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THE VISIT

 

THE VISIT
(The Visit)

Réalisateur M. Night Shyamalan
Année : 2015
Scénariste M. Night Shyamalan
Pays : USA
Genre : Thriller, horreur
Interdiction : -12 ans
Avec Olivia DeJonge, Ed Oxenbould, Deanna Dunagan, Celia Keenan-Bolger...


L'HISTOIRE Deux enfants sont envoyés passer une semaine en Pennsylvanie, dans la ferme de leurs grands-parents. Mais lorsque l'un d'eux découvre qu'ils sont impliqués dans quelque chose de profondément dérangeant, leurs chances de retour s'amenuisent de jour en jour...

MON AVIS : Grand spécialiste du film à twist depuis Sixième Sens, le réalisateur M. Night Shyamalan a rencontré James Blum, patron de Blumhouse Productions, qui lui a conseillé de faire un film plus minimaliste, et de s'impliquer financièrement sur un nouveau projet. Shyamalan a écouté, a sorti 5 millions de dollars de sa poche et a tourné The Visit, qui a rencontré un joli succès financier et l'a remis sur les rails, ses films précédents n'ayant pas rencontré le public comme il le souhaitait. Pour ce film, le réalisateur a misé sur la caméra subjective, façon found footage. L'héroïne, la jeune Becca (Olivia DeJonge), est passionnée par l'image et veut mettre en scène un documentaire sur ses grands-parents. Accompagnée par son petit frère Tyler (Ed Oxenbould), l'adolescente va profiter d'une semaine de vacances chez ces derniers pour réaliser son rêve et faire son fameux documentaire. Des grands-parents que la soeur et le frère n'ont jamais vu, suite à une brouille de leur mère avec ses parents. Ce qui explique l'intérêt des deux ados pour leur grand-mère et leur grand-père, dont ils ne savent rien au final, ou très peu. Le week-end cool va néanmoins prendre une tournure inattendue quand Becca et Tyler vont découvrir les affres de la vieillesse. Etant d'un âge avancé, certains troublent viennent affecter le comportement de Nana et Pop Pop : incontinence, crise de violence passagère, perte des repères, crise d'hystérie, sensation de perdre pied et j'en passe. Des troubles que les adolescents parviennent à comprendre, leur mère les rassurant au téléphone sur le fait d'être une personne âgée. Certaines visualisations à l'écran de ces troubles mettent mal à l'aise, comme lorsque Nana déambule nue et se met à crier et à griffer les murs, les portes lors d'une crise nocturne. De quoi choquer et terrifier deux ados bien éloignés des conditions de vie des personnes du troisième âge. La caméra en vue subjective pourra ne pas plaire à tout le monde, néanmoins, elle permet ici de faire naître une certaine tension, comme lors de la course-poursuite dans les sous-sols de la maison, une séquence assez angoissante. Les crises des grands-parents prennent de plus en plus d'intensité et ceux qui possèdent un four chez eux ne regarderont plus cet objet sans penser au film. Qui dit Shyamalan dit forcément twist et il y en a bien un ici, révélé à peu près au 3/4 du film. Mais pour une fois, je n'ai pas été vraiment surpris par celui-ci, ce n'est pas truc incroyable à la Sixième Sens ou Incassable, même s'il fonctionne parfaitement. En tout cas, avec The Visit, M. Night Shyamalan est parvenu à mettre en scène une petite production relativement efficace, pas exceptionnelle non plus, mais qui bénéficie du talent des deux jeunes acteurs débutants, et de quelques visions peu ragoutantes (la couche sur le visage, dégueulasse !!) qui font leur petit effet. Et sous couvert de faire un thriller horrifique, Shyamalan traite plutôt bien de la sénilité, un thème toujours complexe à aborder et qui montre le fossé entre la jeune et la troisième  génération. Moins grand spectacle, moins hollywoodien, plus intimiste, plus radical aussi, The Visit montre une autre facette de Shyamalan


LA CHUTE DE LONDRES

 

LA CHUTE DE LONDRES
(London has Fallen)

Réalisateur Babak Najafi
Année : 2016
Scénariste Katrin Benedikt, Christian Gudegast, Chad St. John
Pays : Etats-Unis, Angleterre, Bulgarie
Genre : Thriller, Action
Interdiction : -12 ans
Avec : Gerard Butler, Aaron Eckhart, Morgan Freeman, Angela Bassett...


L'HISTOIRE Les plus grands leaders du monde occidental sont attendus à Londres aux funérailles du Premier ministre britannique, mort dans des circonstances plus que douteuses. Mais ce qui avait commencé comme l’évènement le plus sécurisé de la planète tourne rapidement au désastre. Cible d’un complot terroriste, la capitale anglaise est mise à feu et à sang et la plupart des chefs d’état faits prisonniers. Seuls ont pu s’échapper le président américain et l’agent secret Mike Banning, qui vont devoir à la fois combattre pour survivre et mettre fin aux agissements des terroristes...

MON AVIS : Avec La Chute de Londres, le réalisateur iranien Babak Najafi livre en 2016 un blockbuster explosif, pseudo-suite de La Chute de la Maison Blanche d'Antoine Fuqua (2013) qui nous permet de retrouver Gerard Butler dans le rôle de l'agent Mike Banning. Un agent secret qu'on reverra encore en 2019 dans La Chute du Président. Dans le film qui nous intéresse ici, Mike Banning va devoir sauver la vie du Président des Etats-Unis, à nouveau joué par Aaron Eckhart, en déplacement à Londres avec d'autres chefs d'état pour assister à l'enterrement du Premier ministre britannique. La scène d'introduction nous ayant montré une attaque dévastatrice envers Aamir Barkawi, terroriste N°6 sur la liste des cibles prioritaires, lors du mariage de sa fille, on se doute que ce dernier va vouloir se venger. Ce sera bel et bien le cas et on peut dire que les représailles sont d'une ampleur jamais vue, avec des explosions en veux tu en voilà qui, en plus de détruire quelques célèbres monuments londoniens dans des scènes assez bluffantes, vont provoquer la mort de plusieurs chefs d'état. On imagine la panique des service secrets et renseignements généraux qui n'ont rien vu venir. Une situation on ne peut plus tendue, qui met le vice-Président joué par Morgan Freeman dans la panade. Mais heureusement pour lui, et pour le Président américain, Mike Banning est là. Et ça, ça change tout. Tel un John Wick, Gerard Butler va dézinguer du terroriste à tout va, esquivant toutes les balles, se sortant des situations les plus extrêmes avec un flegme et une efficacité hallucinante. On se croirait à la grande époque de Commando avec Arnold Schwarzenegger : rien ne peut l'atteindre et même s'il prend parfois quelques coups, il les rend au centuple, se montrant sans pitié pour ses ennemis. Franchement, on ne s'ennuie pas une seconde, tout est rondement mené, ca défouraille sec, et si niveau crédibilité on repassera, le spectacle est des plus plaisants. On n'échappe évidemment pas aux clichés de la toute puissance des USA, sauveur du monde face aux méchants terroristes qui n'ont qu'à bien se tenir. Un thriller d'action qui fait le job.

