Bienvenue dans mon univers filmique ! Ma mission ? (Re)voir tous mes films, séries Tv, documentaires et concert, tous genres confondus, sur tous supports, Vhs, Dvd, Dvd-r, Blu-ray (avec aussi les diffusions télévisées ou cinéma), et vous donner mon avis de façon simple et pas prise de tête sur chaque titre (re)vu ! C'est parti !
AVERTISSEMENT : Certaines bandes-annonces ou extraits de films peuvent heurter la sensibilité du jeune public.
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Avec : Christopher Reeves, Kirstie Alley, Mark Hamill, Linda Kozlowski, Michael Paré...
L'HISTOIRE : Un étrange événement se déroule dans la petite ville de Midwich : tous les habitants tombent dans un état léthargique. Quelques minutes plus tard, tout le monde se réveille et cherche à comprendre ce qui s'est passé. Les autorités gouvernementales enquêtent, sans succès. Peu de temps après, plusieurs femmes de la ville découvrent qu'elles sont enceintes. Elles donnent naissance à dix enfants, dont neuf survivent. En grandissant, les neuf enfants, qui semblent tous avoir les mêmes gènes, développent des pouvoirs inquiétants : ils peuvent lire les pensées et surtout, ils parviennent à contrôler l'esprit des gens. Des drames ont lieu, les habitants commencent à avoir peur...
MON AVIS : En 1960, le réalisateur Wolf Rilla adapte le roman de John Wyndham pour ce qui deviendra un classique du cinéma de science-fiction avec Le Village des Damnés. En 1995, c'est John Carpenter qui décide de livrer sa version. L'exercice du remake, il connaît déjà puisqu'il a dynamité La Chose d'un Autre Monde de 1951 avec son chef-d'oeuvre The Thing en 1982. Manque de bol, il ne réitère pas cet exploit avec Le Village des Damnés. Là où il se montrait très innovant avec The Thing, apportant une réelle plus-value et des changements conséquents au film de 1951, il se contente ici d'une mise en scène très académique, n'apportant que peu d'idées neuves, si ce n'est le comportement de David, un enfant extra-terrestre qui se met à avoir des sentiments ou bien encore l'accent mis sur la nature même des enfants, seulement suggérée dans le film de 1960 et totalement corroboré dans le film de 1995, avec une séquence qu'on croirait issue de l'épisode Les Hybrides de la saison 1 d'X-Files ! Si les jeunes acteurs jouant les enfants extra-terrestres sont convaincants, notamment la jeune fille qui interprète la leader Mara, particulièrement angoissante, et qui est aussi un changement notoire vis à vis du film de Wolf Rilla, si la présence de Christopher Reeves et de Mark Hamill rajoute également à l'empathie ressentie envers le film, qui est loin d'être mauvais, loin de là, mais force est de constater qu'on a connu John Carpenter bien plus inspiré et qu'on préférera revoir le film original, bien plus emblématique pour ma part.
Avec : Donald Pleasence, Jamie Lee Curtis, Tony Moran, Nancy Kyes, Nick Castle...
L'HISTOIRE : A six ans, Michael Myers a tué sa sœur durant la nuit d'Halloween. Interné dans un hôpital psychiatrique sous la surveillance du docteur Loomis, il parvient à s'en échapper dix-sept ans plus tard, le jour d'Halloween, et retourne à Haddonfield, sa ville natale. Laurie Strode doit faire du baby-sitting cette nuit là. Durant la journée, elle a l'impression que quelqu'un la suit constamment. Dans le même temps, le docteur Loomis arrive à Haddonfield et prévient le shérif que Michael Myers est de retour. La nuit na va pas être de tout repos...
