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LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 1 - LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU

LE SEIGNEUR DES ANNEAUX 1 - LA COMMUNAUTÉ DE L'ANNEAU
(The Lord of the Rings: The Fellowship of the Ring)

- Visionné en version longue -

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2001
Scénariste : Peter Jackson, Philippa Boyens, Fran Walsh
Pays : Nouvelle-Zélande
Genre : Aventure, Fantastique, Heroic Fantasy
Interdiction : /
Avec : Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Sean Bean...


L'HISTOIRE : Un jeune et timide Hobbit, Frodon Sacquet, hérite d'un anneau. Bien loin d'être une simple babiole, il s'agit de l'Anneau Unique, un instrument de pouvoir absolu qui permettrait à Sauron, le Seigneur des ténèbres, de régner sur la Terre du Milieu et de réduire en esclavage ses peuples. À moins que Frodon, aidé d'une Communauté constituée de Hobbits, d'Hommes, d'un Magicien, d'un Nain et d'un Elfe, ne parvienne à emporter l'Anneau à travers la Terre du Milieu jusqu'à la Crevasse du Destin, lieu où il a été forgé, et à le détruire pour toujours. Un tel périple signifie s'aventurer très loin en Mordor, les terres du Seigneur des ténèbres, où est rassemblée son armée d'Orques maléfiques. La Communauté doit non seulement combattre les forces extérieures du mal mais aussi les dissensions internes et l'influence corruptrice qu'exerce l'Anneau lui-même. L'issue de l'histoire à venir est intimement liée au sort de la Communauté de l'Anneau...

MON AVIS : S'attaquer à l'oeuvre monumentale de Tolkien relevait du quasi fantasme. En 1978, le réalisateur Ralph Bakshi s'y frotte avec un film d'animation mêlant dessin animé et prises de vue réelle rotoscopées, qui adapte la première moitié du livre La Communauté de l'Anneau ainsi qu'une petite partie du livre suivant, Les Deux Tours, pour un résultat évidemment en demi-teinte et qui ne réussit pas à convaincre les producteurs de financer la suite, ce qui laissa les fans sur leur faim. Il faudra attendre 2001 et l'annonce de Peter Jackson pour que la communauté des fans de Tolkien rêve à nouveau de voir leur univers préféré sur grand écran, adapté le plus fidèlement possible, tant est que cela soit possible. C'est donc à partir du 19 décembre 2001 que le monde entier a pu découvrir La Communauté de l'Anneau, premier film d'une trilogie qui s'annonce phénoménale sur le papier. Et le résultat à l'écran dépasse les attentes les plus folles. On imagine bien que faire ce film sans les progrès dans le domaine des effets-spéciaux numériques n'aurait pas été concevable. L'univers recréé par Peter Jackson est proprement incroyable de réalisme et il nous emmène dans un voyage fabuleux, à la rencontre des fameux Hobbits, des Elfes, des Nains, des Orcs et du terrifiant Sauron, seigneur des ténèbres sur le retour qui compte bien récupérer son Anneau Unique et asservir le monde. Bien évidemment, une telle fresque se doit de prendre son temps pour présenter au public qui ne connaît pas le formidable univers de Tolkien les personnages principaux et secondaires, les différents lieux et l'histoire en elle-même. La Communauté de l'Anneau y parvient très bien et plus encore dans sa version longue, qui, comme son nom l'indique, est plus longue que la version cinéma et se permet de développer plus de choses sur les personnages et leur personnalité entre autres. Le monde créé par Tolkien est extrêmement riche et il y a énormément à raconter, à présenter aux spectateurs afin de ne pas les perdre en cours de route. Ce premier film prend donc son temps et ne mise pas sur une surenchère de scènes d'action, même si elles sont bien présentes. Mais c'est avant tout un film d'exposition, conçu pour nous immerger dans le monde de la Comté et de ses divers protagonistes. Avec un réel souci du détail, Peter Jackson a amplement réussi le pari et les splendides décors naturels de Nouvelle-Zélande, associés aux images de synthèses de grande qualité pur l'époque, nous emporte littéralement en Terre du Milieu. Alors oui, La Communauté de l'Anneau est un film très bavard, très descriptif, et qui le revendique. Jackson n'a pas traité par dessus l'épaule cette longue introduction de la quête de l'Anneau Unique et ceux qui s'attendent à voir péripéties sur péripéties, scènes d'action sur scènes d'action vont peut-être se montrer un peu déçu à ce niveau. Pourtant, les images proposées sont magnifiques, les apparitions des spectres noirs incroyables, le casting fabuleux (Elijah Wood, Ian McKellen, Viggo Mortensen, Orlando Bloom, Sean BeanChristopher LeeLiv TylerCate Blanchett et j'en passe sont tous parfaits dans leur rôle respectif), les décors grandioses et c'est vraiment une Aventure avec un grand A auquel nous invite le réalisateur et son équipe, nous laissant entrevoir tout le potentiel sur ce qui nous attend dans les deux suites, qui, elles, seront forcément plus épiques et plus dynamiques. En tout cas, c'est une belle entrée en matière qui nous est proposé avec La Communauté de l'Anneau et cette oeuvre ô combien ambitieuse est un petit tour de force qui force le respect.