   

WEDDING NIGHTMARE

 

WEDDING NIGHTMARE
(Ready or Not)


Réalisateur Matt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett
Année : 2019
Scénariste Guy Busick, R. Christopher Murphy
Pays USA
Genre : Comédie, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Samara Weaving, Adam Brody, Mark O'Brien, Andie MacDowell...


L'HISTOIRE La nuit de noces d’une jeune mariée tourne au cauchemar quand sa riche et excentrique belle-famille lui demande d’honorer une tradition qui va se révéler meurtrière et où chacun luttera pour sa survie...

MON AVIS : Après un The Baby somme toute quelconque, le duo Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett s'est tout de même fait remarquer et participe à l'anthologie 666 Road en 2015 avant de revenir en grande forme en 2019 avec Ready or Not, devenu Wedding Nightmare en France. Ils ont depuis mis en scène Scream 5 en  2022,  Scream 6 en 2023 et Abigail en 2024. Mais revenons sur ce Wedding Nightmare, comédie horrifique bien sympathique qui place une jolie mariée au sein d'une famille de bourges adeptes de La Chasse du Comte Zaroff. En fait, la famille Le Domas, qui a fait fortune dans le jeu de société, entretient une pratique héritée du fondateur de l'empire financier, à savoir que tout nouveau arrivant au sein de la famille doit se plier à une règle simple : tirer une carte et jouer au jeu qui est inscrit dessus. La scène introductive nous plonge directement au cœur du sujet et nous montre par A+B que les règles des jeux ne sont pas vraiment celles qu'on connaît. Trente ans plus tard, Alex Le Domas va se marier avec la jolie Grace, superbement interprétée par Samara Weaving, qui porte littéralement le film sur ses épaules. Les festivités lors des noces nous mettent la puce à l'oreille : la famille Le Domas est plus que louche et ces aristocrates en costumes n'ont pas l'air bien dans leur tête. La mère de famille, jouée par Andie MacDowell, semble être un peu plus à l'écoute mais peut être n'est-ce qu'une façade. Une fois le jeu tiré au sort, à savoir cache-cache, ce qui semble particulièrement déplaire au nouveau mari,c'est parti pour une chasse à la mariée dynamique et joyeusement gore et dans laquelle une petite critique sociale semble être incluse. Il suffit de voir le nombre d'armes présentes au sein de la pièce d'armes pour comprendre que les membres de la famille ne voteront pas contre le NRA par exemple. Le rythme est aux abonnés présents et on n'a guère le temps de s'ennuyer puisque la gigantesque demeure de la famille Le Domas est truffée de couloirs, de pièces et même de passages secrets, permettant de diversifier les lieux de l'action. Si Grace peut compter sur son mari pour l'aider un peu à échapper aux autres membres de la famille, dont même les plus jeunes enfants participent à la traque, elle ne pourra réellement compter que sur son instinct de survie et sa résistance et il va lui en falloir, croyez-moi ! Samara Weaving donne tout ce qu'elle a, l'actrice devait être lessivée à la fin du tournage, éreintant pour elle, vêtue d'une superbe robe de mariée immaculée qui ne tardera pas à se couvrir de sang. Le gore s'invite à la fête, avec des effets de maquillages réussis et fera sourire le spectateur qui ne s'attendait pas à un mariage aussi... sanglant. Festif de bout en bout, Wedding Nightmare remplit sa fonction de divertissement horrifique avec brio et si ce n'est pas le film du siècle, il vous fera passer un succulent moment devant votre écran.

 

EXTREMELY WICKED, SHOCKING EVIL & VILE

 

EXTREMELY WICKED, SHOCKINGLY EVIL AND VILE
(Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile)


Réalisateur Joe Berlinger
Année : 2019
Scénariste : Elizabeth Kendall, Michael Werwie
Pays : Etats-Unis
Genre : Biographie, Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Lily Collins, Zac Efron, Angela Sarafyan, Kaya Scodelario, Grace Victoria Cox...

L'HISTOIRE Liz, une mère célibataire tombée amoureuse de Ted Bundy, refuse de croire à ses crimes pendant des années. Lors du procès de celui qui deviendra l'un des plus célèbres serial-killers des Etats-Unis, son amour sera sérieusement remis en cause...

MON AVIS : En 2019, le réalisateur Joe Berlinger s'est pris de passion, pourrait-on dire, pour le tueur en série Ted Bundy, qui fût exécuté le 24 janvier 1989 en Floride. En effet, cette même année, il réalise le documentaire Ted Bundy : autoportrait d'un tueur mais également le film Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile, qui relate l'affaire Bundy vu à travers les yeux de Liz Kendall, sa petite amie de l'époque. Le titre, qui peut sembler énigmatique, provient en fait du discours final du juge chargé de l'affaire, qui dira "la Cour a jugé que les crimes commis étant particulièrement atroces et cruels, extrêmement vicieux, scandaleusement abominables et ignobles..." Le nombre de victimes réelles de Ted Bundy reste encore un mystère. Peu avant son exécution, il en a avoué une trentaine mais d'après certains experts, ce chiffre doit probablement être revu nettement à la hausse. Malgré ses allures de séducteur et de monsieur tout-le-monde, gentil et serviable, Theodore Robert Bundy était un véritable monstre qui a tué, massacré, violé ses victimes, parfois même plusieurs jours après leur mort, qui en a décapité plusieurs, conservant leurs têtes dans son appartement. Connaissant parfaitement la loi, il a fait de son procès, le premier entièrement diffusé à la télévision, un véritable show à l'américaine, renvoyant son avocat qu'il trouvait incompétent, assurant lui-même sa défense, charmant le juge par sa répartie, et demandant même une de ses ex toujours amoureuse de lui, Carol Ann Boone, en mariage en pleine audition ! Cela ne suffira pas pour obtenir la clémence du jury et il sera déclaré coupable et condamné à la mort par électrocution. C'est Zac Efron qui endosse la peau d'un des pires tueurs en série américain et l'acteur s'en sort particulièrement bien, mettant en avant l'apparente normalité de son personnage et surtout son charisme, qui lui a permit de séduire de nombreuses jeunes femmes. L'intérêt de ce film est qu'il ne montre aucun meurtre, qu'il ne joue absolument pas sur le voyeurisme pervers ou le sensationnalisme. On suit Ted Bundy vivre sa vie au côté d'une jeune mère célibataire, Liz Kendall, qui ne se doute de rien et aura bien du mal à croire que son charmant fiancé est un sociopathe de la pire espèce. Connaissant parfaitement son sujet, Joe Berlinger livre un biopic original, tourne des scènes similaires avec ce qu'il s'est réellement passé, reprend les dialogues véritables entendus lors du procès de Bundy. L'amateur de sensations fortes en sera pour ses frais puisque, à part une photo particulièrement macabre vue vers la toute fin du film, il n'y a quasiment pas une goutte de sang ou scène de violence dans Extremely Wicked, Shockingly Evil and Vile. Ce qui n'empêche pas le film de faire froid dans le dos, notamment lors du procès et de la scène de la dentition. Mais on a réellement affaire à un film qui s'affirme dans la sobriété, ne décrivant même pas la nature effroyable des meurtres de Bundy. Ce qui fait, qu'au final, si on ne connaît pas cette affaire et l’ignominie de ses crimes, on en arrive presque à le trouver sympathique et à croire à son innocence, jusqu'à sa confrontation finale avec Liz Kendall dans un parloir, où le simple fait d'écrire un mot sur la paroi les séparant provoque un réelle sentiment de malaise. Une approche différente donc d'un sujet passionnant et que j'ai beaucoup apprécié. 


