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TERMINATOR GENISYS

TERMINATOR GENISYS
(Terminator Genisys)

- Visionné en BR 3D -

Réalisateur : Alan Taylor
Année : 2015
Scénariste : Laeta Kalogridis, Patrick Lussier
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Arnold Schwarzenegger, Jason Clarke, Emilia Clarke, Jai Courtney, J.K. Simmons...


L'HISTOIRE : Le leader de la résistance John Connor envoie le sergent Kyle Reese dans le passé pour protéger sa mère, Sarah Connor et préserver l'avenir de l’humanité. Des événements inattendus provoquent une fracture temporelle et Sarah et Kyle se retrouvent dans une nouvelle version du passé. Ils y découvrent un allié inattendu : le Guardian. Ensemble, ils doivent faire face à un nouvel ennemi. La menace a changé de visage...

MON AVIS : Mal reçu par le public et les critiques à l'époque de sa sortie, Terminator Genisys a pourtant pas mal d'éléments qui lui assure un bon potentiel : le retour d'Arnold Schwarzenegger dans la franchise après son absence dans Terminator renaissance en 2009 ; la présence de la charmante Emilia Clarke, célèbre Mère des Dragons dans la série Game of Thrones ; un scénario plutôt malin qui s'amuse à mélanger des références provenant de Terminator et Terminator 2 ; une séquence d'introduction titanesque nous montrant un combat à grande échelle entre humains et machines, séquence ultra jouissive pour tout fan de la saga, avec des tas d'exosquelettes de Terminator en action ; la présence de Jason Clarke en John Connor ou bien encore le mélange des différents modèles de Terminator. Et d'autres choses, comme des effets-spéciaux et visuels franchement au top par exemple. On appréciera particulièrement le fait de voir des scènes entières de deux classiques de James Cameron être rejouées quasi à l'identique dans ce Terminator Genisys, dialogues cultes compris. Petit bémol, l'apport d'un humour pas vraiment le bienvenu vient amoindrir le propos. La scène dans laquelle notre bon vieux Schwarzy sourit comme un benêt ne m'a fait qu'esquisser un sourire et j'ai même trouvé ça triste pour le personnage emblématique du T-800. Autant les hasta la vista baby et autre I'll be back de Terminator 2 passaient comme une lettre à la poste, autant l'humour dans ce cinquième volet devient parfois handicapant. Reste que le mélange de toute la mythologie n'est pas désagréable à regarder, si on apprécie de voir des T-800, des T-1000 et d'autres modèles de Terminator se foutre sur la gueule durant deux bonnes heures. Les scènes d'action, mises en scène de façon plus que correctes, se révèlent assez spectaculaires, notamment celle sur le pont de San Francisco. Point le plus intéressant du film, son scénario, assez complexe, qui joue sur les voyages dans le temps et les boucles temporelles qui peuvent changer le passé, le présent et le futur ! Quand on se retrouve en 1984, on croit revivre le début de Terminator mais d'un coup, on comprend qu'on se trouve dans une variation alternative de ce qu'on croyait connaître ! Ingénieux ! Quasiment tout le film est bâti sur cette vision alternative d'une histoire connue de tous et c'est vraiment plaisant d'être pris à rebrousse poil par rapport à ce qu'on s'attend à voir. Un conseil tout de même : n'allez pas pisser pendant le film ou faites "pause", sinon, vous risquez d'être paumés ! Si Arnold reprend son rôle de gentil T-800, le poids des années en plus (l'acteur avait 68 ans lors du tournage), c'est Emilia Clarke qui endosse celui de Sarah Connor. La jeune actrice se montre vraiment convaincante dans ce rôle de femme forte qui ne contrôle pas sa propre vie et même si on a toujours à l'esprit les prestations mémorables de Linda Hamilton, on peut dire que la jeune actrice britannique s'en sort haut la main. Il en va de même pour le reste du casting : le choix de Lee Byung-Hun pour jouer le T-1000 en lieu et place de Robert Patrick s'avère payant, l'acteur coréen réussissant à reproduite l'incroyable gestuelle mise en place par l'acteur original dans Terminator 2. Je suis un peu plus mitigé vis à vis du choix de Jai Courtney pour remplacer Michael Biehn dans le rôle de Kyle Reese, la faute à sa carrure nettement plus balèze et imposante que celle de l'acteur original, qui était plutôt chétif et fluet. On perd énormément en fragilité et on ressent vraiment moins d'empathie pour lui. Par contre, les choix scénaristiques concernant John Connor vont en surprendre plus d'un, en bien ou en mal, à vous de voir. Dommage en fin de compte que Terminator Genisys n'a pas convaincu un large public car ce n'est vraiment pas un mauvais film, loin de là. Le détournement des éléments de base mis en avant dans les deux premiers volets de la saga est fait de manière intelligente et respectueuse et le spectacle se montre généreux. On peut trouver au film un petit côté pop-corn movie badass, tant on est loin de la noirceur et du sérieux du premier Terminator par exemple. Mais honnêtement, le film se savoure encore plus à la seconde vision, la présence radieuse d'Emilia Clarke illumine chaque scène où elle apparaît, le plaisir de revoir Schwarzy dans le rôle qui a fait littéralement décoller sa carrière est intact et niveau action, le cahier des charges est rempli à ras bord. Un film a réévaluer et qui mérite vraiment mieux que sa triste réputation.






