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THE LOVE HOTEL GIRL


THE LOVE HOTEL GIRL
(Lost Girls and Love Hotels)


Réalisateur : William Olsson
Année : 2020
Scénariste : Catherine Hanrahan
Pays : Etats-Unis, Japon
Genre : Drame, romance, érotique
Interdiction : -16 ans
Avec : Alexandra Daddario, Takehiro Hira, Carice van Houten, Andrew Rothney...


L'HISTOIRE : Margaret vit au Japon et elle donne des cours de prononciation en langue anglaise dans une école qui forme de futures hôtesses de l'air. La vie n'est pas rose pour Margaret, qui ne trouve aucun sens à sa vie. Elle enchaîne les rencontres d'un soir dans des "love hôtels" et boit plus que de raison. Jusqu'au jour où elle rencontre Kazu, un japonais plus âgé qu'elle et qui fait partie des Yakuza. Margaret tombe amoureuse de lui mais ce dernier doit se marier prochainement, ce qui fait la sombrer dans une spirale de déchéance infernale...

MON AVIS : Adaptation d'un roman sulfureux de Catherine Hanrahan, qui signe d'ailleurs le scénario, The Love Hotel Girl est un drame assez nihiliste nous présentant la déchéance sociale, morale et sexuelle de Margaret, une jeune femme qui ne trouve aucun sens à sa vie. Cette dernière est interprétée par Alexandra Daddario et l'actrice délivre ici une solide prestation, donnant corps et âme à ce personnage sombrant dans la déprime, l'alcoolisme et multipliant les rencontres occasionnelles dans des chambres d'hôtels dédiées. Elle parvient à faire ressentir au spectateur son mal de vivre, ses frustrations, son mal-être qui semble ne trouver aucun échappatoire. Les fans d'Alexandra seront aux anges puisque l'actrice se livre totalement et dévoile son corps et sa nudité de manière non dissimulée dans une ou deux scènes du film. Ce qu'elle n'avait pas fait depuis True Detective en 2014. Un rôle assez difficile et risquée pour l'actrice. La caméra ne la lâche jamais, elle est quasiment de tous les plans ici. Par certains aspects, The Love Hotel Girl semble vouloir surfer sur le succès de 50 nuances de Grey puisque Margaret ne trouve l'extase qu'en étant soumise à ses divers amants, leur demandant de l'attacher, de l'étrangler avec une ceinture ou de la ligoter. Une perversion dont on ne connaîtra jamais l'élément déclencheur et c'est là où le film peut décevoir quelque peu : il ne va pas assez loin dans la psyché de son héroïne. Il en va de même pour la romance entre Margaret et Kazu (Takehiro Hira) : le fait que ce dernier soit un Yakuza ne sert en fait à rien au niveau de l'histoire, si ce n'est que son sens de l'honneur et ses traditions l'empêchent de renoncer à son futur mariage pour vivre pleinement en compagnie de Margaret. Il sera par contre d'une réelle utilité pour la jeune femme puisqu'il lui permettra de rebondir et de reprendre le contrôle sur sa vie, la faisant littéralement "renaître". Sombre et désespéré, The Love Hotel Girl bénéficie de son tournage au Japon, ce qui lui donne une ambiance particulière, très éloignée des stéréotypes américains qu'on peut trouver dans ce genre de films. Pour information, le film a été tourné en 2017 et son montage original faisait 45 minutes de plus, principalement des scènes de sexe dans lesquelles on voyait Alexandra se livrer à des parties de jambes en l'air assez sordides. Mais il a été décidé de couper le film, de le remonter et de rabaisser l'aspect érotique afin de séduire un plus large public. Le film n'est donc sortit qu'en 2020 et il n'existe aucune copie du montage original. Toujours est-il que The Love Hotel Girl fonctionne bien la plupart du temps malgré des défauts de rythme et une étude psychologique pas assez poussée. On félicitera Alexandra Daddario pour sa performance, pour ce qui est peut-être un de ses plus beaux rôles. 

 

SONGBIRD

 

SONGBIRD
(Songbird)

Réalisateur Adam Mason
Année : 2020
Scénario Adam Mason, Simon Boyes
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame, Science-fiction
Interdiction : /
Avec K.J. Apa, Sofia Carson, Craig Robinson, Alexandra Daddario, Peter Stormare...

L'HISTOIRE : 2024. Cela fait maintenant quatre ans que le monde vit en confinement. Désormais, les personnes infectées du Covid-23 sont envoyées de force en quarantaine dans des camps devenus peu à peu d’inquiétants ghettos. A Los Angeles, Nico est un coursier immunisé au virus qui arpente la ville lors de ses livraisons. C’est ainsi qu’il fait la connaissance de Sara, une jeune femme confinée chez elle. Malgré les impératifs sanitaires qui les empêchent de s’approcher, Sara et Nico tombent amoureux. Mais lorsque Sara est suspectée d’être contaminée, elle est contrainte de rejoindre les camps de quarantaine. Nico tente alors l’impossible pour la sauver…