NINJA APOCALYPSE

 

NINJA APOCALYPSE
(Ninja Apocalypse)


Réalisateur : Lloyd Lee Barnett
Année : 2014
Scénariste : Ashely Scott Meyers
Pays : Etats-Unis
Genre : Post-nuke
Interdiction : /
Avec : Christian Oliver, Les Brandt, Tara Mocken, Cary-Hiroyuki Tagawa...


L'HISTOIRE : Après une guerre nucléaire, des clans se sont formés, composés principalement de guerriers et de ninjas. Le grand Maître Fumikata décide d'organiser une grande réunion afin d'unir tous les clans pour se protéger d'un puissant agresseur. Lors de la réunion, il est assassiné. Cage, leader du Clan Perdu, est accusé du meurtre. Tous les autres clans vont alors le prendre en chasse, lui et ses quatre compagnons...

MON AVIS : Un film Post-Nuke avec des Ninjas ? Cool ! Reste à voir si ce Ninja Apocalypse va bien nous offrir ce qu'on attend et tenir ses promesses. Le film date de 2014 et a été réalisé par Lloyd Lee Barnett, un spécialiste des effets visuels digitaux, qui a bossé sur Underworld 2, Mortuary, Speed Racer et même Avatar ! L'homme s'est essayé à la réalisation avec, en 2012, I Love you to Death puis ce Ninja Apocalypse en 2014 donc. Honnêtement, je pense qu'il doit être plus doué dans les effets visuels. A sa décharge, je suppose que Ninja Apocalypse n'a pas du bénéficier d'un gros budget, ce qui explique sûrement ses CGI bas de gamme la plupart du temps. Le lecture du résumé de l'histoire a certainement dû éveiller en vous un sentiment de déjà vu ou déjà lu. Bah oui, c'est la même histoire que celle du culte Les Guerriers de la Nuit de Walter Hill. Des gangs, un leader qui fait une réunion pour les unifer et qui se fait assassiner et un chef de gang à qui on fait porter le chapeau et qui va se trouver traqué lui et ses hommes. OK. Niveau originalité, on repassera. Et si les emprunts ne se limitaient qu'à la base du scénario, ça irait encore mais non, comme vous allez le voir, Ninja Apocalypse brasse large au niveau de ses influences et pompe allègrement de-ci de-là dans d'autres films. Faute de budget, ne vous attendez pas à voir des Ninjas et autres guerriers s'affronter dans des décors post-apocalyptiques façon Mad Max 2. La réunion ayant lieu au sein d'un gigantesque bunker, le réalisateur va utiliser ce dernier comme lieu principal de l'action. Pratique puisqu'il y a plusieurs étages dans ce bunker, on va pouvoir traquer le gang du Clan Perdu à travers plusieurs niveaux, un peu à la manière du final du classique avec Bruce Lee, Le Jeu de la Mort. Et oui, il y aura bien quelques Ninjas habillés avec la tenue traditionnelle parmi les traqueurs. C'est un peu léger à ce niveau pour un film s'appelant Ninja Apocalypse mais bon, y'a des Ninjas, c'est déjà ça. Un truc sympa par contre, c'est que les radiations nucléaires ont développé des aptitudes extraordinaires chez les membres des différents clans. Ce n'est pas explicité tel quel mais on peut le penser. Par exemple, le gang du Clan perdu possède la faculté d'emmagasiner de l'énergie et de la restituer sous forme d'arc électrique. Un autre gang peut enflammer de la poudre et lancer ainsi des boules de feu. Des spécificités qui viennent dynamiser les combats et donnent un plus au travail des chorégraphes. Et là, vous me dites : mais ça ressemblerait pas un peu à Mortal Kombat par hasard ? Difficile de le nier, surtout que le leader assassiné n'est autre que l'acteur Cary-Hiroyuki Tagawa, alias Shang Tsung dans le Mortal Kombat de 1995 et le Mortal Kombat Legacy de 2013 ! Les Guerriers de la Nuit, Le Jeu de la Mort, Mortal Kombat, on en est déjà à trois influences repérées dans le film de Lloyd Lee Barnett. Ne nous arrêtons pas en si bon chemin et signalons la présence de morts vivants au dernier étage du sous-sol du bunker. Bunker + morts vivants = Le Jour des Morts Vivants, bingo ! Et une référence de plus ! Le gore n'est évidemment pas autant au rendez-vous que dans le classique de George A. Romero mais les combats dans Ninja Apocalypse sont souvent ponctués de quelques éclaboussures sanguinolentes, malheureusement sous forme de CGI pas très convaincants. Dommage. Niveau casting, rien de transcendant, hormis l'acteur précité, on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent. Cage est joué par le non-charismatique Christian Oliver, on a Isaac C. Singleton Jr. qui joue un grand noir musclé sourd et muet ou la charmante Antoinette Kalaj qui joue le gang des Sirènes à elle toute seule. Que des acteurs de seconde zone donc, qui font ce qu'ils peuvent pour apporter un semblant de crédibilité au film, ce qui n'est pas une mince affaire. Ninja Apocalypse sera perçu comme un gros nanar chez la majorité des spectateurs et on ne peut pas vraiment leur donner tort. Décors anémiques, casting peu séduisant, combats correctement chorégraphiés mais qui manquent tout de même de punch malgré l'ajout de super-pouvoirs, effets visuels qui ne font guère illusions, on a parfois l'impression de regarder un film d'action fantastique tourné entre potes.  Ça passe le temps si vous n'êtes pas trop exigeant mais sinon, c'est largement dispensable. Ah oui, lors du combat final, les deux adversaires ont chacun une épée spéciale, éclairée en bleu pour le gentil et en rouge pour le méchant. Vous avez dit Star Wars


KILL YOUR DARLINGS

 

KILL YOUR DARLINGS
(Kill your Darlings)


Réalisateur : John Krokidas
Année : 2013
Scénariste : John Krokidas, Austin Bunn
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Biographie
Interdiction : /
Avec : Daniel Radcliffe, Dane DeHaan, Michael C. Hall, Ben Foster, Elizabeth Olsen...


L'HISTOIRE : Allen Ginsberg, Jack Kerouac, William S. Burroughs… ils sont les plus grands écrivains américains du 20ème siècle. Kill your Darlings retrace l’histoire de leur rencontre et de leur révolte contre la société américaine. Au milieu d’une frénésie de fêtes, d’alcool et de passions interdites, tous ces jeunes gens enflammés perdent peu à peu leurs repères… jusqu’au meurtre...