TERMINATOR : DARK FATE

TERMINATOR : DARK FATE
(Terminator : Dark Fate)

Réalisateur : Tim Miller
Année : 2019
Scénariste :  David S. Goyer, Justin Rhodes, Billy Ray
Pays : Etats-Unis, Chine, Espagne, Hongrie
Genre : Science-fiction
Interdiction : /
Avec : Linda Hamilton, Arnold Schwarzenegger, Mackenzie Davis, Natalia Reyes...


L'HISTOIRE : De nos jours à Mexico. Dani Ramos, 21 ans, travaille sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Celle-ci voit sa vie bouleversée quand elle se retrouve soudainement confrontée à 2 inconnus : d’un côté Gabriel, une machine Terminator des plus évoluées, indestructible et protéiforme, un « Rev-9 », venue du futur pour la tuer ; de l’autre Grace, un super-soldat génétiquement augmenté, envoyée pour la protéger. Embarquées dans une haletante course-poursuite à travers la ville, Dani et Grace ne doivent leur salut qu’à l’intervention de la redoutable Sarah Connor, qui, avec l’aide d’une source mystérieuse, traque les Terminators depuis des décennies. Déterminées à rejoindre cet allié inconnu au Texas, elles se mettent en route, mais le Terminator Rev-9 les poursuit sans relâche, de même que la police, les drones et les patrouilles frontalières. L’enjeu est d’autant plus grand que sauver Dani, c’est sauver l’avenir de l’humanité...