MON AVIS : On s'attendait forcément à ce que le cinéma surfe sur l'épidémie de Covid-19 qui touche le monde entier. Michael Bay, en tant que producteur, donne donc le feu vert et les billets verts par la même occasion à Adam Mason, réalisateur d'une poignée de films d'horreur pas trop mal foutu (Broken, The Devil's Chair, Hangman), pour mettre en scène un thriller-dramatico-science-fictionnel basé sur ce virus diabolique et surtout sur le confinement des populations qui en découle. Avec Songbird, nous voici donc en présence du Covid-23, bien plus redoutable que le virus originel, qui a décimé une bonne partie de la population mondiale et oblige le reste de l'humanité à rester terrer chez soi, fenêtres hermétiquement closes. Les personnes contaminées sont systématiquement emmenées de force dans des camps d'isolements et de quarantaine dont on ne ressort jamais. L'état d'urgence et la loi martiale est de rigueur, avec obligation de prendre sa température via une application mobile chaque jour, la moindre fièvre déclenchant le processus de mise en quarantaine. Inutile de dire que la privation de liberté atteint son maximum, bien plus qu'un petit couvre-feu à partir de 18h. L'action de Songbird nous amène à Los Angeles, complètement désertée et laissée à l'abandon. On y fait la connaissance des protagonistes de l'histoire, avec Nico (K.J. Apa), un livreur immunisé, qui peut circuler librement et qui dépose toute la journée des colis aux survivants calfeutrés, via une sorte de boite aux lettres nouvelle génération, possédant un système de décontamination aux UV disposée dans chaque logement, appartement, maison individuelle ; Sara (Sofia Carson), jeune fille amoureuse du beau livreur et réciproquement, mais qui ne se sont jamais vu qu'à travers leur écran de téléphone portable ; Lester (Craig Robinson), le patron de la boite de livraison où travaille Nico ; William (Bradley Whitford) et Piper Griffin (Demi Moore), qui vivent dans une belle maison avec leur fille Emma (Lia McHugh), et qui se livrent à un trafic de bracelet d'immunisé, permettant aux personnes qui en portent de pouvoir se déplacer hors de chez eux sans craindre les forces de sécurité qui quadrillent les villes ; Dozer (Paul Walter Hauser), un ex-soldat paraplégique, qui aide Lester a repérer ses livreurs grâce à des drones ultra-modernes et qui est amoureux de la streameuse May (Alexandra Daddario), qui, elle, fait des vidéos dans lesquelles elle chante d'anciennes chansons et apporte un peu de réconfort aux isolés ; Emmett Harland (Peter Stormare, vu dans Prison Break), patron des forces d'intervention, qui prend un malin plaisir à faire évacuer les malades, affichant clairement son sadisme. La trame principale du film reste bien sûr la relation virtuelle entre Nico et Sara, qui s'avère assez touchante et crédible et qui va atteindre une certaine intensité quand Lita, la grand-mère de Sara qui vit avec elle, tombe malade. Le temps se met alors à s’accélérer pour Nico qui sait bien que les forces d'intervention vont venir chercher Sara et Lita pour les emmener en camp d'isolement. Le charmant livreur va devoir rapidement trouver un bracelet d'immunisé pour tenter d'extraire Sara de chez elle, quitte à lui faire prendre des risques en la mettant au contact du virus. Mouais. Ce qui est dommage avec Songbird, c'est qu'il pèche sur bien des plans, et notamment au niveau de ses personnages justement qui ne sont clairement pas très intéressants et ne servent qu'à meubler l'intrigue et augmenter la durée du film. Le film démarrait plutôt bien, avec des visions de Los Angeles désertique efficaces et un postulat intéressant. La vie cloîtrée des survivants ne donne pas vraiment envie et on espère que l'aspect prophétique du film ne se concrétise pas dans le futur et qu'on va trouver une solution face au Covid-19 et ses mutants. Il y a un aspect anxiogène qui fonctionne au début du film mais on aurait aimé que le réalisateur s'attarde plus sur les camps d'isolements, sur les conditions de vie dans ses camps, sur les ravages du virus. En lieu et place de cela, on suit sans grand intérêt les quelques personnages principaux dans des arcs narratifs secondaires, arcs qui interfèrent certes avec la trame principale mais qui ne passionnent pas vraiment. Le trafic de bracelets ne crée pas vraiment de suspense, les scènes tirent un peu en longueur, le rythme n'est pas des plus dynamiques et on finit par s'ennuyer au final. Bien sûr, les beaux yeux bleus d'Alexandra Daddario viennent nous tirer un peu de notre torpeur mais avouons que son personnage est franchement anecdotique avec pourtant une scène assez glauque entre elle et William Griffin, qui nous rappelle le Blue Velvet de David Lynch. En fait, Songbird n'a pas grand chose à raconter et si la vision fataliste du monde qu'il nous propose est à mettre dans les bons points, tout comme la prestation des acteurs, plutôt bonne malgré les faibles enjeux du scénario, et cette jolie romance, l'ensemble sonne creux et reste superficiel. Dommage.



WE SUMMON THE DARKNESS

WE SUMMON THE DARKNESS
(We Summon the Darkness)

Réalisateur : Marc Meyers
Année : 2019
Scénariste : Alan Trezza
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : Alexandra Daddario, Maddie Hasson, Amy Forsyth, Keean Johnson...


L'HISTOIRE : Alexis, Val et Bev se rendent à un concert de heavy metal, malgré les nombreux meurtres, apparemment liés à un culte satanique, qui endeuillent la région. Sur place, elles font la connaissance de trois garçons, Mark, Ivan et Kovacs, qui rêvent de devenir des stars du rock. Alcool aidant, Alexis propose aux garçons de terminer la soirée chez elle. La soirée ne va malheureusement pas se passer comme prévu...

MON AVIS : Pour son cinquième film, le réalisateur de My Friend Dahmer, Marc Meyers, a choisi de s'orienter vers la comédie horrifique avec We Summon the Darkness. Avec ses nombreuses références au heavy metal (Cliff Burton a droit à son éloge mérité entre autres), avec son casting très sympa (la magnifique Alexandra Daddario en tête évidemment mais aussi Maddie HassonAmy Forsyth ou Keean Johnson, le petit copain d'Alita dans Alita Battle Angel...), avec son humour et ses situations cocasses qui nous font souvent sourire, avec son ambiance satanique 80's et avec l'emploi à contre-courant de Johnny Knoxville, We Summon the Darkness n'essaye pas de péter plus haut que son cul ou de se faire passer pour ce qu'il n'est pas. Avouons-le sans détour, le film de Marc Meyers ne vole pas bien haut et recycle à tour de bras des séquences qu'on a déjà vu dans d'autres films de ce type. Pas de quoi se relever la nuit, c'est sûr. Néanmoins, pour passer 90 minutes pas prise de tête et profiter de la silhouette ultra sexy d'Alexandra Daddario, relookée ici en gothique-girl, pas de quoi se priver de cette sympathique comédie horrifique qui nous permet d'apprécier cette ravissante actrice dans un rôle totalement azimuté et de la laisser exprimer sa folie sans aucune retenue. Il faut la voir péter un câble auprès de ses deux copines et tenter le tout pour le tout de rester en vie. Après une première demi-heure un peu laborieuse, une fois arrivée dans la maison d'Alexis, les scènes dynamiques s'enchaînent sans temps mort et réservent quelques surprises, le tout dans une ambiance festive et déjantée, parsemée de quelques petites éclaboussures sanglantes. Même si We Summon the Darkness est un pur film de divertissement qu'on pourra ranger à côté de Jennifer's Body par exemple, son réalisateur n'en oublie pas de faire la nique à ceux qui critiquent la musique métal ou qui rangent, sans les connaître les fans de ce style de musique dans la catégorie des "psychopathes sataniques" ! En gros, pas sur que Christine Boutin apprécie We Summon the Darkness et c'est tant mieux ! A voir principalement pour se marrer entre pote et si vous êtes fan d'Alexandra Daddario bien sûr ! Ça fait plaisir de la retrouver dans ce type de petite série B bien fun et ça prouve qu'elle n'a toujours pas pris la grosse tête et qu'elle se montre tout aussi à l'aise dans des comédies romantiques, dans des blockbusters à grand spectacle ou dans des films de genre !