BAD TASTE

BAD TASTE
(Bad Taste)

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 1987
Scénariste : Peter Jackson, Tony Hiles, Ken Hammon
Pays : Nouvelle-Zélande
Genre : Gore
Interdiction : -12 ans
Avec : Terry Potter, Pete O'Herne, Craig Smith, Mike Minett, Peter Jackson...


L'HISTOIRE : Une petite ville côtière de Nouvelle-Zélande est le théâtre d'une invasion extraterrestre. Les aliens, sous apparence humaine, ont décidé d'utiliser les habitants comme viande de première qualité pour leur fast-food spatial. Heureusement, une bande de copains va tenter de les stopper par tout les moyens...

MON AVIS : Qu'il est étonnant le parcours de Peter Jackson ! Comme Sam Raimi, qui a suivi la même évolution de carrière, le jeune Peter, qui habite en Nouvelle-Zélande, dispose d'un talent inné pour la mise en scène, est passionné par la caméra et les effets-spéciaux depuis son plus jeune âge, a débuté par le cinéma d'horreur indépendant à très petit budget avant de se voir offrir des ponts d'or par les studios afin de réaliser des blockbusters ! Dès que ses parents ont eu un caméra 8mm, Peter Jackson s'est mis à réaliser des tas de petits courts métrages inventifs avec ses copains. Il s'achète ensuite une caméra Bolex 16mm et décide de transformer un de ses courts métrages en film. Il réunit des amis, qui seront tout aussi bien acteurs que techniciens, et pendant quatre longues années, il filme chaque week-end, avec parfois des pauses de cinq mois, ce qui deviendra Bad Taste. Gonflé en 35mm, Peter Jackson part proposer son film au marché du film à Cannes en 1988, sans grande conviction, et revient au pays ravi, le film ayant été acheté dans divers pays dont la France ! Bad Taste gagnera petit à petit ses galons de film gore culte à travers ses diverses diffusions dans des festivals (il récoltera le prix du Gore au festival du Rex) et va acquérir une horde de fans à travers le monde lors de son exploitation en VHS puis en DVD. Quand on voit la saga du Seigneur des Anneaux et qu'on se rappelle de Bad Taste, on peut vraiment dire que Peter Jackson est parti de loin, de très loin même. Car ce premier film possède un côté vraiment amateur, notamment dans le jeu des acteurs (tous des potes du réalisateur, qui ont juste voulu l'aider dans son projet et qui n'ont pas poursuivi dans la voie du cinéma ensuite pour la majorité). Mais derrière cet aspect amateur se cache bien d'autres choses qui font de Bad Taste une expérience peu ordinaire dans laquelle le système D est le maître-mot. Il suffit de regarder le making of du film pour se rendre compte du génie créatif de Peter Jackson ! Avec trois bouts de ficelles, des tubes d'acier, du bois, du latex et un max de débrouillardise, Jackson et ses amis ont construit une grue pour leur caméra, des rails pour les travelling, une steadycam de fortune mais qui fonctionne à merveille, des maquettes réalistes et surtout des effets spéciaux gores et de maquillage qui fonctionnent encore très bien aujourd'hui et qui sont réellement d'une ingéniosité à toute épreuve. On le sait, Peter Jackson voue un culte aux artisans des effets spéciaux et notamment à ceux qui utilisent la stop-motion, comme Willis O'Brien ou Ray Harryhausen. Il a puisé dans son imagination mais aussi dans les nombreux films qu'il