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LA DERNIÈRE BALLE A PILE OU FACE

LA DERNIÈRE BALLE A PILE OU FACE
(Testa o Croce)


Réalisateur : Piero Pierotti
Année : 1969
Scénario : Piero Pierotti
Pays : Italie
Genre : Western
Interdiction : /
Avec : John Ericson, Spela Rozin, Edwige Fenech, Daniela Surina, Isarco Ravaioli, Franco Lantieri...


L'HISTOIRE : Accusée du meurtre d’un banquier, la chanteuse Shanda Lee manque de se faire lyncher par les membres d’une ligue de vertu. Alors que les autres filles du saloon se font passer à tabac, le shérif fait mettre Shanda à l’abri en dehors de la ville. Mais les deux hommes chargés de la mission la violent et la laisse pour morte dans le désert. Un hors-la-loi va la recueillir et en tombe amoureux. Il décide de la venger de ses trois violeurs et de lui redorer son honneur en faisant la lumière sur le meurtre du banquier...

MON AVIS : Devenu quasiment invisible depuis sa sortie cinéma, La Dernière Balle à Pile ou Face refait surface grâce à Artus Films et on félicitera l'éditeur pour cette exhumation de l'oubli, surtout que ce western n'est pas dénué de qualité et qu'il s'avère assez atypique dans son genre. C'est d'ailleurs l'unique western du réalisateur Piero Pierotti, qui s'est davantage illustré dans le film d'aventure ou le péplum. Atypique car on a l'impression au début que le film ne sait pas trop sur quel pied danser : la scène d'introduction semble avoir été rajoutée tant elle est abrupte et ne paraît pas rattachée au reste ; les vingt premières minutes sont bardées d'une bonne touche d'humour qui déconcerte un peu le spectateur, comme cette altercation dans le saloon reconverti en Crazy Horse qui voit deux adversaires aller s'affronter dehors sans que la caméra ne les suive, ne laissant au public du saloon et par extension aux spectateurs devant leur écran que le plaisir d’entendre le tir des pistolets puis de voir l'un des deux adversaires revenir avant de s'écrouler raide mort, ce qui fait la joie du croque-mort local ! Ces scènes sont vraiment étranges et on se dit que ce western n'a pas fini de nous réserver quelques surprises. Le thème du puritanisme fait également son apparition avec cette bigote désirant éliminer la troupe de danseuses du Crazy Horse, qu'elle accuse de corrompre les maris de la ville. L'assassinat du banquier, qui se trouvait dans le lit de la chanteuse de la troupe, Shanda Lee, lui donnera l'occasion de déclencher les hostilités et de rallier toutes les femmes de la ville afin de mener une action punitive contre les charmantes danseuses, lors d'une séquence démontrant bien comment l'intolérance et le fanatisme religieux sont des fléaux car totalement incontrôlables. S'ensuivra la fuite de Shanda Lee, accompagnée par deux hommes du shérif. Ces derniers, ainsi qu'un trappeur venu les rejoindre, décideront alors de violer leur protégée et de la laisser pour morte. A ce stade, le film va alors bifurquer dans une autre ambiance, avec l'apparition de l'acteur John Ericson, qui interprète un gentil hors-la-loi qui va succomber aux charmes de la belle Shanda Lee et se mettre alors en quête de vengeance pour cette dernière. A partir de ce moment, le film retrouve un certain sérieux, se montre plus brute, plus sombre, et gagne encore en intérêt. On est presque dans un Rape & Revenge par procuration. Mais en fait, plus que l'histoire elle-même, ce qui donne réellement son intérêt à La Dernière Balle à Pile ou Face, c'est assurément son casting féminin. Dans le rôle de Shanda Lee, on trouve la très jolie actrice yougoslave Spela Rozin, dont les beaux yeux bleus ne laisseront personne insensible. On aurait aimé qu'elle se fasse elle-même vengeance en lieu et place de son protecteur mais qu'importe, sa présence à l'écran irradie le film. Il en est évidemment de même avec une certaine Edwige Fenech, qui joue ici Manuela, une danseuse du Crazy Horse, et qui n'en était qu'au début de sa carrière. Elle nous offre déjà la vue de sa superbe poitrine lors d'une scène dans laquelle elle va se faire fouetter par le groupe de bigotes venues rétablir l'ordre et la pudibonderie. On la reverra plus longuement vers la fin du film et sa chevelure noir de jais et ses yeux de biche font déjà leur petit effet. Comment ne pas citer Daniela Surina, sûrement le personnage le plus ambigu et le plus intéressant du film, jugez plutôt : femme du banquier assassiné, elle semble ressentir une délectation toute particulière face à la violence, se laissant quasiment à jouir de plaisir devant le spectacle de Manuela fouettée en pleine rue. Plus tard, elle assumera son côté sado-maso dans les bras du héros, lui demandant ouvertement de "lui faire mal". Ce trio d'actrices donne tout son sel à La Dernière Balle à Pile ou Face et c'est bien grâce à elles que ce petit western sans le sou va trouver son public à mon avis. Même si le héros ou le shérif (Isarco Ravaioli) possèdent un bon charisme, c'est vraiment les filles du film qui le tire vers le haut. Production hors-norme, assez étonnante dans le paysage du western spaghetti, La Dernière Balle à Pile ou Face est un spectacle divertissant qui rompt avec les codes standards du western auxquels on pouvait s'attendre et prend des directions qu'on ne soupçonnait pas au départ. Pour tous ces aspects, il mérite bien qu'on le découvre et qu'on lui porte notre attention.