CAN YOU KEEP A SECRET ?

CAN YOU KEEP A SECRET ?
(Can you Keep a Secret ?)

Réalisateur : Elise Duran
Année : 2019
Scénariste : Peter Hutchings
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Romance
Interdiction : /
Avec : Alexandra Daddario, Tyler Hoechlin, Kimiko Glenn, Laverne Cox, Sunita Mani...


L'HISTOIRE : Installée dans un avion pour son retour d'un voyage professionnel qui s'est mal passé, Emma Corrigan est prise d'une panique totale lorsque l'appareil subit une vague de fortes turbulences. Au bord de l'hystérie, elle se met à raconter toute sa vie au passager assis à ses côtés, certaine que sa dernière heure est arrivée. Une fois l'avion posé sans encombre à New York, Emma reprend le cours normal de sa vie, entre petit ami ennuyant et collègues de travail irritants. Quand le grand patron de sa boite, Jack Harper, annonce qu'il débarque pour passer quelques journées au contact de ses salariés, c'est le branle-bas de combat pour Emma. Surtout quand elle découvre que son boss n'est autre que le passager de l'avion à qui elle a dévoilé tous ses secrets les plus intimes...

MON AVIS : Ah Alexandra Daddario ! Comment ne pas craquer pour cette actrice aux yeux d'un bleu à faire fondre le plus solide des glaciers et pourvu d'un décolletée qui s'occupera de terminer le travail s'il reste un petit bout de glaçon récalcitrant ? Ayant débuté sa carrière en 2002 dans la série La Force du destin, à l'âge de seize ans, notre belle new-yorkaise s'est ensuite illustrée de façon assez anecdotique dans Les Berkman se séparent (2005), Les Babysitters (2006) et The Attic (2006) avant d'obtenir, en 2010, le rôle d'Annabeth, fille de la déesse Athéna dans Percy Jackson le Voleur de Foudre. Cette même année, on peut la voir dans le film d'horreur Bereavement, dans lequel elle livre une très solide composition. En 2011, elle joue dans la comédie B.A.T. - Bon à Tirer avant de retrouver le rôle d'Annabeth dans Percy Jackson - la Mer des Monstres ou de devoir affronter le terrifiant Leatherface dans Texas Chainsaw 3D, tous deux en 2013. L'année suivante, elle affole tous les mâles de la planète en apparaissant totalement nue dans la série True Détective puis va rejoindre le casting du très sympa Burying the Ex de Joe Dante. Elle enchaîne ensuite film d'action et comédie romantique (San Andreas, The Choice, Baked in Brooklyn, Baywatch, Escale à trois, When We First Met), thriller (Nomis) ou film d'ambiance (We Always Lived in the Castle). En 2019, on la retrouve donc au générique de Can You Keep a Secret ? de la réalisatrice Elise Duran, dont c'est le premier film pour le cinéma. Adaptation d'un roman à succès de Sophie Kinsella, Les Petits Secrets D'Emma, Can You Keep a Secret ? est une pure comédie romantique comme Hollywood en produit à la pelle, interchangeable et ne présentant que peu d'originalité dans son domaine. Reste que la présence d'Alexandra dans le rôle principal lui donne évidemment un intérêt supplémentaire et que sa vision est par conséquent obligatoire si vous êtes fan de la belle demoiselle. Honnêtement, je préfère la voir dans des thrillers ou des films d'action, encore plus dans des films d'horreur (j'attend avec impatience son nouveau film, We Summon the Darkness, qui semble bien prometteur à ce niveau) que dans ce type de comédie lambda, même si elle a aussi le physique de l'emploi, typique de la girl next door qu'on aimerait tous avoir pour voisine, collègue de travail et même petite amie. Elle le prouve encore dans Can You Keep a Secret ? dans lequel elle incarne une fille un peu gourde, faisant gaffe sur gaffe et qui, bien sûr, recherche le grand amour, la personne qui saura voir qui elle est vraiment sans se focaliser sur ses défauts. Bon, déjà, des défauts elle n'en a aucun, c'est quoi ce scénario ? Trêve de plaisanterie, Alexandra se montre très à son aise ici et n'hésite pas à grossier les traits de son personnage pour nous faire rire avec des situations parfois bien concasses qui, j'avoue, m'ont souvent fait sourire par leur aspect décalé et même parfois un peu trash. La scène du début, où elle est paniquée dans un avion pris dans des turbulences horribles (j'aurai déjà fait un arrêt cardiaque pour ma part) et se met à raconter sa vie à un parfait inconnu est très drôle, tout comme la première apparition de son boss, qui n'est donc que ce parfait inconnu. La relation amusante entre les deux personnages fonctionne plutôt bien et la romance s'installe peu à peu, sans qu'elle se montre innovante par contre, on est vraiment dans la romance de base typique, avec ses hauts et ses bas, l'histoire des secrets inavouables étant le grain de sable qui va finir par gripper cette relation amoureuse naissante. Des secrets pourtant bien inoffensifs et qui n'empêchera pas le film de se conclure, évidemment, avec un happy-end attendu. Le couple à l'écran Alexandra Daddario / Tyler Hoechlin est sympathique sans être non plus mémorable (ce n'est pas non plus Julia Roberts / Richard Gere ou Julia Roberts / Hugh Grant par exemple) mais dans l'ensemble, ça passe bien et nos tourtereaux nous offrent de jolis moments de tendresse qui feront fondre les cœurs sensibles. Le film met parfois en avant les soucis financiers de la société gérée par Jack Harper, les problèmes d'entente entre collègues, l'arrivisme au travail et j'en passe, mais au final, tout ça ne sert pas à grand chose si ce n'est à meubler un peu l'intrigue et à ajouter des séquences humoristiques. On appréciera également les tenues totalement extravagantes d'une des amies de l'héroïne, tout comme le comportement ahurissant du petit-ami de cette dernière, fan de jazz et aimant se balader sans pantalon dans l'appartement. On comprend aisément pourquoi elle le largue pour son boss. Can You Keep a secret ? est à réserver avant tout à celles et ceux qui ont apprécié des films comme Bridget Jones par exemple, le personnage joué par Alexandra Daddario nous rappelant d'ailleurs cette dernière. Divertir, ce film n'a aucun autre but et pour peu que vous aimiez les films à l'eau de rose, il remplira parfaitement cet office. Je ne lui en demandais pas plus, mission réussie en ce qui me concerne.