MON AVIS : Même s'il a été précédé par La Baie Sanglante de Mario Bava (1971), Torso de Sergio Martino (1973) et le Black Christmas de Bob Clark (1974), il est impossible de nier l'impact majeur que le film de John Carpenter a eu sur le slasher movie, précédant de deux ans un autre film qui fit date dans le genre : le Vendredi 13 de Sean S. Cunningham bien sûr. Si les trois films précités au début de cette chronique ont posé l'armature et quelques codes de ce genre hautement apprécié par les fans de cinéma d'horreur, Halloween - La Nuit des Masques a cimenté le tout et a en plus apporté sa touche personnelle en imposant la figure du boogeyman, ce tueur immédiatement reconnaissable de par son attirail vestimentaire ou son apparence visuelle. Ici, un simple masque d'Halloween, blanc comme la neige, va devenir un signe distinctif culte dont la simple vision est associée au film de Carpenter et au nom de Michael Myers dans l'inconscient collectif, même des néophytes en la matière. Tobe Hooper avait déjà créé un célèbre boogeyman en 1974, Leatherface et ses masques de peau humaine (Massacre à la Tronçonneuse), la saga Vendredi 13 fera de même avec Jason Voorhees et son masque de hockey puis Wes Craven écrasera la concurrence avec la création de Freddy Krueger en 1984, peut-être le boogeyman le plus célèbre du cinéma d'horreur. Il récidivera en 1996 avec le Ghostface de la saga Scream. Mais là où John Carpenter fait fort, c'est qu'en plus du personnage iconique de Michael Myers, il a composé un thème musical qui sera indissociable de l'univers qu'il met en scène et que tout le monde connaît, parfois même sans n'avoir jamais vu un seul film de la saga Halloween. Un thème qui reste dans la mémoire donc et que Carpenter utilise comme un personnage à part entière dans son film, l’utilisant pour illustrer chacune des apparitions de Michael Myers, aussi insignifiante soit-elle et qui permet de créer un suspense, une tension qui ira crescendo, aussi bien pour les personnages que pour les spectateurs. Telle une ombre, Michael Myers est partout et nulle part, apparaissant ou disparaissant à volonté, à l'image d'un fantôme, tant est si bien qu'on en arrive à se demander si la pauvre Laurie (excellente Jamie Lee Curtis) n'est pas victime d'hallucinations. Bien sûr, on sait que non mais la réalisation impeccable de Carpenter joue avec cette impression avec une réelle maestria. Le rythme de Halloween - La Nuit des Masques est résolument posé et risque de décontenancer la jeune génération qui voudrait découvrir le film après avoir vu celui de 2018. A moins que ce rythme assez contemplatif ne réussisse à produire son petit effet, comme il l'a fait en 1978. Oui, Carpenter prend son temps, ne bouscule jamais l'emploi du temps de ses personnages. Il se feront trucider quand il le faudra par son boogeyman emblématique, qui va éliminer les ami(e)s de Laurie Strode afin que cette dernière devienne la "final girl", l'ultime survivante qui va devoir affronter le Mal absolu, comme le dira le fameux docteur Loomis, interprété avec brio par le regretté Donald Pleasence. Le dernier quart-d'heure est à ce titre une magistrale leçon de cinéma (tout le film ne l'est-il pas ?), la caméra étant toujours placée là où il faut pour nous faire frissonner et ressentir toute l'angoisse de la situation vécue par Laurie. Chaque pièce de la maison devient un lieu où la mort peut frapper et nul endroit ne peut servir de cachette. Pire, rien ne semble pouvoir arrêter Michael Myers ! Le docteur Loomis nous avait prévenu mais force est de constater qu'il avait raison. Son patient résiste à tout et l'ultime plan du film ne laisse guère de place à l’ambiguïté. Si on ne sait pas vraiment pourquoi Michael Myers a décidé de s'en prendre à Laurie Strode et ses amis, le film affiche néanmoins une belle efficacité grâce à sa simplicité apparente. Le fait que la seule survivante du film soit une petite fille sage sous tout rapport, vierge de surcroît, alors que ses amies s'adonnent aux joies du sexe, a posé la question de savoir si John Carpenter l'avait fait exprès, au nom de d'un quelconque ordre moral ou religieux. Le réalisateur a toujours trouvé ce questionnement très drôle, qui n'a pas lieu d'exister pour lui. Quoiqu'il en soit, on a avec Halloween - La Nuit des Masques un véritable classique du genre, qui impressionne toujours autant, tant l'ensemble des ingrédients mixés par Carpenter fonctionnent à plein régime. Considéré comme le slasher fondateur, c'est effectivement une oeuvre séminale qui possède un pouvoir attractif qui perdure à travers le temps. Une référence incontournable.
