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PHANTASM 3

 

PHANTASM 3
(Phantasm 3 - Lord of the Dead)


Réalisateur Don Coscarelli
Année : 1994
Scénariste : Don Coscarelli
Pays USA
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : A. Michael Baldwin, Reggie Bannister, Angus Scrimm, Bill Thornbury...


L'HISTOIRE : Après son combat contre le Tall Man, Mike se retrouve à l'hôpital, dans le coma. Ses rêves parviennent à le réveiller alors qu'il se fait attaquer par une infirmière mort vivante. Reggie réussit à le sauver mais le Tall Man parvient à le kidnapper de nouveau. Reggie n'a d'autre solution que de se lancer à la poursuite du croque-mort. En cours de route, il rencontrera Tim, un jeune garçon débrouillard dont le Tall Man a tué sa famille et Rocky, une jeune femme noir adepte des arts-martiaux. Au péril de leur vie, tous trois vont traquer le Tall Man pour retrouver Mike...

MON AVIS : Après un premier volet paru en 1979 qui se montrait fort original et possédait une ambiance onirique qui le différenciait des autres productions de l'époque puis une suite somme toute anecdotique en 1988 qui se voulait un produit de son époque et jouait donc sur une action plus nerveuse et une surenchère dans le démonstratif, la saga Phantasm se dote d'un troisième épisode en 1994, toujours sous l'égide de son créateur, Don Coscarelli. Si le personnage de Mike était joué par un acteur différent dans Phantasm 2, on retrouve enfin dans ce troisième volet A. Michael Baldwin, soit le Mike de 1979, avec 15 ans de plus au compteur. Et c'est un bon point pour le film car James Le Gros manquait cruellement de charisme dans la suite de 1988. Un autre acteur du film de 1979 fait aussi son retour, c'est Bill Thornbury, qui joue Jody, le grand frère de Mike. Mais il est censé être mort me direz-vous et vous aurez raison ! Mais il est ici sous forme d'apparence spectrale pour proférer des conseils à son petit frère et il sera même présent sous la forme d'une sphère volante ! Car oui, on va en apprendre un peu plus sur les fameuses sphères du Tall Man dans Phantasm 3 et ça, c'est plutôt cool ! Reggie Bannister (Reggie) et Angus Scrimm (le Tall Man) complètent le casting ce qui fait 4 acteurs du film de 1979 ici ! Et puis il y a quelques nouveaux, à commencer par le jeune Kevin Connors qui joue Tim et Gloria Lynne Henry qui interprète Rocky, une adepte du nunchaku. L'idée d'adjoindre un jeune garçon à Reggie nous fait penser au film de 1979 bien sûr, quand Mike n'était encore qu'un ado. Sauf que Tim est largement plus débrouillard dans le domaine de la survie, en témoigne la séquence dans laquelle un trio de punks s'introduit dans sa maison, qu'il a truffée de pièges façon 36-15 code Père-Noël pour saisir l'idée ! D'un niveau général, Phantasm 3 est dans la veine de Phantasm 2, à savoir un film qui mise plus sur l'action et le divertissement que sur l'atmosphère fantasmagorique du premier film. Néanmoins, j'ai trouvé que niveau rythme, ça fonctionnait mieux ici que dans le film de 1988, même si tout n'est pas exempt de défauts. L'adjonction d'un gosse au côté de Reggie m'a fait un peu peur au début mais au final, ça passe bien et il n'est pas trop envahissant ni trop tête à claques. Par contre, pour l'adepte du combat à coup de nunchaku, j'ai trouvé ça un peu too much, il en va de même pour le trio de punks qui deviendront des morts vivants un peu ridicules, ça dénote un peu dans l'univers proposé je trouve. Certes, ça permet d'avoir quelques effets de maquillage sympatoches à l'écran ainsi que d'exploiter la thématique des sphères dont on nous dévoile donc une nouvelle facette ici, je vous laisse la surprise. Reggie, comme à son habitude, se la joue un brin macho, un brin séducteur et, comme à son habitude, se mettra dans de beaux draps à cause de son attirance pour la gent féminine ! Sacré Reggie ! Un personnage attachant en fait mais à qui on mettrait parfois quelques baffes pour qu'il arrête de faire des bêtises ! On pourra trouver que la saga Phantasm se montre un peu redondante dans ce qu'elle propose à l'écran (l'attaque incontournable des sphères par exemple...) mais c'est aussi ce qui fait son charme. Angus Scrimm se montre plus démonstratif dans ce troisième chapitre, un peu plus causant aussi, et on découvre quelques nouveautés concernant son trafic de cadavres et comment il les transforme en esclaves-nains. Par contre, on pourra trouver un peu tiré par les cheveux la méthode pour le contrer, que le réalisateur justifie par un flashback issu du premier film et qui n'est pas vraiment très pertinent. Passons. Les décors, notamment d'un gigantesque funérarium, sont toujours bien mis en valeur, la mise en scène est correcte, il y a des idées, des maladresses aussi, un côté un peu kitsch mais personnellement, j'ai plus apprécié ce Phantasm 3 que le précédent.