WE HAVE ALWAYS LIVED IN THE CASTLE

WE HAVE ALWAYS LIVED IN THE CASTLE
(We have always Lived in the Castle)

Réalisateur : Stacie Passon
Année : 2018
Scénariste : Mark Kruger
Pays : Etats-Unis
Genre : Drame
Interdiction : /
Avec : Taissa Farmiga, Alexandra Daddario, Crispin Glover, Sebastian Stan...


L'HISTOIRE : Après un drame dans lequel plusieurs membres de sa famille ont trouvé la mort par empoisonnement à l'arsenic, Merricat Blackwood vit recluse dans l'imposante demeure familiale, en compagnie de sa grande sœur Constance, accusée d'être l'auteure du drame mais dont aucune preuve n'a pas établir la responsabilité, et de son oncle Julian, qui passe ses journées dans un fauteuil roulant et qui écrit un livre sur les tragiques événements ayant endeuillé sa lignée. Seule Merricat sort de la maison pour aller faire les courses au village, se confrontant au regard et à la haine des villageois. L'arrivée de Charles, un cousin de la famille, va perturber encore plus l'existence déjà fragile des Blackwood. Ce dernier va devenir l'ennemi de Merricat, qui voit en lui un simple profiteur cherchant à s'accaparer la fortune familiale...

MON AVIS : Ce film, réalisé en 2018 par Stacie Passon, est l'adaptation d'un roman de Shirley Jackson, célèbre romancière spécialisée dans le fantastique et l'horreur, dont le livre Maison Hantée (The Haunting of Hill House) est considéré par Stephen King lui-même comme étant l'un des meilleurs romans fantastiques du XXème siècle. Il a été lui aussi adapté avec brio par Robert Wise en 1963 (La Maison du Diable) puis par Jan de Bont en 1999 (Hantise) et enfin par Mike Flanagan dans la première saison de la série The House on Haunted Hill. Avec We Always Lived in the Castle, Shirley Jackson s'amuse avec les codes de la littérature gothique et les faux semblants pour induire le lecteur en erreur avec cette histoire qui n'est, au final, qu'un drame sans aucune notion de fantastique. L'adaptation de Stacie Passon se montre très fidèle au roman et le film s'amuse, lui aussi, à brouiller les pistes et à nous faire croire des choses qui n'existent pas du tout, comme les possibles pouvoirs de sorcière de Merricat Blackwood, la jeune fille passant son temps à pratiquer d'étranges rituels, enterrant dans le jardin divers objets par exemple, ce qui est censé protéger sa grande sœur Constance pour qui elle voue une affection indéfectible. Le titre même du roman et du film, Nous avons toujours habité dans le château peut également nous mener sur une fausse piste et nous faire croire que Merricat, Constance ou l'oncle Julian sont bel et bien morts également, empoissonnés comme le reste de la famille, et qu'on assiste à des flashbacks vécus par leurs fantômes. Le film distille son aura mystérieuse avec subtilité et le comportement des personnages principaux fait partie prenante de cette ambiance énigmatique. Merricat est interprétée par Taissa Farmiga, vue dans La Nonne et La Mule entre autres. La jeune actrice délivre une solide composition, son personnage, qui est aussi la narratrice de l'histoire, semblant un brin dérangé psychologiquement, avec tous ces curieux rituels qu'elle accomplit, et qui semble vouloir vivre dans un passé, dans une enfance dont elle ne désire pas sortir. Seule personne qui ose s'aventurer hors de la demeure familiale, Merricat est également celle qui doit faire face à l'hostilité des villageois, qui semble vouer une haine farouche aux survivants des Blackwood depuis le drame qui a eu lieu il y a quelques années. Elle-même semble asociale et a des sautes d'humour assez intrigantes. Constance est merveilleusement jouée par Alexandra Daddario, que je ne présente plus ici, et qui, elle, refuse de sortir suite aux accusations concernant le drame familial qui en font la responsable. Elle s'évertue à être une femme de maison parfaite, étant aux petits soins pour Merricat et l'oncle Julian, endossant à la fois le rôle de mère de substitution, de cuisinière, d'infirmière, de femme de ménage et j'en passe. Elle apparaît toujours souriante, rassurante, ce qui semble cacher un traumatisme plus profond. L'oncle Julian (Crispin Glover) n'est pas plus net, ayant apparemment réchappé à la tentative d’empoissonnement, ce qui la laissé cloué dans un fauteuil roulant. Il a décidé de rédiger un livre pour exorciser le drame qui l'a frappé de plein fouet. On a donc un trio de personnages affecté psychologiquement et physiquement par cette tragédie dont on ne connaît pas le véritable auteur, même si on s'en doute un peu. Néanmoins, ces trois là semblent vivre normalement et la haine des villageois n'empêchent pas certaines femmes à venir leur rendre visite, plus par défi que par compassion d'ailleurs. Une vie millimétrée, qui va voir un rouage se gripper avec l'apparition d'un quatrième larron, le cousin Charles (Sebastian Stan) qui va se heurter à l'hostilité de Merricat tout en recevant la bienveillance de Constance. Quelles sont les réelles intentions de Charles, classé dans la catégorie indésirable cupide par Merricat ? On ne le saura pas vraiment mais la propension de cette dernière à croire à ses fantasmes et autres affabulations va conduire à un nouveau drame. En fait, We have always Lived in the Castle est avant tout un récit sur la folie de ses personnages, folie induite par un drame passé et une vie d'ermite. C'est aussi une histoire d'amour forte entre deux sœurs, un peu à la manière de la relation fusionnelle des deux copines du film Créatures Celestes de Peter Jackson. Sous ses aspects de conte gothique, We have always Lived in the Castle se veut plus drame familial et ceux qui s'attendaient à un film de genre en seront au final pour leur frais. Reste un casting bien en place, des décors naturels parfaitement mis en images, de jolis costumes et un mystère qui prend son temps, se distille lentement, avec un certain raffinement. Le rythme est très lent, on a souvent l'impression qu'il ne se passe pas grand chose à l'écran en fait mais le comportement de Merricat est tellement étrange qu'on en vient presque à se demander si tout ne se passe pas dans sa tête. A vous de voir, mais si vous aimez les ambiances feutrées, les non-dits, les rythmes contemplatifs, ça pourrait vous plaire. Typiquement le style de film qui passerait très bien sur M6 en début d'après-midi. Attention à la bande-annonce, qui survend le film en tant que film quasi d'épouvante, avec une musique qu'on n'entend jamais en plus...