MON AVIS : Sixième épisode de la franchise, après Terminator, Terminator 2 Le Jugement Dernier, Terminator 3 Le Soulèvement des Machines, Terminator Renaissance et Terminator Genisys, voici donc Terminator Dark Fate, basé sur une histoire de James Cameron et réalisé par Tim Miller, celui-là même qui nous a offert Deadpool en 2016. Le film se veut être la suite "officielle" de Terminator 2, et fait donc l'impasse sur les épisodes 3, 4 et 5. Pourquoi pas. Skynet a donc été détruit grâce à Sarah et John Connor, qui ont ainsi sauvé des milliards de vies humaines et empêchés la révolte des machines. Malheureusement pour l'Humanité, une nouvelle entité informatique, Legion, a pris le relais de Skynet 20 ans plus tard et s'avère encore plus dévastatrice et sophistiquée. Tout comme Skynet, Legion envoie dans le passé un Terminator dernière génération, le "Rev-9", afin qu'il trouve et tue une certaine Dani Ramos, jeune ouvrière de 21 ans qui va, comme Sarah Connor avant elle, devenir la cible d'une machine de guerre indestructible qui n'aura jamais de repos tant que sa mission ne sera pas remplie. Evidemment, la résistance du futur a également envoyée quelqu'un pour la protéger : Grace, une humaine "augmentée", ce qui signifie qu'elle possède des aptitudes dépassant de très loin celles des humains lambda. La première demi-heure de Terminator Dark Fate met donc en place ces éléments avec un sens époustouflant du rythme et de la démesure, nous entraînant dans une course-poursuite démentielle, qui met le paquet niveau collision de véhicules et explosions. La nouvelle menace, le "Rev-9", est franchement "badass" et ses aptitudes mélangent celles des différents Terminators déjà vus dans les autres films, avec de nouvelles idées, ce qui en fait véritablement une "super-menace" qui remplit parfaitement son rôle. Si le scénario reprend à peu de chose près celui des deux premiers Terminator, le casting devient essentiellement féminin, puisque, outre Dani (Natalia Reyes) et Grace (Mackenzie Davis), Sarah Connor va également entrer dans la partie de chasse, toujours interprétée par Linda Hamilton. Trois femmes face à une machine-homme, dans une lutte pour la survie qui joue avec la fibre nostalgique du spectateur. Avec des scènes d'action tonitruante et des effets-spéciaux visuellement superbes et efficaces, Terminator Dark Fate s'avère un spectacle des plus plaisants, à la trame certes assez linéaire, mais qui remplit son cahier des charges. Le trio féminin est bien en place et cette touche de "girl power" redonne un peu de pep's à la saga. Evidemment, la présence d'Arnold Schwarzenegger vient renforcer le capital sympathie du film, même si on pourra se poser quelques questions sur le choix scénaristique concernant ce personnage emblématique : notre ex-robot tueur a une vie de famille et s'est mis à développer des sentiments humains ? Sérieusement ? Rappelons que le réalisateur est celui de Deadpool hein ! Une idée qui pourra surprendre et à laquelle on adhérera ou pas. Toujours est-il que lorsque le trio devient quatuor, l'action reprend ses droits de plus bel et c'est reparti pour un maelström d'explosions en tout genre, Tim Miller n'y allant pas avec le dos de la cuillère ! Franchement, on ne voit pas le temps passé, ça défouraille grave et c'est bien foutu ! Pas de quoi bouder notre plaisir de retrouver Schwarzy et Linda Hamilton donc dans ce sixième opus de qualité, qui ne révolutionne pas la franchise, certes, mais lui permet de rebondir après la semi-déception de Terminator Genisys.

Disponible en DVD et BR chez 20th Century Fox


ÉVASION

ÉVASION
(Escape Plan)

Réalisateur : Mikael Håfström
Année : 2013
Scénariste : Miles Chapman, Jason Keller
Pays : Etats-Unis
Genre : Thriller, Action
Interdiction : /
Avec : Sylvester Stallone, Arnold Schwarzenegger, 50 Cent, Jim Caviezel, Faran Tahir...


L'HISTOIRE : Ray Breslin est un ingénieur spécialisé dans la conception de prisons ultrasécurisées. Il teste lui-même l’efficacité des bâtiments en se faisant enfermer puis en s’évadant. Contacté par une société privée souhaitant tester un concept révolutionnaire de prison hi-tech, il se retrouve prisonnier. Piégé dans ce complexe ultra-moderne, harcelé par un directeur impitoyable et son gardien corrompu, Ray découvre une conspiration pour le faire disparaître à jamais. Sa seule chance de survie : une alliance avec Emil Rottmayer, un détenu ayant lui aussi un secret. Pour avoir une chance de s’évader, ils vont d’abord devoir se faire confiance...