PS : La VF du film nous présente non pas Michael Myers mais "Michel Myers"... à mourir de rire...
Avec : Amber Heard, Mamie Gummer, Danielle Panabaker, Laura-Leigh...
L'HISTOIRE : En 1966, Kristen, une jeune fille accusée d'avoir mis le feu à une ferme, est internée dans un hôpital psychiatrique. Elle y retrouve un groupe de patientes qui se disent victimes d'un fantôme apparaissant la nuit. Kristen qui n'aspire qu'à s'enfuir de cet endroit va se retrouver prise au piège par cet esprit maléfique...
MON AVIS : Qautre ans que John Carpenter n'avait rien réalisé depuis sa participation à la série Masters of Horror en 2006. Il fait son retour derrière la caméra avec ce The Ward, qui a la bonne idée de mettre en héroïne principale la jolie Amber Heard. Mais hormis la présence de cette actrice que j'aime beaucoup (et pas seulement à cause de son charisme), il faut avouer que le résultat final est plutôt mi-figue, mi-raisin. Ce n'est pas que The Ward est déplaisant à regarder. C'est un thriller fantastique tout à fait correct, bien mis en scène, jouant habilement avec son décor (les chambres et les couloirs d'un asile psychiatrique) et qui assure quelques petites séquences de frissons et de sursauts bien amenées, tout en distillant une ambiance angoissante assez sympa. Oui mais voilà. C'est John Carpenter à la barre. Et là, impossible de se montrer plus indulgent avec The Ward quand on sait ça. Le film aurait été réalisé par un total inconnu, on se serait montré plus clément et on l'aurait classé dans les Direct-to-Dvd de bonne qualité sans être exceptionnel, dans les divertissements agréable à visionner un samedi soir pour se faire quelques petites frayeurs nocturnes. Mais de la part de "Big John", ça reste une petite déception. On ne ressent pas vraiment la "patte" Carpenter, et on se dit que le réalisateur n'a pas mis tout son talent dans le film ou du moins, n'a pas été impliqué comme auparavant. Etait-ce juste une commande pour le réalisateur, histoire de montrer qu'il était toujours vivant ? Reste que malgré ses qualités, on sort du visionnage déçu et on retiendra avant tout la prestation d'Amber qui s'en sort plutôt bien à ce niveau. Quand au scénario lui-même, il flirte avec le film de fantômes avant de dévoiler son pot-aux-roses. Et là, le bat blesse parce que niveau originalité, on repassera. Sans donner d'indice pour ceux qui ne l'ont pas vu, un film de 2003 a utilisé la même pirouette scénaristique. Encore une petite déception pour The Ward...
Avec : Sam Neill, Jürgen Prochnow, Julie Carmen, David Warner, John Glover...
L'HISTOIRE : Pour retrouver un auteur de best-sellers horrifiques brusquement disparu, John Trent, détective, va pénétrer dans l'univers romanesque et épouvantable de l'écrivain. Ses recherches vont l'emmener aux confins de la folie...