NOMIS

NOMIS
(Nomis / Night Hunter)

Réalisateur : David Raymond
Année : 2018
Scénariste : David Raymond
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Thriller
Interdiction : /
Avec : Henry Cavill, Ben Kingsley, Alexandra Daddario, Stanley Tucci, Brendan Fletcher...


L'HISTOIRE : La disparition de plusieurs adolescentes inquiètent les forces de police, dont le lieutenant Marshall, chargé de l'enquête. Dans le même temps, un ancien juge utilise une jeune fille comme appât pour traquer les cyber-prédateurs sexuels. Quand cette dernière disparaît, il va prêter main forte au lieutenant Marshall et à son équipe afin de la retrouver. Cette alliance permet l'arrestation de Simon, un jeune homme attardé mental. Pour Rachel, profileuse, Simon aurait plusieurs personnalités et surtout, il aurait bénéficié de l'aide d'une personne extérieure pour commettre les kidnappings...

MON AVIS : Pour son premier long-métrage, le réalisateur anglais David Raymond embarque du beau monde : Henry Cavill (Man of Steel, The Witcher), Ben Kingsley (Gandhi, La Liste de Schindler), Stanley Tucci (Lovely Bones, Hunger Games), Brendan Fletcher (Freddy contre Jason, Tideland) et la sublime Alexandra Daddario (Texas Chainsaw 3D, Baywatch) font partie du casting de Nomis, thriller réalisé en 2018 mais qui reste inédit dans les salles françaises et qui est aussi connu sous le titre de Night Hunter. Un casting de qualité pour un résultat malheureusement bancal, le film s'empêtrant les pieds dans des clichés vus et revus et dans des références à d'autres films bien connus du public, comme Peur Primale, Le Silence des AgneauxLes Rivières Pourpres ou même Split par exemple. Pourtant, la mise en scène fait le job et Nomis se regarde sans déplaisir mais le sentiment qu'on aurait pu avoir un meilleur suspense, un meilleur thriller, moins convenu et moins tiré par les cheveux ne cesse de nous assaillir durant la vision du film. Le manque de crédibilité de certaines situations ne peut que nous faire sourire : comment, par exemple, un ancien juge devenu vigilante (joué par Ben Kingsley) et pratiquant l'ablation des testicules sur les prédateurs sexuels qu'il piège avec l'aide de sa fille peut-il repartir libre de tout mouvement après son interpellation et la découverte par les enquêteurs de son activité illégale de justicier ? C'est juste hallucinant qu'en 2019, on laisse passer une telle aberration scénaristique. Un scénario qui part également dans un peu trop de directions différentes et qui se complique la vie inutilement, voulant mener le spectateur sur diverses pistes possibles mais qui, au final, finit par le perdre, tout en essayant de retomber sur ses jambes lors de la révélation finale qui n'a rien d'innovante puisque déjà vu précédemment mais qui explique très bien le titre original du film, Nomis, je vous laisse découvrir le pourquoi du comment évidemment. Dans son rôle de flic un brin dépressif devant assumer son divorce et gérer la garde alternée de sa fille, Henry Cavill s'en sort plutôt bien et les scènes plus intimistes dans lesquelles il explique les difficultés de son travail à cette dernière jouent bien sur l'émotion. Dans les scènes d'action, l'acteur fait également du bon boulot. La belle Alexandra Daddario nous fait profiter de ses merveilleux yeux bleus et tente, avec difficulté, d'établir le profil psychologique de Simon (Brendan Fletcher), homme-enfant apeuré atteint de surdité et qui semble posséder plusieurs personnalité, le récent succès de Split n'étant à mon avis pas anodin dans la caractérisation de ce personnage. Le charme de l'actrice joue pour elle et elle semble assez à son aise dans ce rôle, tout comme Fletcher d'ailleurs, qui, s'il n'égale pas la prestation d'Edward Norton dans Peur Primale ou de James McAvoy dans Split, n'en livre pas moins une composition intéressante. Dommage donc que ce joli monde n'ait pas bénéficié d'une histoire plus travaillée car David Raymond sait manier une caméra et nous propose des plans souvent travaillés, parfois efficaces, dont un final sur un lac gelé assez réussi. Mais l'ensemble se montre parfois trop décousu pour emporter notre adhésion totale, on a l'impression de passer du coq à l'âne à de nombreuses reprises, comme si le réalisateur-scénariste était lui même un peu perdu dans les méandres sombres de son scénario. Nomis malgré ses bonnes intentions, rate le coche sans toutefois être honteux. Les amateurs de thriller passeront tout de même un moment agréable devant leur écran mais oublieront assez rapidement le film de David Raymond ensuite... 

* Disponible en DVD et BR chez AB VIDEO



SAN ANDREAS

SAN ANDREAS
(San Andreas)

Réalisateur : Brad Peyton
Année : 2015
Scénariste : Carlton Cuse
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Film catastrophe
Interdiction : /
Avec : Dwayne Johnson, Carla Gugino, Alexandra Daddario, Ioan Gruffudd...