MON AVIS : Tiens, une réunion de deux légendes du cinéma d'action 80's ! Après de très courtes retrouvailles dans la saga ExpendablesSylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger vont avoir (enfin) l'occasion de papoter un peu plus dans Évasion puisque les deux stars jouent ensemble, pour la première fois de leur carrière, les rôles principaux de ce film réalisé par Mikael Håfström, un suédois à qui l'on doit Chambre 1408 en 2007 ou Le Rite en 2011. Si on pouvait s'attendre à un film d'action efficace, Évasion déçoit quelque peu à ce niveau, le film étant d'une facture très classique, enchaînant avec mollesse quelques scènes de bagarres très convenues, notamment entre les deux acteurs. Il faut dire qu'ils ne sont plus tout jeunes nos deux stars et qu'il faut les ménager un peu. En plus, ils ne sont pas des ennemis dans le film, bien au contraire ! Stallone interprète Ray Breslin, un expert en évasion qui va tomber dans un piège et devoir trouver un moyen de s'échapper d'une nouvelle prison high-tech, qui a été conçu selon toutes ses prérogatives en matière de sécurité. Un défi de taille donc, puisque le directeur de cette prison a bien assimilé toutes les défaillances relevées par Breslin lors de ses différentes évasions des autres centres de détention. Une des meilleures séquences du film sera, pour ma part, lorsque Breslin réussit à s'extirper de sa cellule et parvient à atteindre la surface. Ce qu'il va découvrir est franchement original et nous fera bien sourire devant notre écran. Le bon vieux Arnold Schwarzenegger joue quant à lui un prisonnier qui va s'intéresser à Ray Breslin, sans connaître sa véritable identité d'ailleurs, et qui va essayer d'aider ce dernier, en échange de la promesse de l'accompagner en cas d'évasion réussie. On se doute que ce rapprochement soudain entre les deux hommes cache quelque chose de plus complexe qu'une simple amitié naissante entre deux prisonniers, à vous de découvrir de quoi il retourne vraiment. Si Évasion est loin d'être désagréable à regarder, on ne peut pas dire pour autant que Mikael Håfström a fait de l'excellent travail. Son film manque cruellement de rythme et de pep's, l'introduction de la religion dans l'histoire est présentée d'un point de vue assez balourd, les dialogues et les tirades censées faire mouche tombe souvent à plat. Certes, voir Schwarzenegger empoigner une mitrailleuse et dézinguer tout ce qui bouge à la fin du film fait toujours plaisir à voir. Les méchants gardiens de la prison, portant tous des masques noirs dissimulant leur visage, remplissent bien leur rôle, tout comme le cruel directeur Hobbes, interprété par Jim Caviezel. Le docteur de la prison est interprété par Sam Neill et on trouve même le rappeur Curtis "50ct" Jackson au générique. Un casting de qualité malheureusement au service d'un scénario un peu faiblard et aux twists éventés pour la plupart. La mise en scène ne casse pas non plus trois pattes à un canard, on a parfois l'impression d'être dans un épisode d'une série télévisée se déroulant dans un univers carcéral. Reste la réunion de deux grands acteurs qui arrivent en fin de carrière et qu'on ne peut s'empêcher d'apprécier, même dans les mauvais films. Évasion n'en est pas vraiment un mais on aurait aimé mieux pour leur premier duo en commun. Le film a eu deux suites, réalisées en 2018 et 2019, toujours avec Stallone mais sans Schwarzenegger


    

DOUBLE DÉTENTE

DOUBLE DÉTENTE
(Red Heat)

Réalisateur : Walter Hill
Année : 1988
Scénariste : Walter Hill, Harry Kleiner, Troy Kennedy-Martin
Pays : Etats-Unis
Genre : Comédie, Action
Interdiction : /
Avec : Arnold Schwarzenegger, Jim Belushi, Peter Boyle, Ed O'Ross...


L'HISTOIRE : Le capitaine Ivan Danko, un policier russe, est envoyé à Chicago pour ramener Rostavili, le trafiquant de drogue responsable de la mort de son coéquipier. Le criminel, tombé aux mains de la police américaine dès son arrivée, attend d'être extradé. Mais, durant le transfert, il s'échappe et Danko doit, par la force des choses, s'associer à la police locale pour retrouver le fugitif. Il fait équipe avec Art Ridzik, un policier qui connaît Chicago sur le bout des doigts. Malgré toutes leurs différences, les deux hommes vont devoir se serrer les coudes pour récupérer le criminel et empêcher une transaction de drogue faramineuse...