MON AVIS : Honnêtement, j'ai visionné ce film parce que le casting inclut la magnifique Elizabeth Olsen, qu'on ne voit d'ailleurs malheureusement que cinq petites minutes ici, la comédienne interprétant la femme de Jack Kerouac dans ce qui s'avère un rôle plutôt anecdotique. Pas grave en soi. Kill Your Darlings est un drame biographique qui nous présente la rencontre au milieu des années 40 de Lucien CarrAllen Ginsberg, Jack Kerouac et William S. Burroughs, soit les fondateurs du mouvement né dans les années 50 et appelé Beat Génération. Un mouvement artistique et littéraire prônant la liberté, la libération sexuelle, la spontanéité de l'écriture, brisant les codes établis depuis des années. Un peu à la manière du Cercle des Poètes Disparus, nos apprentis écrivains / poètes veulent s'affranchir des règles imposées par leurs prédécesseurs et mettre la liberté d'écriture en avant. Ce quatuor de jeunes rebelles est interprété par des acteurs de qualité, dont certains cassent leur image ici, on pense évidemment à Daniel Radcliffe dans un rôle de poète juif homosexuel bien éloigné de celui d'Harry Potter ! Dane DeHaan (Lucien Carr), Ben Foster (William S. Burroughs) et Jack Huston (Jack Kerouac) sont ses compagnons d'aventure. Kill Your Darlings tente donc de nous immerger dans la genèse de la Beat Génération mais n'y parvient qu'à moitié, le scénario se focalisant sur d'autres éléments qui n'apportent pas grand chose à l'histoire, à l'image des scènes avec la mère d'Allen Ginsberg par exemple. De plus, on a du mal à cerner l'importance de ce mouvement une fois le film terminé, surtout si on n'a pas une connaissance plus accrue de ces auteurs et de ce qu'ils ont apporté à la littérature américaine entre autres, ce qui est mon cas. Le film met en avant la thématique de l'homosexualité au sein de ce cercle d'amis, un thème qui sera à l'origine du drame qui aura lieu le 14 août 1944, durant la nuit au cours de laquelle Lucien Carr assassine David Kammerer - joué par Michael C. Hall - un prédateur homosexuel, ami de Burroughs. Un fait divers sordide qui deviendra le sujet du premier roman de Burroughs / Kerouac : Et les hippopotames ont bouilli vifs dans leurs piscines qui ne sera publié qu'en 2008 et qui a servi de base au scénario de Kill Your Darlings ! Sans être déplaisant, soutenu par un casting de qualité, le film de John Krokidas nous laisse sur notre faim au final, avec la sensation que le principal a juste été survolé...



KODACHROME

 

KODACHROME
(Kodachrome)


Réalisateur : Mark Raso
Année : 2017
Scénariste : Jonathan Tropper
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Drame, romance
Interdiction : /
Avec : Ed Harris, Jason Sudeikis, Elizabeth Olsen, Dennis Haysbert...


L'HISTOIRE : Atteint d'un cancer et ne lui restant plus que 2 ou 3 mois à vivre, Ben, un photographe de renom, demande à son fils Matt, qu'il n'a pas vu depuis plus de dix ans, de l'accompagner au Kansas, jusqu'au dernier laboratoire photo qui va arrêter de développer la pellicule Kodachrome et ce, afin d'y développer quatre pellicules Kodachrome datant de plusieurs dizaines d'années. D'abord réticent, Matt se laisse convaincre par Zooey, l'infirmière de Ben, de les accompagner dans ce périple de plus de 3000 km...

MON AVIS : Après avoir tourné quelques court-métrages, Mark Raso s'essaye au format long en 2014 avec Copenhagen puis en 2017 avec ce Kodachrome, dont le nom évoque bien évidemment la célèbre pellicule qui fut produite par la firme américaine Kodak de 1935 jusqu'en juin 2009. Le 30 décembre 2010, l'unique laboratoire traitant encore les films Kodachrome, Dwayne's Photo Service, a cessé d'assurer ce service. Cette nouvelle et cet arrêt de développement de ce type de pellicule a provoqué l’affolement parmi les photographes, ce qui a donné à Jonathan Tropper l'idée de base du film de Mark Raso. De là est né cette histoire nous présentant Ben, un père narcissique et pas franchement sympathique, atteint d'un cancer et qui veut se rendre au Kansas, au dernier laboratoire afin d'y faire développer 4 pellicules Kodachrome qu'il a toujours en sa possession. Sachant que sa fin est proche, il souhaite faire le voyage en compagnie de son fils, qu'il a délaissé depuis des dizaines d'années. La relation entre Ben et Matt est ce qu'on peut clairement appeler une relation conflictuelle, le fils reprochant à son père d'avoir trompé à maintes reprises sa mère, de l'avoir abandonné, de n'avoir jamais été là pour s'occuper de lui. On s'en doute, parcourir 3000 km en voiture va leur donner la possibilité de jouer carte sur table, de vider leur sac et, pourquoi pas, de se pardonner ou, du moins, de se réconcilier un tant soit peu. Ce père peu empathique est interprété par un Ed Harris absolument parfait dans ce rôle, jouant là ce qui est peut-être son plus beau rôle. Dans la peau de son fils Matt, l'acteur Jason Sudeikis n'est pas en reste et assure tout ce qu'il faut pour faire que ce duo fonctionne à l'écran, faisant des rancœurs, voire même de la haine que le fils porte à son père, un carburant dans cette relation conflictuelle, permettant de jouer avec les émotions et de toucher le spectateur lors des nombreux moments forts du flm. Le personnage joué par Ed Harris se comporte souvent comme un sacré connard, se montrant odieux dans ses propos, blessant, auto-centré sur lui-même (la scène avec son frère) mais sous ce verni un peu cruel, on sent des failles, des craquelures qui finiront par éclater pour mieux jouer sur la corde sensible du public. Kodachrome est donc un road movie sensible et intelligent, qui réserve de beaux moment d'émotions et qui traite de la fuite du temps, du temps qui passe inexorablement, l'arrêt du Kodachrome étant une manière métaphorique de mettre en avant cette thématique, qui trouve sa plus belle représentation lors de la séquence dans laquelle Ben arrive au laboratoire et explique ce qu'est un photographe à d'autres photographes qui l'ont reconnu. Bien sûr, on aura tous deviné le final et pourquoi Ben tenait tant à faire développer ses quatre pellicules mais même en sachant à l'avance ce qu'elles contiennent, impossible de retenir une petite larme lorsque Matt les dévoile à l'écran. Cette belle histoire de réconciliation et de rédemption entre un père et un fils possède également un autre atout majeur, celui d'avoir donné le rôle de l'infirmière qui s'occupe de Ben à Elizabeth Olsen ! Avec son charme naturel, l'actrice compose elle aussi un personnage touchant, qui jouera un rôle essentiel dans la relation père / fils, et permettra aussi de développer une petite romance au sein de l'histoire. Dire qu'Elizabeth est talentueuse relève de fait vérifié par votre serviteur. A noter également une bonne bande sonore et la découverte du groupe 90's Live que je ne connaissais pas et que j'ai découvert grâce à Kodachrome. Bref, si vous aimez les jolies histoires portées par des acteurs performants, n'hésitez pas...

PEACE, LOVE & MISUNDERSTANDING

PEACE, LOVE & MISUNDERSTANDING
(Peace, Love & Misunderstanding)


Réalisateur : Bruce Beresford
Année : 2011
Scénariste : Christina Mengert, Joseph Muszynski
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Romance
Interdiction : /
Avec : Jane Fonda, Catherine Keener, Elizabeth Olsen, Chace Crawford, Jeffrey Dean Morgan, Nat Wolff, Kyle MacLachlan...