* Disponible en DVD chez ARTUS FILMS




LES RENDEZ-VOUS DE SATAN

LES RENDEZ-VOUS DE SATAN
(Perché quelle strane gocci di sangue sul corpo di Jennifer ?)

Réalisateur : Giuliano Carnimeo
Année : 1972
Scénariste : Ernesto Gastaldi
Pays : Italie
Genre : Thriller, Giallo
Interdiction : -12 ans
Avec : Edwige Fenech, George Hilton, Paola Quattrini, Giampiero Albertini, Carla Brait...


L'HISTOIRE : Deux jeunes femmes sont assassinées coup sur coup dans le même immeuble appartenant à l'architecte Andrea Antinori. Ce dernier, en échange d’une séance photo pour une campagne de publicité, propose à deux mannequins, Jennifer et Marilyn, de venir s’y installer. Tandis que Jennifer, au passé trouble, échappe de peu aux assauts du tueur, les soupçons de la police se portent sur Andrea, devenu son amant...

MON AVIS : Réalisateur très apprécié par les fans de western, Giuliano Carnimeo décide de changer de registre et de réaliser un giallo, genre devenu très populaire en Italie depuis le succès phénoménal en 1970 du film de Dario Argento, L’Oiseau au Plumage de Cristal. Avec l’aide du scénariste Ernesto Gastaldi, il va mettre en scène fin 1971 Perché quelle strane gocci di sangue sul corpo di Jennifer ? qui sortira sur les écrans italiens en 1972. En France, le film devra attendre 1979 avant de se voir proposer au public, sous le titre ridicule de Les Rendez-vous de Satan. Est-ce pour surfer sur le succès des films tels L’Exorciste ou La Malédiction que le distributeur a eu l’idée de ce titre vraiment saugrenu ? Toujours est-il que si rendez-vous il y a dans le film, pas la moindre trace de Satan à l’horizon, pas la moindre référence à des pratiques occultes non plus. Bref, passons sur ce détail qui peut néanmoins induire le spectateur en erreur (tout comme l’affiche française d’ailleurs qui est également assez hors-sujet) et occupons-nous du film lui-même. L’une des bonnes idées présentées ici est d’avoir à nouveau réuni à l’écran l’un des couples vedettes du giallo, Edwige Fenech et George Hilton, qu’on a pu voir dans deux classiques du genre réalisés par Sergio Martino : L’étrange Vice de Mme Wardh et Toutes les Couleurs du Vice, respectivement en 1971 et 1972. Dans Les Rendez-vous de Satan, Hilton interprète un architecte, propriétaire d’un immeuble gigantesque dont il a lui-même conçu les plans. Deux meurtres viennent d’avoir lieu dans l’immeuble et la police est sur les dents pour identifier l’assassin. La magnifique Edwige Fenech joue quant à elle Jennifer, un modèle de charme qui va louer, en compagnie de son amie Marilyn, l’appartement d’une des victimes, suite à la proposition du personnage joué par George Hilton. Evidemment, le charme ténébreux de ce dernier va subjuguer miss Fenech. Mais la déesse du cinéma Bis n’a pas fini d’en voir de toutes les couleurs. Le scénariste Ernesto Gastaldi ne l’a pas gâté niveau vécu puisque, en plus de devoir échapper au mystérieux tueur qui sévit dans les parages, elle doit aussi gérer son ex-mari, gourou d’une secte qui ne supporte pas de voir son ex-femme échapper à son emprise psychologique. Edwige Fenech n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle joue les femmes apeurées et ce n'est pas le film de Carnimeo qui viendra changer la donne : chacune de ses apparitions est un pur instant de grâce qui plonge le spectateur (masculin) dans une sorte d'hypnose sensuelle, ne pouvant détacher son regard de l'écran. La première apparition d'Edwige dans ce film est assez saisissante puisqu'elle y aborde une