MON AVIS : Spécialiste du film d'action, le réalisateur Walter Hill (à qui l'on doit des hits en puissance tels Les Guerriers de la Nuit, Sans Retour, 48 heures, Extrême Préjudice ou bien encore Les Rues de Feu) se retrouve à la tête de Double Détente en 1988 et va devoir diriger l'immense Arnold Schwarzenegger, star n°1 du cinéma d'action suite au succès de Terminator, Commando, Le Contrat, Running Man ou Predator. Une mission que va remplir haut la main le réalisateur californien, en lui associant l'acteur Jim Belushi et en cosignant un scénario qui utilise à la fois les ficelles du comique de situation mélangées aux codes du Buddy movie et à des scènes d'action percutantes. Le Buddy movie, c'est un genre cinématographique à part, qui consiste à faire cohabiter deux protagonistes principaux aux comportements totalement différents, ce qui donnent lieu à des séquences comiques, dues aux dialogues ou aux situations improbables proposées. Ce genre de duo de choc, on le trouvait principalement dans des comédies justement, avant que le cinéma d'action ne s'en empare, avec des films comme 48 heures (de Walter Hill justement !) ou, exemple le plus significatif, L'Arme Fatale, réalisé en 1987 et qui lança une véritable mode, avec Double Détente, Midnight Run, Tango et Cash, La Relève, Le Dernier Samaritain, Bad Boys et j'en passe. Walter Hill applique donc à la lettre les principes du Buddy movie dans son film, faisant de Schwarzenegger un flic russe, froid et méthodique, et de Jim Belushi un flic décontracté, cool et assez bougon. Ou quand L'Ouest rencontre l'Est ! Mais cette fois, cette rencontre ne donnera pas lieu à un affrontement entre les deux pays. Rocky 4 a déjà fait le job en 1985 à ce niveau. Non, Walter Hill a la bonne idée (et, dixit Arnold lui-même, c'est la première fois dans un film) de faire du flic russe un personnage sympathique, qu'on va prendre en empathie et qui va lutter en héros au côté de son homologue américain ! Et ça fonctionne ! A plein régime même, tant est si bien que Walter Hill aura l'autorisation de filmer des scènes sur la Place Rouge. Arnold est très bon dans ce rôle, monobloc, taciturne, avec quasiment toujours la même expression de visage, froide et déterminée. Belushi est son exact opposé et ce tandem hors norme nous fera bien marrer avec des dialogues souvent drôles ("qui c'est ce Clint ?") ou des situations amusantes (l'interrogatoire avec le code Miranda). Mais l'aspect comédie, bien présent, ne fait pas oublier à Walter Hill qu'il doit avant tout mettre en scène un film d'action. A ce niveau, pas de souci, vous en aurez pour votre argent. Dans la grande tradition des films des 80's et 90's, les bagarres et les coups de feu sont légion dans Double Détente, et on trouve évidemment une course-poursuite mémorable, ici entre deux bus lancés à vive allure. La scène d'introduction, se déroulant en Russie, vaut le coup d'oeil, et les amateurs de corps body-buildés seront aux anges. Bien sûr, les scènes d'action de Double Détente pourront apparaître un peu vieillottes par rapport à ce qui se fait de nos jours mais j'ai trouvé que ce film avait plutôt bien vieilli et il reste de toute façon franchement très sympathique. Ce n'est pas le meilleur Schwarzenegger, loin de là, mais il offre un bon moment de détente (ça tombe bien vu le titre !). Mention pour l'acteur Ed O'Ross qui campe un très bon méchant...