L'HISTOIRE : Après avoir entendu son mari demander le divorce, Diane Hudson, une avocate rigide et coincée, décide d'aller se changer les idées et emmène son fils Jake et sa fille Zoé chez sa mère qu'elle n'a pas vu depuis vingt ans et qui vit dans une ferme. Cette dernière est une hippie qui se croit encore à Woodstock et qui mène une vie décalée et libre, au antipode de la vie de Diane...

MON AVIS : Inédite en France, cette sympathique comédie romantique mérite mieux que l'anonymat dans laquelle elle est enfermée. Elle est réalisée par Bruce Beresford, celui là même qui nous avait régalé avec Miss Daisy et son Chauffeur en 1989. On lui doit également les thrillers Silent Fall (1994), Dernière danse (1996) ou  Double Jeu (1999). C'est donc en 2011 qu'il met en scène Peace, Love & Misunderstanding, qui a déjà pour lui d'avoir un excellent casting, jugez plutôt : la grand-mère hippie, qui vend de l'herbe et vit dans une ferme avec des poules est interprétée par Jane Fonda et la célèbre actrice est tout à son aise dans la peau de ce personnage empathique ; sa fille Diane, qui l'évite depuis plus de vingt ans et qui retourne la voir suite à une demande de divorce, est jouée par Catherine Keener ; le fils de la future divorcée est interprété par le jeune Nat Wolff et sa grande sœur par l'épatante Elizabeth Olsen, qui joue à nouveau  avec un naturel incroyable et vampirise l'écran à chacune de ses apparitions et elles sont nombreuses. On trouve aussi au générique l'excellent Jeffrey Dean Morgan, acteur qui a terrorisé nombres de spectateurs avec son interprétation de Negan dans la série The Walking Dead et qui interprète ici Jude, un musicien qui va tomber sous le charme de Diane ; Chace Crawford, le beau-gosse star de la série Gossip Girl, qui joue Cole, un jeune boucher qui ne restera pas insensible à la belle Elizabeth Olsen (comment pourrait-il en être autrement ?) ou bien encore Kyle MacLachlan, dans le petit rôle du mari voulant divorcer. Tout ce petit monde va donc interférer dans une histoire assez fleur-bleue et qui nous proposera trois romances à la fois : celle de Diane avec Jude, celle de Zoé avec Cole et celle de Jake avec la jeune Tara (Marissa O'Donnell). Bien sûr, il faudra que les personnages bataillent dur pour obtenir les faveurs de la personne à conquérir et c'est là que le scénario va poser ses thématiques : le droit à la seconde chance, le lâcher prise, la liberté de vivre sa vie comme on l'entend sans se faire juger par les autres, le végétarisme, la famille fracturée, la culture hippie, l'acceptation des autres et j'en passe. Le fait que l'histoire se passe à Woodstock en 2011 n'est pas anodin et permet de faire un beau contraste entre la vie citadine et exténuante de Diane et celle, nettement plus détendue, de sa mère. Il règne une bonne humeur communicative dans Peace, Love & Misunderstanding et elle se transmet facilement au spectateur. Les situations sont souvent amusantes (Zoé qui tombe amoureuse d'un jeune boucher, ce qui va à l'encontre de ses convictions ; Jake qui passe son temps à tout filmer et ne sait pas comment s'y prendre avec une fille ; Diane qui n'arrive pas à s'émanciper de sa rigidité et de sa façon de vivre stricte...) et les acteurs sont tous parfaitement en place pour atteindre l'objectif du réalisateur, qui est tout simplement de nous faire passer un bon moment de détente en utilisant diverses émotions. Alors oui, ce n'est pas le film du siècle, ni la comédie romantique de l'année, mais c'est vraiment un bien joli film qu'on prend plaisir à regarder. Et si vous êtes fan d'Elizabeth Olsen, c'est un incontournable, tant son jeu d'actrice, tout en simplicité, fait des merveilles.

 

LIBERAL ARTS

 

LIBERAL ARTS
(Liberal Arts / Love and Others Lessons)

Réalisateur : Josh Radnor
Année : 2012
Scénariste : Josh Radnor
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Romance
Interdiction : /
Avec : Josh Radnor, Elizabeth Olsen, Zac Efron, Elizabeth Reazer, Richard Jenkins...


L'HISTOIRE : Jesse Fisher, trente-cinq ans, responsable des admissions dans un établissement post-secondaire de New York, adore la littérature et les poètes romantiques anglais. Suite à une rupture sentimentale, il perdu sa passion dans la vie. Il voit une chance de retrouver cette passion lorsqu'il est invité au dîner de retraite de son deuxième professeur préféré de l'Université de l'Ohio, Peter Hoberg, car c'était là que sa vie était la plus passionnée. Les rencontres que Jesse va faire avec cinq personnes lors de ces retrouvailles vont déterminer s'il retrouve cette passion. Ce sont : Hoberg, qui résiste à l'idée de la retraite ; Judith Fairfield, le professeur préféré de Jesse, bien que pour une raison différente de celle de Hoberg ; Nat, un esprit libre qui navigue dans la vie de l'établissement selon ses propres règles ; Dean, étudiant de premier cycle, que Jesse considère comme une version plus jeune et plus destructrice de lui-même ; et enfin Zibby, étudiante de premier cycle de dix-neuf ans et avec qui Jesse se lance dans une relation amoureuse malgré leur différence d'âge de seize ans...

MON AVIS : Plus connu en tant qu'acteur, Josh Radnor passe également derrière la caméra de temps à autre. Liberal Arts est son second film en tant que réalisateur et pour ne pas se faciliter la tâche, il s'offre aussi le rôle de scénariste ainsi que le rôle principal en tant qu'acteur ! Mis en scène en 2012, c'est une comédie romantique très réussie, mais qui va au-delà de ce simple statut de film fleur-bleue. Connu aussi sous le titre de Love & Others Lessons, Liberal Arts est rempli de poésie, de romantisme, de jolies valeurs et traite du difficile passage à l'âge adulte mais aussi de la peur de vieillir (avec le personnage du professeur Peter Hoberg, joué par Richard Jenkins) ou des problèmes émotionnels et dépressifs chez les étudiants (avec le personnage de Dean, joué par John Magaro) entre autres. Le sentiment d'inadaptation sociale est aussi de mise, avec le héros Jesse Fisher, interprété par Josh Radnor donc, qui est un passionné de lecture et surtout des poètes romantiques, et qui, à 35 ans, ne trouve plus ses marques et ne se sent plus à sa place parmi la population qui l'entoure et qui vit avec la modernité de l'époque. Sa rencontre avec une jeune étudiante de 19 ans, Elizabeth, jouée avec grâce et perfection par Elizabeth Olsen, va le reconnecter avec le monde qu'il aime, le faire redevenir vivant, tout en le questionnant sur ce qu'il est réellement. La relation naissante entre ces deux personnages est fort touchante, traitée avec une grande sensibilité. Les dialogues sont savoureux et ciselés, jouant avec la nostalgie mais aussi l'humour, notamment lorsque nos deux tourtereaux parlent du roman Twilight de Stephenie Meyer. A travers ses rencontres, Jesse Fisher prend le statut de psychologue de la vie et il leur apporte sa vision des choses tout comme eux vont le mettre face à lui-même et lui ouvrir les yeux sur ses propres difficultés, le faisant enfin avancer dans sa vie. La mise en scène de Josh Radnor est franchement bonne et Liberal Arts est proche dans son approche et dans sa réflexion sur le sens de la vie et du temps qui passe d'un film comme Le cercle des poètes disparus par exemple. Déjà citée plus haut, Elizabeth Olsen est rayonnante et d'une justesse incroyable, elle offre une crédibilité parfaite à son personnage de jeune fille plus mature que la moyenne. Son duo avec Josh Radnor fonctionne à merveille et son jeu d'actrice permet de faire naître bien des émotions chez ce dernier mais aussi chez le spectateur. Talentueuse, un terme qui semble avoir été inventé pour miss Olsen. Si vous aimez les films touchants, intelligents, qui ne jouent pas trop sur la corde sensible mais dégagent de belles émotions et donnent le sourire, Liberal Arts est fait pour vous. Les différents personnages mis en avant ont tous leur utilité et ont bien été défini en amont du film, aucun n'est superficiel et tous apportent quelque chose à la réflexion proposée par le scénario. Belle découverte donc, qui mérite mieux que l'anonymat dans lequel il s'est retrouvé.   