L'HISTOIRE : Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…

MON AVIS : SPECTACULAIRE ! Voici le terme qui définit le mieux San Andreas, film catastrophe mettant en vedette Dwayne Johnson et la belle Alexandra Daddario, qui se retrouveront deux ans plus tard dans Baywatch. Alors oui, il est clair que le film de Brad Peyton ne fait pas dans la finesse, ni dans la psychologie. Le scénario est passe-partout et d'une prévisibilité rare (le héros, en instance de divorce, va évidemment se rabibocher avec sa femme à la fin du film, subjuguée qu'elle est par les exploits qu'il va accomplir durant la tragédie et par la ténacité avec laquelle il veut retrouver leur fille. Pas la peine de râler ou de dire que j'ai fais un méchant "spoiler", on s'en doute d'entrée de jeu...), tout est téléphoné au possible et on s'attend à quasiment tout ce qu'on va voir à l'écran. Mais nom de Dieu, qu'est-ce que le spectacle est jouissif !! Si vous kiffer les scènes de destructions, alors San Andreas va vous combler car tout y passe ! Scènes de panique, immeubles, tours et maisons qui se fissurent, s'effondrent, se disloquent avec bruit et fureur, routes qui se séparent en deux, engloutissant voitures et êtres humains sans distinction, tout n'est que chaos et poussière. Cerise sur le gâteau, un tsunami monstrueux va venir aussi s'inviter à la fête et répandre ses tonnes d'eau sur les décors et les héros du film. Les effets-spéciaux sont assez réalistes, contrairement à pas mal de situations rocambolesques (le premier sauvetage en hélicoptère du début), mais on s'en fout tant le spectacle est généreux et ne regarde pas à l'économie. Bénéficiant d'un rythme des plus énergiques, San Andreas ne nous laisse guère le temps de souffler et balance ses tremblements de terre et ses vagues géantes avec la précision d'un métronome. Dwayne Johnson est fidèle à lui-même avec en plus, un petit côté "émotion" qui fonctionne bien, notamment quand il évoque la mort d'une de ses filles qu'il n'a pu sauver. Alexandra Daddario, quant à elle, continue de nous faire chavirer avec ses beaux yeux bleus et tente vaille que vaille d'échapper à la mort en attendant que son héros de papa ne vienne la chercher dans cet enfer. Elle se donne à fond dans ce grand huit efficace pas prise de tête. Un spectacle régressif peut-être mais personnellement, j'ai jubilé durant 1h54 durant ! Un film que j’achèterai en BR 3D pour me refaire une séance sans souci ! 

NOTE : 5/6



BAYWATCH - ALERTE A MALIBU

BAYWATCH - ALERTE A MALIBU
(Baywatch)

Réalisateur : Seth Gordon
Année : 2017
Scénariste : Damian Shannon, Mark Swift 
Pays : Etats-Unis
Genre : Action, Comédie
Interdiction : /
Avec : Dwayne Johnson, Zac Efron, Alexandra Daddario, Priyanka Chopra, Kelly Rohrbach...


L'HISTOIRE : Le légendaire sauveteur Mitch Buchannon  est contraint de s’associer à une nouvelle recrue, Matt Brody, aussi ambitieux que tête brûlée ! Ensemble, ils vont tenter de déjouer un complot criminel qui menace l'avenir de la Baie…

MON AVIS : Oubliez d’entrée de jeu la série de votre enfance, devenue culte grâce à la présence de David Hasselhoff, Pamela Anderson, Erika Elienak, Yasmine Bleeth ou David Charvet. La version ciné 2017 est une parodie d’action à l’humour très porté en dessous de la ceinture, qui frôle la vulgarité lors de nombreuses scènes. Pas vraiment recommandé aux enfants de moins de dix ans, Baywatch - Alerte à Malibu ne recule devant aucune excentricité, se montre même plus trash que la saga des American Pie ! On rigole assez souvent devant ce spectacle décérébré et irrévérencieux, porté par un casting entièrement dévoué à sa cause et qui n’hésites pas une seconde à verser dans l’autodérision la plus totale, le charismatique Dwayne Johnson en tête. Si les blagues et les répliques portant sur le sexe deviennent un peu lourdingues à la longue, nous faisant frôler l’indigestion, si le scénario n’a rien de révolutionnaire, si la mise en scène abuse de ralenti et d’autres procédés qui font très vidéo-clip, force est de reconnaître que le rythme enlevé du film de Seth Gordon et ses situations rocambolesques font qu’on y prend un malin plaisir et qu’on ne s’ennuie jamais. Si les spectatrices se pavaneront sur les abdos en acier trempé de Dwayne Johnson et de Zac Efron, la gent masculine n’aura d’yeux que pour la plastique divine d’Alexandra Daddario, qui semble s’amuser comme une petite folle dans ses tenues sexy et livre une composition en parfaite adéquation avec le style déjanté du film. Sa collègue, la blondinette Kelly Rohrbach, n’est pas en reste au niveau charisme animal et on imagine bien la bosse dans le pantalon du cameraman qui a du filmer ces deux créatures de rêve sous tous les angles. Pur film estival pas prise de tête, Baywatch remplit son contrat sous peu que vous ne vous attendiez pas à retrouver le charme naïf de la série des années 90. On en est très loin, c’est peu de le dire !  

NOTE : 4/6




BURYING THE EX

BURYING THE EX
(Burying the Ex)

Réalisateur : Joe Dante
Année : 2014
Scénariste : Alan Trezza
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Fantastique
Interdiction : /
Avec : Anton Yelchin, Ashley Greene, Alexandra Daddario, Oliver Cooper...



L'HISTOIRE : Max décide de s'installer avec Evelyn, sa fiancée. Mais plus le temps passe, plus il s'aperçoit qu'il n'a pas vraiment de point commun avec sa dulcinée et que celle-ci, possessive et jalouse, lui impose quotidiennement son mode de vie et ne lui laisse aucune place pour ses passions. Décidé à la quitter, Max voit son projet bouleversé lorsqu'Evelyn est victime d'un accident mortel. Durant sa période de deuil, il fait la connaissance d'Olivia, charmante vendeuse de glace qui a la même passion que lui pour le cinéma d'horreur. Une nouvelle romance commence pour Max. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si Evelyn n'avait décidé de revenir du monde des morts pour faire respecter le voeu qu'elle avait fait de son vivant : vivre éternellement avec lui...