TERMINATOR 2 - LE JUGEMENT DERNIER (3D)

TERMINATOR 2 - LE JUGEMENT DERNIER
(Terminator 2: Judgment Day)

- visionné au cinéma en 3D -

Réalisateur : James Cameron
Année : 1991
Scénariste : James Cameron, William Wisher Jr. 
Pays : Etats-Unis, France
Genre : Science-Fiction
Interdiction : /
Avec : Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Edward Furlong, Robert Patrick, Earl Boen...


L'HISTOIRE : En 2029, après leur échec pour éliminer Sarah Connor, les robots de Skynet programment un nouveau Terminator, le T-1000, pour retourner dans le passé et éliminer son fils John Connor, futur leader de la résistance humaine. Ce dernier programme un autre cyborg, le T-800, et l'envoie également en 1995, pour le protéger. Une seule question déterminera le sort de l'humanité : laquelle des deux machines trouvera John la première ?

MON AVIS : Petit retour dans le passé. En 1984, James Cameron lance sur les écrans un robot tueur à l'apparence humaine et lui trouve un nom emblématique : le Terminator, qui fait de son interprète Arnold Schwarzenegger une star mondiale. Sept ans plus tard, James Cameron, passionné par les effets-spéciaux et les techniques numériques, donne une suite à son chef-d'oeuvre avec Terminator 2 - Le Jugement Dernier et fait un carton planétaire au box-office en présentant au public des effets visuels jamais vus sur un écran. Il avait déjà surpris avec les effets-spéciaux d'Abyss réalisé en 1989 mais avec Terminator 2, il élève encore d'un cran le niveau et nous laisse abasourdi dans notre fauteuil. Il faut dire que plus de la moitié du budget du film a été consacré à la création des effets-spéciaux, James Cameron ayant carrément engagé trois sociétés spécialisées dans les FX : Fantasy II Film Effects (pour les séquences dans le futur), 4-Ward (pour la scène de l'explosion nucléaire et le rendu du métal fondu) et  ILM, la célèbre société de George Lucas, qui a du animer le T-1000 principalement. Le jeu en valait la chandelle car ce nouveau robot tueur envoyé cette fois pour tuer John Connor lui-même est la véritable star du film : composé d'un alliage liquide, il peut prendre des formes diverses, se liquéfier pour mieux se reformer, adopter l'apparence de n'importe qui ou se fondre dans le décor (l'incroyable scène dans laquelle il se met à surgir du sol). Sa capacité liquide lui permet d'être totalement insensible aux balles et de pouvoir se mouvoir n'importe ou, aucun obstacle ne pouvant l'arrêter. Le T-1000 est interprété par l'excellent Robert Patrick qui a bien du s'amuser durant le tournage. Comme vous le savez tous, le principal changement de Terminator 2 vis à vis du premier Terminator est que notre cher Arnold Schwarzenegger n'est pas le méchant du film cette fois. Il est en effet passé du côté des gentils, une idée qu'il n'a pas vraiment apprécié à la lecture du scénario et qu'il a signalé à James Cameron. Mais ce dernier a su le convaincre d'accepter ce concept et le succès du film lui a donné raison. Personnellement, je préfère largement Arnold en méchant Terminator mais bon, avouons qu'il s'en sort haut la main dans le rôle du gentil robot venu du futur. Un concept qui a apporté un autre changement