L'AVIS : Quand John Carpenter décide de s’immiscer dans l’univers du romancier culte Lovecraft, ça donne L’antre de la Folie ! Une histoire abracadabrante qui vous plongera avec délices à la frontière du réel et de l’imaginaire. Avec sa mise en scène éclairée qui s’adapte particulièrement bien au scénario diabolique imaginé par Michael deLuca, John Carpenter livre un de ses meilleurs films, un de ceux qui se bonifient avec le temps et dont on découvre de nouveaux détails à chaque vision. Sam Neil est étonnant et tient le film sur ses épaules, nous prenant par la main et nous emmenant avec lui dans l’indicible ville de Hobb’s End qui vit sous la menace des forces occultes qui tentent de délivrer les Grands Anciens et de déclencher la fin du Monde ! Fourmillant d’idées toutes plus folles les unes que les autres, jouant sur divers tableaux, bénéficiant d’un rythme plus que soutenu et d’une bande originale aux accents très rock, L’antre de la Folie tient toutes ses promesses et parvient avec brio à illustrer cinématographiquement le monde cauchemardesque de Lovecraft. Les créatures innommables qui peuplent les écrits du célèbre écrivain trouvent dans le film une matérialisation intelligente, John Carpenter ayant pris soin de ne pas trop en montrer pour laisser l’imagination du spectateur faire le reste mais sans non plus jouer uniquement sur la suggestion ; un parfait dosage en somme. Les amateurs de cinéma fantastique devraient adorer L’antre de la Folie car le film ne les prend pas pour des idiots et leur offre un divertissement réfléchi, jouissif, où tout le talent de John Carpenter explose à nouveau après quelques petites déconvenues mineures.
Scénariste : Bill Lancaster, d'après la nouvelle de John W. Campbell Jr.
Pays : Etats-Unis
Genre : Science-Fiction
Interdiction : -12 ans
Avec : Kurt Russell, Wilford Brimley, David Clennon, Keith David, Richard Dysart, Donald Moffat
L'HISTOIRE : Hiver 1982, station de recherche 31, Antarctique. Un chien est poursuivi par un hélicoptère norvégien et trouve refuge dans la station après l'explosion de l'appareil et la mort des deux assaillants. R.J. MacReady accompagné de deux hommes décident de se rendre à la station norvégienne pour découvrir la cause de ces évènements. Sur place, les trois hommes découvrent une gigantesque soucoupe volante prisonnière de la glace, ainsi qu'un cadavre étrangement déformé qu'ils ramènent à la base. Peu de temps après, le chien se transforme en une chose monstrueuse qui possède la faculté de contaminer et d'assimiler tout organisme vivant et de le copier à la perfection...
MON AVIS : En 1982, un petit extraterrestre surnommé E.T. fait fondre le coeur de tous les parents et enfants du monde entier. Les êtres venus d'ailleurs n'apparaissent plus comme une menace et tout le monde veut accueillir un extraterrestre chez lui. Le succès phénoménal du film de Steven Spielberg va malheureusement éclipser un autre film de science-fiction sorti la même année et qui présente le revers de la médaille. John Carpenter débarque avec The Thing et son entité venu de l'espace n'a rien d'un gentil compagnon de jeu. Remake moderne de La Chose d'un Autre Monde (1951), The Thing est un classique en puissance de la SF adulte, à la réalisation sans faille et inspirée, au casting (entièrement masculin !) parfait et bénéficiant des remarquables effets-spéciaux de Rob Bottin, qui en auront scotchés plus d'un à l'époque, les séquences de mutations et de transformations de La Chose étant du domaine du jamais vu. Jouant habilement avec la peur, John Carpenter s'amuse à nous terroriser en nous questionnant : qui peux donc bien être contaminé parmi les hommes de cette station de recherche perdu en plein Antarctique ? Nos croyances sont sans cesse ébranlées (le héros ne serait-il pas lui aussi contaminé ?), les séquences fortes en émotions mettent nos nerfs à rude épreuve (le test sanguin, le massage cardiaque entre autre...) et la paranoïa qui contamine chaque personnage est admirablement retranscrite à l'écran. Encore aujourd'hui, The Thing est un petit bijou finement ciselé et reste l'une des pièces maîtresse de l'oeuvre de John Carpenter. Une leçon de cinéma.