coupe de cheveux courte, le corps dénudé mais "body-paint" de façon ultra réaliste. On est immédiatement sous le charme, comme le sera le personnage joué par George Hilton. Si l'aspect sensuel et sobrement érotique fait partie des points positifs du film, le jeu des différents acteurs n'est pas en reste, tout comme la partition musicale de Bruno Nicolai ou la mise en scène finement ciselée de Carnimeo. Ce dernier fait preuve d'une dextérité certaine à manier la caméra, nous proposant des plans travaillés, qui participent à créer une atmosphère angoissante. La photographie et le travail sur l'éclairage sont également très bons, notamment dans les scènes sombres, comme celle où l'actrice noire Carla Brait se retrouve seule dans son appartement, sans lumière aucune si ce n'est la flamme d'une gazinière, qui permet de distinguer l'action. Le réalisateur utilise avec brio ses éléments de décor, comme les divers appartements présents dans cet immeuble aux nombreux étages, pourvu d'un escalier qui semble sans fin vu d'en haut et d'un ascenseur. Cet dispositif mécanique nous vaut d'ailleurs un premier meurtre qui nous fait immédiatement penser au film Pulsions de Brian de Palma car on y trouve un assassin ganté, vêtu de noir, chapeauté et adepte du scalpel. Le look du tueur renvoie également à celui du classique Six Femmes pour l'Assassin de Mario Bava. Le film de Carnimeo s'est donc inspiré d'autres films comme il a inspiré de futurs réalisateurs. l'intrigue du film se relève efficace et le scénariste s'amuse bien à brouiller les pistes, laissant le spectateur se dépatouiller avec sa propre enquête aux multiples coupables possibles. Il faut dire que les habitants de cet immeuble semblent tous avoir quelque chose de louche, que ce soit une vieille femme qui n'achète que des publications horrifiques et semble cacher un secret ou une voisine ouvertement lesbienne qui garde son vieux père qui passe son temps à jouer du violon. George Hilton est également sur la liste des suspects puisqu'il a conçu l'immeuble et en connaît donc tous les recoins. L'ex-mari de Jennifer n'est pas bien net non plus et même cette dernière semble avoir des névroses qui pourrait très bien en faire une meurtrière. L'inspecteur de police, divinement joué par Giampiero Albertini, a donc fort à faire pour démêler cette tragique histoire de meurtres. Les crimes sont assez diversifiés (coup de scalpel, noyade dans une baignoire...) et toujours joliment filmés. Toutefois, il conviendra d'apporter un bémol concernant le scénario lui-même. S'il se révèle efficace dans son ensemble comme je l'ai déjà dit, force est de constater qu'il pêche parfois par des approximations un peu gênante : par exemple, difficile de trouver crédible la scène dans laquelle l'ex-mari de Jennifer s'introduit chez elle et lui clame franchement qu'il va la violer car on retrouve juste après la jeune femme un peu déboussolée certes, mais néanmoins souriante et disposée à aller batifoler avec son bel architecte. D'autres petits détails de ce genre viennent amoindrir l'impact du film et on regrettera également que Gastaldi n'ait pas développer certaines de ses idées, comme la secte que dirige l'ex-mari de Jennifer et cette histoire d'iris qui, au final, ne sert pas à grand chose. Pas de quoi bouder son plaisir néanmoins, Les Rendez-vous de Satan étant suffisamment plaisant pour nous faire passer un bon moment. Et puis le charme d'Edwige Fenech est tellement puissant qu'on pardonne bien vite ces quelques fausses notes. 