INSTALIFE

 

INSTALIFE
(Ingrid goes West)

Réalisateur : Matt Spicer
Année : 2017
Scénariste David Branson Smith, Matt Spicer
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Drame
Interdiction : /
Avec Aubrey Plaza, Elizabeth Olsen, O'Shea Jackson Jr., Wyatt Russell...


L'HISTOIRE : Depuis le décès de sa mère, Ingrid vit recluse dans son appartement, passant ses journées et ses nuits sur Instagram, fascinée par la vie de rêve que font miroiter les starlettes d'Instagram. Elle décide de s'installer à Los Angeles afin de s'immiscer dans la vie de l'influenceuse qu'elle adule, Taylor Sloane. Pour parvenir à rencontrer cette dernière et devenir son amie, Ingrid va user de tous les stratagèmes possibles. De follower à stalker, il n'y a qu'un pas...

MON AVIS : Premier film pour Matt Spicer, qui nous offre une oeuvre indépendante mettant en avant les travers des réseaux sociaux et notamment la dépendance et l'influence néfaste que ces derniers peuvent avoir sur des personnes fragiles psychologiquement. Présenté au festival du cinéma américain de Deauville, Ingrid goes West, devenu Instalife en France, puisqu'il utilise le réseau social Instagram, nous présente la vie compliquée d'Ingrid (Aubrey Plaza), jeune femme fragile et instable qui n'arrive pas à remonter la pente suite au décès de sa mère avec qui elle entretenait une relation fusionnelle. Après avoir subit une thérapie de groupe, Ingrid se trouve un centre d'intérêt en suivant l'influenceuse Taylor Sloane, superbement interprétée par la toujours divine Elizabeth Olsen. Totalement fascinée par la vie de rêve de Taylor, Ingrid décide de partir à Los Angeles afin de la rencontrer et de devenir sa meilleure amie. Pour se faire, tous les moyens seront bons, quitte à kidnapper le petit chien de Taylor pour lui rapporter et devenir celle qui a retrouvé le chien, ce qui lui vaut les faveurs de l'influenceuse. Cette dernière va se prendre d'affection pour Ingrid, sans se douter des fêlures psychologiques de celle-ci. Mais peu à peu, la relation amicale entre les deux jeunes femmes va se transformer en harcèlement et provoquer un clash qui entraînera Ingrid plus profondément dans la perdition de son esprit. Sur le ton de la comédie noire, Instalife développe un propos intelligent sur ce phénomène des influenceuses, qui sont devenues les nouvelles stars de la génération 2.0, supplantant  les stars de cinéma ou de la musique. Le scénario met pourtant en lumière que la vie parfaite de ces jeunes femmes n'est qu'apparence et illusion, les photos postées sur leur compte étant relookées, retouchées, filtrées et que leur vie de rêve n'est qu'une façade quasi commerciale. Le diktat des apparences fragilise les adulescents de notre temps et Ingrid en est une parfaite représentante. Avec beaucoup de tendresse, mais aussi un regard sévère sur le phénomène des réseaux sociaux qui rythment notre vie dorénavant, Matt Spicer dresse un joli portrait de femme perdue, déboussolée, qui sombre dans une lente folie identitaire, se vivant à travers la vie de celle qu'elle admire. La prestation d'Aubrey Plaza est convaincante et l'actrice marque des points avec ce rôle principal bien développé. Quant à Elizabeth Olsen, il n'y a toujours rien à redire, elle est parfaite, comme à son habitude et même si elle a un rôle plus secondaire - mais essentiel - elle marque les esprits par sa prestance, son charisme. On trouve également au casting le rappeur O'Shea Jackson Jr., très à son aise ici. Sur un sujet assez grave en réalité, Instalife se permet une certaine légèreté, use d'un humour volontairement acerbe mais ne se moque jamais de son sujet, ce qui en fait un film intéressant, porté par un duo d'actrices en parfaite osmose.

  

Mr WOLFF

 

Mr WOLFF
(The Accountant)

Réalisateur : Gavin O'Connor
Année : 2016
Scénariste : Bill Dubuque
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Thriller
Interdiction : /
Avec : Ben Affleck, Anna Kendrick, J.K. Simmons, John Lithgow, Jon Bernthal...


L'HISTOIRE : Petit génie des mathématiques, Christian Wolff est plus à l'aise avec les chiffres qu'avec les gens. Expert-comptable dans le civil, il travaille en réalité pour plusieurs organisations mafieuses parmi les plus dangereuses au monde. Lorsque la brigade anti-criminalité du ministère des Finances s'intéresse d'un peu trop près à ses affaires, Christian cherche à faire diversion : il accepte de vérifier les comptes d'une entreprise de robotique ayant pignon sur rue. Problème : la comptable de la société a décelé un détournement de fonds de plusieurs millions de dollars. Tandis que Christian épluche les comptes et découvre les rouages de l'escroquerie, les cadavres s'accumulent…