a vu pour imaginer et concevoir le look de ses extraterrestres, leurs masques et prothèses animés par des câbles, les armes du film (toutes factices et bricolées mais c'est quasiment indétectable à l'écran !) et les effets gores bien sûr. Un talent fou au service d'une histoire d'invasion extraterrestre rigolote donc, dans laquelle un groupe de quatre personnes au service du gouvernement va devoir tout faire pour sauver le monde. Quatre héros qui vont bien nous faire rire à travers des péripéties souvent loufoques, déjantées et dans lesquelles l'humour noir côtoie un gore décomplexé qui n'hésite pas à verser dans le répugnant et le vomitif. Mais toujours dans la bonne humeur, ce qui permet à Bad Taste de marquer des points et d'amuser plus qu'il ne dégoûte en fin de compte, même si certaines scènes donnent parfois la nausée, comme cette dégustation de vomi d'un vert peu appétissant (la petite Regan MacNeil de L'Exorciste à là un sérieux concurrent !) mais qui semble tout à fait au goût d'un de nos quatre héros ! A se pisser dessus ! Explosions de cervelles, tête coupée, bras arraché, corps coupé en deux et j'en passe, Peter Jackson nous offre un véritable festival de gore festif qui font de Bad Taste, en 1988, le film le plus gore jamais fait. Une consécration qui sera pulvérisée en 1992 par le même Peter Jackson et son génial Braindead. En l'état, Bad Taste est un pur film récréatif, qui souffre tout de même d'une certaine répétitivité dans ses rebondissements, de scènes d'action réalisées avec les moyens du bord et qui, il faut bien le reconnaître, font un peu nanar, d'un rythme pas toujours enlevé mais comme déjà dit, c'est cet aspect "bricolage" qui fait tout le charme du film. Si vous n'avez jamais vu Bad Taste mais que vous connaissez la majorité des films de Peter Jackson, nul doute que vous allez avoir la mâchoire qui va se détacher devant le résultat. A noter que le réalisateur interprète deux personnages dans son propre film, celui de l'hilarant Derek et son bout de crâne qui tombe, et celui de Robert l'extraterrestre ! 



KING KONG (2005)

KING KONG
(King Kong)

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2005
Scénariste : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson
Pays : Nouvelle-Zélande, Etats-Unis, Allemagne
Genre : Aventure, Fantastique, Romance
Interdiction : /
Avec : Naomi Watts, Jack Black, Adrien Brody, Thomas Kretschmann...


L'HISTOIRE : New York, 1933. Ann Darrow est une artiste de music-hall dont la carrière a été brisée net par la Dépression. Se retrouvant sans emploi ni ressources, la jeune femme rencontre l'audacieux explorateur-réalisateur Carl Denham et se laisse entraîner par lui dans la plus périlleuse des aventures. Ce dernier a dérobé à ses producteurs le négatif de son film inachevé. Il n'a que quelques heures pour trouver une nouvelle star et l'embarquer pour Singapour avec son scénariste, Jack Driscoll, et une équipe réduite. Objectif avoué : achever sous ces cieux lointains son génial film d'action. Mais Denham nourrit en secret une autre ambition, bien plus folle : être le premier homme à explorer la mystérieuse Skull Island et à en ramener des images. Sur cette île de légende, Denham sait que "quelque chose" l'attend, qui changera à jamais le cours de sa vie...