LE COMBO DVD / BR DU CHAT QUI FUME :
Encore une fois présenté dans un luxueux digipack trois volets, Les Rendez-vous de Satan bénéficie grâce au Chat qui Fume d'une édition de haute volée. La qualité de la copie donnera entière satisfaction aux spectateurs, avec un grain présent lui conférant un bel aspect cinéma, magnifiant la beauté d'Edwige Fenech. VF et VOSTF sont disponibles dans cette édition. Niveau bonus, on trouve une interview de George Hilton et de l'actrice Paola Quattrini (Marilyn), cette dernière ayant l'honnêteté de dire qu'elle ne se souvient de pas grand chose. Francis Barbier nous livre son analyse du film de façon intéressante et assez détaillée. 

* Disponible en combo DVD / BR chez LE CHAT QUI FUME


L'ETRANGE VICE DE MME WARDH

L'ETRANGE VICE DE MME WARDH
(Lo strano vizio della signora Wardh)

Réalisateur : Sergio Martino
Année : 1971
Scénariste : Ernesto Gastaldi, Eduardo Manzanos Brochero, Vittorio Caronia
Pays : Italie, Espagne
Genre : Giallo
Interdiction : -12 ans
Avec : Edwige Fenech, George Hilton, Ivan Rassimov, Manuel Gil, Conchita Airoldi...


L'HISTOIRE : Julie Wardh revient dans la ville de Vienne accompagnée de son mari, un homme d'affaires qui n'a guère le temps de s'occuper d'elle. Elle retrouve sa meilleure amie Carol, qui organise une soirée et lui présente son cousin, le beau George Corro. Ce dernier va rapidement devenir son nouvel amant. La soirée se passe bien jusqu'à ce que Julie croise le regard de Jean, son ancien amant avec qui elle entretenait des relations sadomasochistes. Ce dernier revient à la charge et tente de reprendre contact avec elle en lui envoyant des fleurs accompagnées de petits mots qui troublent la jeune femme. Dans le même temps, un dangereux maniaque assassine des femmes avec un rasoir. La police mène l'enquête mais ne trouve aucune piste. Julie Wardh devient la cible d'un maître-chanteur qui lui réclame une forte somme d'argent. Persuadée que c'est un tour de Jean, Carol décide de se faire passer pour Julie et va au lieu de rendez-vous donné par l'individu. Elle se fera assassiner à coups de rasoir. La terreur s'empare de Julie Wardh qui devient bientôt la nouvelle cible du mystérieux assassin...