 

PHANTASM 2

 

PHANTASM 2
(Phantasm 2)


Réalisateur Don Coscarelli
Année : 1988
Scénariste : Don Coscarelli
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -12 ans
Avec : James Le Gros, Reggie Bannister, Angus Scrimm, Paula Irvin...


L'HISTOIRE : Après les curieux événements qui l'ont fait affronter le Tall Man, Mike a été placé en institut psychiatrique. Il en sort sept ans plus tard et retrouve Reggie, qui, lui aussi, croit que tous les événements n'ont eu lieu que dans l'esprit de son ami. Mike prouve à Reggie que toutes les tombes du cimetière de Morningside sont vides et lui explique qu'il est connecté à Liz, une jeune fille qui serait aussi la cible du Tall Man. Les choses évoluent pour Reggie quand les nains esclaves du Tall Man s'en prennent à lui et font exploser sa maison. Il décide enfin de croire Mike et de l'aider à traquer le Tall Man à travers le pays...

MON AVIS : Après avoir très agréablement surpris les amateurs de cinéma fantastique en 1979 avec Phantasm, œuvre étrange et originale, Don Coscarelli attendra neuf ans avant de livrer une suite aux mésaventures de Mike et de son ami Reggie, ayant entre-temps mis en scène un classique de l'héroic fantasy avec Dar l'Invincible en 1982. Réalisé en 1988, Phantasm 2 se veut clairement un produit de son époque et se différencie assez fortement du film original, reléguant l'ambiance onirique et étrange qui faisait tout le charme du premier Phantasm à l'arrière-plan pour mieux coller aux aspirations des films de la fin des années 80, qui réclamaient plus d'action et plus de surenchère. Au casting de Phantasm 2, on note un changement d'acteur puisque Mike n'est plus interprété par A. Michael Baldwin (qui reprendra ce rôle dans Phantasm 3) mais par James Le Gros, acteur sans charisme aucun ici et qui tire le film vers le bas. On retrouve par contre Reggie Bannister dans le rôle de Reggie, avec une sérieuse mise en avant puisque ce personnage devient le vrai rôle principal du film, ainsi que le célèbre Angus Scrimm, toujours dans la peau du ténébreux Tall Man. L'actrice Paula Irvin vient compléter le casting en interprétant Liz, une jeune fille poursuivie elle aussi par le Tall Man et qui semble posséder un lien psychique avec Mike. Ce dernier, une fois Reggie convaincu de ses dires, va donc tout faire pour retrouver Liz et mettre fin aux agissements du Tall Man, qui ne perd pas de temps en palabres de son côté puisqu'il dépouille les cimetières de nombreuses villes de la région, laissant les tombes totalement vides. Comme dit plus haut, Phantasm 2 va se montrer un peu plus énergique que son prédécesseur, ce qui ne sera pas forcément une qualité puisqu'on y perd toute l'atmosphère fantasmagorique. Qui plus est, malgré cette direction dans l'action, j'ai trouvé le film un peu ennuyant la plupart du temps, comme quoi. On assiste tout de même à quelques scènes bien sympathiques, comme celle du prêtre qui se voit stranguler et pendu par sa chaîne à crucifix ou celles qui mettent en scènes la fameuse sphère volante, qui, surenchère oblige donc, se voit dotée de deux copines. Trois sphères au compteur donc, avec chacune leur petite spécificité : on a la foreuse de crâne classique, la seconde possède une sorte de lame rotative tranchante et la troisième verse clairement dans la science-fiction avec une fonction laser ! Cool ! Le Tall Man, pas spécialement bien mis en avant je trouve, se pare d'un humour noir à la Freddy et balance quelques répliques façon boogeyman. Mike et Reggie se voient affubler d'un lance-flammes pour le premier et d'un fusil à pompe modifié et d'une tronçonneuse pour le second, ce qui nous vaudra quelques explosions et affrontements plus toniques, avec des dégâts plus spectaculaires en terme visuel, laissant l'équipe des effets spéciaux se faire plaisir. Si Phantasm 2 reste soignée visuellement, l'orientation 80's le dessert un peu au final, même si on ne boudera pas son plaisir de retrouver le Tall Man (dont on ne saura rien de plus dans ce second volet de la saga) et ses sphères tueuses. Une suite tardive pas spécialement utile mais qui a le mérite d'exister et d'étendre l'univers créé en 1979 donc, pourquoi pas...