MON AVIS : C'est en 2005 que Peter Jackson réalise son rêve de gosse : rendre hommage à son film préféré, le chef d'oeuvre réalisé en 1933 par Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack, King Kong. Si cette version moderne d'un des plus grands films de l'histoire du cinéma ne possède pas le charme de l'original, force est de constater qu'au niveau du spectaculaire, le film de Peter Jackson en a sous le capot. Peut-être trop même. Le spectateur est embarqué durant trois heures dans une magnifique aventure, bénéficiant de décors colossaux et d'effets-spéciaux assez époustouflants dans l'ensemble. La reconstitution des années 30 est d'une grande qualité, le soin apporté aux costumes et autres objets de l'époque est phénoménal. La première partie du film, qui nous présente le réalisateur Carl Denham (Jack Black), son scénariste Jack Driscoll (Adrien Brody, assez fade et terne dans le film) et l'actrice Ann Darrow (la très belle Naomi Watts), embarquant à bord d'un bateau pour une expédition en vu de trouver une île mystérieuse et inconnue des marins, dure environ une cinquantaine de minutes, soit à peu près la même durée que dans le remake de John Guillermin. Evidemment, c'est bien la découverte de Skull Island qui constitue l'un des principaux intérêts du film et à ce niveau, Peter Jackson n'y a pas été de main morte : tribu primitive aux maquillages inquiétants qui nous rappelle même les cannibales de Cannibal Holocaust, muraille géante censée protéger la population, dinosaures en pagailles évoluant dans un véritable monde perdu et scènes d'action au rythme effréné viennent dynamiser un spectacle déjà haut en couleur. Honnêtement, on frôle même l'indigestion parfois devant cette frénésie visuelle qui a du mal à nous accorder des séances de répit. La séquence de la caverne, avec tous ces insectes horribles, rend certes hommage à la séquence perdue des araignées du film de 1933 mais elle est presque de trop ici. Il en est de même avec la scène où les hommes de l'équipage se font courser par des diplodocus effrayés, qui, eux, ne bénéficient pas de CGI très convaincants. Bien sur, la présence des monstres antédiluviens sur Skull Island est une bonne chose, comparé à leur absence totale dans le film de 1976, mais un peu plus de sobriété n'aurait pas été inutile, car on  à parfois l'impression d'être dans un épisode de Jurassic Park plutôt que dans un King Kong. A tel point que le temps de présence à l'écran de celui qu'on attend tous n'est pas aussi exhaustif que prévu et qu'il cède trop souvent sa place à des séquences mettant en vedette d'autres monstres. Cet aspect un peu négatif du film de Jackson, qui a voulu trop en faire, trop miser sur le grand spectacle au détriment même de l'émotion, est heureusement contrebalancé avec l'apparition de celui qu'on nomme le roi de Skull Island : Kong ! Le plus célèbre des gorilles est ici d'une beauté et d'un réalisme renversant. Franchement, c'est un véritable tour de force qu'a réalisé l'équipe des infographistes de WETA, ainsi qu'Andy Serkis qui interprète Kong en capture-motion. On pourrait quasiment compté le nombre de poils présents dans la fourrure de Kong dans certain plan. Plus encore, ses attitudes simiesques sont d'un réalisme époustouflant (Serkis a même été au Rwanda pour être en contact avec de vrais gorilles et étudier leur démarche, Kong se tenant à quatre pattes ici, au contraire des versions précédentes) et surtout, son regard exprime plus d'émotions que certains acteurs humains, doit-on citer Adrien Brody encore ? Le duo de Kong avec l'actrice Naomi Watts est tantôt drôle (bon, personnellement, je ne suis pas fan du tout de la séquence où elle se prend pour Charlie Chaplin et tombe exprès pour faire rire Kong), tantôt bouleversant. Car si Peter Jackson nous en met plein la vue à travers des séquences dantesques qui font hurler les enceintes et le caisson de basse du système Home Cinéma, à l'image du combat entre Kong et les Tyranosaurus Rex, le réalisateur n'en oublie pas pour autant que King Kong, c'est avant tout une romance, une histoire d'amour entre une belle jeune femme et un primate gigantesque. La grande réussite du film provient vraiment de ces séquences émotionnelles auxquelles on croit en ce qui me concerne. Certains trouvent ridicule la scène de la patinoire, je la trouve sublime pour ma part. C'est un pur moment de poésie, où le temps est en suspension, comme si plus rien n'existait à part nos deux amoureux si différent l'un de l'autre. Cette scène somptueuse se déroule d'ailleurs après que Kong ait semé le chaos dans les rues de New York et si vous y prêtez attention, vous vous apercevrez qu'il n'y a plus personne alentour une fois sur la patinoire, plus aucun bruit, aucun hurlement, aucune voiture. Juste Kong et sa dulcinée. Le final sur le toit de l'Empire State Building est juste magistral et nous fait oublier les défauts du film (les images au ralenti par exemple, je n'ai pas compris leur utilité...) tant il est spectaculaire mais aussi touchant et bouleversant. Voir ce gorille géant, entièrement crée sur un ordinateur, parvenir à nous arracher des larmes lorsqu'il regarde sa beauté blonde alors qu'il est à bout de force et qu'il sait que cette fois, le combat est perdu, c'est ça la magie du cinéma. Au final, le King Kong de Peter Jackson est un spectacle virtuose mais également un blockbuster parfois dénué d'âme et de charme. Certainement trop long, il alterne le chaud et le froid, provoque un peu d'ennui (rarement quand même), en oublie parfois ses autres personnages humains mais il possède aussi des scènes sidérantes et des plans incroyables, magnifiés par la musique de James Newton Howard. Je crois que je pourrais revoir toute la partie se déroulant à New York et surtout le final sur l'Empire State Building sans jamais me lasser.