MON AVIS : Sorti en 2016, ce film était totalement passé sous mes radars mais mieux vaut tard que jamais, surtout qu'on a là un très bon thriller, efficace et plutôt original, notamment dans la construction de son personnage principal, interprété par un étonnant Ben Affleck. Il faut dire que le héros du film est atteint d'autisme sévère, un handicap qu'il a appris à gérer depuis son enfance, via un enseignement plutôt musclé de la part son père, un gradé de l'armée, et le soutien de son jeune frère. Un handicap qui lui a également permis de développer des facultés hors-norme dans le domaine des mathématiques, lui permettant de devenir un expert-comptable de grande renommée. Il est tellement doué qu'il mène une double-vie, travaillant pour les plus grands mafieux du monde, leur facilitant la tâche pour blanchir leur argent. Mais son nouveau contrat au sein d'une entreprise de robotique va lui attirer bien des soucis, qu'il va régler lui-même, étant également un expert dans le maniement d'armes. Si l'intrigue en elle-même ne renouvelle pas le genre du thriller d'action, c'est bel et bien la personnalité même du héros - et par la même occasion la prestation de Ben Affleck, inexpressif et mutique au possible la plupart du temps suite à son autisme, qui donnent tout son intérêt au film, ainsi que ses scènes d'action qui nous renvoient à des films tels la saga Jason Bourne ou John Wick. On n'a pas le temps de s'ennuyer ici, la mise en scène est dynamique, les séquences de bagarres - brutales - sont parfaitement chorégraphiées et stylisées, et Ben Affleck impressionne par ses capacités d'adaptations. Les flashback présentant l'enfance et le parcours du héros sont excellentes et participent pleinement à l'empathie qu'on ressent pour ce personnage. On est un peu perdu au début, avec une accumulation de protagonistes et de tueurs à gages, dont le très bon Jon Bernthal (Punisher, The Walking Dead). L'héroïne en danger est jouée par Anna Kendrick et elle s'en sort très bien également. Réalisé par Gavin O'Connor, Mr Wolff étonne par son traitement qui mélange classicisme et modernité et parvient à prendre le contre-pied de ce qu'on pouvait attendre au départ du film. Bien joué !


I SAW THE LIGHT

 


I SAW THE LIGHT
(I Saw the Light)

Réalisateur : Marc Abraham
Année : 2015
Scénariste : Marc Abraham, Colin Escott, George Merritt
Pays : Etats-Unis
Genre : Biographie, Drame, Romance, Musical
Interdiction : /
Avec : Tom Hiddleston, Elizabeth Olsen, Maddie Hasson, Cherry Jones, Bradley Whitford...


L'HISTOIRE : La vie de Hank Williams, star mythique de la country music durant les années 40/50...

MON AVIS : N'étant pas du tout un connaisseur de musique country, même si ça ne me dérange pas d'en écouter de temps à autre, je n'aurai jamais eu l'idée de regarder I Saw the Light, qui retrace la vie et la carrière d'une personnalité mythique de ce genre musical, si ne figurait pas au générique la sublime Elizabeth Olsen, dont j'explore la filmographie actuellement. I Saw the Light est donc un biopic consacré à Hiram King « Hank » Williams, un chanteur de country né en 1923, qui a vendu plus de 11 millions d'albums et qui a été classé 74e sur la liste des « 100 plus grands artistes de tous les temps » par le magazine Rolling Stone en 2004. On a donc affaire à du lourd et une rapide recherche sur internet viendra confirmer ce statut de star de légende. Réalisé par Marc Abraham, on trouve au casting du film l'excellent Tom Hiddleston dans le rôle principal, celui-là même qui incarne Loki dans la série Marvel entre autres, et franchement, il livre une solide prestation, parfaitement accompagné par miss Olsen, qui interprète l'amour de sa vie, Audrey Williams, avec qui il se mariera en 1944. Le duo formé par ces deux acteurs donne réellement tout son intérêt au film, puisque le couple alternera entre amour passionné et relation houleuse voire orageuse, Hank Williams devenant rapidement accro à l'alcool et aux médicaments. Une addiction qui n'a rien d'un vice mais qui lui sert à apaiser son mal de dos, le chanteur ayant été diagnostiqué d'un spina bifida occulta, un problème de colonne vertébrale qui l'accompagnera toute sa vie et lui procurant un terrible mal de dos chronique. Il y a toujours une part de ténèbres chez les grands artistes et Hank Williams avait donc la sienne. Le film met également en avant le rôle de sa mère, jouée par Cherry Jones, qui ne trouvait jamais les petites amies de son fils à son goût, ce qui entraînera également des tensions au sein du couple. Bien sûr, I Saw the Light fait la part belle aux chansons de Hank Williams et on en entend plusieurs, dont celle qui donne son titre au film et qui est une chanson religieuse. Il faut préciser que Hank Williams a écrit des titres à la gloire de Dieu sous le pseudonyme de Luke the Drifter. Et bien sûr, qui dit accès à la plus haute marche du podium dit forcément chute et celle de Hank Williams, liée à son alcoolisme et sa dépendance aux médicaments, aura lieu au début des années 50, trouvant même une fin tragique puisque le chanteur décédera à l'âge de 29 ans, le 1er janvier 1953. Comme toute biographie, le film possède des qualités et des défauts, surtout si on n'est pas concerné plus que ça par le sujet de l'étude. Reste que j'ai apprécié découvrir cet artiste, son univers musical, ses ambitions, sa starification et sa déchéance. Elizabeth Olsen joue admirablement bien, comme à son habitude aurais-je envie de dire, l'ambiance des années 40/50 est bien restituée, que ce soit au niveau des décors, des vêtements portés ou des coupes de cheveux. A découvrir...

   

MURDER MYSTERY

 

MURDER MYSTERY
(Murder Mystery)

Réalisateur : Kyle Newacheck
Année : 2019
Scénariste : James Vanderbilt
Pays : Etats-Unis, Italie, Canada
Genre : Comédie, Policier
Interdiction : /
Avec : Jennifer Aniston, Adam Sandler, Luke Evans, Gemma Arterton, Dany Boon...


L'HISTOIRE : Un policier new-yorkais honore une ancienne promesse et emmène sa femme en voyage en Europe. Au hasard d'une rencontre pendant le vol, le couple se fait convier à une réunion de famille privée sur le yacht luxueux d'un vieux milliardaire du nom de Malcolm Quince. Mais lorsque celui-ci est assassiné, les deux invités deviennent les principaux suspects...

MON AVIS : Casting international, divers lieux de tournage dont Monaco et un récit qui mêle humour et enquête policière, s'inspirant grandement des romans d'Agatha Christie, voilà ce qui vous attend avec ce Murder Mystery. Un film qui met du temps avant de décoller, pas aidé par une version française lourdingue, surtout quand c'est le frenchy Dany Boon qui cause. Une fois la partie de Cluedo démarrée, avec un mort et de multiples coupables possibles, le tout sur fond d'héritage, Murder Mystery trouve son rythme de croisière et se montre bien divertissant comme il faut, avec une galerie de personnages excentriques (le Maharadja, le beau gosse millionnaire, la femme sexy et j'en passe...) et des événements assez loufoques, qui ne déclenchent pas forcément de rire mais nous font sourire toutefois. J'ai trouvé la prestation d'Adam Sandler assez quelconque et pas toujours très concernée durant une bonne partie du film puis le niveau s'élève et l'acteur devient plus drôle et plus impliqué et ce, jusqu'à la fin, ce qui est une bonne chose. Il se fait néanmoins clairement piquer la première place par Jennifer Aniston, ex-Friends toujours aussi charmante et qui porte le film sur ses épaules. Enjouée, dynamique, elle se donne à fond et communique sa bonne humeur. Si Murder Mystery ne restera clairement pas dans les mémoires, il remplit la plupart du temps son contrat, à savoir divertir sans se prendre la tête. Une suite a vu le jour en 2023...

  

THE MANSON FAMILY MASSACRE

 

THE MANSON FAMILY MASSACRE
(The Manson Family Massacre)

Réalisateur : Andrew Jones
Année : 2019
Scénariste : Andrew Jones
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Drame
Interdiction : -12 ans
Avec : Brendee Green, Ciaron Davies, Michael David, Vicki Glover, Derek Nelson...