MON AVIS : Joe Dante, on ne le présente plus. Réalisateur de Piranhas, Hurlements, Gremlins, Explorers, L'Aventure Intérieure, Panic sur Florida Beach, Gremlins 2 ou Small Soldiers entre autre, il n'avait plus donné signe de vie depuis 2009 et The Hole quand, en 2014, il revient sur le devant de la scène avec ce Burying the Ex. De son propre aveu, Burying the Ex n'est pas "un grand Joe Dante" mais un film fun qu'il a eu plaisir à mettre en scène. Comédie fantastique destinée à un large public, Burying the Ex est en fait la version long-métrage d'un court réalisé par Alan Trezza, le scénariste. Disposant d'un budget étriqué et d'un délai de tournage avoisinant la vingtaine de jours, Joe Dante a donc eu peu de temps pour parvenir à mettre en scène cette love-story macabre. Il nous présente le pauvre Max (Anton Yelchin) au prise avec deux ravissantes demoiselles (Ashley Greene, échappée de la saga Twilight et la pulpeuse Alexandra Daddario et ses magnifiques yeux bleus, excusez du peu !), dont l'une a deux particularités : être son ex-petite amie et être une zombie ! Honnêtement, ce n'est pas qu'Ashely Greene me laisse indifférent (elle est craquante comme tout dans les Twilight) mais se prendre des litres de vomi dans le visage ou l'embrasser alors qu'elle a des dents pourries et des mouches qui lui tournent autour suite à un état de putréfaction qui ne cesse de progresser, très peu pour moi, la nécrophilie n'étant pas encore dans mes intentions ! Ni dans celle du héros d'ailleurs, qui ne voit pas d'un très bon œil cette résurrection d'outre-tombe ! On comprend alors aisément qu'il en pince plus pour celle qui a fait tourner la tête de Woody Harrelson (et de milliers de spectateurs masculins d'ailleurs) dans la série True Détective, à savoir Alexandra Daddario, la cousine de Leatherface dans Texas Chainsaw 3D ou la copine de Percy Jackson dans les films du même nom. La belle brune a en plus pour elle d'être une "geek" passionnée par le cinéma d'horreur, tout comme Max qui n'en revient pas d'avoir une copine qui a les mêmes passions que lui. Parce qu'avec son ex, il ne voyait pas vraiment la vie en rose. Hormis le sexe, Evelyn était une maniaque de l'écologie, du tri sélectif, connaissant tous les ingrédients néfastes à ne pas consommer et qui se permettait de repeindre tout l'appartement en vert sans rien demander à son compagnon, pliant et remisant dans un tiroir ses affiches de films fantastiques préférés, durement acheté en import ! Les lecteurs de ce blog comprendront donc aisément qu'il veuille mettre fin à une romance qui ne marche en fait que dans un sens. Ce postulat de départ permet à Joe Dante d'aligner les séquences légères façon comédie pour ados avec un certain talent et de multiplier des dialogues souvent amusants et qui m'ont fait en tout cas bien marrer. Le personnage du demi-frère de Max, interprété par Oliver Cooper (Projet X), est l'archétype même du gros lourdingue de service et il nous offrira également des scènes bien déjantées, à l'image de son plan pour éliminer la Evelyn ressuscitée. Parsemant son film de références aux séries B qu'il vénère (une télé diffuse Plan 9 from Outer Space d'Ed Wood, on aperçoit des tas de posters cultes dans le magasin de Max ou celui d'Olivia, dont la magnifique affiche française de La Nuit du Loup-Garou), Joe Dante met tout en oeuvre pour nous offrir un spectacle décérébré et plaisant, tournant le dos aux restrictions budgétaires pour se concentrer sur l'essentiel : les personnages, l'histoire et une bonne dose d'humour noir. Alors bien sûr, Burying the Ex n'a pas la trempe des anciens films de Joe Dante. Mais il se montre généreux, distrayant, franchement fun, possède une belle mise en scène et s'avère être un pop-corn movie parfait pour passer une bonne soirée un samedi soir. A ranger à côté de Warm Bodies ou Zombie Honeymoon !

NOTE : 4/6


PERCY JACKSON : LA MER DES MONSTRES

PERCY JACKSON : LA MER DES MONSTRES
(Percy Jackson : Sea of Monsters)

Réalisateur : Thor Freudenthal
Année : 2013
Scénariste : Marc Guggenheim
Pays : Etats-Unis
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Logan Lerman, Alexandra Daddario, Brandon T. Jackson, Leven Rambin, Douglas Smith ...


L'HISTOIRE : Percy Jackson ne sent pas vraiment l’âme d’un héros. Même s’il a déjà sauvé le monde, ce demi-dieu se demande si ce n’était pas tout simplement un coup de bol extraordinaire. Lorsqu’il découvre que son demi-frère est un monstre, il commence même à penser qu’être le fils de Poséidon est peut-être une malédiction. Mais il ne va pas avoir le temps de méditer sur le sujet car la barrière de protection divine qui protège le Camp des Sang-Mêlé est attaqué par une horde de monstres mythologiques, menaçant de détruire le sanctuaire des demi-dieux. Pour sauver leur seul refuge, Percy et sa bande doivent se lancer à la recherche de la légendaire Toison d’Or. Leur périple va les conduire dans une odyssée à hauts risques sur les eaux inexplorées et mortelles de la Mer des Monstres, plus connue des humains sous le nom de Triangle des Bermudes. Ils devront faire face à d’incroyables créatures fantastiques : d’un taureau mécanique cracheur de feu, à des créatures des mers terrifiantes, en passant par des cyclopes géants. Et même d’autres demi-dieux à la loyauté douteuse. Les enjeux sont plus importants que jamais : si Percy échoue, le Camp des Sang-Mêlé disparaîtra à jamais et l’Olympe s’effondrera...

MON AVIS : Seconde aventure de Percy Jackson après Le Voleur de Foudre qui était franchement plus réussi que prévu. Soyons honnête : ce deuxième épisode baptisé La Mer des Monstres lui est inférieur sur de nombreux points. Parmi les bémols, je citerai des effets-spéciaux numériques pas toujours au top (le taureau d'acier au début, le cheval hippocampe et surtout le Titan Cronos à la fin, qu'on croirait sortit tout droit d'un jeu vidéo), un manque de scènes d'action vraiment percutantes (le film est présenté comme un blockbuster quand même, on en est loin en fait...) et surtout une grosse tromperie sur la marchandise au niveau du titre lui-même ! Car si je ne m'abuse, il est bien écrit "la mer DES monstres" hors dans la mer, je n'en ai compté qu'un seul et la séquence dure 10 minutes à tout casser ! Y'aurait pas un peu de foutage de gueule  à ce niveau non ? Heureusement que les jolis yeux bleus d'Alexandra Daddario sont là pour nous faire oublier ces lacunes. Hormis celà, on apprécie de retrouver les principaux protagonistes du premier épisode, qui vont devoir cette fois-ci retrouver la fameuse Toison d'Or. Percy Jackson : La Mer des Monstres, malgré ses défauts, reste un spectacle assez divertissant qui devrait réjouir avant tout les plus jeunes et les ados, cible principale du film. On ne s'ennuie pas même si on aurait aimé voir des périples un peu plus épiques. Sûrement que le succès en demi-teinte au box-office du Voleur de Foudre est pour beaucoup dans cette réalisation tournée à "l'économie". Reste une utilisation de la mythologie assez sympa, un scénario qui tient la route mais qui se montre un peu fainéant tout de même, des acteurs à leur place et une ambiance bon enfant qui font qu'on trouve un certain plaisir à visionner ces aventures fantastiques non dénuées d'humour mais qui manquent d'originalité et surtout de folie et d'ampleur. Il faudra mettre la barre bien plus haute si troisième épisode il y a et surtout allonger la monnaie messieurs les producteurs...