      

PHANTASM

 

PHANTASM
(Phantasm)


Réalisateur Don Coscarelli
Année : 1979
Scénariste : Don Coscarelli
Pays : USA
Genre : Horreur
Interdiction : -16 ans
Avec : A. Michael BaldwinBill Thornbury, Reggie Bannister, Angus Scrimm...


L'HISTOIRE : Le jeune Mike découvre qu'il se passe des choses curieuses dans le funérarium de sa ville. Son enquête va le confronter à de drôles de nains encapuchonnés ainsi qu'au Tall Man, le croque mort du funérarium. Parvenant à amasser des preuves, Mike réussit à convaincre son grand-frère Jody, ainsi que Reggie, leur ami marchand de glaces, à l'aider à percer le mystère qui entoure le funérarium, sans se douter que leurs vies sont désormais en danger...

MON AVIS : Le réalisateur Don Coscarelli n'a pas une très grosse filmographie. Parmi ses films les plus connus, on peut citer l'excellent Dar l'Invincible en 1982, Bubba Ho-Tep en 2002 ou John dies at the End en 2012. Et puis, bien sûr, les œuvres qui composent la saga Phantasm. Il est assez rare qu'un seul réalisateur soit à la tête de tous les films d'une saga horrifique. Même si ce n'est pas tout à fait le le cas avec Don Coscarelli, ce dernier a tout de même mis en scène quatre films sur cinq, tournés respectivement en 1979, 1988, 1994 et 1998, ce qui est assez rare pour le souligner. Le cinquième et dernier épisode en date a été réalisé en 2016 par David Hartman, avec Coscarelli au scénario. Mais revenons sur le film qui nous intéresse ici, à savoir Phantasm de 1979 donc. Avec sa sublime affiche française, son interdiction aux moins de 18 ans (à l'époque) et son prix du jury au festival d'Avoriaz, Phantasm a de quoi intriguer l'aficionados de cinéma fantastique. Qui plus est, son scénario assez obscur, et qui laisse beaucoup de questions en suspens, participe pleinement à donner un réel intérêt à ce film. Car oui, des questions, on va s'en poser plein durant le visionnage de Phantasm et oui, la plupart ne trouveront pas de réponses. Par exemple : qui est réellement ce Tall Man, interprété à cinq reprises par Angus Scrimm ? Une photo en noir et blanc trouvée par le jeune héros du film nous laisse à penser qu'il est présent sur Terre depuis... des siècles ! Pourquoi transforme-t-il les défunts en nains et que vont faire ces derniers dans une sorte d'autre dimension ? Servir d'esclaves comme il est suggéré dans le film ? Mais d'esclaves pour qui ? Mystère. Autre question, d'où vient la fameuse sphère perforatrice de crâne, devenu l'emblème de la saga et qui semble servir de gardien, protégeant la porte menant à l'autre dimension ? Pourquoi le sang du Tall Man est jaune ? Phantasm joue dans la cour du pur fantastique, parfois un peu Lovecraftien, et réserve bien des surprises au spectateur, qui pourra être un peu perdu dans cet univers original et bien étrange. Si la scène de la sphère volante est restée dans toutes les mémoires, on essaiera d'oublier celle du doigt tranché qui devient une sorte de mouche surdimensionné façon peluche dont le réalisme est proche du néant. Impossible par contre de zapper l'excellent thème musical composé par Fred Myrow et Malcolm Seagrave et qui est incontournable quand on parle de Phantasm. Alors oui, je trouve que le film de Don Coscarelli n'est pas exempt de menus défauts : un montage parfois un peu déstructuré, un manque de budget évident (ce qui explique la fameuse mouche en peluche...), un rythme pas toujours très nerveux. Mais à côté de ça, on a une mise en scène travaillée, des idées à revendre, un mélange réel / irréel bien pensé, un Angus Scrimm étonnant dans son rôle de boogeyman inquiétant, un climat d'étrangeté qui fonctionne la plupart du temps, des décors efficients (l'intérieur du funérarium entre autres...) et un casting des plus corrects. Du vrai fantastique qui mérite d'être redécouvert...