HOBBIT 2 : LA DÉSOLATION DE SMAUG - LE

LE HOBBIT 2 - LA DÉSOLATION DE SMAUG
(The Hobbit : The Desolation of Smaug)

- Visionné en version longue et en 3D -

Réalisateur : Peter Jackson 
Année : 2013
Scénariste : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo del Toro
Pays : Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Genre : Héroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Evangeline Lilly, Orlando Bloom...


L'HISTOIRE : Bilbon Sacquet, Thorin et son équipe de nains et Gandalf le Gris poursuivent leur périple afin de reconquérir le royaume perdu d'Erebor. Une quête fastidieuse et emplie de dangers, qui les méneront à rencontrer, entre autre, des orcs impitoyables, des humains, le peuple des Elfes et le terrifiant dragon Smaug...

MON AVIS : Après avoir mis en place les personnages et les enjeux scénaristiques dans Le Hobbit : un voyage inattendu, Peter Jackson peut se laisser aller et offrir un spectacle encore plus grandiose et dynamique avec La désolation de Smaug. Ici, tout confère à l'émerveillement, on reste les yeux rivés à l'écran, se laissant totalement envahir pour la beauté des images, absolument magnifiques en 3D, qui nous plongent dans un univers à la fois féerique mais aussi sombre et terrifiant. La mise en scène est ciselée et les séquences de bravoure nous laisse pantois, tant la maîtrise du réalisateur est vertigineuse. On citera par exemple l'incroyable scène de l'échappée des nains dans des tonneaux au beau milieu d'un fleuve, devant repoussés les attaques des cruels Orcs tout en bénéficiant du soutien des guerriers elfes ! L'énergie déployée ici, et le talent de la mise en scène et de la progression des événements, font plus que des merveilles. La désolation de Smaug est un spectacle époustouflant, mais qui n'en oublie pas pour autant ses personnages et ne mise pas tout sur l'action. Les phases plus posées sont toutes aussi efficaces et nous prennent par la main sans jamais que l'ennui ne vienne poindre le bout de son nez sur les 186 minutes que dure cette version longue. Le périple de Bilbon Sacquet et des nains nous en donne pour notre argent, c'est le moin que l'on puisse dire :  homme-Ours géant, attaques massives des Orcs, traversée de la Forêt Noire peuplée d'araignées belliqueuses, scènes de combats virtuoses (Legolas et la belle Tauriel en tête), ambiance poétique qui confine même parfois au lyrisme pur, que viennent contrebalancer des séquences bien plus sombres et froides (la visite à Dol Guldur par exemple), découverte d'un village d'humains, humour, amitié, tout est fait pour le ravissement et le divertissement, l'intelligence et la passion en plus. Cerise sur le gâteau, la séquence finale dans le repaire de Smaug, très certainement le plus beau dragon jamais vu dans un film. Un tel degré de détails et de réalisme au niveau des effets-spéciaux laisse rêveur ! Je ne suis pourtant pas trop fan des effets numériques mais là, force est de reconnaître qu'ils s'imbriquent parfaitement avec les personnages et décors réels et que l'illusion est parfaite. Bref, ce second volet du Hobbit est une vraie merveille, un blockbuster avec une âme, et un grand moment de cinéma. Chapeau monsieur Jackson