notable dans Terminator 2 : l'ajout d'une bonne dose d'humour, alors que le premier film en était quasiment dépourvu et se montrait nettement plus sombre et pessimiste. Sombre et pessimiste, Terminator 2 l'est tout de même, ne serait-ce qu'à travers la fabuleuse séquence d'introduction située dans le futur ou bien lors du cauchemar de Sarah Connor dans lequel on assiste à la terrible explosion nucléaire qui a exterminé plus de 3 millions d'êtres humains. La quête de Sarah Connor (toujours admirablement bien interprétée par une Linda Hamilton au physique de guerrière) et sa détermination à changer le futur en empêchant le scientifique Miles Dyson de créer Skynet, l'intelligence artificielle qui va déclencher la guerre des machines contre les humains, ne prête pas non plus à sourire et fait partie des aspects dramatiques du film. Néanmoins, ces éléments tragiques sont contrebalancés par l'évolution des rapports entre le gentil Terminator et le jeune John Connor (l'excellent Edward Furlong qu'on reverra dans Simetierre 2, Brainscan, Pecker ou American History X entre autres). Ce dernier, adolescent rebelle, va en effet se servir de son "jouet grandeur nature" de manière assez drôle la plupart du temps, tout en lui apprenant des phrases cool, dont le célèbre "Hasta la vista, Baby" bien sûr. Je ne sais pas si James Cameron a voulu avec Terminator 2 faire un film plus familial, moins violent (le T-800 a interdiction de tuer des humains et ne fait que les blesser si nécessaire ici) et donc plus accessible afin de toucher un plus large public. Encore une fois, je préfère la violence brute de décoffrage de Terminator mais Terminator 2 possède d'autres atouts non négligeables qui en font une suite différente, certes, mais néanmoins très réussie. Avec ses scènes d'action tonitruantes, ses folles courses-poursuites, ses explosions en pagaille, son casting hors-pair, sa mise en scène brillante, son rythme dynamique et son déluge d'effets-spéciaux révolutionnaires, il mérite amplement sa réputation et se permet même le luxe de tenir encore largement la route de nos jours. Revu le 14 octobre 2017 au cinéma dans sa version 3D supervisée par James Cameron lui-même, je me suis retrouvé tel l'adolescent de 17 ans que j'étais en 1991, avec un sourire aux lèvres durant tout le film. Revoir la scène d'introduction sur grand écran puis entendre le générique ou la musique des Guns N' Roses n'a pas de prix. Ce n'était évidemment pas la première fois que je revoyais le film depuis 1991 mais force est de reconnaître que le revoir au cinéma fait son petit effet jubilatoire ! La maîtrise de James Cameron est vraiment évidente dans Terminator 2. Concernant la conversion 3D, elle est franchement très réussie durant la première séquence dans le futur mais ensuite, j'avoue qu'elle tombe à plat et ne sert quasiment à rien, on ne ressent même pas l'impression de profondeur la plupart du temps. Bref, j'adore les films en3D mais là, pour le coup, assez déçu à ce niveau. Celle de Titanic était plus réussie et profitable pour le film à titre de comparaison. Toujours est-il que Terminator 2 reste un sacré film de S-F et assurément l'un des meilleurs films des 90's !