  

DAR L'INVINCIBLE

DAR L'INVINCIBLE
(The Beastmaster)


Réalisateur : Don Coscarelli
Année : 1982
Scénariste : Don Coscarelli, Paul Pepperman
Pays : Etats-Unis
Genre : Heroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Marc Singer, Tanya Roberts, Rip Torn, John Amos, Josh Milrad, Rod Loomis


L'HISTOIRE : Le Roi Zed banni de son royaume le sorcier Maax, un fanatique adepte du sacrifice d'enfants. Pour se venger, Maax envoie une de ses sorcières extraire l'enfant que la femme du Roi porte en elle pour l'offrir en sacrifice. Un paysan, témoin de la scène, parvient à la tuer et à sauver le nouveau né, qu'il adopte et baptise Dar. Il lui apprendra le maniement des armes, les techniques de combats et découvrira que son fils adoptif possède le pouvoir de communiquer avec les animaux. Devenu adulte, Dar échappe de justesse au massacre de tous les habitants de son village par les Juns, une race de guerriers barbares. Décidé à venger son peuple, Dar se lance dans un long voyage pour aller anéantir ses ennemis. En chemin, il ralliera à sa cause divers animaux, tel un aigle, deux mangoustes et un somptueux tigre noir, qui deviendront ses yeux, sa ruse et sa force. Il fera également la connaissance de la jolie Kiri. Voulant la libérer de sa condition d'esclave,  Dar devra faire face à Maax et affrontera de multiples dangers avant de se retrouver enfin face aux Juns...

MON AVIS :  Revoir plus de quarante ans après l'un des tous premiers films vus au cinéma (j'avais 8 ans à l'époque) fait toujours son petit effet, mélange d'excitation mais aussi de peur, car les beaux souvenirs que l'on peut avoir d'un film vu enfant peuvent vite s'estomper pour laisser la place à une vraie désillusion en constatant que l'oeuvre qui nous avait marqué s'avère être en fait un mauvais nanar. Fort heureusement, ce n'est pas le cas de Dar L'invincible ! Issu de la vague des films surfant sur le succès de Conan le Barbare, le film de Don Coscarelli, réalisateur qui nous avait donné l'excellent Phantasm en 79, s'avère être l'une des meilleures copies du classique de John Milius. Même si Marc Singer n'a pas la carrure d'Arnold Schwarzenegger, son corps athlétique lui suffit à imposer son personnage, malgré des expressions du visage un peu limité. Mais ne boudons pas notre plaisir puisque de biens belles surprises nous attendent dans cette grande aventure. On a pèle-mêle et sans exhaustivité : un méchant sorcier qui n'hésite pas à lancer des jeunes enfants dans un brasier, la superbe Tanya Roberts avec ses yeux bleus turquoise à tomber, des sables mouvants, des hommes chauve-souris qui ingurgitent leurs victimes dans leurs ailes, une bague qui s'ouvre pour laisser apparaître un œil permettant au sorcier de localiser Dar et ses amis, des hommes transformés en machine à tuer grâce à un étrange liquide vert qui leur ronge le cerveau et annihile les peurs, des combats à n'en plus finir, de superbes décors, de la magie, des animaux que Dar peut contrôler (mangoustes, aigle, tigre noir entre autres), de l'héroïsme, de l'amour et un combat final explosif ! Bon, ok, j'avoue qu'il y'a quelques petites longueurs parfois et le film aurait peut-être gagné à être raccourci d'un bon quart d'heure. Mais dans l'ensemble, c'est un vrai spectacle de divertissement, de l'Héroïc-Fantasy de qualité et quand on voit des nanars comme Conan le Destructeur ou Yor le chasseur du futur, on se dit que Dar L'invincible se classe largement dans le haut du panier de ce genre de film. Vraiment pas déçu de l'avoir revu !