NOTE : 5/6



LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU

LE HOBBIT : UN VOYAGE INATTENDU
(The Hobbit : An Unexpected Journey)

-Visionné via le BR 3D-

Réalisateur : Peter Jackson
Année : 2012
Scénariste : Fran Walsh, Philippa Boyens, Peter Jackson, Guillermo del Toro
Pays : Etats-Unis, Nouvelle-Zélande
Genre : Héroïc-Fantasy
Interdiction : /
Avec : Ian McKellen, Martin Freeman, Richard Armitage, Ken Stott, Christopher Lee...


L'HISTOIRE : Alors qu'il croise la route du magicien Gandalf le Gris, Bilbon rejoint une bande de 13 nains dont le chef n'est autre que le légendaire guerrier Thorin Écu-de-Chêne. Leur périple, destiné à reprendre le Royaume perdu des Nains d'Erebor conquis par le redoutable dragon Smaug, va les conduire au cœur du Pays Sauvage, où ils devront affronter des Gobelins, des Orques, des Ouargues meurtriers, des Araignées géantes, des Métamorphes et des Sorciers. Bien qu'ils se destinent à mettre le cap sur l'Est et les terres désertiques du Mont Solitaire, ils doivent d'abord échapper aux tunnels des Gobelins, où Bilbon rencontre la créature qui changera à jamais le cours de sa vie : Gollum...

MON AVIS : Neuf ans après Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi, Peter Jackson replonge dans la Terre du Milieu et revient avec une nouvelle trilogie, adaptation entre autre du livre Le Hobbit pour les grandes lignes du scénario. Dire que le plaisir est intact ne serait pas mentir. Dès les premières images du premier volet, Le Hobbit : un voyage inattendu, les paysages, les personnages nous renvoient mille souvenirs étincellants et on a hâte de suivre les périples de cette bande de 13 nains accompagnée par Gandalf et Bilbon Sacquet. Certes, la première demi-heure pourra apparaître comme un peu longuette et rébarbative, avec cette réunion de nains qui n'en finit pas, un humour pas très fin et même une séquence chantée. Mais la suite balaye d'un coup de main ce début peu engageant et nous plonge dans l'aventure avec un grand A ! Même si certaines séquences conservent un rythme assez contemplatif, Peter Jackson nous en remet plein les yeux avec des scènes riches en émotions et en action. La bagarre entre des géants de pierre, la terrible bataille contre les orcs, l'apparition d'un méchant à fort potentiel (Azog) ou l'attaque de Smaug le dragon sont d'une beauté renversante et digne de la première trilogie. Les décors, les paysages, les costumes et les effets-spéciaux sont toujours de haute volée et la vision en 3D vient magnifier l'ensemble. On retrouve également le célèbre Gollum, dont le rendu a été encore augmenté. Ne vous laissez donc pas déconcerter par le début du film et laissez-vous transporter dans cet univers fantastique absolument magnifique, plein de fougue, de passion. Un spectacle cinq étoiles dont on attend avec impatience la suite...

NOTE : 5/6