est admirable et renvoie encore une fois au classique de James Whale. Le travail sur les décors et les objets est parfait et Frankenweenie parvient sans aucune difficulté à se hisser au rang des meilleurs court-métrages jamais réalisé. Un pur bonheur pour petits et grands, mêlant humour, poésie et fantastique dans une parfaite alchimie.

NOTE : 5/6



FRANKENWEENIE

FRANKENWEENIE
(Frankenweenie)

Réalisateur : Tim Burton
Année : 2012
Scénario : Leonard Ripps
Pays : Usa
Genre : Fantastique, Animation
Interdiction : / 
Avec : /


L'HISTOIRE : Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Il lui apporte au passage quelques modifications de son cru… Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

MON AVIS : Alors que Tim Burton avait réalisé le premier Frankenweenie en « live », avec des acteurs et un chien en chair et en os, il choisit pour le long métrage d’utiliser le « stop-motion », soit l’animation image par image si chère au cœur de Ray Harryhausen. Avouons-le de suite : l’idée est plus que payante ! La réalisation, la modélisation des personnages, l’animation, les décors, tout est absolument magnifique, sublimé par un superbe noir et blanc qui convient parfaitement à l’esprit du film. Les références et clins d’œil à des classiques du genre sont merveilleusement bien insérés dans l’histoire principale et feront le bonheur des amateurs du genre ! On jubilera lorsque la chienne habitant la maison avoisinante celle de Sparky se prend une décharge électrique et se retrouve avec une ligne blanche au milieu du pelage noir de sa tête, évoquant bien évidemment la fameuse coupe de cheveux de La fiancée de Frankenstein ! Magique ! Tim Burton est en terrain plus que connu, se fait plaisir et surtout, nous fait plaisir. On sent une véritable passion dans cette œuvre, on sent que Tim Burton a puisé dans sa propre enfance pour mettre dans Frankenweenie ce qu’il y avait de meilleur durant cette période de sa vie. Un véritable retour aux sources, loin de l’aspect « préfabriqué » ou « préformaté » de ses dernières œuvres en date. Et ça, ça fait du bien ! S’ensuit alors pour le spectateur réceptif un véritable spectacle-hommage qui fait monter le sourire jusqu’aux oreilles. La tristesse aussi, la sublime partition musicale de Danny Elfman venant nous tirer les larmes des yeux lors de l’enterrement de Sparky ou de la séquence finale. Les morceaux de bravoure se succèdent, la formidable scène de la résurrection en étant le point d’orgue. Tout est-il donc parfait dans Frankenweenie ? Ma réponse sera « non ». Il y a un petit bémol qui fait que je n’attribuerai pas la note maximale au film. En effet, la dernière partie du long métrage, avec les résurrections des différents animaux des camarades de Victor m’a paru être de trop et surtout a créé une sorte de distanciation par rapport à tout ce qui avait précédé. Certes le spectacle est plaisant, mais je ne sais pas, les références à Gamera avec cette tortue géante, les petits gnomes faisant penser aux Gremlins, ça ne colle pas avec l’ensemble. J’aurai carrément préféré que ce soit Sparky qui fasse des siennes et cause des dégâts dans la ville au lieu de cette invasion de monstres en tout genre ! Heureusement, une fois la menace éradiquée, Tim Burton revient au sujet initial et clôture son film avec émotion et tendresse.

NOTE : 5/6



LES NOCES FUNÈBRES

LES NOCES FUNÈBRES
(Corpse Bride)

Réalisateur : Tim Burton, Mike Johnson
Année : 2005
Scénariste : John August, Caroline Thompson, Pamela Pettler
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Animation, Fantastique, Romance
Interdiction : /
Avec : /


L'HISTOIRE : Au XIXe siècle, dans un village d'Europe de l'est, Victor, un jeune homme, découvre le monde des morts après avoir épousé, sans le vouloir, le cadavre d'une mystérieuse mariée. Pendant son voyage, sa promise, Victoria, l'attend désespérément dans le monde des vivants. Bien que la vie au Royaume des Morts s'avère beaucoup plus animée et joyeuse que sa véritable existence, Victor apprend que rien au monde, pas même la mort, ne pourra briser son amour pour sa femme... 

MON AVIS : Après L'étrange Noël de Mr. Jack, Tim Burton confronte à nouveau son univers si particulier au film d'animation avec Les Noces Funèbres en 2005. Autant le dire de suite, c'est une totale réussite qui enchantera aussi bien les enfants (à partir de 7/8 ans néanmoins) que les parents. Cette romance d'outre-tombe bénéficie d'une animation exemplaire, véritable prouesse technique qui rend un vibrant hommage au maître de l'animation image par image, Ray Harryhausen, dont le nom est inscrit sur le piano situé dans la maison de Victoria en guise de clin d'oeil. C'est un véritable enchantement visuel qui nous attend, magnifié par un joli scénario qui mêle love-story, humour noir, sentiment et romantisme, le tout dans un univers macabre somptueusement recréé. Les séquences chantées participent pleinement à la progression de l'histoire et viennent rythmer un film qui ne manque pas d'entrain malgré son sujet. Le triangle amoureux Victor / Victoria / Emily possède une réelle richesse et certaines séquences font monter les larmes; car oui, même un cadavre peut éprouver des sentiments amoureux et le tragique destin d'Emily s'avère des plus touchants. Il sera exalté lors de l'ultime séquence où elle retrouve sa liberté. Ajoutons que Les Noces Funèbres bénéficie d'une partition de Danny Elfman qui apporte une touche poétique et magique comme lui seul sait en composer. A voir sans hésiter !

NOTE : 5/6