L'HISTOIRE : Margot Lavigne est chanteuse et ancienne toxicomane. Elle a emménagé au 10050 Cielo Drive, adresse tristement célèbre depuis 1969 puisque c'est là que la Famille de Charles Manson a assassiné plusieurs personnes, dont l'actrice Sharon Tate alors enceinte. Préparant son nouvel album, l'atmosphère qui règne dans la maison commence à perturber la jeune femme, qui se met a avoir des visions d'événements ayant trait à Charles Manson...

MON AVIS : Mercredi 15 mars 2023, il est 21h, ma femme va regarder sa série à la télé et moi, comme je suis un peu crevé de ma journée de boulot, je cherche un film qui ne dure pas trop longtemps, histoire de pas m'endormir devant l'écran. Pas envie d'aller d'aller chercher dans ma collection perso, j'allume Netflix et je cherche dans ma liste de favoris un truc qui pourrait faire l'affaire. Je tombe sur The Manson Family Massacre. Durée : 77 minutes au compteur. J'aime bien le titre, le scénario a l'air sympa et niveau timing, c'est bon pour moi. Allez, zou c'est parti. Au final, j'aurai mieux fait de poursuivre le livre que je suis en train de lire actuellement (L'énigme de la chambre 622 de Joël Dicker) ou d'aller me coucher. Parce que bon, à un moment, faut arrêter avec les navets à la con sur Charles Manson et sa Famille hein.Pourtant, y'a de bons films sur le sujet mais là, franchement, c'est naze de chez naze. Mal joué, mise en scène anémique, aucun rythme, histoire sans queue ni tête avec cette ex-toxico dorénavant chanteuse qui s'installe à la fameuse adresse du 10050 Cielo Drive et qui va "subir" l'aura de la maison et du drame tragique qui a eu lieu ici en 1969. Les événements actuels avec la chanteuse sont d'un ennui abyssale quand les scènes du passé ne provoquent absolument rien si ce n'est un rire jaune. Ciaron Davies incarne le plus mauvais Charles Manson que j'ai vu sur un écran, et il en va de même pour Tex Watson, Susan Atkins, Bobby Beausoleil et consorts. Je ne parle même pas de Sarah Jean qui incarne la pauvre Sharon Tate. Il faut dire que dès le générique, je savais que c'était très mal parti. Andrew Jones a carrément utilisé les bruits d'appareil photo que l'on entend au générique de Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. Un hommage qui m'a laissé les yeux hagard pour ma part. La séquence présentant les meurtres de 1969 manque carrément de réalisme et fait pitié à voir. Il y a aussi une médium qui tente d'expliquer pourquoi l'héroïne ressent des énergies négatives provenant de la maison et une scène finale totalement ridicule. Franchement, je n'ai rien à vous dire sur ce film si ce n'est de ne pas perdre votre temps à le regarder. Une séance calvaire, encore une...  


GODZILLA (2014)

 

GODZILLA
(Godzilla)

Réalisateur : Gareth Edwards
Année : 2014
Scénariste : Max Borenstein
Pays : Etats-Unis, Japon
Genre : Action, film catastrophe, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Aaron Taylor-Johnson, Elizabeth Olsen, Bryan Cranston, Ken Watanabe...


L'HISTOIRE : Le physicien Joseph Brody a perdu sa femme il y a 15 ans quand un incident nucléaire a irradié la région de Tokyo. La thèse officielle parle de tremblement de terre mais le scientifique est sceptique et mène son enquête avec son fils Ford, soldat dans la Navy. En fait de catastrophe naturelle, il s'agit plutôt des dégâts d'une créature gigantesque créée à la suite d'essais nucléaires dans le Pacifique. D'autres monstres menacent l'archipel d'Hawaï et la côte Ouest des Etats-Unis. L'armée est mobilisée et menée par l'Amiral William Stenz. Au même moment, la compagne de Ford, infirmière et jeune maman, gère les blessés dans un hôpital de San Francisco...

MON AVIS : Godzilla. Un nom référence pour tout fan de cinéma fantastique qui se respecte. Apparu pour la première fois sur un écran de cinéma en 1954, ce célèbre monstre japonais a depuis été la vedette de dizaines de films tournés au Japon, avant que les Américains ne tentent de se l'approprier en 1997 avec le Godzilla de Roland Emmerich. En 2014, c'est le réalisateur de Monsters, Gareth Edwards, qui se retrouve avec la périlleuse mission de livrer une nouvelle aventure du monstre atomique, une sorte de film hommage à la créature de la firme Toho mais avec une modernité de tous les instants. A ce niveau, on peut dire sans hésitation que la mission est remplie : on a un véritable film catastrophe bardé d'effets visuels absolument bluffants, de décors ravagés restituant parfaitement la destruction massive engendrée par les monstres du film, avec un travail sur le réalisme qui fait plaisir à voir : façades de bâtiments détruits, ponts ravagés, rues défoncées et emplies de gravats, tout est fait pour nous mettre en situation de catastrophe extrême. Les effets spéciaux sur les deux créatures se révélant être une menace pour l'humanité sont également au diapason, même si on regrettera un peu que leur look renvoie aux monstres du film Cloverfield. Quant à Godzilla lui-même, il est majestueux et vraiment superbe. Maintenant, le film risque de provoquer un double-sentiment de par son traitement : l'enthousiasme et la frustration. L'enthousiasme pour tout ce que je viens d'évoquer et qui font du film de Gareth Edwards un bon film, auquel viendra s'ajouter le choix du casting, avec Aaron Taylor-Johnson qui joue le héros principal du récit, la magnifique Elizabeth Olsen dans un rôle secondaire mais qui irradie chaque scène dans laquelle elle apparaît, Bryan Cranston, le Walter White de Breaking Bad bien sûr, dans un rôle assez court mais ça fait toujours plaisir de le voir à l'écran, Juliette Binoche, une française dans un rôle encore plus court mais intéressant ou Ken Watanabe, qui joue un savant asiatique. Tout semble donc réuni pour faire de Godzilla 2014 une pure réussite. Seulement, il y a un hic tout de même : le temps de présence à l'écran des monstres et, plus encore, de Godzilla, reste trop en deçà des attentes du public. Il faut quand même attendre plus de 50 minutes avant de voir Godzilla et encore, pour une scène où il disparaît de l'écran assez rapidement. Il manque également une vraie part de titanesque aux séquences d'action faisant se combattre les monstres, on est loin d'un Kong Skull Island ou même d'un Pacific Rim par exemple en matière de démesure ou d'affrontements spectaculaires. Ce qui entraîne donc une réelle frustration chez le public, qui s'attendait à assister à un choc des titans, qu'il n'aura donc pas vraiment. Reste donc une production à gros budget qui a soigné son design, son casting, son récit mais qui manque de scènes vraiment épique pour convaincre totalement, surtout que la plupart des séquences mettant en vedette les monstres se déroulent dans la pénombre la plupart du temps. Même s'il parvient à convaincre, on se dit que ce Godzilla 2014 aurait pu encore plus percutant ou impressionnant.