MON AVIS : C'est avec L'étrange vice de Mme Wardh que Sergio Martino réalise son premier giallo.  Intrigue policière, assassin vêtu de noir et ganté, meurtres à l'arme blanche, érotisme, suspense, musique envoûtante et rebondissements multiples, tous les ingrédients sont réunis pour assurer la réussite du film. A la classique histoire policière qui nous fait nous questionner sur l'identité du meurtrier, Sergio Martino ajoute intelligemment une petite touche onirique bienvenue avec des séquences dans lesquelles le personnage tourmenté de Julie Wardh se met à repenser aux relations violentes et passionnelles qu'elle entretenait avec Jean. Ces scènes sortent du lot de par leur réalisation, avec l’utilisation du ralenti et autres procédés qui les rendent particulièrement fantasmagoriques. Julie Wardh est incarnée par l’ultra sexy Edwige Fenech qui porte littéralement le film sur ses épaules et n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle est terrorisée. Ce qui sera souvent le cas dans ce long métrage, devant subir les avances de Jean mais aussi les agressions du mystérieux tueur au rasoir, d'où une très bonne scène dans un parking souterrain. Le spectateur, qui mène lui aussi sa propre enquête, imagine savoir qui est le tueur avant que ce dernier ne supprime le personnage retenu, ce qui fait repartir le spectateur à zéro, et ce, jusqu'au dénouement final, qui nous fait penser au célèbre thriller réalisé en 1951 par le génial Alfred Hitchcock, L'inconnu du nord express.

NOTE : 5/6



TOUTES LES COULEURS DU VICE

TOUTES LES COULEURS DU VICE
(Tutti i Colori del Buio, All the Colors of the Dark, L'Alliance Invisible)


Réalisateur : Sergio Martino
Année : 1972
Scénariste : Ernesto Gastaldi, Sauro Scavolini
Pays : Italie, Espagne
Genre : Giallo
Interdiction : -12 ans
Avec : Edwige Fenech, George Hilton, Ivan Rassimov, Julian Ugarte, Nieves Navarro (Susan Scott), George Rigaud, Marina Malfatti


L'HISTOIRE : Jane Harrison a des troubles psychologiques depuis qu'elle a vu sa mère se faire assassiner quand elle était enfant et qu'elle a été elle même victime d'une fausse couche provoquée par un accident de voiture. Ses rêves sont d'incessants cauchemars qui semblent prendre vie dans la réalité, la jeune femme étant certaine d'être persécutée par un homme mystérieux aux yeux très bleus, qu'elle a déjà vu en songe. Pour lutter contre sa folie, Jane demande l'aide d'un psychiatre, recommandé par sa soeur Barbara. La nouvelle voisine de Jane, Mary, lui propose également d'aller faire un rituel de messe noire pour exorciser ses peurs et retrouver une vie normale. Mais rien n'y fait et la vie de Jane devient de plus en plus épouvantable...

MON AVIS : Après L'Etrange vice de Mme Wardh, Sergio Martino, qui vient de réaliser La Queue du Scorpion, remet le couvert et engage à nouveau Edwige Fenech, George Hilton et Ivan Rassimov pour un giallo hors du commun, qui joue avec les codes du genre mais les place dans un environnement satanique et inquiétant, nous proposant la rencontre de l'univers de Rosemary's Baby et du thriller à l'italienne. Toutes les Couleurs du Vice s'avère être un excellent long-métrage, parfaitement maîtrisé techniquement, doté d'un casting solide et qui bénéficie donc d'une ambiance particulièrement tendue et angoissante. Edwige Fenech, belle à se damner et d'une sensualité rare, se retrouve en fâcheuse position, devenant la cible d'une secte sataniste qui compte bien ne pas la lâcher d'une semelle. L'actrice prouve à nouveau qu'elle n'est pas qu'un superbe corps qu'on exhibe dans des comédies érotiques mais qu'elle a un réel talent, notamment pour incarner la peur à l'écran. Comme dans Rosemary's Baby, le décor principal est l'imposant immeuble où vit l'héroïne et certaines scènes se déroulant dans ce lieu sont admirables, avec un suspense à couper au couteau. Le film fait la part belle à l'onirisme, à l'ésotérisme et on ne sait plus trop si les personnages qui poursuivent Edwige Fenech sont réels ou issus de l'imagination défaillante de cette dernière. Sergio Martino a hissé encore d'un cran son talent avec ce film, qui pourrait bien être son oeuvre la plus réussie. Toutes les Couleurs du vice, un film à visionner de toute urgence pour ceux qui ne l'ont pas vu !

NOTE : 5/6