NOTE : 5/6



TERMINATOR

TERMINATOR
(The Terminator)

Réalisateur : James Cameron
Année : 1984
Scénario : James Cameron, Gale Anne Hurd  
Pays : Etats-Unis, Angleterre
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec :  Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Michael Biehn, Lance Henriksen, Paul Winfield...


L'HISTOIRE : A Los Angeles en 1984, un Terminator, cyborg surgi du futur, a pour mission d'exécuter Sarah Connor, une jeune femme dont l'enfant à naître doit sauver l'humanité. Kyle Reese, un résistant humain, débarque lui aussi pour combattre l'implacable machine à tuer et aider la jeune femme...

MON AVIS : Un soir de 1985, la sonnette retentit chez mes parents, au alentours de 19h45. J'ai 11 ans et ma soeur et son mari débarquent à l'improviste pour m'emmener au cinéma. Titre du film : Terminator. 1h45 et des poussières plus tard, c'est les yeux plein d'étoiles qu'on me ramène chez moi. Je me suis pris en pleine face un sacré choc cinématographique, de ce qui laisse des traces indélébiles dans l'esprit d'un enfant. Revu en cette matinée du 20 février 2013, un simple constat s'impose. Terminator reste et restera un choc cinématographique absolu, un film de science-fiction majeur qui impose le respect. Rien que le titre en met plein la vue. Terminator. Simple, efficace, définitif. Tout comme cette machine de guerre futuriste que ce nom caractérise à l'écran. Arnold Schwarzenegger n'a jamais été aussi impressionnant et terrifiant que dans ce film. Il interprète un méchant de cinéma cinq étoiles, le nec plus ultra de la destruction et de l'extermination. Impassible, froid, méthodique, c'est une véritable machine à détruire dont il joue le rôle et l'acteur lui offre son charisme et sa colossale stature avec un talent indéniable. Les scènes d'action et de fusillades sont légions et jamais le rythme ne faiblit, entraînant le spectateur dans un véritable ballet de violence urbaine, la séquence du commissariat en étant le point d'orgue. Les séquences dans le futur sont absolument fabuleuses et on n'a qu'une envie, que James Cameron fasse un film qui se déroulerait uniquement durant cette guerre entre les machines et les humains. Michael Biehn et Linda Hamilton sont parfaits et soutiennent haut la main un scénario intelligent et fascinant. Et puis arrive la cerise sur le gâteau : à 1h27 environ, le Terminator est la proie des flammes et semble avoir perdu la bataille. C'est alors qu'il se relève une énième fois, mais sous sa vraie apparence, celle d'un exosquelette métallique de toute beauté, certainement l'une des plus belles créations du cinéma fantastique. Ce cyborg de métal a fait briller comme jamais les yeux de l'enfant de 11 ans que j'étais la première fois que j'ai vu ce film. Il les a encore fait briller quelques vingt-huit ans plus tard. 

NOTE : 6/6



CONAN LE BARBARE

CONAN LE BARBARE
(Conan the Barbarian)


Réalisateur : John Milius
Année : 1982
Scénariste : John Milius, Oliver Stone, d'après l'oeuvre de Robert E. Howard
Pays : Etats-Unis
Genre : Héroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Arnold Schwarzenegger, James Earl Jones, Sandahl Bergman, Gerry Lopez, Mako


L'HISTOIRE : Le jeune Conan voit son village dévasté et son peuple massacré par les hordes de Thulsa Doom, chef  fanatique d'une secte adoratrice des serpents qui étend son pouvoir à travers le pays. Emmené et élevé en esclavage, Conan devient au fil des années un puissant guerrier, expert dans l'art du combat. Ses victoires en tant que gladiateur lui permettent de gagner sa liberté. N'ayant que pour désir de retrouver Thulsa Doom pour lui faire payer la mort de ses parents, Conan va débuter un long périple empli de dangers dans des contrées où la violence et la magie sont légions. En chemin, il s'alliera avec le voleur Subotaï et la belle Valéria, qui deviendra sa compagne...

MON AVIS : "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort". Cette célèbre phrase de Nietzche ouvre la fresque légendaire de John Milius et colle parfaitement avec le destin de Conan. Réalisé en 1982, Conan le Barbare est rapidement devenu le film phare de l'héroïc-fantasy au cinéma et son succès a fait fleurir bon nombre de sous-copies plus ou moins réussies. Bénéficiant de somptueux décors, de milliers de figurants, John Milius a parfaitement su recréer l'atmosphère violente qui régnait dans ces temps reculés où la barbarie était reine, l'attaque du village de Conan au début en étant un parfait exemple. Le succès rencontré par Conan le Barbare doit bien sur à la présence du colossal Arnold Schwarzenegger, qui devint une star grâce à son interprétation du guerrier cimmérien et à son corps sculptural. Le film est une formidable épopée de bruit et de fureur, mélange réussi d'aventure et de fantastique, qui a néanmoins pris un petit coup de vieux, notamment au niveau des effets-spéciaux (le serpent géant ne fait guère illusion à notre époque). Mais qu'importe, le spectacle proposé est de haute qualité, les combats sont brutaux et sanglants, l'érotisme qui sied à cet univers de chair et de fer est bien présent, James Earl Jones en gourou reptilien est inquiétant à souhait et la musique de Basil Poledouris, personnage à part entière, est tout simplement majestueuse et d'une grande puissance émotionnelle. Nul doute que le film eût été tout autre sans cette partition musicale. 

NOTE 5/6