NOTE : 3/6



MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 3D

MASSACRE A LA TRONÇONNEUSE 3D
(Texas Chainsaw 3D)

Réalisateur : John Luessenhop
Année : 2013
Scénariste : Adam Marcus, Debra Sullivan, Kirsten Elms
Pays : Etats-Unis
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans (?)
Avec : Alexandra Daddario, Trey Songz, Scott Eastwood, Tania Raymonde, Dan Yeager...


L'HISTOIRE : Heather Miller apprend qu'elle a été adopté et qu'elle vient d'hériter de la maison de sa grand-mère qui vient de décéder. Avec ses amis, elle se rend à Newt, dans le Texas, pour prendre possession de son bien. La jeune fille va découvrir les terribles secrets de sa véritable famille et faire la connaissance de son cousin, Jed Sawyer, connu dans le pays sous le nom de Leatherface...

MON AVIS : Ce film est la suite directe du Massacre à la tronçonneuse de 1974. Exit donc le numéro 2, 3, 4, le remake de 2003 et sa suite. Le long métrage de John Luessenhop démarre d'ailleurs par les scènes de meurtres du film de Tobe Hooper et enchaîne directement avec la police qui débarque à la ferme suite aux déclarations de Sally Hardesty, l'unique survivante du massacre du 18 août 73. Déjà à ce niveau on sent que le film ne va pas être terrible puisqu'on nous présente des tas de personnages inconnus au bataillon dans le film de 74. Bref. Une fois l'introduction terminée, place à la nouveauté et à la mésaventure d'Heather Miller, membre de la famille des bouchers psychopathes mais qui ne le sait pas encore. La jeune femme est superbement interprétée par Alexandra Daddario, qu'on avait déjà vu dans Percy Jackson. Brune, un corps de rêve, des yeux à tomber et un sourire à damner tous les saints. C'est certainement le gros point positif de ce Massacre à la tronçonneuse 3D. Parce que bon, les événements présentés ne différencient pas ce film des autres épisodes de la saga et on se retrouve avec un banal film d'horreur mettant en scène des jeunes citadins en proie à un tueur terrifiant. Honnêtement, le remake de 2003 et sa suite sont largement au dessus de ce film en terme d'ambiance et de qualité. Bourré de clichés, passablement ennuyeux certaines fois, Massacre à la tronçonneuse 3D a bien du mal à convaincre dans sa globalité et il n'apporte rien à la mythologie de la famille tronçonneuse. Leatherface n'est absolument pas charismatique et même s'il nous offre un découpage en règle d'un des personnages, force est de constater qu'il n'a aucune personnalité et se contente d'être un boogeyman comme on en a tant vu. Le film n'apporte aucune fraîcheur et ne se montre original en rien et on regarde les images défilées devant nos yeux un peu lobotomisé par ce spectacle guère enthousiasmant. Nos yeux s'illuminent d'un coup quand la chemise d'Alexandra Daddario se voit déboutonnée et qu'on devine ce qu'il y a en dessous. Mais est-ce bien pour ça qu'on a enclenché ce film dans notre lecteur ? Décevant.

NOTE : 2/6



PERCY JACKSON : LE VOLEUR DE FOUDRE

PERCY JACKSON : LE VOLEUR DE FOUDRE
(Percy Jackson and the Olympians : The Lightning Thief)


Réalisateur : Chris Columbus
Année : 2010
Scénariste : Craig Titley, d'après l'oeuvre de Rick Riordan
Pays : Etats-Unis, Canada
Genre : Fantastique
Interdiction : /
Avec : Logan Lerman, Alexandra Daddario, Brandon T. Jackson, Pierce Brosnan, Uma Thurman, Jake Abel


L'HISTOIREUn jeune homme découvre qu'il est le fils du dieu Poséïdon et qu'il est accusé par Zeus de lui avoir dérobé son éclair divin. Il s'embarque, avec l'aide d'un satyre et de la fille d'Athéna, dans une dangereuse aventure pour tenter de retrouver l'éclair et éviter une terrible guerre entre dieux, qui provoquerait le chaos sur la Terre. Sur sa route, il devra affronter une horde d'ennemis mythologiques bien décidés à le stopper...

MON AVIS : Adapté du premier roman de la saga issue des écrits de Rick Riordan, qui en comprend cinq, Percy Jackson : Le Voleur de Foudre est un spectaculaire divertissement familial qui réjouira aussi bien les enfants que les parents. Réalisé par l'un des spécialistes de ce type de film, Chris Columbus, qui oeuvrait auparavant en tant que scénariste (on lui doit les scénarios de Gremlins, Les Goonies ou Le secret de la Pyramide dans les années 80), le film nous plonge dans l'univers de la mythologie grecque, mais adapté à notre époque. Les Dieux habitent désormais en haut de l'Empire State Building, et les créatures issues du bestiaire de cette mythologie se dissimulent sous une apparence humaine. Le pauvre Percy devra affronter avec ses amis tout un bataillon de monstres pour arriver au bout de sa quête : Furie, Minotaure, Hydre de Lern, chiens des Enfers et la terrible Méduse sont au rendez-vous, bénéficiant d'effets-spéciaux fort réussis. Aventure, héroïsme, combats, romance et humour sont savamment mélangés et on prend un réel plaisir à suivre le jeune Percy Jackson dans ses divines aventures. 

NOTE : 4/6